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C’est avec beaucoup de fierté que nous vous annonçons deux grandes nouvelles!

La première consiste en la création d’un futur label francoresponsable par le gouvernement du Québec. La seconde est notre migration de la Francoresponsabilité à l’Éco francoresponsabilité.

Un label francoresponsable

Voilà 12 ans, nous avons fait le choix de la Francoresponsabilité. L’Hôtel Château Laurier Québec est ainsi devenu le premier établissement hôtelier francoresponsable au monde.

Parce que nous avons toujours été convaincus que la Francoresponsabilité avait un immense pouvoir fédérateur bien au-delà des murs de notre hôtel, nous sommes très fiers de vous annoncer que le gouvernement du Québec, par l’entremise de son Secrétariat québécois aux relations canadiennes, souhaite créer un label francoresponsable.

À l’Hôtel Château Laurier Québec, nous avons voulu mettre en valeur le caractère unique de la ville de Québec ainsi que les talents francophones d’ici et d’ailleurs. Mais la Francoresponsabilité ne doit pas s’arrêter aux portes de notre belle ville!

Nous félicitons le gouvernement du Québec, et plus précisément

la ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne,

Madame Sonia Lebel, d’envisager la création d’un label francoresponsable.

Aude Lafrance-Girard, présidente

Au cours des douze dernières années, plusieurs personnes nous ont fait part de leur admiration d’avoir osé inclure la promotion de la langue française et de la culture francophone dans notre modèle d’affaires. Si l’idée était effectivement audacieuse, aux yeux d’Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec de 2016 à 2021 et initiateur de la Francoresponsabilité, elle allait pourtant de soi.

Faire des affaires en français, oui c’est possible et c’est même un atout sous-estimé auprès de

certaines clientèles, c’est pourquoi, nous formulons le souhait que les entreprises francophones

et francophiles de partout au Canada adoptent

avec enthousiasme ce futur label francoresponsable!

Alain Girard, président de 2016 à 2021

En plus d’offrir à nos clients une expérience francophone distinctive, rappelons qu’au fil des ans, la Francoresponsabilité a pris différentes formes en nos murs :

  • Accueil en français
  • Ambiance musicale
  • Citations sur les murs d’auteures et auteurs francophones
  • Expositions d’artistes francophones et francophiles
  • Partenariats avec le Prix littéraire Québec-France Marguerite Blais, Les libraires, Lire et faire lire
  • Mur de la francophonie, installation ludique
  • Soutien auprès de musiciens francophones et francophiles
  • Distribution de la bande-dessinée Québec, un détroit dans le fleuve
  • Version française et traduction des logiciels de travail pour nos employés
  • Et plusieurs autres encore.

En 2022, nous ferons un pas de plus. Nous passerons de la Francoresponsabilité à l’Éco francoresponsabilité.

L’Éco francoresponsabilité : un choix d’avenir

Nous le savons : nos clients sont exigeants et ils s’attendent à ce que notre hôtel adopte des pratiques respectueuses de l’environnement, contribuant ainsi au tourisme durable.

C’est pourquoi dès 2009, nous nous sommes dotés d’une Politique de développement durable en nous appuyant sur la Loi sur le développement durable du gouvernement du Québec (2006).

Parmi nos premiers gestes, nous avons constitué un Comité vert chargé d’identifier les actions à faire en priorité.

Le fonctionnement d’un hôtel nécessite de nombreux achats, il nous est donc apparu essentiel d’avoir une Politique d’achat responsable afin de guider nos équipes.

Enfin, j’ose le dire : en 2009, notre Politique de développement durable était audacieuse en mettant

l’accent sur la culture et en parlant de Francoresponsabilité!

Aude Lafrance-Girard, présidente

La pandémie nous a donné l’occasion de repenser nos activités vertes et francoresponsables. L’évidence s’est alors présentée à nous : nous allions unir les forces de notre Comité vert à celles de la Francoresponsabilité. Désormais, l’Hôtel Château Laurier Québec, serait un établissement Éco francoresponsable !

En 2022, parler d’Éco francoresponsabilité ça va de soi!

Confinés aux premiers temps de la pandémie, coupés des activités culturelles, nous avons réalisé à quel point la culture et l’art sont importants dans nos vies. La pandémie a également démontré toute la pertinence d’encourager l’achat local.

À titre de présidente de l’Hôtel Château Laurier Québec, ma vision de l’Éco francoresponsabilité

est de l’amener à faire pleinement partie de nos stratégies globales d’entreprise.

Aude Lafrance-Girard, présidente de l’Hôtel Château Laurier Québec

Ce virage sera également pris par nos autres filiales que sont l’Hôtel Château Bellevue, notre service de banquets et traiteur George V ainsi que notre pâtisserie Le Croquembouche.

Qu’est-ce qu’on entend au juste par Éco francoresponsabilité?

Pareil virage ne pourra toutefois se faire sans l’essentielle collaboration et implication de tous nos employés. Voilà pourquoi il nous est rapidement apparu primordial de bien définir ce qu’est l’Éco francoresponsabilité afin que tous puissent y contribuer dans le cadre de leur travail en offrant à nos clients la meilleure expérience qui soit.

À titre d’artisan de l’hospitalité d’ici :

L’Éco francoresponsabilité, est notre engagement à vous accueillir en ayant en tête et à cœur le développement durable, la langue française et la culture francophone, sous toutes leurs formes.

Cette idée de « sous toutes leurs formes » nous plaît tout particulièrement, car c’est dans notre ADN de rechercher les meilleures pratiques et de rester à l’affut des innovations dans le tourisme et l’hôtellerie durables.

Dans cette perspective, nous discuterons avec nos fournisseurs en vue d’optimiser nos initiatives d’achat responsable et d’achat local. À l’interne, nous renforcerons nos politiques de bien-être au travail pour nos employés. Dans la communauté, nous poursuivrons le dialogue avec nos partenaires et bénéficiaires philanthropiques.

Cette idée de « sous toutes leurs formes nous offre également la possibilité vous présenter des événements ou des expositions mettant en vedette la langue française et la culture francophone dans des domaines aussi variés que le sport, la science, chez les jeunes ou encore les nouvelles technologies.

L’idée de « sous toutes ses formes » invite à voir loin et large pour l’Éco francoresponsabilité !

C’est très motivant pour toutes nos équipes et attrayant pour nos clients et partenaires.

Aude Lafrance-Girard, présidente

En 2022, l’Éco francoresponsabilité fera partie de notre Art de vous recevoir. Au grand plaisir de vous accueillir à l’Hôtel Château Laurier Québec, votre destination verte et culturelle de choix dans la ville de Québec!

Pour tout savoir sur nos initiatives Éco francoresponsables, suivez-nous sur nos différentes plateformes en ligne.

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Ne pas perdre les étoiles de vue

Il arrive parfois qu’on rejette en bloc quelque chose sans tenir compte de ses aspects positifs. C’est précisément ce qui caractérise, à mon point de vue, la décision d’abolir la classification hôtelière prévue dans la Loi sur l’hébergement touristique (Loi 100), adoptée par le Gouvernement du Québec au mois d’octobre 2021. En vertu de ce système de classification, les établissements d’hébergement se voyaient attribuer un nombre d’étoiles (soleils pour les gîtes) de 1 à 5, sur la base de critères normalisés et objectifs qui permettent d’établir la qualité des établissements d’hébergement et des services qu’ils offrent.

Si l’on exclut le milieu de l’hébergement touristique, l’adoption de cette loi est passée sous le radar des consommateurs. Avec le retour à la normale anticipé, de plus en plus de Québécois et d’étrangers commenceront, au cours des prochaines semaines, à planifier un voyage. Dans leur recherche d’établissements d’hébergement, ils voudront vérifier leur réputation afin de se mettre à l’abri de mauvaises surprises une fois rendus à destination. Pour ce faire, deux principales sources d’information pouvaient jusqu’à maintenant les guider. La première, les commentaires laissés par les utilisateurs sur différents sites et plateformes en ligne. La seconde, le nombre d’étoiles détenues par chaque établissement. Avec l’adoption de la nouvelle loi, s’ils choisissent le Québec comme destination, ils ne pourront donc plus à terme se référer à cette seconde source pour faire leur choix.

Ceux qui se portent à la défense de cette décision affirment que le système actuel est désuet et lourd et que, de toute façon, les commentaires laissés sur internet constituent dorénavant la véritable source sur laquelle se basent les voyageurs. Qu’en est-il exactement ?

Certes, une mise à jour des critères de classification est sûrement nécessaire afin de correspondre davantage aux nouvelles tendances en matière de design et de services offerts. À titre d’exemple, des chambres d’hôtel qui offraient des murs ou des surfaces en béton visibles, ou encore, un établissement sans réception traditionnelle perdaient des points dans le système de classification en vigueur jusqu’à maintenant.

Quant à l’affirmation selon laquelle les commentaires des consommateurs sont nettement plus déterminants que le nombre d’étoiles affichées, elle mérite définitivement d’être nuancée. En effet, un sondage réalisé à l’été 2021 par la firme de recherche Léger Marketing démontre clairement que la classification par étoiles est toujours pertinente aux yeux des consommateurs. En effet, le sondage démontre que :

  • 62 % des Québécois connaissent le système de classification basé sur les étoiles.
  • 67 % des répondants pensent que plus un établissement a d’étoiles, plus la qualité des lieux et des services est élevée.
  • Lorsque vient le temps de faire une réservation, 83 % des Québécois qui connaissent le système de classification, considèrent que le nombre d’étoiles détenues est un critère important.
  • Parmi les critères utilisés lors d’une réservation, les commentaires en ligne sont les plus importants pour 72 % des voyageurs alors que le nombre d’étoiles l’est pour 41 % de ces derniers.

Les données de ce sondage me permettent donc d’affirmer que les commentaires en ligne tout comme la classification par étoiles constituent des sources d’information pertinentes. Malheureusement, le Gouvernement et son Ministère du Tourisme ont décidé d’abandonner la classification par étoiles. C’est quand même étonnant si on considère que les sites de commentaires comme Tripadvisor ou les principales plateformes de réservation en ligne comme Expedia et Booking continuent d’utiliser le nombre d’étoiles comme critère ou filtre de recherche comme en font foi les captures d’écran ci-dessous.

 

Je trouve pour le moins étonnant que le gouvernement décide de mettre fin au système d’étoiles, enlevant ainsi aux consommateurs la possibilité de faire un choix éclairé en se basant sur une évaluation réalisée par des experts en fonction de critères définis, de faits et d’informations vérifiées; et d’offrir par le fait même aux consommateurs une seule avenue possible pour faire un choix éclairé, soit de se fier uniquement à des commentaires laissés sur des sites développés et gérés par des méga entreprises étrangères. D’autant plus que la véracité et la valeur de certains commentaires doivent être considérées avec une certaine réserve.

D’une part, ces commentaires, malgré leur valeur, demeurent tout de même très subjectifs. Mario Girard de La Presse le signalait d’ailleurs avec une certaine ironie dans l’extrait suivant :

« Quand viendra le temps de choisir un hôtel, on fera davantage confiance au commentaire de Mme Bouchard sur les oreillers moelleux d’une auberge de Charlevoix qu’aux étoiles qui étaient accordées selon des critères précis et des exigences élevées. »

D’autre part, en consultant les critiques on peut être exposé à de faux commentaires. En effet, il est, à toutes fins pratiques, impossible de savoir si celui qui a rédigé l’évaluation a vraiment séjourné dans l’établissement. Comme hôtelier, nous ne sommes pas à l’abri de commentaires négatifs qui pourraient être laissés par la concurrence. À l’inverse, le consommateur ne peut être sûr que le commentaire provient vraiment d’un voyageur ayant séjourné dans l’établissement ou tout simplement, d’un client fictif créé par l’hôtelier pour mousser son établissement.

Soyons clair, je n’ai nullement l’intention de discréditer la valeur des commentaires d’utilisateurs lorsque vient le temps de choisir un établissement d’hébergement touristique. Au contraire, ceux-ci permettent, tout comme le système de classification par étoiles, de faire un choix éclairé qui nous permettra de vivre une expérience de qualité. Il est dommage qu’on ait décidé au Québec de mettre tous nos œufs dans le même panier.

Parmi les arguments mis de l’avant par le Ministère du Tourisme pour justifier l’abandon de la classification hôtelière, on avance une réduction des formalités administratives et des économies de 3 millions de dollars, en temps et en argent, pour l’ensemble des établissements d’hébergement. Je pense sincèrement qu’il est possible de mettre en place un système de classification plus agile et moins lourd. Quant à l’économie, le chiffre avancé peut paraître gros, mais une fois ramené au niveau de chaque établissement, la dépense n’est pas si importante et, selon moi, les avantages dépassent largement les inconvénients qu’on peut attribuer à la classification hôtelière.

En terminant, je me permets de citer Ève Paré, ex-directrice de l’Association des Hôtels du Grand Montréal :

« Pourquoi ne parviendrions-nous pas à moderniser la classification pour en faire un système moderne, pertinent et un véritable gage de qualité qui incite les Québécois à réserver en toute confiance directement à l’hôtel? Je suis persuadée que ce souhait pourrait facilement devenir réalité. »

Malheureusement son souhait n’a pas été exaucé et le Gouvernement du Québec a préféré jeter le bébé avec l’eau du bain. Quant à nous, nous continuons d’être fiers des quatre étoiles accordées à l’Hôtel Château Laurier Québec et nous continuerons de maintenir les mêmes standards de qualité afin d’offrir une expérience de qualité à nos clientèles.

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Mars 2020, deux événements ont marqué ma vie de femme et d’entrepreneure. On peut définitivement ranger le premier au rayon des bonnes nouvelles. En effet, j’ai appris que j’étais enceinte d’une merveilleuse petite fille qui a vu le jour au mois de novembre suivant. Quant au second, tout à fait imprévisible, il est venu chambouler notre vie à toutes et à tous et a sans aucun doute été, jusqu’à maintenant, le point de départ d’une période on ne peut plus anxiogène pour l’industrie touristique. Vous l’aurez probablement deviné, il s’agit de la pandémie causée par la COVID. Ces deux événements ont et auront définitivement eu un impact majeur sur ma vie et la suite des choses pour ma famille et les entreprises que je dirige.

Avec la COVID est venue une période de confinement qui a, à toutes fins pratiques, paralysé l’activité touristique mondiale. Nous avons dû fermer pendant quelques semaines l’Hôtel Château Bellevue, un de nos deux hôtels. Quant à l’autre, l’Hôtel Château Laurier Québec, nous avons décidé de le garder ouvert même si le taux d’occupation est demeuré inférieur à 5 % pendant des semaines. Et c’est sans parler de notre service de banquets et traiteur George V qui, encore aujourd’hui, après des mois sans activité, fonctionne au ralenti. Ont découlé de cette crise sans précédent, des décisions, parfois douloureuses, que j’ai dû prendre avec l’équipe de direction.

C’est dans ce contexte que j’ai amorcé une réflexion en profondeur. Comment faire en sorte que ma nouvelle vie de mère puisse être compatible avec mon statut de dirigeante et des responsabilités qui en découlent ? Je sentais vraiment le besoin de me créer des conditions gagnantes pour préserver un équilibre essentiel à la bonne marche des affaires et à l’harmonie de ma vie familiale. Et si cet équilibre était si nécessaire pour moi, pourquoi en serait-il autrement pour l’ensemble des membres du personnel de nos entreprises ?

Générer le bonheur

C’est cette réflexion qui a été le point de départ d’un vaste projet de réorganisation administrative. Et la décision de mon père Alain et d’une gestionnaire stratégique de profiter enfin de la retraite rendait cette transformation d’autant plus pertinente. Et en ce qui me concerne, je me devais de me donner plus de temps pour représenter adéquatement l’entreprise dans certains groupes et associations, afin d’exprimer nos préoccupations et partager notre vision des affaires et du tourisme.

Pour donner un sens à cette démarche, je me suis demandé quelle en devait être l’orientation, qu’est-ce qui en donnerait le ton. Pour atteindre l’équilibre recherché, il m’apparaissait fondamental de générer du bonheur et de l’entraide au sein de l’organisation. Nous avons toujours considéré que toutes celles et ceux qui travaillaient au sein de nos hôtels et de notre service de banquets et traiteur faisaient partie d’une grande famille. Et pour qu’il en soit ainsi, je me suis dit qu’il fallait plus que des mots et des beaux slogans. Il fallait des gestes et des actions concrètes qui nous engageaient.

Dans le contexte de rareté de main d’œuvre que nous connaissons et que, à ne pas en douter, nous connaîtrons pour plusieurs années encore, il devient primordial avant toutes choses d’éviter le roulement de personnel et de fidéliser nos employés. Et si nous y parvenons, nous devrions définitivement être mieux placés pour en attirer de nouveaux. Concrètement, nous mettrons de l’avant des mesures simples mais qui, j’en suis convaincue, répondent à des besoins réels.

Parmi les attentes justifiées de notre personnel, comme de l’ensemble des travailleurs d’ailleurs, on retrouve bien entendu l’organisation du temps de travail et l’accès aux vacances. Il devenait donc tout à fait pertinent d’offrir plus de flexibilité dans les horaires de travail, de permettre le télétravail pour les employés qui le peuvent et enfin, de faire preuve d’équité dans le choix des dates de vacances, ce qui n’est pas toujours évident quand on est confronté à des concepts comme l’ancienneté.

Toutes ces décisions et les gestes qui en découlent contribueront, j’en suis persuadée, à rendre nos employés plus heureux et fort probablement plus productifs. Deux ingrédients essentiels si on veut offrir de meilleures prestations à nos clientèles et s’assurer ainsi qu’ils nous choisissent et demeurent fidèles.

Une réorganisation administrative incontournable

Comme le disait Albert Einstein, « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ». Il devenait donc impensable de créer des milieux de travail plus gratifiants tout en cherchant à rentabiliser nos entreprises, sans se pencher sur notre structure d’organisation et nos pratiques administratives. Nous sommes un groupe d’entreprises œuvrant dans l’univers touristique, mais ayant à la fois des services différents par leur nature et leur taille. Au fil des années, chacune de ces entreprises s’est donné des pratiques administratives qui leur étaient propres. De plus, plusieurs postes et fonctions sont devenus surspécialisés, ce qui nuisait vraiment à la mobilité du personnel.

Il était donc utopique d’arriver à offrir de meilleures conditions de travail pour nos employés dans un tel contexte. Il fallait vraiment se donner les moyens de nos ambitions et cela passait inévitablement par une réorganisation administrative. C’est à ce prix, selon moi, que nous pourrons continuer de conserver des employés heureux et motivés et surtout, de faire parti des meilleures entreprises touristiques de Québec et sa région.

Une vision pour générer l’espoir

Pour nous, être hôtelier au Québec, en 2022 et au cours des prochaines années, passe par un engagement et des gestes concrets en matière de respect de l’environnement et de développement durable. Ça passe également par notre implication dans la communauté en soutenant des causes sociales, en contribuant à des organismes philanthropiques, en favorisant l’achat local et en soutenant la vie culturelle et sportive par des partenariats comme ceux que nous avons établis avec Les Libraires, l’Opéra de Québec, le Pentathlon des neiges et plusieurs autres.

En conclusion, comme l’ensemble des personnes actives sur le marché du travail, je dois faire les bons choix pour m’assurer d’un équilibre entre mes obligations professionnelles et ma vie personnelle. Comme dirigeante et entrepreneure, j’ai aussi la responsabilité de tout mettre en œuvre pour générer de l’espoir et du bonheur pour notre personnel. Je suis convaincue que cette quête nous permettra de continuer d’offrir, dans un contexte de rareté de main d’œuvre, une expérience de qualité à toutes nos clientèles.

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On entend souvent dire qu’une crise est le déclencheur parfait pour une remise en question. Alors qu’au terme de l’année 2019, l’industrie touristique venait de connaître un cycle de croissance appréciable, nous avons été plongés, du jour au lendemain, dans un arrêt quasi total de nos activités. L’industrie s’est résolument mise en mode remise en question sur son avenir. C’est ainsi que le concept de développement durable est revenu plus que jamais au premier plan.

Et la région Québec n’a pas échappé à cette tendance. À preuve, l’Office du tourisme de Québec, récemment rebaptisée Destination Québec Cité, annonçait le 12 août dernier son nouveau partenariat avec le Global Destination Sustainability Movement (GDSM), un leader mondial du tourisme durable supportant à ce jour 75 destinations, dont plus de 20 destinations francophones dans leurs démarches de développement d’un tourisme durable. Selon l’organisme, la démarche devrait permettre à la région d’avoir un meilleur portait de sa situation, de partager et de promouvoir ses pratiques de développement durable, et d’améliorer l’offre.

Mais de quoi parle-t-on lorsqu’il est question de développement durable en matière de tourisme? À cette question, je propose de s’en remettre à la définition de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) selon laquelle le développement durable est « un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil ».

Une démarche entreprise depuis des années

Le développement durable chez nous, comme dans l’ensemble des entreprises touristiques, passe par l’adoption et la gestion de pratiques écoresponsables. Nous avons mis en place il y a plusieurs années un comité de développement durable composé de gestionnaires et de membres du personnel de nos hôtels. Ce comité a élaboré une politique de développement durable et s’assure, de façon constante, de la réalisation du plan d’action qui en découle. Cette politique s’appuie sur des principes et des valeurs qui en constituent la base même. Tout commence par une quête essentielle, soit la création d’un climat qui permet une qualité de vie dans le but de générer un sentiment de bonheur au travail pour notre personnel. Sans leur adhésion, notre politique de développement durable serait vouée à l’échec. Les autres principes qui constituent les fondations de cette politique sont :

  • L’adoption d’une transparence et d’une éthique dans la gestion de nos affaires.
  • Évidemment, la diminution de l’empreinte écologique. À cet égard, nous sommes obsédés par la création d’un environnement sain, ce qui implique de réduire au minimum les déchets générés par nos opérations, d’utiliser des produits d’entretien et d’hygiène biologiques, biodégradables et surtout, fabriqués au Québec, et enfin, de réduire au maximum notre consommation d’énergie par une utilisation responsable de l’éclairage et du chauffage.
  • De faire preuve d’innovation en assurant la santé économique de nos établissements.
  • Et enfin, de s’engager activement dans la mise en valeur de la culture locale, en soutenant les organismes communautaires et en endossant des causes sociales.

J’aimerais souligner tout particulièrement ce dernier principe à la base de notre politique de développement durable. Opérer des établissements hôteliers sans établir une connexion étroite avec la communauté où nous sommes établis, ne fait tout simplement pas de sens quand on prétend mettre de l’avant des principes de développement durable.

Tout ça semble bien beau me direz-vous. Mais qu’en est-il concrètement ? Le premier exemple qui me vient en tête et pour lequel j’aime dire que nous avons fait preuve d’innovation, c’est lorsque nous avons décidé il y a plus de dix ans de devenir le premier établissement hôtelier à s’afficher comme Francoresponsable.  J’ai déjà écrit sur cet engagement à plusieurs reprises dans ce blogue. Bien plus qu’un argument de marketing, ce statut témoigne d’un amour et d’un engagement profond envers notre langue et notre culture. Nous sommes assurément éco francoresponsable.

Et puis, la qualité de vie à Québec passe entre autres par l’engagement de citoyens pour des causes et au sein d’organismes communautaires. Nous croyons fermement que, par une série de gestes, nous pouvons soutenir ces initiatives. On pense bien sûr à un soutien financier et un engagement bénévole pour des organismes comme Centraide. Mais cela passe aussi par le don de meubles usagés, de fournitures de literie, de bains et douches et d’autres équipements ne correspondant plus aux critères de qualité d’un hôtel 4 étoiles à plusieurs organismes locaux tels le Centre des femmes, la Maison Lauberivière, le Patro Roc-Amadour, la Société Saint-Vincent de Paul et la Maison Dauphine, etc.

Une autre facette de cet engagement envers notre communauté est d’encourager l’achat local. Évidemment, cela passe par le fait de privilégier des entreprises locales dans l’achat de nos fournitures. Mais également, en incitant notre clientèle à fréquenter d’autres entreprises touristiques. Nous avons créé et nous offrons à tous nos clients notre Coffre aux trésors, une offre qui leur permet d’obtenir un rabais dans des entreprises touristiques dont des restaurants, des commerces, des institutions culturelles, des attraits et des événements touristiques. Un autre exemple de cet engagement est le partenariat que nous avons établi avec le réseau des libraires indépendants.

Un des enjeux majeurs auquel fera face la région touristique de Québec dans sa démarche de développement durable sera de travailler activement à étaler dans le temps et géographiquement l’achalandage touristique. Bien sûr, l’attrait numéro un de Québec demeure son Vieux-Québec et son cœur touristique. Dans un article que j’ai fait paraître sur ce blogue en décembre 2018, j’écrivais que la prévention du surtourisme et le développement durable de la destination passaient justement par l’étirement de la saison touristique et l’étalement des activités sur l’ensemble du territoire. Et c’est justement ce qui me motive à proposer dans ce blogue, aux touristes et aux locaux, d’autres lieux d’intérêt et d’autres façons de consommer notre destination. Que ce soit par des articles sur des quartiers et territoires périphériques comme Limoilou et l’Île d’Orléans, sur la présence autochtone ou encore notre patrimoine religieux ou encore sur des façons originales de découvrir notre environnement en explorant l’art urbain dans nos parcs ou en faisant la promotion d’une entreprise qui offre des sorties sur le fleuve en canot à glace.

Si vous avez pris l’habitude de me lire sur ce blogue, vous aurez sans doute compris que nous aimons profondément la communauté qui fait de notre région une destination authentique. Je me réjouis donc de l’engagement concret qu’a pris Destination Québec Cité envers le développement durable. Leur leadership et leurs ressources seront, j’en suis convaincu, contagieux et inciteront de plus en plus d’entreprises touristiques à prendre le virage du développement durable. Québec deviendra alors une destination en phase avec ce que recherchent de plus en plus les touristes contemporains dans l’univers post-pandémie.

Mon coup de cœur musical : L’album Comme une chanson d’amour de Gilles Vigneault.

Un bijou contenant des chansons et de la poésie. L’écoute de cet album ne fait que du bien. Je vous invite à vous le procurer.

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La Francoresponsabilité et ses artisanes : découvrez-les

À votre arrivée à l’hôtel, la musique que vous entendez est celle d’artistes francophones. Les toiles et autres œuvres que vous pouvez admirer sont celles d’artistes francophones ou francophiles. Notre équipe vous accueille en français, avant de s’adresser à vous, comme il se doit, dans votre langue de voyage.

Il s’agit là de la partie visible de la Francoresponsabilité.

Aujourd’hui, nous vous amenons dans les coulisses de la Francoresponsabilité, à la rencontre de trois de ses artisanes. Découvrez leur plaisir de travailler en français et leur amour de la langue française.

Ces trois membres de notre équipe sont notre directrice générale, Aude Lafrance-Girard, Laurie Dassylva, technicienne en comptabilité et Judith Tremblay, adjointe aux ventes et marketing.

Aude Lafrance-Girard et Alain Girard

 

Directrice générale de l’Hôtel Château Laurier Québec depuis cinq ans, troisième génération au sein de la famille Girard à embrasser le métier d’hôtelier, Aude Lafrance-Girard poursuit avec enthousiasme l’idée de son père, Alain Girard :

La Francoresponsabilté fait partie de l’ADN de l’hôtel. Cela fait plus de 10 ans que nous avons choisi de mettre de l’avant la langue française et la culture francophone.

« À mes yeux, en tant que directrice générale, la Francoresponsabilité a double vocation.

Elle est à la fois distinction et union.

Puisque nous sommes le seul hôtel francoresponsable au Québec, elle est un facteur distinctif dans le domaine de l’hôtellerie.

En célébrant notre culture francophone, en l’offrant en partage à celles et ceux qui viennent nous visiter, la Francoresponsabilité est également lieu de rassemblement. »

Aude tient à rappeler que la Francoresponsabilité est à l’opposé d’une police de langue, de la maîtrise parfaite de toutes les règles grammaticales. Elle souhaite plutôt que la Francoresponsabilité inspire le goût du français, le plaisir de le parler, de l’entendre, de l’écrire. De le partager.

D’ailleurs, si vous lui demandez de résumer la Francoresponsabilité en trois mots, elle vous répondra spontanément : partage, fierté, rassembler!

Laurie Dassylva, technicienne en comptabilité

Laurie Dassylva s’est jointe à l’équipe de l’hôtel en avril 2021. Originaire de la région du Saguenay, à 200 kilomètres au nord de la ville de Québec, elle a toujours aimé la langue française pour la splendeur des mots et la chaleur humaine qu’ils transmettent. Les mots, confie-t-elle, parfois si beaux qu’il lui arrive de verser quelques larmes.

Bien que bilingue, son attachement à la langue française s’est trouvé renforcé lorsqu’elle est déménagée à Québec.

« Pour moi qui ai toujours travaillé dans l’hôtellerie, avec une nette prédominance du français, en arrivant à Québec j’ai découvert une toute autre réalité touristique.

La clientèle y est à très forte majorité anglophone ou anglophile. Ce qui fait, qu’en bout de ligne, je travaillais largement en anglais.

Lors de l’entrevue à l’Hôtel Château Laurier Québec, on m’a parlé de la Francoresponsabilité.

Cette attention accordée au français m’a vraiment donné le goût d’avoir le poste.

J’avais envie de pouvoir travailler à nouveau en français, et pas qu’en anglais. »

En tant qu’artisane de la Francoresponsabilité, Laurie apprécie tout particulièrement l’ambiance francophone qui existe au sein de l’hôtel tant auprès des clients qu’entre collègues :

Un exemple que j’aime bien est celui des salutations en français. Même lorsque nous communiquons en anglais avec un client, nous disons toujours « Bonjour » et « Merci ». C’est important.

Et dans les courriels, nous portons une très grande attention à la qualité du français, que ce soit avec les clients ou entre collègues.

Judith Tremblay, adjointe aux ventes et marketing

La troisième artisane de la Francoresponsabilité que nous vous présentons est Judith Tremblay. Judith travaille avec nous depuis de nombreuses années. Elle a notamment été l’adjointe d’Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec, avant de revenir au sein de l’équipe des ventes et marketing. Aujourd’hui, elle veille notamment à la qualité du français de nos sites Web, de nos médias sociaux ainsi que dans nos communications avec nos clients.

Pour Judith, l’histoire d’amour avec la langue française remonte à ses jeunes années. Parfaitement bilingue après avoir habité à Toronto pendant trois années, le français fait profondément partie de son ADN.

« Ma mère était enseignante, alors pour moi, le français fait partie de mes racines. J’ai habité Toronto au début de ma vingtaine, et c’est à ce moment que j’ai pris conscience des différences culturelles entre le Canada anglais et les Québécois.

Notre langue, c’est une de nos richesses! C’est important de la conserver, d’en prendre soin et de s’en occuper. Parce qu’elle s’en va doucement. Il peut être perçu comme exaspérant de corriger les anglicismes, mais si personne ne le fait, on en viendra à oublier qu’il existe des mots français pour le dire. »

 

Voilà pourquoi, lorsque l’hôtel a adopté la Francoresponsabilité, Judith a adoré l’idée!

Dans le monde du travail, sans nous en rendre compte, nous utilisons beaucoup d’anglicismes. Le « Bon matin » en est l’exemple classique. Quand l’hôtel a créé le Mur de la francophonie c’était osé de la part de la Direction, mais cela a permis de sensibiliser, de manière ludique, à la fois les collègues et les clients aux faux-amis et autres tournures franglaises.

** insérer une photo du Mur de la francophonie.

Conjuguer la Francoresponsabilité au futur

Pour l’année qui vient, Aude Lafrance-Girard souhaite que la Francoresponsabilité continue son déploiement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des murs de l’hôtel.

Avec la reprise du tourisme, voilà une belle opportunité d’aller au-devant des francophones hors Québec. Je pense entre autres à l’Acadie, si inspirante.

Et bien sûr, nous continuerons à encourager les artistes francophones et francophiles.

La Francoresponsabilité, c’est une rencontre qui permet de tisser des liens. Et en tant qu’hôtelière, voilà le cœur de mon métier, vous accueillir de manière mémorable.

Que de destinées étonnantes, extraordinaires souvent, qui se rencontrent,

s’entrecroisent et se répondent comme des échos autour de ce vaste et beau fleuve

qu’est la langue française!

– Emmanuel Maury

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« Pour supporter le difficile et l’inutile, y’ a l’ tour de l’île ». C’est sur ces mots que débute Le tour de l’île, à mon point de vue une des plus belles chansons de Félix Leclerc. L’Île d’Orléans, c’est un peu le jardin royal de Québec, non seulement un terreau fertile pour les producteurs, mais également un écrin vert pour les amoureux du beau et du bon, et ce, à quelques minutes du cœur de la ville de Québec.

Félix Leclerc par Louis Boudreault. Ce tableau est accroché sur l’un des murs de la réception de l’hôtel.

Le lien entre l’Hôtel Château Laurier Québec et l’Île d’Orléans prend racine dans notre amour de la langue française, de la culture québécoise et bien sûr des excellents produits que ses agriculteurs livrent à notre service de banquets et traiteur George V. Encore cette année, tout au long de l’été 2021, nous accueillons dans le Foyer Des Plaines de l’hôtel une exposition d’œuvres d’artistes peintres de l’Île : Annette Duchesne Robitaille, Christine Hébert, Johanne Lemay, Karina Kelly, Manon Pouliot, Mélanie Lemelin, Michel Blouin, Michel Dufresne, Violette Goulet et Yves Robitaille.

Un retour aux racines

L’Île d’Orléans est définitivement, avec la Côte-de Beaupré, le territoire où la présence francophone a pris racine au Québec. On dénombre en effet près de 300 familles souches qui s’y sont établies après l’arrivée des premiers explorateurs et colons français. D’ailleurs, une majorité des Québécois sont des descendants de ces premiers colons français venus s’y établir. Il y a donc de bonnes chances que vos ancêtres en soient les descendants. Si la généalogie vous intéresse, je vous suggère donc une visite à la Maison de nos Aïeux, située à deux pas de l’église de Sainte-Famille, où une immense maquette de l’île vous permettra de repérer la terre de votre ancêtre et peut-être même de retrouver l’adresse actuelle de cette terre.

Et avant même la colonisation française, l’Île était déjà fréquentée par des autochtones. Les Algonquins l’appelaient l’île « Minigo », une déformation du mot algonquin « Ouindigo » qui signifie « ensorcelée ». Il n‘est donc pas étonnant que Félix Leclerc, auteur et poète inspiré par la nature et l’âme québécoise, ait décidé d’y acheter une terre et s’y établir à la fin des années 60. Et c’est sur l’Île, que ce grand parmi les grands, a tiré sa révérence le 8 août 1988.

Bien au-delà de sa mort, sa mémoire y est toujours bien présente. À seulement 10 minutes du Vieux-Québec, l’Espace patrimonial Félix-Leclerc, fondé par sa fille Nathalie, est le point de départ idéal pour votre tour de l’Île.

Dès le pont traversé, une fois la côte montée, en tournant à gauche au carrefour, on y accède après quelques centaines de mètres. Centre d’interprétation dédié à la découverte de l’œuvre de Félix Leclerc, ainsi qu’une vitrine pour des expositions temporaires, c’est également un lieu de diffusion qui offre des spectacles d’artistes de la chanson québécoise et française. Tout juste en face, sur le flanc qui mène aux berges du fleuve, une immense statue de Félix jouant de la guitare a été érigée au pied d’un érable qui marque le début d’un sentier de 3 kilomètres.

De la terre à la table

Tout au long de la route qui ceinture l’Île, on constate à quel point l’agriculture occupe le territoire. Bien avant le tourisme, la production agricole y demeure la première activité économique. Et à l’Île, peut-être plus que partout ailleurs au Québec, les urbains vibrent au diapason des récoltes en faisant de l’autocueillette des pommes et des petits fruits, une activité de détente et de communion avec la vie pastorale. Sur le Chemin Royal, les kiosques offrant fruits, légumes, confitures et cidres s’y succèdent. Les Bilodeau, Blouin, Gagnon, Gosselin, Plante, Pouliot, Vaillancourt, autant de familles souches qui y exploitent encore de nos jours de grandes fermes qui produisent des aliments qui se retrouvent dans les étals de nos marchés et sur nos tables.

Pas étonnant que la majorité des restaurateurs de la région de Québec s’y approvisionnent en produits du terroir d’une grande qualité. Notre service de banquets et traiteur George V ne fait pas exception. Le Chef et sa brigade culinaire apprécient et travaillent entre autres les produits de Cassis Monna et filles, l’ail noir bio de Balsai, Les fines herbes de Daniel, les volailles et les gibiers de la Ferme Orléans. Et, nous tous, comme simples consommateurs de bons et frais produits, pouvons également profiter d’une visite sur l’Île pour nous les procurer.

Produits de Cassis Monna et filles

 

Les fines herbes de Daniel

 

Produits de la Ferme Orléans

Un parcours gourmand

Le tour de l’Île, que vous le fassiez en auto ou à vélo, est donc un véritable parcours gourmand. En traversant les territoires de chacun de ses six villages, vous aurez l’occasion de vous arrêter pour y découvrir et consommer les saveurs et délices de l’Île d’Orléans. Plusieurs producteurs passionnés ont créé des commerces qui proposent une réelle expérience gourmande. Vignobles, petits restos et cantines, boutiques offrant des aliments transformés avec amour, l’Île nous propose tellement de choix, qu’une seule visite ne nous parviendra pas à les apprécier à leur juste valeur. Alors, pourquoi ne pas y retourner? Si vous êtes de la région, voilà définitivement une escapade à inscrire dans votre liste de favoris. Et si vous êtes de passage, une visite de l’Île devrait définitivement faire partie de vos incontournables. Je vous propose quelques coups de cœur personnels et d’autres suggérés par des amis.

Surnommée l’île de Bacchus par Jacques-Cartier, vous retrouverez sur l’Île quelques vignobles où vous pourrez, non seulement déguster et acheter leurs produits, mais également en profiter pour une balade dans les vignes et casser la croute. Parmi ceux-ci, mes suggestions : un arrêt aux Vignoble de Sainte-Pétronille, de L’Île de Bacchus et à Saint-Pierre le vignoble.

Vignoble de Sainte-Pétronille

 

Vignoble Isle de Bacchus

Si vous avez la dent sucrée et que vous ne pouvez résister à l’odeur du chocolat, à la fraicheur d’une bonne crème glacée ou à tout autres délices sucrés, pourquoi ne pas vous arrêter à la Chocolaterie de l’Île à Sainte-Pétronille, à la crèmerie de Cassis Monna et filles ou à la Nougaterie de Québec, ces deux dernières situées à Saint-Pierre.

Chocolaterie de l’Île d’Orléans

Et si toutes les fermes croisées au passage vous ouvrent l’appétit, et bien sachez que l’Île vous propose de nombreuses haltes gourmandes. D’un repas à une grande table à un arrêt à l’une ou l’autres des roulottes qui ont su réinventer la bouffe minute avec inspiration, en passant par les cafés et restos de village, l’offre est abondante et vaut nettement le détour.

Parmi les bonnes tables, je retiens La Goéliche au cœur de Sainte-Pétronille ou un arrêt à deux restaurants situés dans des maisons ancestrales, soit le Moulin Saint-Laurent et le restaurant Les Ancêtres à Saint-Pierre.

Le Moulin Saint-Laurent

Et tout au long de votre parcours, vous pourrez vous offrir une pause pour vous restaurer à l’un ou l’autre des nombreux cafés, bistros et pubs. Parmi ceux-ci, je retiens les pains, pâtisseries et pizzas de La Boulange située dans une maison ancestrale face à l’église de Saint-Jean et le restaurant-terrasse La Monnaguette de Cassis Monna et filles.

La Boulange

Et enfin, comme sur la plupart des routes de campagne, vous croiserez sur le tour de l’Île des cantines et roulottes. Parmi celles-ci, en voilà deux qui ont su donner ses lettres de noblesse à la bouffe minute. Tout d’abord La Roulotte du coin, casse-croûte dédié aux produits du canard et de l’Île avec ses frites cuites dans le gras de canard, ses hamburgers, sa poutine au foie gras et ses pattes de canard frites, Et puis, le casse-croute Chez Mag, célèbre pour ses fines poutines, ses burgers gourmands et ses guédilles au homard. Ces deux roulottes sont situées à Sainte-Famille.

La Roulotte du coin

Une nature généreuse et bienveillante

Ce qui pour moi fait, avant toutes choses, que le tour de l’Île soit une escapade charmante et inoubliable, c’est la beauté unique des lieux. Chacun de ses six villages possède un charme unique. Les belles demeures bourgeoises de Saint-Pétronille qui se dressent, telles de grandes dames, à l’extrémité ouest. Le village de Saint-Laurent avec son parc maritime, son église, son quai et ses belles maisons en bordure du Saint-Laurent. L’enfilade de magnifiques maisons patrimoniales du très beau village de Saint-Jean. Le caractère rural de Saint-François avec un arrêt à sa tour d’observation, qui nous offre des vues à couper le souffle sur le Mont-Sainte-Anne et le Cap Tourmente. Et sur sa rive nord, les beaux villages de Sainte-Famille et Saint-Pierre, dominant le fleuve et la Côte-de-Beaupré. Et pour rompre le cours paisible du Chemin royal, pourquoi ne pas prendre, à partir de Saint-Jean, la Route du Mitan qui traverse l’Île dans sa largeur. Sur cette route, on a l’impression, en traversant ses prés infinis et ses corridors boisés, d’être hors du temps devant cette beauté qui s’offre à nos yeux.

 

La Route du Mitan

Comme l’a si bien décrit Félix Leclerc, l’Île d’Orléans « c’est comme Chartre, haut et propre ». À vous de vous offrir un pur moment d’extase, de beauté et de sacré.

Mon coup de cœur musical : Le Tour de l’Île de Félix Leclerc.

Le Tour de l’Île par Félix Leclerc

 

 

 

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– As-tu vu ton fleuve, ce matin? Il est magnifique!
– Comme toujours, répondis-je.
Et je m’engouffrai dans l’étroite rue Buade. Je dévalai la côte de la Montagne et,
par la rue Dalhousie, gagnai les quais du Vieux Port. Il était midi.
Le fleuve n’était pas seulement magnifique. Magique il était, sans âge et toujours neuf, parleur et musicien.
Pierre Morency

 

 

Que serait Québec sans son fleuve?

 

Alors que l’été s’installe, que la pandémie de la Covid-19 ralentit, il nous est à nouveau permis de rêver de découvertes et de voyage. À l’Hôtel Château Laurier Québec, nous sommes heureux de vous accueillir en faisant rimer tourisme avec francoresponsabilité.

Suivez-nous! Nous vous proposons un tour de ville francoresponsable avec pour guide, Johanne Caron, notre directrice des ventes et du marketing à l’hôtel.

 

Premier arrêt – Une culture francophone authentique

 

« Puisque la francoresponsabilité consiste à promouvoir la langue

française et la culture francophone dans toute sa pluralité et sous

toutes ses formes, il faut se le dire, la ville de Québec offre aux visiteurs

une expérience authentique de culture francophone. »

 Johanne Caron

 

Authentique? Le terme n’est-il pas galvaudé?

Il est vrai que le terme est abondamment utilisé dans le domaine du tourisme. Il est bon de se rappeler qu’authentique vient du latin authenticus, signifiant original, qui peut faire foi. Parler d’authenticité en parlant de la ville de Québec, c’est dire aux visiteurs qu’ils peuvent se fier à ce qu’ils voient de nos façons de vivre, de notre manière d’habiter la ville, d’y travailler et de s’y divertir.

 

« L’authenticité dans l’œil du touriste qui visite Québec, c’est de sentir

qu’il ne visite pas un décor de théâtre, que ce qu’il découvre n’est pas

une pâle copie de la vraie vie.

Plus encore, en venant à Québec, les touristes ont le bonheur de pouvoir

rencontrer des vraies personnes qui habitent vraiment les différents

quartiers de la ville et d’échanger avec elles, car nous sommes reconnus

pour notre amabilité et notre accueil chaleureux. ».

Johanne Caron

 

À Québec, la culture francophone s’exprime de multiples façons. Il y a bien sûr les festivals de toutes sortes (musique, humour, histoire), le théâtre, les musées sans oublier les compétitions sportives ni les Passages insolites dont les installations surprennent le visiteur au détour d’une rue.

« Le cœur événementiel de Québec vibre à la culture francophone. »

Johanne Caron

 

L’Hôtel Château Laurier Québec est fier de soutenir des artistes francophones. Pour un second été, vous pourrez y découvrir des peintres de l’Île d’Orléans.

Préparez votre séjour ou prolongez votre plaisir : en collaboration avec leslibraires.ca, nous vous proposons une liste de livres qui vous racontent Québec.

 

Deuxième arrêt – Sortir des sentiers battus

 

En tant que destinations touristiques de choix, Québec possède bien sûr des attraits incontournables témoignant de l’empreinte francophone en Amérique. Pensons au secteur du Petit Champlain, dont la rue éponyme est l’une des plus vieilles rues commerciales en Amérique du Nord. Deux autres classiques sont l’arrondissement historique du Vieux-Québec classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que le vaste parc urbain des plaines d’Abraham, nommées en l’honneur du colon Abraham Martin arrivé en Nouvelle-France en 1620.

Johanne Caron nous invite toutefois à pousser plus loin la découverte de la ville de Québec et de ses citoyens.

 

« Le concept de vacances en ville offre cette possibilité d’explorer la ville

hors du circuit classique proposé par les guides touristiques.

Au cours des dernières années, plusieurs quartiers centraux ont connu

une revitalisation qui les rendent fort attrayants pour qui veut découvrir

« la vie de quartier ». »

Johanne Caron

 

Selon elle, deux secteurs se démarquent tout particulièrement.

Tout d’abord, celui de la rue Saint-Joseph, artère commerciale historique, dotée d’une riche architecture où se côtoient institutions culturelles, cafés, bars et restaurants, alimentation classique, du terroir ou encore internationale, boutiques de mode et institutions de santé. Une mixité d’usages, reflet de la mixité sociale des habitants du quartier.

Le second quartier à découvrir est Limoilou, qui tire son nom du manoir où Jacques Cartier passa les dernières années de sa vie près de Saint-Malo en France. Ce quartier aux origines ouvrières et de classe moyenne fut fondé à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui très en vogue, la vie quotidienne y est rythmée entre effervescence et nature urbaine, entre bitume et ruelles vertes. Parcourir les rues de Limoilou s’est découvrir une ville qui se transforme, une ville qui se diversifie, une ville où les accents francophones et francophiles se rencontrent et s’y mélangent.

 

« Que ce soit la vieille ville ou les quartiers centraux, un des grands

charmes de Québec consiste dans sa géographie. Il est possible de la

visiter à pied ou en combinant de courts trajets en transport en commun.

Visiter Québec ainsi permet le tourisme lent. Le tourisme qui prend son temps. »

Johanne Caron

 

Afin d’agrémenter le séjour francoresponsable de nos clients, nous vous proposons une carte unique en ville : la carte des coups de cœur de nos employés ! Pour la consulter cliquez ici.

 

Troisième arrêt – Le terroir

 

Une ville et sa culture se découvre aussi par les papilles.

Si longtemps Québec a pu traîner une réputation où la variété gastronomique ne pouvait rivaliser avec les grandes villes comme Montréal, voilà que cette réputation se conjugue clairement au passé. La ville compte désormais sur une large palette de restaurants et de chefs qui rivalisent d’audace pour faire connaître les produits du terroir québécois ou encore la cuisine internationale.

 

Plusieurs des restaurants à Québec ont gagné des prix et des reconnaissances

de « Meilleurs restaurants » dans différents palmarès canadiens, québécois

et parfois même en tête des palmarès de critiques culinaires européens !

Ce qui m’épate toujours chez les chefs chevronnés de Québec, plusieurs

osent fermer leur restaurant, le temps de le rénover, et de rouvrir en

proposant une nouvelle thématique ! ».

Johanne Caron

 

L’Hôtel possède désormais sa boutique gourmande où il est possible de se procurer des produits locaux en plus des produits de notre service traiteur le George V et notre pâtisserie-boulangerie Le Croquembouche.

 

L’Hôtel est situé à quelques pas des plaines d’Abraham, avec une vue imprenable

sur le fleuve Saint-Laurent. C’est un réel plaisir désormais de

pouvoir offrir à nos clients tout ce qu’il faut pour un pique-nique à

saveurs locales et québécoises afin de leur permettre de goûter la ville autrement.

Pour nous, cela exprime pleinement notre art de recevoir avec la touche francoresponsable.

Johanne Caron

 

Voilà, c’est ainsi, avec ce retour vers notre majestueux fleuve, que se termine notre périple dans la ville de Québec. Nous espérons qu’il vous aura donné envie de venir nous voir!

Au plaisir de vous accueillir!

L’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec

* * *

Promotion en quantité limitée : Réservez directement sur notre site pour deux nuitées et plus, et recevez une carte-cadeau de 75 $. Pour consulter cette promotion et pour réserver cliquez ici.

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« Allez, profitez-en ! »

C’est sur cette invitation lancée à ses « cousins » québécois par le Français Michel, avec sa bouille sympathique, que se termine le message de la nouvelle campagne de l’Office du tourisme de Québec en prévision de la saison estivale 2021. Le lancement de cette offensive majeure a définitivement eu l’effet d’un baume pour les hôteliers, les restaurants, les attraits et les événements touristiques qui ont réellement souffert depuis le début de la pandémie provoquée par la COVID.

Personnellement, j’en avais vraiment besoin. J’avais encore de travers dans la gorge une déclaration récente du Maire de Québec qui se félicitait du surplus historique de 122 millions de dollars que la ville venait d’enregistrer. Au cours de cette même dernière année, malgré des taux d’occupation faméliques, les hôteliers ont continué de faire face à des comptes de taxes municipales et à faire des déficits qui mettent réellement en danger la survie de certains. Évidemment, on ne peut reprocher à la ville le boom immobilier qui lui a permis d’engranger des revenus supplémentaires et les économies réalisées suite à la mise en pause de certaines activités municipales à cause de la pandémie. Mais un peu de retenue dans l’autocongratulation du Maire aurait été, à tout le moins, bienvenue.

Mais revenons-en à cette offensive majeure qui arrive à point nommé pour les entreprises touristiques de la région. Le défi posé à l’Office du tourisme était majeur. En effet, les régions du Québec devront se rabattre, pour une deuxième année consécutive, sur le seul marché québécois. Bien que celui-ci génère une majorité des visites enregistrées pour la plupart des régions touristiques du Québec, sa part dans les revenus générés par l’activité touristique est moindre. Les Québécois font de façon générale, des séjours de plus courte durée et dépensent moins que les visiteurs provenant des marchés internationaux. Bref, la tarte est moins grosse et il y aura plus de joueurs qui voudront, non seulement avoir leur part, mais, autant que possible, en avoir une plus grosse.

On le voit depuis quelques jours à la télé, sur Internet, et particulièrement dans les médias sociaux, les régions du Québec n’ont nullement l’intention de rater leur départ dans cette course visant à séduire et convaincre les Québécois de les choisir pour leurs projets de vacances estivales. Au cours des prochaines semaines, les Québécois seront sollicités sans relâche, interpellés par de belles images, suggérant invariablement des vacances de rêve au Québec. Dans ce contexte, se distinguer n’est pas une mince tâche. Et c’est ici, à mon point de vue, que la région de Québec a frappé fort. D’une part, en offrant à tous les visiteurs qui feront une réservation de deux nuitées consécutives, une carte prépayée d’une valeur de 75 $, qui peut être dépensée dans des restaurants, des attraits et des commerces à vocation touristique, on vise habilement à prolonger la durée de séjour. Et pour permettre aux hôteliers de ne pas trop grever leur mince marge de profit, les visiteurs devront réserver directement leur séjour auprès des hôtels, évitant ainsi de verser des commissions aux agences de voyages en ligne. Faut-il le rappeler? En versant une portion du coût des chambres d’hôtels à ces dernières, on ne fait qu’enrichir des méga entreprises, essentiellement étrangères. On est donc loin de l’achat local, un aspect qui a pris une importance toute particulière au cours de la pandémie. Un des avantages de la stratégie mis de l’avant, et non le moindre, est qu’elle viendra donner également un coup de main aux entreprises touristiques qui verront des visiteurs se présenter, désireux d’y dépenser encore plus d’argent pour profiter pleinement de leur séjour.

Et en appui à cette offre, une campagne publicitaire, qui ma foi sort vraiment des sentiers battus. Mettre en scène des touristes internationaux qui ne pourront pas se rendre au Québec en raison de contraintes sanitaires, pour inviter les Québécois à en profiter pleinement à leur place, est une idée créative fort originale. Nul ne peut prédire à ce point si les Québécois seront accrochés par ce message, mais une chose est sûre, la région de Québec s’est donné une plateforme de communication qui lui permet de se distinguer dans cette marée de publicités touristiques qui se déversera dans les médias.

Un autre point qui me réjouit dans l’offensive mise en place est la durée du déploiement de cette campagne. Lancée le 31 mai dernier, elle se prolongera sans interruption jusqu’en octobre, incitant les Québécois à planifier des escapades dans la région jusqu’à la fin de l’été et au-delà, au cours de l’automne. Cet aspect est d’autant plus important que nous pouvions compter, en temps normal, sur un volume important de voyageurs internationaux et de croisiéristes au cours des mois de septembre et octobre. Des voyageurs qui, faut-il le rappeler, généraient des dépenses importantes.

Mais le diable est dans les détails comme on dit souvent. Malgré la pertinence et la qualité de cette offensive, il y a quand même un point qui me préoccupe. Si séduisantes et originales soient les versions, longue et courte du message lancé par l’Office du tourisme, les clientèles visées risquent d’être moins réceptives à la longue face à ceux-ci, ce qui pourraient en inciter plusieurs à zapper ou à ne plus cliquer sur ces derniers. L’Office du tourisme dispose d’un budget média fort important pour cette offensive. Il serait donc souhaitable selon moi de prévoir, si cela n’a pas déjà été planifié, de nouvelles versions du message publicitaire, histoire de ne pas bruler celui-ci par une exposition trop forte et soutenue.

J’espère donc que l’Office du tourisme saura répondre à cette préoccupation et permettre ainsi à cette opération audacieuse de connaître du succès tout au long de son déploiement et de générer les résultats espérés par les entreprises touristiques. Car, à défaut de compter sur ces visiteurs étrangers qui ont dû mettre sur pause leur projet de voyage à Québec, la région de Québec veut, et a besoin plus que jamais d’ouvrir ses bras aux touristes. Et surtout, elle est prête à émerveiller les Québécois avec ses beautés et ses atouts uniques.

Version longue

Mon coup de cœur musical : L’album Le temps des autres de Tire le coyote et Jeannot Bournival.

Revisiter certains classiques nous les repositionne et on adore! Les deux musiciens ont opté pour des reprises de chansons. Une occasion de donner une nouvelle couleur à des succès chéris par eux.

 

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En traversant la réception de l’Hôtel Château Laurier Québec dernièrement, je me suis arrêté quelques instants devant ce portrait du jeune Sylvain Lelièvre peint par l’artiste madelinot Louis Boudreault et je me suis mis à repenser à mes années de jeunesse passées au cœur du quartier Limoilou.

 

Lelièvre chantait « Quand on est de la basse-ville, on n’est pas de la haute ville », exprimant ainsi un sentiment un peu contradictoire des habitants du Limoilou d’alors, traduisant un certain complexe d’infériorité, mais exprimant du même coup la fierté d’appartenir à un village en ville où la communauté était tissée serrée. Si les choses ont bien changé depuis, avec l’effervescence palpable au cœur du Vieux-Limoilou, on y retrouve toujours l’esprit d’un milieu de vie profondément convivial tel que le décrivait l’auteur-compositeur dans sa chanson. C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je retourne me promener à Limoilou. Je vous invite donc à me suivre pour découvrir quelques bonnes adresses qui font du Vieux-Limoilou une destination pour les épicuriens.

Si les amateurs de bonne bouffe peuvent jouir d’une offre généreuse depuis quelques années au cœur du Vieux-Limoilou, il y a un autre établissement localisé dans le quartier qui en met plein les oreilles aux mélomanes et ce, depuis près de 50 ans. À l’intersection de la 3e Avenue et de la 4e Rue, on retrouve en effet les locaux de CKRL-FM, une institution médiatique qui marque la vie culturelle et musicale de Québec depuis près de cinquante ans. La station, après sa naissance à l’Université Laval et deux déménagements dans le Vieux-Québec et le quartier Montcalm, a vraiment trouvé dans Limoilou, une terre d’adoption tout à fait naturelle. D’ailleurs, Denis Lelièvre, le frère de Sylvain, est animateur de la station depuis sa création en 1973.

Couleur café

Avec le renouvellement de la trame sociale et économique d’un quartier, on remarque souvent la naissance de commerces et d’établissements qui s’adressent aux amateurs de café et de thé. Si cela est un indice de renouveau, et bien on peut affirmer, sans se tromper, que Limoilou connaît une véritable renaissance. On retrouve, tout au long de la 3e Ave, de bonnes adresses pour répondre aux attentes des clients à la recherche de cafés et de thés de qualité. À l’extrémité sud du quartier, tout juste après avoir traversé le pont qui enjambe la Rivière Saint-Charles, au coin de la 2e Rue, une nouvelle succursale du café la Maison Smith a ouvert ses portes après les succursales du Vieux-Québec et de l’Île d’Orléans. Aux places offertes par le café, se greffe la nouvelle unité de production de ce réseau d’établissements.

Au coin de la 5e Rue, dans ce qui était autrefois une pharmacie, on retrouve la Brûlerie du Vieux-Limoilou. Faisant partie d’un réseau de brûleries établies dans plusieurs quartiers de Québec, dont Saint-Roch, le Faubourg Saint-Jean-Baptiste, Vanier et Sainte-Foy, la Brûlerie du Vieux-Limoilou s’est donnée pour objectif de démocratiser la culture du café en offrant un produit bien fait à un prix honnête.

De biais, de l’autre côté de l’avenue, on retrouve les Cafés Sobab, une véritable institution pour les amoureux du café. La famille Babos exploite en effet ce commerce depuis un quart de siècle. Dès que vous aurez franchi la porte, l’arôme de ce nectar vous subjuguera. Vous n’aurez qu’à vous laisser guider par des conseillers qualifiés et passionnés. On retrouve également à l’intérieur de ce café une boutique où vous pourrez acheter une machine espresso et tous les accessoires qui vous permettront de vous conconcter, à la maison, des cafés dignes d’un baristas.

Quelques pâtés de maison vers le nord, au coin de la 12e Rue, quand on ouvre la porte de Le lièvre et la tortue, on pénètre dans un joli salon de thé qui nous accueille dans un décor unique et inspirant : meubles d’une autre époque, tasses, soucoupes et assiettes fleuries, plateaux à petits sandwichs et pâtisseries très « British », tout est mis en scène pour recréer l’ambiance d’un véritable salon de thé. Au menu, pour accompagner une belle sélection de thés, de belles douceurs telles scones, sandwichs au poulet et aux concombres, cake au citron et pouding au pain. Et pour vous amateurs de café, vous pourrez y déguster également espresso, latté, cappuccino, mochaccinno et compagnie.

Et si on mangeait

Dans le Limoilou de ma jeunesse, l’offre en matière de restaurants était, somme toutes, limitée et plutôt traditionnelle. À cet égard, Limoilou n’était guère différent des autres quartiers ouvriers et de classe moyenne qui ceinturaient le cœur touristique de Québec, comme Saint-Sauveur et Saint-Roch. Tout comme ces derniers, la scène gastronomique et bistronomique du Vieux-Limoilou a connu une véritable explosion depuis le début des années 2000. Le nombre d’adresses intéressantes est impressionnant. Je vous invite vraiment à aller vous promener dans le coin pour les découvrir. Je vais tout de même vous en présenter quelques-unes qui méritent définitivement le détour.

Entre la 5e et al 6e Rue, sur le côté ouest de la 3e Avenue, on retrouve le Myagi, un petit bistro Thai fort sympathique où vous pourrez déguster sushis, poke bowls et sautés thaïlandais dans une ambiance feutrée et un décor sans prétention rappelant les bistros new-yorkais. Je vous recommande particulièrement les calmars Shangaï, ils sont délicieux.

Tout juste à côté, Arvi, un établissement que je n’ai pas encore eu la chance de fréquenter mais qui m’attire vraiment. Celui-ci a fait une entrée remarquée dans l’univers de la gastronomie à Québec puisqu’il a été nommé meilleur nouveau restaurant au Canada en 2019 par le magazine En Route d’Air Canada. Arvi propose une cuisine libre et forte en caractère, dans un local où il n’y a pas de frontière entre le restaurant et la cuisine, celle-ci étant carrément située au centre, sans réelle frontière physique. D’ailleurs, l’absence de frontière entre la cuisine et les tables n’est pas que physique puisque ce sont les membres de la brigade du chef Julien Massia qui font régulièrement le service aux tables.

     

Un peu plus loin sur la 3e Avenue, la porte est ouverte pour accéder à La Planque, une autre belle adresse de la gastronomie de Québec. Une planque, par définition, est un lieu caché et secret. Ici, il faut le dire, le secret est éventé depuis un certain temps, puisque le restaurant a définitivement conquis une belle et fidèle clientèle de clients attirée par la chaleur et la gastronomie créative de l’établissement. Dans ce repère, la promesse est claire : cuisine de qualité, bons vins, bières goûteuses, bonne musique et décor recherché.

Côté bistros, micro-brasseries et restos sympathiques, voici également en vrac quelques bonnes adresses :

Au coin de la 7e Rue, Le Trèfle, où après Verdun et Hochelaga à Montréal, le comédien Rémi-Pierre Paquin et ses partenaires, vous accueillent dans cette taverne irlandaise qui, avec ses murs et planchers de bois, son bar à surface en cuivre et son cachet antique, propose plus de 100 bonnes bières, des scotchs de renom et un menu de qualité et varié.

À l’intersection de la 3e Avenue et de la 6e Rue, Fistons resto-bistro de quartier où vous pourrez déguster pizzas, shish taouk, burgers et tartares dans une ambiance décontractée et conviviale.

Face à Demers vélos et skis de fond, La Signature, un resto « apportez votre vin », est une adresse populaire qui propose, entre autres, une carte de brunchs et de déjeuners généreuse et délicieuse, offerts dans une ambiance moderne et accueillante. Et, les commentaires laissés par les clients sur le Web le confirment, vous pouvez être assurés d’un service personnalisé et près des gens.

Et comme dernière bonne adresse, sur le Chemin de la Canardière, à quelques minutes à l’écart de la 3e Avenue et à quelques pas du CEGEP de Limoilou, La Souche, une microbrasserie qui offre, à chaque saison, une diversité de produits inspirés de la nature et une multitude de façons de faire de la bière, réinventées à chaque brassin. La promesse de La Souche Limoilou : offrir un espace de dégustation chaleureux et festif qui vous fera vivre un moment de répit en nature, en plein cœur de la ville.

Et pour cuisiner à la maison

Pour les amateurs de bonne bouffe et de bons produits que l’on peut apprêter à la maison, Limoilou offre également de bonnes adresses. J’en partage une avec vous. À l’intersection formée par la 3e Avenue et le Chemin de la Canardière, le Croc Mignon, une boucherie, une poissonnerie et un service traiteur sont réunis sous le même toit. Au Croc Mignon, on a à cœur de s’approvisionner chez des producteurs locaux qui fournissent des produits de première qualité. Bœuf, agneau, porc, poulet, une bonne adresse pour remplir votre frigo de viandes délicieuses. Et côté mer, vous y trouverez une vaste sélection qui raviront les amateurs de poissons.

Pour l’amour du gin et de Limoilou

Un peu en retrait de la 3e Avenue, en bordure de la rivière Saint-Charles, se retrouve une petite zone industrielle où deux jeunes entrepreneurs dynamiques ont implanté la distillerie Stadaconé. Ils auraient pu limiter la vente de leurs délicieux gins dans le salon de dégustation de l’usine avec son beau bar en forme de proue de navire ou même se contenter d’offrir des visites guidées. Mais ils ont décidé d’aller encore plus loin dans leur projet en investissant dans un véritable jeu d’évasion intégré à la visite de leurs installations. Chacun des produits de la distillerie Stadaconé est unique, tant par son aspect visuel que par sa composition. Leur vision est audacieuse et à l’image du dynamisme qui caractérise le Vieux-Limoilou, soit augmenter l’offre touristique en devenant un attrait incontournable, offrir des produits qui ont du goût tout en plaisant au plus grand nombre et enfin, gérer une entreprise qui se comporte comme un citoyen généreux et responsable face à l’environnement.

           

Le Limoilou d’aujourd’hui, tout comme celui de Sylvain Lelièvre, est un lieu convivial qui propose toujours une belle vie de quartier. Si vous y demeurez ou si vous le fréquentez, vous serez sûrement d’accord avec moi pour dire qu’il fait bon y vivre, s’y restaurer et se divertir. S’y tient d’ailleurs Limoilove, un événement de rue festif et gastronomique au nom évocateur, qui traduit tellement l’essence de la marque du « nouveau » Vieux-Limoilou.

En vous quittant, avant de proposer mon coup de cœur musical, voici une image de la Place Sylvain Lelièvre en hommage à l’auteur-compositeur et à son œuvre.

« Moi je suis d’une ruelle comme on est d’un village »,

Tiré de la chanson La Basse-ville de Sylvain Lelièvre

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Chambres

À l’Hôtel Château Laurier Québec nous désirons conserver en mémoire le sentiment collectif qui nous habite depuis que nous sommes privés de voyager.  Notre projet : rassembler un échantillonnage de textes de divers univers. Voici les différents textes reçus de personnalités publiques, d’auteurs et de citoyens que nous vous invitons à découvrir les textes .

Nous avons été particulièrement inspirés par la citation de Hans Christian Andersen  « Voyager c’est vivre. ».

Merci à Les Libraires pour leur participation dans ce projet.

De plus, l’hôtel accueillera cet été une exposition des artistes de la MRC de l’Île d’Orléans inspirés de la thématique « Un an sans voyager. » Nous vous invitons à passer voir leurs créations dans le Foyer Des Plaines de l’hôtel.

 

Texte par Alain Girard:

Aurions-nous pu imaginer, à l’aube de 2020, que cette soif et ce besoin de découverte et d’évasion nous seraient tout simplement refusés au nom du bien-être collectif? Poser la question c’est y répondre : bien sûr que non. Le tourisme s’est développé à la vitesse grand V au cours des deux dernières décennies. Des destinations émergentes sont apparues sur nos écrans radar. La terre est dorénavant la seule limite à ce désir de découvrir, et encore. Certains pensent même à la commercialisation, dans un avenir prévisible, de voyages dans l’espace.

Il y a donc un an, la possibilité de voyager a été sérieusement mise à mal. Les frontières sont devenues des obstacles réels, difficiles à franchir. Du jour au lendemain, les hôtels, particulièrement en milieu urbain, ont vu leur achalandage s’effondrer. La majorité des sites et attraits touristiques ont été désertés. Les événements où les spectateurs pouvaient vibrer au diapason d’une même énergie ont tous été mis sur pause. C’est comme si, tout d’un coup, quelqu’un avait fermé l’interrupteur et coupé le courant qui alimentait les rêves et les projets de millions de voyageurs.

Comme l’industrie du tourisme est notre domaine, nous nous sentons fortement concernés. Dans l’attente d’un redémarrage du tourisme et de pouvoir, nous aussi, découvrir de nouveaux horizons, nous avons pensé à un projet. Nous avons donc invité des personnalités publiques, des auteurs et des citoyens à nous livrer un texte où ils s’exprimeraient sur comment ils ont vécu cette année sans voyager et comment ils entrevoient la perspective de voyager à nouveau. Plusieurs ont accepté l’invitation et nous livreront sous peu de courts textes. Convaincus que nous y retrouverons des témoignages fort intéressants, nous les publierons au cours des prochaines semaines sur nos médias sociaux.

Pour ma part, le goût de voyager et de découvrir de nouvelles villes et régions du monde est toujours aussi fort. Les projets de voyage ne manquent pas : Londres, les châteaux de la Loire, la Grèce, autant de destinations que nous avons, ma conjointe Suzanne et moi, le goût de découvrir ensemble. Bien sûr, comme le 11 septembre 2001 a modifié considérablement les normes de sécurité dans le transport aérien, la pandémie de la COVID viendra sans aucun doute ajouter de nouvelles normes et contraintes de nature sanitaire et affectera la façon dont nous voyageons. Mais je pense vraiment que le besoin de découverte et d’évasion est si fort que le tourisme et l’économie en général connaitront un rebond significatif au cours des prochaines années, certains économistes parlant même d’une période d’années folles. Sur ce, continuons de rêver car d’ici peu voyager sera redevenu une réalité.

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Chambres

Après plus d’un an à vivre une pandémie mondiale, nous avons demandé à des auteur(trice)s de nous écrire un texte décrivant leur sentiment dû à l’impossibilité de voyager durant la dernière année.

Voici les textes reçus de ces écrivains:

Texte par Nora Atalla:

Passerelles

N’ai-je pas toujours rêvé d’enjamber l’univers? Pourtant, je reste inerte, l’apathie s’empare de moi. Les jours s’impatientent de me voir partir. Je cherche à renaître hors des marécages. Tendre ma main ne suffit pas; je m’embourbe dans le marasme, feuillette des panoramas virtuels.

Ma maison est prison. Les barreaux se multiplient, surgissant de toutes parts. Je m’insurge contre le temps qui s’étire sans issue. Voler. Est-ce si difficile?

Les pages d’un livre s’imposent. Quelques images me titillent. Que découvrir entre les couleurs étalées? Je cherche une autre dimension dans l’épaisseur de ma brume. Rester, déguerpir? Pour aller où? La réponse m’élude, tout s’éloigne de moi. Où est-ce l’inverse?

Écrire. Je plonge, à défaut d’oxygène. De ma fenêtre, la neige fond sur mes souvenirs.

À Santiago, les manifestants envahissent les rues, tapent sur des casseroles, baladent des banderoles, affichent leur souffrance, leur révolte. Les graffitis prolifèrent. Les carabiniers cernent les insurgés. Aux armes! Boucliers, gourdins, bombes lacrymogènes, de caoutchouc. Les éborgnés pullulent. Des truands s’infiltrent dans le chaos, incendient des pneus, barrent les routes, taxent les voyageurs. La terreur s’insinue dans les esprits.

Je poursuis la ligne du temps jusqu’à Catacamas. Notre jeep s’arrête près d’une fontaine sur la route caillouteuse qui fend la jungle hondurienne. Le soleil plombe sans pitié, la sueur dégouline sur nos visages. Des soldats courent très vite vers nous, émergent des arbres; ils transportent leurs kalachnikovs et du gibier ligoté à une grosse branche… Ils veulent se laver de son sang. Le gibier, c’est le cadavre d’un homme abattu.

Je filme. Je fuis, de mon fauteuil traverse en trombe les continents.

J’arpente Héliopolis qui m’a vu naître. La rue de mes parents. L’immeuble aux balcons arrondis. Je monte à l’étage. Une ancienne voisine m’ouvre. Nous pleurons le passé. Le Caire, je m’égare dans ses rues. Le fantôme de Naguib Mahfouz traîne à Khan El-Khalil. Voilà, l’Immeuble Yacoubian qui a servi au film, puis Talaat Harb, le centre-ville. Un climat d’instabilité règne.

Je me propulse dans le désert de Siouah; dattes et goyaves s’offrent dans l’oasis aux mille parfums. Mais le sable triomphe; les hommes aussi. Un fellah tire un âne; l’âne tire une charrette; la charrette transporte l’opprobre : dix femmes, cinq fillettes, toutes en bleu, toutes en burqa. Prisons individuelles. Mon cœur se brise.

Je fuis encore, bien à l’abri dans mon pays de glace.

Je rejoins le bord de mer libanais. Une roquette quitte Tripoli, passe au-dessus de ma tête, fonce sur Beyrouth. Mon oncle, ma cousine, sa famille? Ils sont saufs. Longer la rue Hamra, la rouge. En chemin, les poubelles flambent. Sur la place des Martyrs, la statue de bronze est criblée de projectiles. À Harissa, perchée sur la montagne, Notre-Dame du Liban ouvre ses bras.

J’atterris à Yaoundé. Végétation luxuriante, sauvage, colorée. C’est la guerre aux serpents, aux fourmis, aux moustiques à la tombée du soir. Afrique chérie, aux moultes couleurs. Pagnes bariolés, bouis-bouis, taudis, le long des chemins de poussière… Luxe et misère se côtoient joyeusement. Soudain, des voix hurlent. « Au voleur! Au voleur! » Un type court comme un dément. La foule le rattrape, lui arrache la chemise, le bat. Justice de la rue.

Je laisse là-bas un bout de cœur, un brin d’épouvante me vomit chez moi, dans mon refuge.

Au loin m’attendent tant de frayeurs, mais tant d’aventures, de joies, d’accents mélodieux, de bras étrangers. J’épouse l’espoir de leur tendre mon visage, de tresser mes mots aux leurs, d’embrasser leurs histoires. L’absence de passerelles déchire l’horizon. Un manque se creuse entre nous. Trop de paysages quittent mon destin.

Chercher l’horizon inconnu. Comment atteindre le ciel? En vain, je cherche à agripper l’aile d’un oiseau. Sans moi, il prend son envol.

Texte par Alain Beaulieu:

La plus belle suite

L’homme se tenait dans l’ombre du Château Laurier, une cigarette au bec qu’il n’allumerait pas puisqu’il venait d’arrêter de fumer trois jours plus tôt. Depuis que la pluie avait cessé, le vent de la nuit soufflait sur Québec une brume inquiétante, que les lampadaires teintaient ici et là d’un ocre discret.

Elle lui avait écrit de son Espagne natale, un rendez-vous de fin de pandémie. Il n’y avait cru qu’à moitié. Après tout, ils n’avaient passé que quatre jours ensemble, et c’était bien avant l’arrivée du virus. S’étaient rencontrés là, dans le hall de l’hôtel où il avait l’habitude de séjourner quand il passait par la capitale. Sa première et unique aventure depuis sa séparation, un baume sur une année difficile.

Il a ouvert son téléphone, a rafraîchi la page des arrivées à l’aéroport Jean-Lesage. Le vol en provenance de Madrid, avec une escale à Montréal, avait été retardé et n’arriverait que dans trente minutes.

Il avait envoyé le chauffeur de l’hôtel la cueillir à sa sortie de l’aérogare. Il avait inscrit lui-même le nom de son invitée sur son carton – Liliana Hernandez – et l’avait décrite succinctement : grande, cheveux foncés, lunettes rondes sur un nez aquilin… Le chauffeur avait souri, complice, en acceptant le pourboire qu’on venait de lui glisser dans la main.

La pluie avait patiné le décor, les lumières du Manège militaire striant le bitume, et un remugle de terre humide montait des plaines d’Abraham. Il a replacé sa cigarette sur son oreille et a remonté la pente de l’avenue Wilfrid-Laurier jusqu’à la statue du Général de Gaulle autour de laquelle un groupe de Français visiblement éméchés avait improvisé une cérémonie aux chandelles arrosée de bière québécoise et de vin bordelais.

Un tintement de clochette a illuminé son téléphone. Liliana lui annonçait par texto son arrivée imminente à Québec, avec deux coupes de champagne en guise d’icônes. Les touristes français ont applaudi comme pour répondre au message, ce qui l’a fait sourire. Votre carrosse vous attend, a-t-il texté en retour, et je nous ai réservé la plus belle suite de l’hôtel.

Partout la ville renaissait après des mois de couvre-feu, et cette effervescence l’a poussé vers la Grande-Allée, bondée même si bien des commerces avaient fermé leurs portes. Les gens déambulaient par petits groupes au centre de la chaussée comme aux festivités du 31 décembre alors que des bourgeons naissaient les premières pousses du printemps.

Il s’est laissé porter par la foule et a regagné son hôtel, qui lui aussi reprenait vie après la disette. Contournant la file qui venait de se former devant la réception, il a salué le chasseur, filant vers le bar pour commander le champagne avant d’entrer dans le fumoir pour allumer sa cigarette, dans l’attente impatiente de celle avec qui il allait passer la nuit.

Texte par Maude Déry:

L’impermanence

Voyager est une façon de fuir notre quotidien étouffant, d’élargir nos horizons, de découvrir d’autres cultures et, par le fait même, d’ouvrir nos œillères, de modifier notre perception du monde, de l’Autre. La pandémie a freiné ce mouvement considéré par certains comme salvateur. Elle nous a forcés à reporter notre attention sur nos propres migrations intérieures, celles que l’on ne prenait peut-être plus la peine d’interroger. Nous avons été projetés, malgré nous, dans un univers que l’on croyait bien connaître et qui, tout à coup, nous est apparu étranger. Il a fallu se réapproprier notre identité, nos valeurs, nos désirs, nos blessures. Il a fallu se montrer honnêtes envers nous-mêmes. Nous sommes devenus aussi fragiles et vulnérables que la terre sur laquelle nous marchions.

Hélène Dorion décrit de façon remarquable notre tendance à éviter les événements difficiles au lieu de les embrasser pour mieux nous transformer : « Nous développons rapidement le réflexe de chercher à éviter les situations inconfortables et à ramener vers le connu ce qui semble vouloir y échapper. Tout doit forcément être noir ou blanc, nous avons une aversion pour le gris, pour ce qui n’est pas linéaire et ne va pas du point A au point B par une droite. D’instinct, nous réagissons à l’inconfort par la fuite, niant par là l’expérience qui nous est offerte.[1] » La pandémie ne nous a pas laissé le choix : la fuite n’étant plus possible, nous avons dû nous tenir au plus près de ce qui nous constitue : l’impermanence. L’impermanence de l’instant, de la vie, de ce socle sur lequel nous nous tenions et que nous croyions inaltérable. Nous avons remis en question nos croyances, nos exigences démesurées.

Certains se sont découvert des talents insoupçonnés, ont pris le temps de reconnecter avec une partie d’eux qu’ils n’avaient peut-être jamais pris la peine d’écouter. Le confinement nous a poussés, malgré nous, à apprécier ce que la nature avait à nous offrir, à sillonner les recoins oubliés de notre ville, à nous émerveiller devant la fonte des neiges, le chant des oiseaux, le miroitement du soleil sur les rivières à peine délivrées des glaces. Nous avons voyagé autrement, dans un espace qui nous apparaissait dorénavant bien plus vaste que ce qu’il laissait présager. En ce sens, nous avons modifié notre regard sur le monde, découvrant ainsi une force tranquille couvant sous nos barricades échafaudées sur d’illusoires certitudes. Nous avons compris que nous pouvions être une maison pour nous-mêmes, que notre existence, seule, suffisait. Nous avons appris à nous arrêter pour mieux retrouver le simple plaisir de vivre, le simple plaisir de respirer. Nous avons prêté attention à notre détresse, nous lui avons donné la tribune qu’elle méritait, nous ne l’avons pas refoulée sous les injonctions quotidiennes, mais plutôt accueillie pour ce qu’elle était : un moyen de nous détourner de notre égo.

Nous avons redécouvert le pouvoir salvateur des mots, la grande sagesse cachée des livres, de toute forme d’art. Nous avons cherché dans les écrits des autres une forme de réponse, un écho à nos doutes les plus profonds. Chaque œuvre lue, vue, est devenue une nouvelle traversée vers l’Autre, une tanière où nous réfugier pour mieux contempler l’orage.

[1] DORION, Hélène, Recommencements, Montréal, Druide, 2014, p. 38-39.

 

Texte par Jean Désy:

Vivre pour voyager
Voyager pour mieux respirer
Survivre pour mieux prier
Voyager pour éterniser
Au cœur de tous les cosmos
Et des vagabondages les plus fous
En réalité comme en imagination

Vivre pour voyager
Quand partir n’est pas fuir
Mais chercher toute sa vie
Le bout de chacun des sentiers
De chaque sommet où l’air sent le ciel
Là où naissent les vrais départs
Menant à l’outre-vie à l’Autre-vie

Vivre pour risquer sa vie
Mais qui souhaite toucher la mort
Bien que la descente d’une rivière du Nord
En canot à travers les glaces d’avril
En vaille plus que la peine
L’essentialité pour tout nomade
Restant la métamorphose
Créée par toute expédition
La course en kayak sur le Saint-Laurent
Entre la pointe d’Argentenay et Blanc-Sablon
Comme la transhumance l’exploration
Les rencontres et mille discussions
En dix langues et cent dialectes
Afin de rire de boire et de chanter
Assis autour d’un feu allumé
Par des Innus des Cris ou des Maoris

Décoller voyager nomadiser
Sur un voilier avaleur de marées
Entre le pont de Québec et l’Acadie
Ou en ski de fond pour une traversée
Entre le centre-ville de Montréal et Kuujjuaq
À travers les lichens où gambadent les caribous
Raccordant la Baie-James à l’Ungava
Là-bas tout aux confins du pays inuit
Et des plus ancestraux coureurs de froid

S’envoler pour déguerpir et planer
Dans un « voyage au bout de la nuit »
Tant dans son corps que dans son esprit
En parcourant pendant soixante-dix nuits
Couché sur une banquette du Transsibérien
Tous les romans de Dostoïevski
Comme les essais de Bernard Moitessier
Celui qui fit le tour du globe en solitaire
En poète en amoureux de la mer
Sur le « Joshua » remisé à La Rochelle

Vivre en reconnaissant l’art du voyage
Lors d’une cordée dans l’Himalaya
Toujours en chair en os et en esprit
Si nécessaire pour la paix de l’âme
Chez tout nomade invétéré
Qui un jour sentit jaillir dans ses veines
Le tumulte des coureurs de bois
Eux qui ont aimé si passionnément portager
Entre Trois-Rivières et les Aléoutiennes
Pour un beau jour atteindre la planète
D’un Petit Prince qui se laissa piquer
Par le destin changé en serpent
Afin de poursuivre le plus difficile
Mais aussi ce qui est primordial
Si déterminant pour le vol de l’âme
C’est-à-dire l’ultime voyagerie
En direction de la terre promise

Il n’y a pas vraiment d’autres façons d’être
Que de renaître le long d’une paroi glacée
Au Kilimandjaro comme au mont Blanc
Ou à cent pas de la crête sommitale
Du Chomolungma tibétain
Là où cent mille soleils se confondent
Là où les dieux et déesses intercèdent
Pour l’être de défis qui accepte
De tout sacrifier selon les apparences
Afin de ne rien sacrifier en vérité
Ni de ne jamais bafouer l’art si nécessaire
D’apprendre à marcher courir et grimper
Jusqu’aux portes de la Joie

 

Texte par Marie-Ève Muller:

Touriste chez soi

Le carcan de glace du Saint-Laurent craquèle sous l’assaut du soleil printanier. Au loin, le caquètement des bernaches annonce la fin des bottes et pelisses. Bientôt, le sang affluera dans nos jambes engourdies comme la sève dans les érables. L’envie de quitter notre nid douillet se fera de plus en plus pressant, surtout après un long hiver de confinement. Si, comme moi, les voyages rythmaient votre vie, l’immobilité imposée par les mesures sanitaires deviendra peu à peu insupportable. En voiture, en vélo, à pied, à la rame, peu importe! Tous les moyens seront bons pour fuir les murs trop vus ces derniers mois.

Partir. Mais pour aller où, alors que les frontières sont fermées, les avions absents du ciel? Déjà, depuis quelques années, ma posture par rapport aux voyages changeait. Comment justifier mon empreinte écologique pour traverser océans et continents dans le seul but de mon propre émerveillement? Comment visiter des pays, des peuples, sans reproduire un colonialisme nouveau genre, insidieux, qui folkorise les habitants et les maintiennent en état de pauvreté sous prétexte de faire « rouler » l’économie? Lors de mon dernier voyage, ma posture de touriste m’avait pesée. Les ganses de mon sac à dos trop lourd meurtrissaient mes épaules. Peut-être que les temps avaient changé… Ou moi.

Avant même la pandémie, je recentrais mon désir de voyage au cœur de mon pays. Melbourne en Estrie ne titille peut-être pas l’imaginaire de la même façon que celui en Australie, mais quand même, la région a à offrir. Que n’ai-je pas encore découvert dans ma propre cour? Et si je redécouvrais ma ville avec la même ouverture que lorsque je me perds dans les rues d’Hanoï ou que je combats le vent à Reykjavik?

Ce que j’aime du voyage, c’est d’être habitée par ma vulnérabilité. Perdre mes repères, le contrôle sur la situation. Voyager, c’est provoquer la rencontre et l’émotion. Engager la conversation avec la serveuse au restaurant, s’assoir sur un banc pour reposer ses jambes endolories d’avoir arpentées parcs et ruelles à la recherche d’une sculpture cachée et converser avec un promeneur. C’est demander son chemin à un humain et pas à un GPS, parce qu’on n’a qu’une vieille carte en papier avec un cerne de café là où on veut aller… Voyager, c’est oublier son budget le temps de quelques jours ou encore de se donner le défi de vivre avec trois billets, pas plus. C’est dilater ses narines à la recherche des meilleures saveurs, entrer au hasard d’un boui-boui, trainer à la terrasse d’un café pour prendre le pouls d’un lieu. Partir à sa propre rencontre, à l’écoute de son propre rythme. Se lever avec le soleil pour profiter d’un quartier assoupi ou rester sous la couette jusqu’au check out.

N’en pouvant plus des mêmes quatre murs, et malgré la pandémie, j’ai choisi de prendre des vacances. De voyager, ici, dans ma propre ville. Je réserve une bonne table, de celle que je m’offre en voyage, mais si peu chez moi. Je dors à l’hôtel, dans des draps qui ne sont pas les miens, duveteux et blancs. Du haut de ma chambre, j’admire le sillage bleu d’un cargo dans la marée blanche du Saint-Laurent. Sous moi, les marcheurs profitent du soleil sur les Plaines comme les coureurs doivent envahir Central Park. Peut-être même parlerai-je à une inconnue, lui demanderai sa recommandation de meilleur point de vue sur la ville. Qui sait, je ne le connais peut-être pas.

Le voyage n’est pas la destination. Le voyage, c’est un état d’esprit.

Texte par Mattia Scarpulla:

La Terre de Feu

Graziella conclut en italien :

D’accordo! La Terra del Fuoco.

Un silence, dans la profondeur duquel je déguste la préparation du départ, le trajet jusqu’à l’aéroport, les déambulations dans les salles d’attente, mon arrivée à destination et dans les bras de mes deux amies, puis je bois une gorgée de thé, et dis en français :

― La Terre de Feu. Ça me va. Quand?

Sara s’éloigne de son écran tout en passant de l’italien au français :

― Deux heures qu’on discute! Il me faut vraiment una pausa pipì. Dopo vi spiego pourquoi je crois qu’on pourrait se revoir en septembre.

Le bruit de ses pas s’atténue jusqu’à disparaître.

Notre périple autour de Whitehorse, à l’été 2017. Les fiords du Nord-Ouest islandais en février 2018, neige, brume et invention d’histoires avec des moutons ensorcelés et des fantômes. L’Alaska en 2019, quatre mois ensemble, en voiture ou en randonnée dans le désir d’aller plus loin, de s’émerveiller devant le panorama d’une forêt ou d’un lac. Quatre mois ensemble, comme si nous avions su que notre voyage en 2020 ne serait pas possible.

Sara réapparaît avec une tasse de café fumant. Elle s’assoit sur son canapé drapé d’un tissu à la décoration labyrinthique rouge et violet. Graziella de profil, sur sa chaise berçante, le léger grincement du mouvement répétitif dans la pénombre. Je suis assis sur mon tapis de yoga, ma théière près de moi. Notre rituel du dimanche. Début de l’après-midi pour Sara à Toronto, et moi à Québec; début de soirée pour Graziella, à Rome, où déjà le soleil se couche. Nous entremêlons des phrases en italien et en français pour remplir la distance, pour regretter d’avoir choisi des professions qui nous ont précipités des deux côtés de l’océan, au lieu de continuer de vivre dans notre quartier d’origine à Bologne.

Notre rituel du dimanche dure des heures, jusqu’à ce que notre imagination nous fatigue. Et là, enfin, nous trouvons le voyage idéal. La Terre de Feu.

Chaque année, nous avons pris l’habitude d’arpenter des territoires immenses, à l’écart des infrastructures humaines, pour célébrer notre amitié, prendre le temps de nous raconter nos amours, nos rêves, notre travail. La Terre de Feu, une fois atteinte, tentes et provisions sur le dos, aurons-nous le droit de voyager dans un désert de roches cerné par des vagues? Nous apporterons nos masques et notre gel hydroalcoolique, bien sûr. Mais en aurons-nous besoin? La Terre de Feu, pourquoi pas?

Sara affirme :

― Je peux obtenir mon mois de septembre.

Graziella rebondit :

Domani, j’en parle avec mon équipe.

Je hurle, heureux :

― Et moi avec ma chef!

Sara applaudit, puis lève un index, comme si elle voulait poser une question :

In settembre, il faudrait que nous retournions en Islande. On dit que les aurores boréales sont incroyables.

Le visage de Graziella et le mien affichent l’étonnement. Je me plains en gesticulant :

Ah no! La Terre de Feu ou l’Islande?

Sara poursuit, songeuse :

― Parce que, si on loue une maison au milieu des terres, au nord, vous savez, après Holar…

Nous l’interrompons en éclatant de rire. Elle secoue la tête, soupire, puis rit avec nous.

Nos mains s’approchent des caméras, cherchent à toucher les autres doigts, sentir leur texture. Une excuse pour ne pas se quitter, étirer le temps. Spéculer encore trente minutes, une heure.

Graziella reprend les choses en main :

― Bon! Cette semaine, on s’informe pour prendre nos vacances. Dimanche prochain, on reparle des dates. Vas-y Sara. Allora, cette idée d’aller voir les aurores boréales…

 

Offres

Chambres

Après plus d’un an à vivre une pandémie mondiale, nous avons demandé à certaines personnalités publiques de nous faire parvenir un texte décrivant leur sentiment dû à l’impossibilité de voyager durant la dernière année.

Voici les textes reçus par certaines de ces personnalités. Merci de votre collaboration!

 

Texte de Yves-François Blanchet

Chef du parti du Bloc québécois

L’idée même du voyage interpelle des formes, des vents, des couleurs, des soleils, des saveurs et des musiques, des odeurs et des sensations créées par la différence et l’histoire. On ne réalise jamais autant le privilège qu’on a de sillonner le monde que lorsqu’on en est privé, alors qu’il y a moins d’un siècle, tant de nous quittaient à peine leur région natale. Tôt ou tard, nos pas nous ramènent plus près de chez soi, et dans mon cas, me tirent irrésistiblement vers la seule capitale de ma nation, fière et française, vers cette ville de Québec où je me sens chez moi, où je me rends au moindre prétexte, ou sans raison autre que le bonheur. Ce bonheur me manque. J’y reviendrai au premier jour.

 

Texte de Jean-Paul Desjardins

Administrateur de sociétés

Voyager, c’est rencontrer!

Que peuvent faire des personnes qui sont quadraplégiques, ou encore des personnes qui ont été emprisonnées pour de longues périodes, avec raison ou à tort? Rêvent-elles à voyager? Comment le font-elles? C’est le début de ma réflexion, le voyage, c’est l’ouverture, la possibilité de découvrir quelque chose, une culture, des gens différents ou semblables. Nous pouvons le faire par la lecture, en rêvant, en fermant tout simplement les yeux, ou tout bonnement en regardant un documentaire, un film qui nous amène ailleurs! … En s’imaginant un univers, des personnages, comme le fait J. K. Rowling, ou encore Tolkien.

De plus en plus, les inventions technologiques nous plongent dans des univers qui nous semblent réels; voyageons-nous alors, sommes-nous ailleurs? Découvrons-nous quelque chose de nouveau par la réalité augmentée? Voyager, c’est d’abord la rencontre, c’est explorer, c’est connaître un nouvel aspect de quelqu’un, c’est s’intéresser à l’autre, peu importe la façon dont nous le faisons. La belle, la vraie rencontre peut avoir lieu au coin de la rue, chez soi, en Thaïlande, en allant marcher… pourvu que la personne humaine demeure au centre de notre démarche, de notre voyage… Voilà, j’espère vous avoir déjà fait voyager!

Jean-Paul Desjardins, toujours à la poursuite de nouvelles rencontres!

 

Texte de Alicia Despins:

Conseillère municipale, district Vanier-Duberger
Membre du comité exécutif et responsable de la culture, de la techno-culture et des grands événements – Ville de Québec

Le voyage, c’est la découverte, c’est l’aventure.

Pour beaucoup d’entre nous, c’est un besoin inexplicable, une façon de briser la monotonie du quotidien ou de relativiser notre existence, la replacer dans un contexte mondial. Chamboulant tous les aspects de nos vies, la pandémie n’aura heureusement pas réussi à éradiquer notre goût du voyage même si celui-ci prend un tout nouveau sens.
Les citoyens de Québec ont redécouvert leur ville au courant des derniers mois. Que ce soit à travers un concert virtuel, capté dans notre salle de spectacle favorite, par l’apprivoisement d’un sentier urbain de raquette, via une escapade à l’hôtel pas loin de chez-nous ou par l’entremise d’un repas du restaurant du coin livré à la maison, les petites choses du quotidien sont redevenues les joyaux qu’ils ont toujours été.
Pour moi, cette redécouverte de ma belle ville de Québec s’est faite grâce à mes pieds et à mes bottes bien lacées. De longues marches à travers des quartiers et des rues que je connaissais trop peu. Accompagnée uniquement d’un roman, mes marches furent ponctuées d’évasion, à coup de chapitres, confortablement installée sur une chaise Adirondack, une petite pause à une place chaleureuse comme on le ferait à un café à Paris, une place publique à Marrakech ou un marché extérieur à Lima.

 

Texte par Sabrina Ferland

Présidente, Bellita spectacles sur mesure

Apprécier ce que l’on a

C’est toujours bon de se rappeler qu’il faut apprécier ce que l’on a au quotidien. Mais quand ce qui nous semblait acquis devient soudainement inaccessible, on se rend compte à quel point tout cela nous manque.

Pour ma part, le besoin de voyager se fait ressentir au moins deux fois par an. Chasser la grisaille de novembre ou casser le froid de février m’a infiniment manqué cette année. J’ai besoin de soleil, de liberté et de temps pour moi. Ça n’a pas été évident de combler ce vide.

L’après-pandémie changera à tout jamais notre façon de voyager. Ce sera un peu comme un « avant et après 11 septembre ». Les règles sanitaires vont sans doute demeurer, et la vigilance concernant les consignes sanitaires sera de mise encore longtemps et partout. Il y a quand même du bon dans tout ça.

Évidemment, on va beaucoup l’apprécier, notre première escapade à l’étranger.

Je crois cependant que chaque épreuve nous envoie des messages qui faut tenter de comprendre, et c’est à nous de nous adapter à la réalité du moment et d’assumer les conséquences qui en découlent. Notre belle planète a besoin qu’on prenne soin d’elle; on le sait depuis longtemps, mais c’est comme un cri d’alarme qu’on a entendu résonner, comme un « Au secours! Réveillez-vous! ». Il y a toutes sortes d’opinions et de théories là-dessus; en ce qui me concerne, la situation de la COVID m’a sensibilisée et incitée à faire encore plus attention à mon environnement et aux gens qui m’entourent.

Le fait de voyager moins à l’extérieur du Québec nous donnera assurément plus d’opportunités pour prendre le temps de découvrir davantage nos trésors locaux, nos régions et tous leurs attraits. Combien de fois aie-je discuté avec des gens qui m’ont dit n’avoir encore jamais vu le Lac-Saint-Jean. Pourtant, durant certaines semaines estivales, mis à part la couleur de l’eau, on s’y croirait comme au Mexique! Et la Gaspésie, avec ses montagnes et ses paysages à couper le souffle, Charlevoix et son Isle-aux-Coudres débordante de richesses et de perles secrètes… De quoi nourrir à souhait son besoin d’escapades! Bien sûr, la découverte de cultures différentes a un côté dépaysant supplémentaire; néanmoins, si c’est ça, s’adapter à la réalité, je crois que c’est un beau « prix de consolation »!

Apprendre à être bien chez soi et à encourager l’économie locale constitue aussi un effet secondaire positif de cette pandémie. On n’a jamais été autant sensibilisé au fait de s’entraider et de comprendre l’importance du mot « solidarité » et de la fierté du patrimoine. J’ai vu des amis se vanter sur les médias sociaux d’être allés à tel endroit ou d’avoir dégusté le « take out » d’un certain resto pour ensuite en faire la promotion. On aime ça, et on en redemande! Quand on voit nos belles institutions souffrir et même s’éteindre, on tend la main, on pose des gestes. Ça aussi, c’est beau, et j’espère sincèrement qu’on continuera à le faire une fois les nuages gris dissipés…

 

Texte de Liza Frulla

Directrice générale, Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec

Depuis plus d’un an, nous vivons collectivement une crise sans précédent qui nous a forcés à cultiver la résilience. Osons voir dans ce grand bouleversement l’opportunité pour les Québécois.es de se réapproprier leur territoire. Inutile de traverser l’océan pour découvrir des montagnes majestueuses; voyager au Québec permet aussi de voir la mer… L’expérience du tourisme local est également une occasion de célébrer nos excellents produits, le savoir-faire de nos producteurs et la créativité de nos chefs. Parlez-en aux voyageurs des quatre coins du monde : les Québécois sont passés maîtres dans l’art de l’accueil !

À titre de plus grande école hôtelière au pays, l’Institut de tourisme et de l’hôtellerie du Québec est toujours à l’affût des transformations de notre industrie. Trois grandes tendances se dessinent pour l’avenir : la santé des voyageurs sera désormais au cœur des préoccupations, le tourisme se voudra durable, plus respectueux de l’environnement et de la société, et l’intelligence artificielle fera son entrée dans nos pratiques, permettant aux professionnels de l’accueil de se concentrer encore davantage sur les rapports humains.

À l’ITHQ, nous formons les piliers du tourisme au Québec. Nous nous enorgueillissons de chacune des belles carrières que mènent nos diplômés dans le merveilleux monde du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. Et nous sommes fiers de voir Aude Lafrance-Girard, diplômée de l’ITHQ, à la tête de l’Hôtel Château Laurier Québec. Elle participe avec brio à la relance de notre industrie en vous invitant, elle aussi, à célébrer votre Québec.

 

Texte de Anne Hudon

Directrice générale, Festival d’été de Québec

Des vacances dans ma ville

La pandémie nous a imposé un temps d’arrêt. Cette pause nous a fait prendre conscience encore davantage de l’environnement dans lequel nous vivons, tous les jours. En ce qui me concerne, lorsque j’avais besoin de repos ou de changer d’air, la solution tout en haut de ma liste était de partir en voyage. Pas nécessairement toujours très loin, mais partir. La sensation de découvrir une nouvelle montagne, un nouveau restaurant, une nouvelle rue…voir la vie d’un nouvel angle pour se ressourcer.

J’aime profondément notre ville, un endroit dont le décor magnifique et les quartiers animés m’inspirent. Lorsqu’on a compris que la pandémie était dans nos vies pour un bon moment, on a donc choisi de partir en voyage dans notre propre ville. On a vendu notre maison pour s’installer en plein cœur de Québec de manière à profiter de l’ambiance urbaine et fréquenter quotidiennement les petits commerces du quartier. Et que dire du plaisir d’aller travailler à pied lorsque mon horaire le permet. Mon trajet devient alors comme un petit voyage!

J’encourage les gens de Québec à se gâter en séjournant un soir dans un hôtel de notre belle ville cet été!

 

Texte de Pierre Jobin

Journaliste

Un an sans voyager

Voyager c’est aller vers l’autre et cet autre nous manque.

Le voyage, on le rêve plusieurs semaines avant de le faire.

C’est la soupape pour la dure année de travail que l’on vient de terminer.

La pandémie nous a illustré clairement l’importance que l’on accorde à ce rituel.

La pandémie a mis en lumière son rôle dans notre équilibre mental, dans notre joie de vivre.

Aujourd’hui, nous sommes en deuil de ces aéroports bondés, grouillants, de ces agents de bord qui nous accompagnaient pendant quelques heures, du léger stress avant d’atterrir et de cette douce euphorie quand les portes s’ouvraient.

Quand la pandémie sera chose du passé, nous reprendrons nos voyages mais je crois en appréciant chaque minute, un peu comme si c’était le dernier. Nous serons plus sensibles à la beauté des lieux et des gens qui les habitent. Ce sera le cas tant au pays qu’à l’étranger.

Les livres de ces lieux inconnus qui nous ont gardé éveillés, nous accompagneront pour terminer leur mission.

J’ai déjà choisi l’endroit où j’irai prendre mon café pour célébrer le décès du Covid 19.

Pour moi ce sera Prague, un désir inachevé et le désir c’est le billet d’avion du cerveau

 

Texte de Stéphan La Roche

Président-directeur général, Musée de la Civilisation

Je voyage dans ma tête

D’aussi loin que je me souvienne, le voyage a toujours fait partie de ma vie. J’avais des parents toujours en mouvement, qui voyageaient beaucoup, sur le territoire québécois comme à l’étranger. Et comme j’étais le petit dernier, ils me trainaient partout avec eux. On peut donc dire que j’ai eu la « piqûre ». Dès les premières années de ma vie d’adulte, j’ai pris mon baluchon à mon tour pour découvrir de nombreux pays, jusqu’à m’installer pour vivre en France pendant quatre ans. Évidemment, toutes ces pérégrinations m’ont laissé de vifs souvenirs.

En cette période d’immobilité, ce sont toutes ces images qui me reviennent et qui m’habitent. Souvent, le soir, je laisse mon esprit divaguer sur tel voyage ou tel autre en tentant de le reconstituer le plus précisément possible… Et, inévitablement, un déclic se produit à chaque rêverie : c’est alors que je me promets de retourner dans cette ville, revisiter ce riche musée ou aller découvrir ce quartier intriguant que je n’avais pas eu le temps de parcourir… Mon carnet de projets de voyage n’a ainsi fait que s’allonger durant cette pandémie. Ah ! Croyez-moi : je saurai bien trouver une façon de récupérer le temps perdu !

 

Texte de John R. Porter, C.M., O.Q.

Président du conseil d’administration de la Fondation Félix-Leclerc

Dans ma vie professionnelle comme dans ma vie personnelle, j’ai toujours carburé aux horizons d’ici et d’ailleurs : Îles de la Madeleine, canaux de France, Argentine et Chili, Sicile et Naples auront été au nombre de mes destinations depuis 2018. Je puis confirmer que le voyage vous garde vivant, car il nous inscrit dans l’espace et dans le temps.

Pour moi, le voyage s’est toujours conjugué en trois temps : le voyage dont on rêve, le voyage que l’on fait et celui dont on se souvient.

Au cours de la dernière année de pandémie, j’aurai dû me contenter de cultiver mes souvenirs et mes rêves de voyage en Corse ou dans les fjords de la Norvège. Mon prochain voyage à l’étranger, je l’apprécierai encore plus puisque j’aurai été privé d’une escapade en pays étrangers, contrairement à mes habitudes. Au cours des douze derniers mois de pandémie, j’aurai connu ce que j’appelle le voyage sédentaire, mais j’ai hâte de renouer avec les bonheurs d’un vrai départ. La dernière année aura tout de même eu quelque chose de bon, puisqu’elle aura constitué une opportunité en or d’ouvrir enfin les yeux sur les beautés qui nous entourent, mais que nous ne prenions plus le temps de voir. En ce sens, la pandémie se sera révélée une occasion d’améliorer notre façon de voyager tout en faisant du sur place.

 

Texte de Mélanie Raymond

Directrice générale, Carnaval de Québec

Chaque année lorsque l’hiver fond sous nos pieds et que les journées s’étirent doucement, la folle envie de prendre le large m’envahit. Que ce soit pour arpenter des fonds marins, m’émerveiller à la vue de paysages à couper le souffle, me laisser enivrer par des odeurs et des saveurs surprenantes, l’appel du voyage résonne en moi.

Le printemps 2020 a été brutal, soudainement tous les plans de voyages se fracassaient les uns après les autres. Ces doux moments de repos tant convoités me filaient entre les doigts. Rapidement il m’est apparu évident que la seule option serait de voyager dans notre belle province. De la contrainte est née une fabuleuse quête de nos richesses québécoises, que ce soit en Gaspésie, à L’Isle-aux-Coudres ou à Tadoussac, je me suis laissée porter et je m’y suis sentie en voyage!

« Le plus beau voyage c’est celui qu’on n’a pas encore fait. » – Loick Peyron

J’ai littéralement été séduite par des panoramas dignes des plus grands films, par une gastronomie riche et empreinte de fraicheur et surtout par des gens d’exception qui ont soif de nous faire découvrir les trésors dont regorgent leur région. Que ce soit à l’étranger ou tout près de la maison, la découverte passe par une ouverture d’esprit et l’envie d’être dépaysé. Notre façon de voyager aura certainement changée, notre façon de recevoir elle, sera plus que jamais la clé du succès de notre fabuleuse destination!

 

Texte de Martin Soucy

Président-directeur général, Alliance de l’industrie touristique du Québec

Comme piste de départ, voici quelques lignes de réflexion :

  1. Les voyageurs adorent partir à la découverte du monde et dès qu’on commence, on devient insatiable et on en veut toujours plus. L’après pandémie changera-t-elle nos façons de découvrir le monde?
  2. Pourra-t-on recommencer à voyager de la même manière après la pandémie? Les séjours se feront-ils plus rares mais plus intenses?
  3. Le fait de moins voyager peut ralentir cette envie ou nous amener à changer notre manière de faire. On découvre de nouveaux intérêts, on déplace notre temps et budget vers d’autres projets, d’autres loisirs. Quels sont-ils?
  4. La lecture peut aussi faire voyager n’est-ce pas?

Le tourisme : et si après ?

Depuis plus de 25 ans, je suis habité par le tourisme. D’abord parce qu’il nous fait entrer en contact avec d’autres et que ces rencontres humaines nous permettent d’offrir de nombreux moments de bonheur. Ces souvenirs que les gens ramènent à la maison et que nous créons en tourisme sont durables. Le tourisme m’a aussi amené dans le rôle d’ambassadeur de quelques régions et, maintenant, de tout le Québec. C’est unique de pouvoir présenter ce que nous avons de meilleur à offrir, d’accueillir, de guider et de faire découvrir. Je suis aussi touriste dans la vie, curieux, tant des splendeurs du Québec qui offrent tant de possibilités que d’ailleurs dans le monde pour nous inspirer.

La pandémie a certes mis un frein à tout cela et elle nous changera possiblement dans cet après. Le tourisme repartira plus fort, mais possiblement transformé après cette tempête. Notre besoin de contact humain nous fera peut-être prendre plus notre temps pour arrêter la frénésie de nos vies parfois trop hyperactives. On parlera de voyage tout comme de vacances comme des synonymes. Nous partirons moins souvent, mais plus longtemps. Nous irons à la rencontre des gens des localités avec un intérêt d’en connaître plus et de vivre pour vrai. Lorsque les artisans du tourisme recommenceront à accueillir plus librement et à présenter le Québec que la pandémie ne nous aura pas enlevé, nous redeviendrons ces créateurs de bonheur que nous sommes tous. Et si après ? Que j’ai hâte !

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Chambres

Dans le cadre du mois de la francophonie en mars 2021, nous avons demandé au gens du public de nous écrire un texte décrivant leur sentiment dû à l’impossibilité de voyager durant la dernière année. Ce fût l’occasion de convier le public à un concours.

Voici quelques textes reçus. Nous débutons par le texte de la gagnante du concours. Bravo!

Texte de Audrey Dufour

Montréal

Mes rêves fantastiques

Dans ma chambre microscopique, je mange un plat asiatique dans un état léthargique.

Je rêve de paysages nordiques, de montagnes à pic, de fouilles archéologiques, de gens sympathiques et de restaurants gastronomiques.

Dans mes songes comiques et quelque peu atypiques, je me promène en Martinique à dos de bique entourée de moustiques cacophoniques et je roule dans le trafic de l’Amérique à l’Afrique pour voir les jeux Olympiques au cœur du Mozambique.

Puis, je fais un pique-nique quelque part en Belgique avant de me rendre en Antarctique où des phoques mélodramatiques me chantent avec raison le réchauffement climatique.

Mais dans notre univers apocalyptique, quand pourrais-je voir un monde utopique où les lieux dignes de critiques dithyrambiques seraient davantage qu’une histoire hyperbolique ?

Je ne souhaite pas être cynique, mais de façon cyclique, entre deux périodes de classement alphabétique de fiches académiques, je me demande quand finira cette période aseptique.

Mais ne finissons pas cette chronique, ou plutôt cette réflexion anecdotique et un peu poétique, sur un ton tragique.

Nous sortirons du liquide amniotique et nous aurons notre fin magique.

En attendant, j’ai mal à mon âme de beatnik, mais lunatique, je peux encore m’échapper de façon cosmique.

Et dans mes pensées astronomiques et fantasmagoriques, je serai Spoutnik en mode automatique mangeant de la banique au vinaigre balsamique.

Texte de Anick Thibodeau

Québec

L’année 2020-2021 aura été une année particulièrement riche en émotion, en stress, en crainte et surtout elle nous aura appris à être conciliant avec certaines situations. Cette année a été difficile sur bien des points, étant une famille, qui adore voyager autant dans notre beau Québec qu’à l’extérieur, nous avons dû mettre une croix sur nos beaux projets. Nous avons tout de même encouragé nos hébergements malgré toutes les restrictions en vigueur, fermeture de piscine, repas à la chambre et toutes les mesures sanitaires en place. Malgré tout ça nous passons toujours des bons moments dans vos installations. Nous savons que vous avez travaillé très fort, avec les revirements de situations, et le tout pour la satisfaction de vos clients. Merci. Nous gardons espoirs que les mois à venir seront plus doux pour notre beau Québec. Nous allons pouvoir encourager nos hébergements et nos restaurateurs locaux. Un weekend en famille serait très apprécié, étant paramédic, nous avons très peu profité de temps de qualité depuis mars. Je n’aurais jamais cru vivre une pandémie mondiale au cours de ma carrière. Nous avons très hâte de pouvoir voyager et de pouvoir séjourner à notre guise dans votre hôtel.

Texte de Caroline Simoneau (et ma petite maman Francine)

Montréal

Depuis un an déjà, les voyages sont suspendus. Impossible de planifier nos rêves d’évasion; nous sommes confinés à imaginer nos plus beaux voyages.

Je partage la tristesse de ma petite maman, âgée de bientôt 80 ans, dans l’attente de pouvoir visiter à nouveau deux de ses enfants de l’autre côté de l’océan. Elle patiente, remplie d’espoir de pouvoir, encore une fois, s’envoler vers ses amours et d’étreindre longuement ses petites-filles dans ses bras. Parce que le temps file et qu’à son âge, ce temps risque plus gravement de s’arrêter. Maman le sait trop bien. Moi aussi.

Maintenant seule, nouvellement veuve, la dernière année fut pour elle une difficile épreuve. Je suis témoin de sa force, de sa volonté et de sa résilience. Elle prend grand soin d’elle et de son logis, en attendant. Elle compte sur moi pour l’aider à traverser l’océan dès que la chose sera possible en toute sécurité. Ce que nous avons hâte!

L’an dernier, au tout début du grand confinement, nous avions prévu une escapade mère-fille à Québec. Nous avions évidemment dû annuler. Un an plus tard, Québec nous attend toujours. Je nous imagine au Château Laurier…

Texte de Cathy Bérubé

Saint-Jean-sur-Richelieu

Voyager est un privilège. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait de quelque chose d’acquis. Depuis le confinement, j’ai dû retravailler sur moi-même : sur mes valeurs.

Depuis la dernière année, je vis une forme de déstabilisation face à l’impossibilité de voyager. C’est comme si la vie s’est arrêtée. J’ai réalisé que partir à l’aventure, me procurait une vie en parallèle qui avait un début et une fin. Je voyageais à mon meilleur ; l’anxiété m’était neutralisée, j’étais ouverte aux nouveautés, pas besoin de performer… Bref, quand je revenais d’un périple, j’étais une version améliorée de moi-même.

Et puis cette pandémie est arrivée. Je me suis sentie vulnérable et déprimée. Pour tenir en attendant de pouvoir repartir à l’aventure, j’ai décidé de continuer de m’informer sur différents lieux encore inexplorés, je monte mes futurs projets d’escapade et je fais entrer les voyages vécus dans ma maison. Je décore en fonction des endroits explorés grâce aux photos et aux souvenirs collectionnés. Cela me permet de continuer de rêver, de vivre à travers ceux-ci. Aujourd’hui, je suis fière d’être resté zen durant cette période de crise. Je reprends le temps de retourner à la base et aux choses importantes, tout en restant dans mon salon.

Voyager m’a fait prendre conscience que le monde dans lequel nous vivons n’est pas éternel. Prenons-en soin.

Texte de Stéphanie Delagrave

Saint-Basile-le-Grand

Le temps s’est arrêté. Notre quotidien a été chamboulé. La terre a été secouée. Tout allait changer… Et si l’on pouvait encore voyager?

J’aurais envie de voir le monde. De sentir de nouveaux parfums, de goûter de nouvelles saveurs et de voir de nouvelles couleurs. De voir briller les étoiles dans les yeux de mes enfants à découvrir d’autres horizons et de nouveaux sons.

Dans la dernière année, la terre s’est recentrée. Au lieu de s’envoler pour décrocher, on a dû s’accrocher et s’enraciner.

J’ai hâte de ressentir le bas de mon ventre vibrer au son des moteurs de l’avion ou mes pupilles se dilater en voyant les couleurs des paysages du monde.

Cette dernière année a été la destination la plus intense de mon carnet de voyage. J’ai donné la vie une seconde fois dans un confort chamboulé et j’ai visité le plus beau pays qui soit… La Famille. Une aventure unique, mémorable et touchante. Des péripéties tantôt fantastiques, tantôt catastrophiques. Mais au final, notre album de voyage vient de se remplir de photos symboliques.

Vivement le retour du dépaysement et de la liberté de voyager en douceur… en famille.

Texte de Raphaël Boilard

Lévis

Évasion labyrinthique

Avions, autobus et trains
Sont immobilisés
Au grand désarroi
Des valeureux voyageurs

Fini le temps
Où les territoires
Se faisaient parcourir
D’Est en Ouest

Hôtels, musées et restaurants
Pleurent le vide
Naissant
Entre leurs murs

Voyager à l’intérieur
De soi-même
Solution idéale
Pour garder le moral

Espoir, entraide et solidarité
Aux moins nantis
Aux plus touchés
Voyages pour l’humanité

S’adapter
Tous ont dû le faire
Pour lever les yeux
Vers un avenir plus heureux

Où la liberté
Sera sur toutes les lèvres
Où l’aventure
Sera sans limites

Texte de Chantal Piché

Montréal

L’impossibilité de voyager m’a amenée à réinventer ma façon d’assouvir mon goût de l’aventure … et je n’ai pas été déçue, bien au contraire. Depuis un an, je fais un road-trip environ toutes les semaines. Et j’ai découvert, à ma plus grande honte, que je ne connaissais que très peu ma belle province. J’ai commencé par ma ville, des quartiers où je n’avais jamais mis les pieds. Ensuite, dans le confort et la sécurité de ma voiture, j’ai exploré des endroits relativement près de chez moi, majoritairement à moins de 100 km. J’ai découvert des trésors cachés, de petits villages pittoresques, des sentiers de marches, des lieux d’une beauté inouïe, des paysages à couper le souffle et j’ai réalisé que je n’ai pas besoin de faire plusieurs heures de route ou d’avion pour être dépaysée. Je n’ai jamais pris autant de photos de voyage et je ne regrette pas l’absence de palmiers sur celles-ci. Je suis maintenant une touriste … locale et je compte bien conserver ces petits plaisirs bien après la fin de la pandémie.

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Chambres

Alors que la francophonie se pense abondamment en termes de langue et de culture, le moment serait-il venu d’oser, réellement, la francophonie économique? Quel rôle la francoresponsabilité pourrait-elle y jouer?

Passée un peu inaperçu pour cause de pandémie, l’année 2020 fut celle du 50e anniversaire de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Cinquante années à tisser des liens entre les francophones et les francophiles de par le monde. Au Québec, et dans le reste du Canada, 2020 a été marquée par le retour d’un vif intérêt politique et civique à l’égard de la langue française.

Pour l’Hôtel Château Laurier Québec, créateur et porte-étendard du concept de francoresponsabilité, cette confluence d’événements représente une occasion rare, qu’il faudra savoir saisir, afin d’aller de l’avant vers une francophonie économique vigoureuse, durable et décomplexée.

 

Il est bon de rappeler que l’économie consiste en l’art de bien administrer la maison. Imaginons ici la francophonie telle une grande maison où logent 300 millions de francophones et de francophiles (Source) Afin de bien administrer la maison et qu’advienne la francophonie économique, nous pensons que trois principes d’action et trois conditions sociales s’avèrent essentiels.

Trois principes d’action

En 2009, l’Hôtel Château Laurier Québec a fait le pari suivant : afficher haut et fort sa fierté de faire des affaires en français, en mettant au cœur de l’entreprise la langue française et la culture francophone, tant auprès de ses employés, de ses clients, que de ses partenaires et fournisseurs. Ce pari, nous l’avons nommé francoresponsabilité.

La francoresponsabilité se définit comme l’engagement à promouvoir la langue française et la culture francophone dans toute sa pluralité et sous toutes ses formes. Qu’est-ce qu’un engagement sinon une promesse? Celle, ici, de placer à l’avant-scène la langue française et la culture francophone, dans toute sa richesse et sa diversité.

Les trois principes d’action que nous proposons en vue d’une francophonie économique vigoureuse, durable et décomplexée prennent leur ancrage dans cette définition.

 

Principe d’action 1 : Le plus souvent possible

Pour une francophonie économique vigoureuse, durable et décomplexée, le premier principe d’action en est un de fréquence, c’est-à-dire d’assiduité et d’abondance. Dans la conduite des affaires, il s’agira de mettre de l’avant la langue française et la culture francophone le plus souvent possible. Autrement dit, de saisir toutes les opportunités et d’en créer de nouvelles.

 

Principe d’action 2 : De toutes les manières possibles

Pour une francophonie économique vigoureuse, durable et décomplexée le second principe d’action se rapporte aux façons de mettre le français et la culture francophone de l’avant. Il s’agira ici de puiser dans l’immense capacité des gens d’affaires à répondre à la question « Comment faire? » en usant de tous les moyens, les outils, les supports, les méthodes existants ainsi qu’à en imaginer de nouveaux.

L’Hôtel Château Laurier Québec, une des citations sur les murs.

Principe d’action 3 : Sous toutes ses formes possibles

Enfin, pour une francophonie économique vigoureuse, durable et décomplexée, le troisième principe d’action Sous toutes ses formes, embrasse l’idée de l’entièreté, de la globalité des facettes par lesquelles la langue française et la culture francophone peuvent être mises en valeur. La francophonie économique doit être pensée et planifiée dans le domaine des arts et de l’éducation, mais également dans les sciences, le sport, la technologie, l’agriculture, la santé, les transports, le tourisme, l’économie coopérative et la finance.

Ces trois principes d’action invitent les gens d’affaires à voir loin et large pour la francophonie économique.

Après plus d’une décennie de francoresponsabilité, l’Hôtel Château Laurier Québec constate cependant que trois conditions sociales doivent être mises de l’avant afin d’insuffler une réelle impulsion à la francophonie économique.

 

Trois conditions sociales

 

Condition 1 : Être en lien

Au sein de cette grande maison francophone, avoir la langue française en partage permet que des personnes, inconnues, géographiquement dispersées, d’horizons culturels divers, puissent créer des liens. Lien. Le mot est si court. Pourtant, ces quatre lettres sont porteuses d’un ingrédient essentiel au projet d’une francophonie économique forte. Lien puise son sens dans le latin ligamen, tels les ligaments de notre corps, rappelant ce qui nous attache, ce qui nous unit.

Sans liens, sans être unis, il ne saurait y avoir cette grande idée de la francophonie.

Sans liens, sans être unis les francophones ne pourront qu’être côte-à-côte, sans réussir à être ensemble.

 

Condition 2 : La réciprocité

Pour autant, être en lien est-il suffisant? Afin de constituer une francophonie économique, vigoureuse, durable et décomplexée, il faudra faire un pas de plus. Il nous faudra nous rapprocher afin que les liens se muent en relations réciproques.

Une réciprocité, telle la marée qui va, qui vient, qui re-va et qui re-vient.

Cette réciprocité, cet allant vers l’autre acteur économique qui, à son tour, revient vers soi, s’inscrit dans les pas de la valeur phare de la Francophonie depuis ses débuts il y a 50 ans, soit la solidarité.

La solidarité, dans son sens premier, renvoie à l’idée d’agir pour le tout, pour le groupe. L’étymologie du mot nous révèle aussi un tout autre sens : la solidarité s’enracine dans le latin solidum, signifiant solide.

Associer solidarité et réciprocité permettrait de consolider la francophonie économique, c’est-à-dire de la rendre plus solide tous ensemble.

 

Condition 3 : Mettre en réseau les réseaux

La francophonie regorge déjà de plusieurs réseaux. Que l’on pense, entre autres, au Réseau des villes francophones et francophiles, le Réseau international des Maisons des francophonies ou encore les différentes Chambres de commerce francophones de par le monde (canadiennes, états-uniennes ou encore africaines).

Ce mot, réseau qui nous vient du XIIe siècle, peut paraître galvaudé, car abondamment utilisé dans le monde des affaires. Pourtant, il exprime avec justesse l’image de la toile qui se déploie, maille après maille, liant les points les uns aux autres.

Afin que les francophones et francophiles soient réellement en lien et puissent insuffler une réciprocité entre ces liens, les réseaux existants à-travers la francophonie gagneraient à être eux-mêmes mis en réseau, tel un entrelacement offrant au monde des affaires francophones une voie de communication privilégiée.

 

Nos vœux pour 2021

En 2021, l’Hôtel Château Laurier Québec souhaite à tous les gens d’affaires francophones, tant des Amériques, en Europe, en Afrique et jusqu’en Asie :

  • Une francophonie économique vigoureuse, prête à fleurir sur tous les continents.
  • Une francophonie économique durable, à l’épreuve du temps et des tempêtes.
  • Une francophonie économique, décomplexée, fière, non pas contre les autres phonies, mais bien en faveur de la francophonie et de ses locuteurs.

Gens d’affaires francophones, en 2021, nous nous souhaitons une francophonie économique francoresponsable!

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Chambres

Récemment, le dirigeant d’un grand groupe hôtelier comparait la traversée de la crise générée par la COVID-19 à une aventure. J’ai bien aimé cette comparaison car vivre une aventure est normalement associé à une notion de risque et a généralement un caractère imprévisible. La crise sanitaire s’est vite doublée d’une crise économique sans précédent, affectant de plein fouet l’industrie touristique et tout particulièrement le milieu hôtelier. Le choc fut si soudain, d’autant plus que nous venions de traverser une période de prospérité au cours des trois dernières années. En fait, la seule ombre au tableau avant le début de la pandémie était la difficulté de trouver la main d’œuvre dont nous avions besoin pour opérer nos établissements.

L’importance d’être bien préparés

Partir à l’aventure, si on souhaite en retirer tous les bénéfices, exige une bonne préparation. Et s’il faut vivre l’expérience accompagnés, mieux vaut pouvoir se fier pleinement sur ceux qui en feront partie avec nous. Et même si nous pensons être bien documentés sur l’environnement dans lequel nous vivrons cette aventure, il faut s’attendre à des situations inattendues où on ne pourra pas être en parfait contrôle. Bref, il faut apprendre à prévoir l’imprévisible et être prêt à revoir nos plans pour traverser de la meilleure façon possible cette aventure.

Depuis quelques mois nous affrontons cette crise, une de mes grandes satisfactions est de constater que nous avions pris les décisions et posé les gestes qui nous permettront de survivre. D’une part, nous avons profité des dernières bonnes années pour mettre aux normes et rénover l’Hôtel Château Laurier Québec, de la rénovation de toutes les chambres à la construction d’une toute nouvelle réception, plus accueillante et plus tendance, permettant de bonifier l’expérience des clients dès leur arrivée.

Et puis, l’expérience offerte par un établissement hôtelier est largement tributaire de ses ressources humaines. La gestion et la valorisation des ressources humaines a toujours fait partie de notre ADN. Nous étions confrontés, jusqu’à mars dernier, à des difficultés de recrutement. C’est pourquoi, il était primordial de fidéliser nos employés en offrant de bonnes conditions de travail et en leur manifestant de la reconnaissance. Comme l’a très bien exprimé ma fille Aude, notre directrice générale, dans un billet précédent, la gestion des ressources humaines s’est sans aucun doute avérée un de nos plus grands défis dans cette crise. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons décidé de garder nos deux hôtels ouverts afin de conserver en emploi un maximum de ressources malgré des taux d’occupation anémiques. Leur fidélité sera un atout précieux quand tout redémarrera. La force de ce noyau de personnes compétentes et dévouées est un actif précieux qui nous aura permis de faire de cette crise une aventure qui nous permettra de grandir en équipe.

Être confiant en ses forces

Il y a définitivement des avantages concurrentiels qui nous ont permis de connaître les succès enregistrés au cours des années qui ont précédé la pandémie. Le premier qui me vient en tête et qui sera déterminant lorsque cette crise ne sera plus qu’un mauvais souvenir, est la qualité et la beauté qui font de Québec une destination aussi attrayante. Nous avons la chance de vivre et d’opérer dans une des plus belles villes d’Amérique du nord. Le Vieux-Québec, son patrimoine historique, sa culture vivante qui s’exprime dans nos événements et dans nos lieux de diffusion ou la beauté des paysages et des sites naturels qui nous entourent, nos visiteurs ont tout pour vivre un séjour inoubliable. C’est d’ailleurs ce qui nous motive autant à s’engager dans notre communauté pour soutenir nos commerçants, nos artistes et les citoyens qui sont très touchés.

Je ne saurais passer à côté de l’un des atouts majeurs de nos hôtels : leur localisation. L’Hôtel Château Laurier Québec, situé au cœur de la scène touristique et événementielle de Québec et voisin des plaines d’Abraham, jouit d’un environnement exceptionnel pour nos clientèles d’agrément et d’affaires. Quant à l’Hôtel Château Bellevue, il occupe un espace privilégié dans un écrin historique, face au Parc des Gouverneurs et à la Terrasse Dufferin, à quelques pas du Château Frontenac. Les voyageurs privilégient généralement l’environnement immédiat où ils poseront leurs valises. Ils apprécient, outre la qualité de l’hébergement, la proximité des attraits phares de la destination et l’ambiance que leur procure un environnement exceptionnel. Tant l’Hôtel Château Bellevue que l’Hôtel Château Laurier Québec sont en mesure de répondre aux attentes des touristes les plus exigeants. La beauté et la richesse historique de Québec, tout comme la localisation de nos deux hôtels, voilà deux raisons qui font que nous restons confiants et positifs envers l’avenir pendant de cette crise.

Apprendre de cette aventure

Je me souviens d’avoir dit à Aude, quelque temps avant le déclanchement de cette crise, qu’elle était vraiment privilégiée de vivre ses trois premières années comme directrice générale en pleine période d’abondance. J’exerce la profession d’hôtelier depuis suffisamment d’années pour savoir que le tourisme évolue selon des cycles, composés de hauts et de bas. Des crises, j’en ai connu : attentats du 11 septembre et blocus aérien qui s’en est suivi, épidémie du SRAS, crise financière de 2008 et 2009 amorcée aux États-Unis et qui a plombé l’économie mondiale. Mais jamais, je n’aurais pu prévoir un tsunami comme celui généré par la COVID-19. En quelques jours, nous sommes passés d’une activité intense à une disparition presque complète de nos revenus. Et cette crise économique sans précédent aura duré suffisamment longtemps pour mettre en péril les infrastructures hôtelières qui seront essentielles à la reprise du tourisme.

Comme le dit si bien Aude, nous sommes passés avec cette pandémie, d’un mode performance à un mode d’apprentissage. Nous avons appris à utiliser au maximum nos acquis et notre ingéniosité pour survivre. Nous avons appris qu’il fallait être bien entourés et surtout, qu’il fallait faire preuve de bienveillance envers nos employés. Mais force nous est d’admettre que nous aurions pu être mieux considérés de nos dirigeants politiques. Bien sûr le gouvernement canadien et le gouvernement du Québec ont dépensé sans compter pour soutenir les citoyens et entreprises canadiennes.

Mais les quelques programmes mis en place en début de pandémie pour soutenir l’industrie touristique étaient à mon point de vue mal adaptés et témoignent malheureusement d’une certaine incompréhension de notre industrie et de l’hôtellerie. Comme l’a si bien souligné récemment ma collègue Christiane Germain sur le plateau de Tout le monde en parle, les hôteliers sont des entrepreneurs qui n’ont pas bâti leur « business » en demandant de l’argent aux gouvernements. Ce que nous souhaitons maintenant, ce n’est pas de l’aide pour faire des profits, c’est de l’aide pour ne pas perdre de l’argent et rester en vie. Surtout que le tourisme est la seule industrie qu’on ne peut pas délocaliser, contrairement à l’industrie manufacturière qui peut déplacer sa production dans d’autres pays pour réduire ses coûts et se rapprocher des marchés. Les produits touristiques et les milliers d’emplois qui en découlent resteront toujours ici. Qui plus est, le tourisme permet de créer de la richesse ici en important les devises étrangères de ces visiteurs internationaux. Et il ne faut jamais oublier que l’écosystème touristique contribue à la qualité de vie des citoyens d’ici qui peuvent bénéficier, tout comme les touristes, de nos attraits, de nos événements, de nos restaurants et de nos hôtels.

L’annonce de la ministre du Tourisme, madame Caroline Proulx, en offrant une subvention sous forme de remboursement de la taxe d’hébergement est honorable mais pourra-t-elle sauver notre industrie?

Je me demande si l’industrie touristique est reconnue à sa juste valeur. Avons-nous échoué à faire valoir nos besoins auprès des gouvernements comme l’ont fait d’autre lobbys. S’il y a une leçon à retenir de cette aventure où nous a plongé cette pandémie, c’est probablement qu’il faudrait dès maintenant investir le temps, les efforts et les ressources requises pour s’assurer de créer un canal de communication plus direct et plus efficace entre l’industrie touristique et les décideurs des différents paliers de gouvernements. C’est là je pense, un passage obligé si nous voulons continuer d’offrir le meilleur aux touristes d’agrément et d’affaires qui choisiront le Québec comme destination.

 

Mon coup de cœur musical : L’album Chansons hivernales de Pierre Lapointe pour un Noël pas comme les autres.

Sous une note plus positive, même si cette année ne ressemble en rien à ce que nous connaissons, j’en profite pour vous transmettre nos souhaits pour un joyeux Temps des Fêtes, de la part de toute l’équipe.

 

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Québec dans le temps des Fêtes :
séjour en famille à l’Hôtel Château Laurier Québec

J’adore Québec.

À toutes les saisons, le charme de cette pittoresque ville opère. Et quand vient le temps des fêtes, c’est le lieu idéal pour s’imprégner de l’ambiance de Noël.

Partenaire d’Authentik Canada depuis de nombreuses années, j’ai découvert l’Hôtel Château Laurier Québec lors d’un séjour en famille l’an dernier, à cette même période. Nous avions tellement aimé cette parenthèse enchantée qu’il nous paraissait évident de renouveler l’expérience cette année.

Rose, notre petite fille, a presque 3 ans. Autant vous dire que l’on a vu des étoiles dans ses yeux à plusieurs reprises tout au long du séjour…

Depuis fin novembre, le Vieux-Québec a pris des allures de véritable village de Noël, pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Voici les activités qui ont marqué notre fin de semaine.

 

Les jardins de Noël allemand

Cette année, le traditionnel marché de Noël allemand de Québec ne peut avoir lieu pour des raisons que l’on connaît tous.

Qu’à cela ne tienne, l’équipe du marché, bien décidée à répandre la joie et la magie de Noël au cœur du Vieux-Québec, a travaillé d’arrache-pied pour transformer les jardins de l’hôtel-de-ville en un féérique décor illuminé et étincelant. Le tout sur fond de mélodies festives comme on les aime.

C’est incontestablement le lieu de prédilection pour vous plonger dans l’esprit des Fêtes !

Le site, accessible gratuitement, est ouvert tous les jours, 24h/24 et ce, jusqu’au 3 janvier prochain. La visite se fait avec un masque et à sens unique, le tout dans le respect des règles sanitaires.

 

Le Petit Champlain et la Place Royal

Le quartier du Petit Champlain peut se vanter d’être le plus pittoresque de la ville. En cette période de Noël, on le croirait tout droit sorti d’un conte de fée.

Les rues sont bordées de sapins de Noël illuminés et des pavoisements aériens scintillants viennent agrémenter ce décor unique.

Sur notre chemin, des lutins nous ont menés tout droit au village du Père Noël, qui a élu domicile au parc Félix-Leclerc jusqu’au 24 décembre. Les enfants font sagement la file pour monter dans son traîneau et faire une photo souvenir à ses côtés.

Une fois de plus, le décor est surprenant de beauté. Tout y est fait avec goût et finesse. Même les plus grands ne peuvent rester insensibles à tant de féerie.

Du côté de la Place Royale, les décorations de Noël tiennent leurs promesses, avec un immense sapin décoré et illuminé qui se dresse fièrement au milieu de la place.

Plusieurs activités familiales et de l’animation musicale se tiendront dans ce secteur tout au long du mois de décembre.

 

Les plaines d’Abraham

Immense parc urbain surplombant le Fleuve Saint-Laurent, les plaines d’Abraham se targuent d’être un véritable poumon au cœur de la ville. En cette saison, on peut y pratiquer toutes sortes d’activités hivernales tout en profitant de la proximité des attraits de la ville.

À ce temps-ci de l’année, la luge est toujours dans la voiture. Peu importe la destination. Et on doit avouer qu’avec un terrain de jeu pareil, situé juste en face de l’hôtel en plus, on a bien fait d’y penser !

La température étant clémente, on a passé presque deux heures à glisser et à courir dans la neige, pour le plus grand plaisir de notre fille.

Pour les familles avec de plus grands enfants, des activités comme le ski de fond, le patin à glace ou la randonnée en raquettes sont également possibles. Je trouve que c’est une belle alternative pour faire un peu de plein air, si on n’a pas le temps de se rendre jusqu’au parc de la Jacques Cartier par exemple.

 

L’Hôtel Château Laurier Québec, le lieu de séjour idéal pour les familles

Personnellement quand je visite une ville, ce que j’aime le plus, c’est de pouvoir tout faire à pied. En séjournant à l’Hôtel Château Laurier Québec, j’ai été comblée. Sa situation est idéale : deux minutes des plaines d’Abraham et d’un parc de jeux, 5 minutes du Vieux-Québec, 20 minutes de la rue du Petit-Champlain. Pendant deux jours, on a exploré la ville à notre rythme, sans avoir le stress de trouver un stationnement.

Tout à l’heure je parlais des étoiles dans les yeux de ma fille à la découverte des décorations de Noël. Ce n’est rien comparé à sa joie de découvrir la piscine chauffée de l’hôtel. Voilà un nouveau critère à ajouter sur la liste pour mes prochains séjours en famille.

Côté confort, nous avions une chambre avec deux lits queen. Idéal donc pour une petite famille. Comme les restaurants sont fermés, nous nous sommes fait livrer directement à notre chambre, sur les meilleurs conseils de l’équipe d’accueil. Ces repas pris dans le confort de notre chambre, sur fond de film de Noël, figureront dans nos meilleurs souvenirs de cette escapade familiale à Québec.

Voilà pour cette année.

Il nous tarde déjà d’être à l’an prochain. Rose sera en âge de venir avec nous dévaler les pentes de Valcartier et de patiner sur la patinoire de la place D’Youville.

Car nous pouvons le dire officiellement, nous comptons bien faire de cette virée à Québec dans le temps des fêtes, l’une de nos traditions de Noël.

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Dans mon travail de gestionnaire au développement des affaires pour l’Hôtel Château Laurier Québec, je suis appelée à participer à des missions de vente et à des événements promotionnels en compagnie de représentants du secteur du tourisme d’affaires de la région de Québec. Nous formons alors une équipe régionale dont la mission est de séduire des associations et des corporations à tenir leurs congrès et réunions d’affaires à Québec plutôt que dans une autre destination. Mais je dois plus souvent qu’autrement faire valoir auprès de clients potentiels les avantages qu’ils ont à tenir leurs événements d’affaires dans notre établissement plutôt que dans les autres hôtels et centres de congrès de la région. Et dans les deux cas, la concurrence est féroce. Mais je dois avouer que l’offre de l’Hôtel Château Laurier Québec comporte des petits plus indéniables pour les associations auxquelles je m’adresse.

Fiers promoteurs de la langue française

Au début des années 2000, notre président, Alain Girard, au fil de ses réflexions et discussions avec des gens de l’industrie touristique, en est arrivé à la conviction et à l’évidence : pour se distinguer, Québec n’avait ni à se réinventer, ni même à s’inventer. Il fallait plutôt miser sur les caractéristiques qui nous rendaient déjà si unique, soit la langue française et être le berceau de la culture francophone en Amérique. Nous nous affichons donc fièrement depuis plus d’une décennie comme un établissement francoresponsable.

Alain Girard, en compagnie de l’auteur Marie-Claire Blais

Je prends conscience régulièrement dans mes échanges avec nos clients que notre décision d’afficher et d’assumer pleinement notre francoresponsabilité est une valeur ajoutée susceptible de plaire et de fidéliser. La clientèle réalise, en nous visitant et en décidant de tenir leurs événements chez nous, qu’il s’agit bien plus qu’un argument de vente, mais bel et bien d’un engagement réel, qui se traduit par une série de gestes et décisions qui démontrent un attachement profond à notre culture francophone. Chez nous, la langue française vit et s’incarne pleinement, que ce soit sur nos murs, dans l’environnement sonore de l’hôtel, dans notre correspondance, tout comme dans nos partenariats et engagements bénévoles.

Félix Leclerc par Louis Boudreault. Ce tableau est accroché sur l’un des murs de la réception de l’hôtel.

Comme aime le dire monsieur Girard, la langue française est une langue du cœur, une langue d’émotions. Et quoi de mieux que de proposer une réelle émotion quand vient le temps de séduire et de satisfaire pleinement un client.

Et pour nous rapprocher de notre langue et de la communauté, nous croyons qu’il faut en favoriser la découverte. Étant un hôtel indépendant, nous avons à cœur de favoriser le commerce local. C’est ce qui a poussé la direction de l’hôtel à établir un partenariat avec un regroupement de libraires indépendants. D’une part, inciter nos clients à fréquenter et à acheter dans ces librairies s’inscrit parfaitement dans notre politique de développement durable et d’autre part, on tisse, ce faisant, des liens étroits avec des commerçants qui, tout comme nous, ont un profond attachement à la langue française. Oui, définitivement, notre partenariat avec les libraires traduit de façon tangible notre engagement envers la francoresponsabilité et constitue un petit plus, tout à fait cohérent avec notre ville que nous aimons tant.

Un coffre aux trésors pour nos clients

Nous nous faisons un devoir d’offrir une expérience de qualité à tous nos clients. Et pour la vivre pleinement, on ne peut la restreindre à notre établissement. Les inviter à parcourir la Ville de Québec, son Vieux-Québec et ses quartiers centraux tels la Colline Parlementaire, le Faubourg Saint-Jean-Baptiste et Saint-Roch avec sa rue Saint-Joseph est évidemment un naturel. Mais quoi de mieux que de leur offrir un véritable réseau de restaurants, de boutiques, de musées, de centres d’interprétation et d’activités qu’ils pourront fréquenter en bénéficiant de rabais. Voilà un autre petit plus que nous offrons à notre clientèle grâce à notre Coffre aux trésors. Encore une fois, cette initiative témoigne de notre attachement à notre communauté et à l’importance d’offrir une expérience globale et enrichie à nos visiteurs. Notre Coffre aux trésors, c’est un véritable sésame qui nous permet d’ouvrir de nouveaux horizons et d’offrir des réductions dans des restaurants, des boutiques et musées.

Se réunir dans un cadre exceptionnel

Nous sommes déjà en mesure d’accueillir les réunions, congrès et autres événements d’affaires dans des salles fonctionnelles, de grandeurs variées et donnant accès à une technologie de pointe afin de faire de tout événement le succès tant attendu. Et que dire de notre Jardin des Quatre-Saisons qui permet de tenir dans la cour extérieure de l’Hôtel Château Laurier Québec des événements extérieurs tels des barbecues, des mariages et des cocktails.

Foyer des Plaines

 

Mais encore faut-il être en mesure de répondre adéquatement et rapidement aux besoins des clients les plus exigeants. C’est ici que notre équipe de coordination entre en scène. Vous me direz à raison que plusieurs autres établissements de Québec peuvent en faire tout autant. Mais, nous pouvons offrir en plus, à quelques pas de l’hôtel, les espaces multifonctionnels du Manège militaire des Voltigeurs de Québec, un lieu de réunion à la fois mythique et exceptionnel.

Depuis la triste soirée où cet édifice patrimonial a été la proie des flammes, toute la communauté touristique de Québec rêvait à sa renaissance. Et bien, le lieu livré à la fin des travaux fut largement au-delà de toutes les attentes. Non seulement le bâtiment est magnifique et unique, mais on peut affirmer sans réserve que le Manège militaire trône près du sommet des plus belles salles multifonctionnelles par son architecture, son côté « state-of-the-art » et ses possibilités techniques. Je pourrais vous énumérer en long et en large l’éventail des caractéristiques techniques de ce lieu et de ses salles, mais j’aimerais plutôt m’attarder à une donnée qui confirme hors de tout doute que l’offre du Manège militaire représente un atout majeur dans nos efforts de démarchage. En effet, à ce jour, les événements qui se tiennent au Manège militaire Voltigeurs de Québec attirent en moyenne 25 % plus de participants que le nombre prévu par les organisateurs. Un événement a même vu le nombre de ses participants doubler. Je ne voudrais pas utiliser abusivement de qualificatifs, mais je pense pouvoir affirmer que le Manège représente définitivement un grand plus pour les organisateurs d’événements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

George V, un traiteur d’exception

Que ce soit pour un événement au Manège militaire, dans les salles de l’hôtel ou même dans un site extérieur, nous comptons, au sein de notre organisation, sur un service traiteur de calibre international. Le George V services de banquets et traiteur s’est déjà mérité de nombreux prix et distinctions et a agi à titre de traiteur officiel lors d’événements d’envergure tels que les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, le Festival d’été de Québec, les Grands feux Loto-Québec pour n’en citer que quelques-uns. En pouvant compter sur la créativité d’Heinrich Meesen, son chef exécutif, et de sa brigade de passionnés, nous sommes en mesure d’offrir un service traiteur qui se démarque vraiment. Non seulement, leur savoir-faire se reflète dans la présentation des plats, mais aussi dans les ingrédients du terroir qui s’y trouvent.

D’aussi loin que l’on puisse se souvenir, les produits d’artisans Québécois ont toujours été source d’inspiration dans les cuisines du George V et du Chef Heinrich Meesen. La relation de confiance qui s’est établie avec les producteurs d’exception de la région de Québec est à la base du succès et de l’authenticité de sa cuisine. Quand on demande à un client, ce qui a fait la différence lors d’un événement, on retrouve presqu’invariablement la qualité de la nourriture. Je peux donc affirmer, sans le moindre doute, que notre service traiteur représente un avantage certain qui nous permet de se démarquer de la concurrence.

En terminant, j’ai une expérience de plus de 20 ans au sein d’hôtels majeurs de Québec. Au cours de ces années, j’ai dû faire valoir les avantages de tenir des événements dans les différents établissements pour lesquels j’ai travaillé. Mais je peux affirmer sans hésitation que l’Hôtel Château Laurier Québec est vraiment en mesure d’offrir des petits plus qui font vraiment la différence.

 

 

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Pour une autre fois, Alain m’a laissé la parole pour son espace de blogue et j’ai décidé de vous présenter notre réalité en ces temps particulièrement difficile pour notre industrie et plusieurs autres types de commerce.

 

 

 

Ça fait maintenant quelques mois que nous sommes frappés par une crise sanitaire sans précédent dans l’histoire contemporaine. Telle un tsunami, elle s’est répandue en un éclair à travers le monde, forçant de nombreux pays et états à mettre leur économie sur pause afin d’arriver à la contrôler. Au Québec, notre gouvernement a agi promptement en imposant une fermeture temporaire de plusieurs secteurs de notre économie. À la lumière de ce qui s’est passé depuis et en constatant que ces décisions ont permis d’aplanir les courbes de décès et de transmission du virus, force nous est de constater que, dans l’ensemble, la crise a été bien gérée. Mais l’impact a été et demeure dévastateur pour l’industrie touristique et tout particulièrement, les milieux de l’hébergement et de la restauration. Comme entrepreneur et gestionnaire, ce qui m’a le plus interpellée, au-delà des pertes financières importantes, c’est notre relation avec notre personnel. Il ne faut jamais oublier que sans eux, l’expérience de séjour dans nos établissements ne serait jamais le même.

Déchirés face à des décisions difficiles

Peu après cet arrêt de l’activité économique, nous avons dû nous rendre à l’évidence. Il était impossible de faire comme de si rien n’était. Nous devions informer nos employés qu’il était impossible, sauf exceptions, de les garder en poste dans ce contexte. Comme gestionnaire, en se fiant à mon côté rationnel, la décision s’imposait. Mais en écoutant mon cœur, elle devenait pénible à prendre et difficile à communiquer. Mon père Alain, passait par la même gamme d’émotions. D’autant plus que cette décision ne découlait en aucun cas de mauvaises décisions ou pratiques de gestion de notre part. Nous ne pouvions pas vraiment avoir vu la tempête venir. Rappelons-nous, quelques jours à peine avant la mise en pause de notre économie, le gouvernement du Québec dévoilait avec optimisme son budget 2020-2021. Et qui ne se souvient pas de la pénurie de main d’œuvre à laquelle nous étions confrontés jusqu’à cette crise sanitaire. Tout ça contribuait à rendre la situation encore plus invraisemblable et difficile à accepter. C’est donc avec une réelle et grande tristesse que nous avons dû convoquer nos employés et les informer de notre décision.

Comme pour se rassurer, on se disait que l’impact de cette crise serait limité dans le temps. Nous pouvions difficilement imaginer alors que celle-ci viendrait affecter considérablement, quelques mois plus tard, nos opérations en période estivale. Je dois donc me rendre à l’évidence, les décisions déchirantes que nous avons prises en cette seconde moitié du mois de mars en ce qui concerne nos ressources humaines étaient les bonnes. Elles étaient, avec le recul, la seule avenue possible pour sauver nos entreprises et leur donner la chance de redécoller avec succès quand toute cette crise ne serait plus qu’un mauvais souvenir. J’aimerais rappeler ici, qu’en plus d’opérer deux hôtels situés au cœur de l’activité touristique de Québec, nous opérons un important service de traiteur événementiel et assurons la gestion du Manège militaire Voltigeurs de Québec comme site d’événements. Nous avons enfin fait l’acquisition de la boulangerie Le Croquembouche, un établissement reconnu du Quartier Saint-Roch.

Garder le lien et communiquer

Si nous avons réussi à connaître du succès au cours des dernières années, la contribution de nos employés en est, à ne pas en douter, un facteur important. En faisant ce constat, il devenait incontournable de les traiter avec le plus grand respect possible dans les circonstances. D’autant plus que ceux-ci, comme le reste de la population d’ailleurs, vivaient une période anxiogène face à la progression du virus et aux nouvelles règles qui venaient changer leur quotidien. Dès le début, nous nous sommes dit qu’il fallait établir des lignes de communication avec notre personnel. Nous avons donc mis en place des envois courriels réguliers pour les informer des développements mais surtout, pour maintenir un lien essentiel en cette période difficile. Nous leur avons d’ailleurs donné toutes les informations requises pour leur permettre d’avoir accès aux différents programmes d’aide offerts par les gouvernements.

Dans la réalité quotidienne de nos entreprises nous sommes, comme gestionnaires, en contact quotidien avec les membres du personnel. Nous sommes une entreprise familiale et la volonté de considérer nos employés comme s’ils faisaient partie d’une grande famille fait partie des valeurs que nous avons toujours voulu mettre de l’avant. Il devenait donc essentiel pour nous que les échanges avec nos employés en cette période de crise, puissent également adopter un ton moins formel. Nous avons donc décidé de créer, question de maintenir un contact plus familier, un courriel intitulé « Simplement nous ». Coordonné par ma sœur Corinne, celui-ci est centré sur les individus et la façon dont ils traversent cette crise. Le ton adopté dans ces échanges est bienveillant et les contenus sont inspirés du vécu et des solutions développées par certains de nos employés pour passer au travers de cette crise de façon plus sereine.

Comme beaucoup d’entreprises et d’institutions, nous avons également eu recours à des solutions technologiques pour maintenir le contact. Ainsi, à chaque semaine le vendredi, les employés étaient invités à participer à une visioconférence, avec l’outil « Zoom » (voilà un mot qui est devenu de plus en plus familier depuis la période de confinement). L’objectif était de se donner des nouvelles et de partager nos stratégies personnelles pour traverser cette période difficile. Et comme il était important pour moi et mes collègues directeurs de donner l’heure juste, nous avons utilisé certaines de ces rencontres pour communiquer de façon plus formelle sur l’impact de la crise pour nos entreprises et les mesures mises de l’avant pour s’y adapter et y répondre.

Savoir adapter nos opérations

 Nous avons décidé dès le début de la crise de maintenir l’Hôtel Château Laurier Québec ouvert mais de fermer l’Hôtel Château Bellevue. Cette décision permettait d’offrir, à proximité du centre-ville et de l’Assemblée nationale, de l’hébergement commercial afin de répondre aux besoins de clients qui devaient se déplacer et séjourner en hôtel malgré la crise. Dans les faits, moins de 5 % de nos chambres ont été occupées. Notre première préoccupation était d’offrir ce service de façon sécuritaire pour nos clients et nos employés. Nous avons donc scrupuleusement respecté les exigences gouvernementales en matière de santé publique et de sécurité et santé au travail. Ces normes sont venues modifier notre prestation de services, particulièrement au niveau de la réception des clients, du service aux chambres et de l’entretien ménager. Malgré tout, les clients qui ont séjourné chez nous se sont, dans l’ensemble, très bien adaptés à ces nouvelles mesures.

Depuis le début de l’été, l’achalandage a repris quelque peu, particulièrement lors des fins de semaine. En tenant compte de cette nouvelle réalité et dans le souci de respecter les normes gouvernementales, nos avons dû revoir certaines pratiques opérationnelles. Ainsi, à titre d’exemple, le service de voiturier a été interrompu et la charge de travail pour l’entretien ménager a dû tenir compte des nouvelles normes et de l’achalandage qui est nettement en baisse comparé à ce qu’il est en temps normal en haute saison. Cette situation vient évidemment affecter nos employés, soit à cause d’une perte de revenus, soit par une modification des horaires de travail qu’ils connaissaient avant la pandémie. Encore une fois, des communications régulières et de qualité avec notre personnel sont devenues incontournables dans ce contexte.

Confiance envers l’avenir…même si l’avenir semble incertain

Ma préoccupation principale, que je partage avec mon père et les directeurs œuvrant au sein de l’entreprise, est d’assurer l’avenir de l’entreprise afin de pouvoir revenir au niveau que l’on connaissait avant le début de la pandémie. C’est la seule façon de rappeler au travail tous les employés que nous avons dû mettre à pied. Le tourisme est sans aucun doute un des secteurs qui aura été le plus touché par la crise sanitaire que nous vivons. Face à cette situation incertaine, plusieurs travailleurs de l’hôtellerie auront décidé de réorienter leur carrière. Et on ne saurait leur en tenir rigueur. En conséquence, je pense qu’à peine serons-nous sortis de la crise, que nous serons de nouveau confrontés à une rareté de main d’œuvre. Je pense que nous avons pris, jusqu’à maintenant, les bonnes décisions pour protéger les actifs que ma famille a mis des générations à développer. Et nous allons continuer à analyser la situation et à tenter de prendre des décisions éclairées parce qu’avant toutes choses, nous sommes des hôteliers et nous aimons profondément ce que nous faisons. Nous naviguons toujours dans l’inconnu et nos décisions, pas toujours faciles, sont guidés par nos valeurs d’entreprise.

En conclusion, cette crise m’aura permis de jeter un nouveau regard sur la suite des choses et sur la façon dont je suis passée au travers. D’une part, apprendre à passer d’un mode performance à un mode d’apprentissage. Cette crise aura en effet été on ne peut plus formatrice pour moi. D’autre part, il m’apparaît plus que jamais que des contacts humains bienveillants et empathiques avec le personnel sont essentiels pour une entreprise qui veut survivre à une telle crise.

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Voilà un heureux mariage!

L’Hôtel Château Laurier Québec est fier de s’impliquer, par l’entremise de son président, Alain Girard, auprès de la Fondation pour la langue française où il agira à titre de membre du Cabinet de la campagne de financement.

« Quand on m’a approché pour sonder mon intérêt envers la Fondation, j’ai tout de suite été conquis! J’ai tout particulièrement aimé leur désir de faire rayonner la francophonie à-travers le Canada, de mettre le français en partage ».

Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec

La Fondation pour la langue française a vu le jour en octobre 2018. Elle est issue du Fonds Langelier, créé en 1988, conformément aux dispositions testamentaires de Monsieur J.-Donat Langelier, dont l’objectif était de participer à l’essor des communautés francophones à l’extérieur du Québec. Monsieur Langelier était facteur et marchands de piano à Montréal au XXe siècle.

La Fondation réunit de grands noms, des amoureux de la langue française. De grands noms de tous horizons. Son président d’honneur est nul autre que Dany Laferrière, auteur et académicien. Avec la poésie qu’on lui connaît, il décrivait en ces mots la raison d’être de la Fondation :

« Nous avons besoin de rendre le français plus attrayant pour toutes sortes de gens, parce que nous avons besoin d’aimer la langue que nous parlons. »

Dany Laferrière, Président d’honneur de la Fondation pour la langue française

Photo du site Web de la Fondation pour la langue française

Par ailleurs, Pauline Marois et John Parisella coprésident la campagne de financement « Je parle français par cœur ». Ce duo plaît à Alain Girard.

« Madame Marois, nous connaissons son amour indéfectible envers la langue française. Sa carrière est empreinte de cette fierté d’être francophone. C’est extraordinaire qu’elle revienne dans l’espace public pour poursuivre cet engagement.

Monsieur Parisella, pour moi, c’est une belle découverte! Un bel exemple d’un francophile qui vit en français sans délaisser sa langue maternelle. Le fait d’avoir choisi ces deux personnes pour présider la campagne de financement envoie un message positif, un message inclusif. »

Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec

La Fondation compte également sur la présence d’un Directeur général passionné. À un carrefour de sa vie professionnelle, Martin Gélinas a choisi d’œuvrer à la Fondation pour la langue française par conviction et avec cœur.

« J’ai grandi dans un environnement où il était question de défense et de fierté de la langue française. Aujourd’hui, je reprends la parole de mon père en soulignant à mes enfants que le fil conducteur d’une génération à l’autre, c’est la langue, celle qui enrichit notre culture notre patrimoine.

Pourquoi la Fondation? j’ai eu un réel coup de cœur pour la Fondation et sa vision. Parmi les choses qui m’ont plu, j’apprécie particulièrement le nom de la Fondation. Le mot « pour » dans Fondation pour la langue française signifie à la fois mettre en avant et protéger, défendre. Ce qui résume bien notre mission. »

Martin Gélinas – directeur général de la Fondation pour la langue française

La francoresponsabilité

La Fondation pour la langue française est le seul organisme de bienfaisance consacré entièrement à la promotion du français au Québec et au Canada.

« En étant la seule organisation entièrement consacrée à la promotion de la langue française, à-travers le Canada, pour moi, ça allait de soi qu’il y avait là un écho puissant à la francoresponsabilité! »

Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec

Alain Girard n’était pas le seul à penser qu’il y avait des atomes crochus entre la francoresponsabilité et la Fondation. Pour le directeur général de la Fondation, Martin Gélinas, la langue française est un patrimoine dont il faut être fier. Si la fierté civile est du côté du peuple, il était curieux de savoir ce qu’il en était dans le milieu des affaires?

Avec Internet, et la prédominance de l’anglais, la question se pose : y a-t-il encore moyen de faire réellement des affaires en français? Quand j’ai appris qu’à Québec il y avait quelqu’un qui avait compris que, oui, c’est possible de faire des affaires en français. Quelqu’un qui avait osé le faire, j’ai trouvé cela remarquable! Et cette personne, c’est Alain Girard.

Martin Gélinas, directeur de la Fondation pour la langue française

Alors que la Fondation pour la langue française promeut déjà la francoresponsabilité, Alain Girard verrait bien cette dernière comme mesure de l’empreinte de la francophonie au Canada. Rappelons que la francoresponsabilité est un engagement à promouvoir la francophonie sous toutes ses formes, et ce, autant dans ses valeurs que dans ses traditions. Elle puise dans la fierté de chacun, sans barrières techniques, ni frontières politiques. En s’affichant francoresponsables, les commerces et les institutions francophones et francophiles contribueraient ainsi à graver encore plus profondément l’empreinte du français au Canada. Telle une toile de solidarité d’un océan à l’autre.

Les jeunes et la langue française

Alain Girard et Martin Gélinas partagent le souhait de voir la langue française être pérenne. Cependant, tous les deux reconnaissent le grand défi d’intéresser les jeunes à la langue française et à sa culture. Encore plus à l’idée de faire carrière en français.

« Il faut se l’avouer, la concurrence avec l’anglais et l’espagnol est grande. Surtout, les jeunes pensent davantage le monde comme étant un monde sans frontières. Valoriser une langue qui peut, de prime abord, leur apparaître circonscrite à quelques pays et territoires les séduit moins.

Voilà pourquoi, il faut toucher leur cœur en passant par les arts francophones. Quand ils découvrent de la poésie, du théâtre, de la peinture, de la musique, de l’humour d’ici et d’ailleurs en français, là leurs yeux s’illuminent. L’art sans frontières rejoint leur conception d’un monde sans frontières.

J’ai la conviction profonde qu’un projet comme la francoresponsabilité, en misant sur la culture et les arts francophone, peut contribuer à rapprocher les jeunes de la langue française. »

Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec

En discutant avec sa fille, Martin Gélinas a lui aussi entrevu un angle pour davantage faire vibrer les jeunes quand il est question de langue et de culture francophone.

J’ai compris que pour les jeunes, l’environnement est LA cause qui les anime. Que s’ils doivent choisir une cause, ce sera celle de l’environnement et, que pour bon nombre d’entre eux, cette bataille-là, elle se passe en anglais.

Puisque la cause de l’environnement permet aux jeunes de se projeter dans le futur, j’ai fait la même chose avec le français en demandant à ma fille si elle entrevoyait que ses enfants ne parlaient pas français.

Réponse claire et spontanée :

    • Non! Ce n’est pas ce que je veux!
    • Pourquoi?
    • Parce que je me sentirai incomplète.

Sa réponse m’a donné de l’espoir! Le sentiment d’appartenance à la langue, à la culture, il est là. Savoir que la langue française fait partie de soi.

Martin Gélinas, Directeur de la Fondation pour la langue française

Envie d’en connaître davantage sur la Fondation? Visitez leur site : https://fondationlanguefrancaise.org

L’année 2020 souligne le 50e anniversaire de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Suivez les célébrations : https://www.francophonie.org

Sources : Fondation pour la langue française : https://fondationlanguefrancaise.org

Archives de l’Assemblée nationale du Québec

 

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Alors que nous venons de traverser des mois très inhabituels, la vie reprend tout doucement son cours et avec elle, l’envie de sortir – en toute sécurité, cela va de soi. C’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir Québec et sa magnifique région. Dans le but de favoriser l’achat local et le divertissement de proximité, l’Hôtel Château Laurier Québec a d’ailleurs développé un très beau partenariat avec la MRC de l’Île d’Orléans, incluant des offres exclusives. Le cinéma en plein air est également au menu. Curieux d’en savoir plus? Voici ce que l’équipe vous propose!

L’île aux trésors

À vingt minutes de voiture du centre-ville de Québec, l’Île d’Orléans est reconnue pour la beauté de ses paysages, pour son patrimoine unique, pour son agrotourisme gourmand et pour l’accueil chaleureux de ses habitants. Longue de 34 km et large de 8 km, elle compte de nombreux points d’intérêt. Plusieurs forfaits ont été créés pour vous permettre de découvrir quelques-uns de ces trésors et ainsi vivre une expérience sur mesure, selon vos goûts!

Crédit photo: Stéphane Miller

 

Espace Félix-Leclerc

 

 

Espace Félix-Leclerc rappelle le parcours de cet artiste québécois, dans un magnifique environnement.

En arrivant sur l’île, découvrez tout d’abord l’Espace Félix-Leclerc, dédié à la vie et à l’œuvre de ce grand poète et chansonnier québécois. Sur présentation de votre coupon que l’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec vous aura remis, vous pourrez profiter de la promotion « S’offrir un petit bonheur », soit l’entrée au musée et, en cadeau, un exemplaire du livre Félix Leclerc. Un héritage en image pour 20 $. Nul besoin de réserver : il suffit de vous présenter à l’accueil, au 1214 Chemin Royal, Saint-Pierre. On s’informe au 418 828-1682.

L’Île d’Orléans est souvent surnommée «le berceau de l’Amérique française», car les ancêtres de nombreuses familles souches du Québec s’y sont installés aux 17e et 18e siècles! Cet héritage est raconté et célébré par les nombreux monuments et plaques évoquant le souvenir de ces pionniers, tout autour de l’île. Vous aimez la généalogie et souhaitez en apprendre plus? Quelle chance : bénéficiez d’un accès 2 pour 1 à la Maison de nos Aïeux et à la Maison Drouin, au coût de 8 $ par personne. La Maison de nos Aïeux est un centre historique et généalogique situé dans l’ancien presbytère de Sainte-Famille, tandis que la Maison Drouin, joyau du patrimoine bâti du Québec, a été construite en 1730 et habitée dans ses conditions quasi originelles jusqu’en 1984! Si vous souhaitez mieux connaître votre ancêtre, vous pouvez aussi vous offrir des services personnalisés en généalogie avec une  généalogiste de filiation agréée, avec une remise de 15 %, sur présentation de votre coupon que l’Hôtel Château Laurier Québec vous aura remis. Réservez au 418 829-0330 ou à info@fondationfrancoislamy.com.

Manoir Mauvide-Genest rappelle le mode de vie des élites de l’époque de la Nouvelle-France.
Photo : Tourisme Île d’Orléans, courtoisie.

Le Manoir Mauvide-Genest est un autre magnifique exemple de patrimoine bâti préservé de la manière la plus authentique. Grâce à un partenariat exclusif, vous pouvez vous prévaloir d’une visite privilège personnalisée du Manoir, suivie d’une dégustation d’infusion de l’apothicaire, glacée ou chaude. Vous aurez aussi accès à l’étonnant jardin typique de la Nouvelle-France, ainsi qu’au parc naturel donnant sur le fleuve Saint-Laurent. Vous pourrez en profiter pour découvrir l’exposition extérieure «Traversée», du regroupement d’artistes BLEU. Il suffit de réserver et de présenter votre coupon que l’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec vous aura remis pour profiter de cette superbe offre alliant nature et culture, au tarif de 10 $ par adulte et 9 $ par étudiant. Gratuit pour les moins de 12 ans. Informations et réservation au 418 829-2630 ou à info@manoirmauvidegenest.com.

À noter que moyennant des frais supplémentaires, l’option «Panier de pique-nique» est disponible sur réservation, au moins 24h à l’avance, en partenariat avec le restaurant Le Moulin de Saint-Laurent.

Outre les partenariats noués avec l’Hôtel Château Laurier Québec, bien d’autres activités vous attentent à l’Île d’Orléans cet été. À tous les vendredis à 19h30, le Nouveau Théâtre de l’Île d’Orléans propose le spectacle Comédie sur l’herbe, une collection de textes comiques présentés sur la petite scène extérieure installée devant la grange du théâtre. Aucune réservation nécessaire, mais un maximum de 50 places est disponible, alors les spectateurs sont invités à arriver tôt au 1721 Chemin Royal, Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, idéalement munis de leur pique-nique et de leurs chaises pliantes. Une contribution volontaire de 20 $ est suggérée. Informations au 418-828-0967.

Parc maritime du Saint-Laurent rappelle le passé de navigateurs des insulaires.
Photo : Tourisme Île d’Orléans, courtoisie

Féru de grands espaces et d’histoire maritime? Faites un détour par le Parc maritime de Saint-Laurent, qui rappelle la riche histoire de la construction navale tout en offrant une vue spectaculaire sur le fleuve et la Rive-Sud de Québec. Situé au 120, de la Chalouperie, à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, le prix d’entrée est de 5 $ par adulte, 3 $ pour les 13-17 ans et gratuit pour les moins de 12 ans. 418 828-9672.

Et pour conclure cette magnifique escapade insulaire, il faut absolument aller faire un tour chez Cassis Monna et Filles. Le resto La Monnaguette, bar laitier et son incomparable crème glacée au cassis sont devenus des classiques pour les gens de la région de Québec! Il est également possible de visiter l’économusée de la liquoristerie et goûter aux alcools, crèmes et liqueurs de cassis produits localement, dont plusieurs se sont distingués dans de grands concours internationaux de spiritueux. La boutique de produits régionaux vaut le détour.

Des délices à base de cassis sont à découvrir chez Cassis Monna et Filles.
Photo : Tourisme Île d’Orléans, courtoisie.

Vie de Château

Si vous ne pouvez vous rendre sur l’Île d’Orléans, c’est un petit bout de l’Île qui viendra à vous : l’Hôtel Château Laurier Québec accueille en effet quelques œuvres d’artistes orléanais du regroupement BLEU dans le Foyer de la Salle de Bal. Des sculptures pourront également être admirées dans la cour intérieure de l’hôtel.

De plus, nous vous avons concocté un cinéma extérieur directement dans la cour intérieure! Des projections, réservées exclusivement aux clients de l’Hôtel Château Laurier Québec, agrémenteront tous les samedis soirs pendant la saison estivale. L’heure de la présentation s’ajuste à l’heure de coucher du soleil, afin d’assurer une expérience agréable tout au long de l’été!

Voici l’horaire des présentations :

  • Samedi le 25 juillet 20h30 : Menteur
  • Samedi le 1er août 20h30 : Bon Cop Bad Cop
  • Samedi le 8 août 20h30 : Soirée dédiée à Félix Leclerc
  • Samedi le 15 août 20h :  Mamma Mia
  • Samedi le 22 août 20h: Il pleuvait des oiseaux
  • Samedi le 29 août 20h : à confirmer

* * * * *

En cette période si particulière, il est bon de savoir que l’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec travaille très fort pour vous offrir un environnement sécuritaire, en n’oubliant pas la dimension plaisir. Nous serons heureux de répondre à vos questions et de vous aider à trouver des divertissements et des activités à faire dans notre belle région de Québec, tant en couple qu’en famille.

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Le Québec, comme beaucoup d’autres états et provinces, a dû se mettre sur pause afin d’aplatir la courbe de propagation de la COVID-19. Ai-je besoin de le rappeler, la nécessité d’utiliser une stratégie de confinement et de distanciation sociale a eu l’effet d’un véritable tsunami pour l’industrie touristique. Au-delà des nuitées perdues, des billets non vendus dans les attraits et des repas non servis dans les restaurants, cette crise aura eu un impact terrible pour les milliers de travailleurs et de travailleuses de notre industrie qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi. Et c’est sans compter tous ceux et celles qui travaillent pour les différents fournisseurs qui nous permettent d’offrir une expérience authentique de qualité à nos visiteurs. Cette crise s’avère jusqu’à maintenant être un puissant révélateur de l’importance de privilégier les achats locaux.

J’en ai déjà témoigné à maintes reprises sur plusieurs tribunes et dans ce blogue, nos établissements, l’Hôtel Château Laurier Québec, l’Hôtel Château Bellevue et le George V services banquets et traiteur, font partie d’une entreprise familiale tissée serrée. Non seulement, nous sommes indépendants des grands groupes hôteliers, mais depuis les tous débuts, nous nous sommes fortement impliqués dans notre communauté. Si l’achat local et l’implication communautaire s’imposent comme une nécessité en ce temps de crise, cela a toujours fait partie de nos valeurs. Sans l’apport de notre communauté, nous n’aurions pas pu offrir des produits et une expérience dont nous sommes fiers.

Pour permettre à nos deux hôtels, notre service traiteur et notre boulangerie-pâtisserie le Croquembouche de fonctionner, nous faisons affaire avec près de 150 fournisseurs, tous locaux. Pour certains services, cela va de soi, alors que pour d’autres, recourir à des fournisseurs étrangers nous aurait probablement permis de réaliser des économies. Mais pour nous, acheter local, ce n’est pas négociable. Ça nous permet d’avoir un impact direct sur la communauté en contribuant au maintien d’entreprises d’ici et des emplois qu’elles créent. Et de surcroît, ça nous permet d’atteindre et de respecter des standards de qualité auxquels nous tenons tant. En effet, en faisant affaire avec des entreprises d’ici, nous pouvons connaître nos fournisseurs, leur poser des questions et avoir des assurances de qualité. Cela est d’autant plus vrai pour notre service de traiteur, le George V, qui se fait un devoir de mettre sur la table de nos convives des produits du Québec dont nous pouvons vérifier la traçabilité. Et élément non négligeable, en achetant des produits alimentaires québécois, on limite les transports et on contribue ainsi à diminuer l’empreinte carbone de nos opérations. Enfin, en achetant local, nous avons l’assurance, qui revêt beaucoup d’importance à mes yeux, que les normes du travail québécoises sont suivies et que les travailleurs à l’emploi de nos fournisseurs sont bien traités.

Créer de la valeur ajoutée

Pour tous nos clients, qu’ils séjournent dans nos établissements pour des motifs reliés à leurs affaires ou simplement pour s’offrir un séjour d’agrément en couple ou en famille, nous avons développé notre Coffre aux trésors. C’est un programme simple qui permet d’enrichir le séjour de nos visiteurs en leur donnant accès à plus de 40 établissements, dont des restaurants, des attraits majeurs, des boutiques et des tours guidés. Le développement de ce produit a nécessité des heures de négociation de la part de notre personnel. Et le bénéfice ne va pas seulement à nos clients. En effet, le Coffre aux trésors contribue à créer de l’achalandage chez des entreprises locales et celles-ci continueront plus que jamais à en avoir besoin une fois le retour à la normale.

Mettre en valeur les produits et les attraits locaux

En plus d’offrir notre Coffre aux trésors qui permet d’avoir accès à des rabais intéressants chez des partenaires qui ont une offre de qualité pour nos clients, nous nous faisons un devoir de mettre en valeur les produits et attraits locaux. D’une part, notre service de conciergerie, non seulement répond aux demandes spéciales des visiteurs qui séjournent à l’Hôtel Château Laurier Québec, mais se fait un plaisir de suggérer toute une série d’activités qui correspondent aux besoins, attentes et goûts de nos clients. Notre équipe de concierges est passionnée et aime sa région. L’équipe fait constamment des recherches pour en faire découvrir ses principaux attraits et tous ses trésors insoupçonnés.

La mise en valeur de l’offre touristique de la région passe également par le développement et l’offre de forfaits à nos clients, forfaits que l’on peut acheter directement sur notre site Web. On y retrouve de tout, pour tous les goûts et pour toutes les clientèles, des couples à la recherche d’expériences épicuriennes, aux familles en passant par les amateurs de culture et de patrimoine. Et même si nos clients décident de ne pas acheter ces forfaits et préfèrent réserver simplement une chambre, ils pourront, en consultant la section forfaits de notre site, découvrir toute une gamme de produits et d’activités susceptibles d’enrichir leur séjour.

Enfin, la curiosité, notre présence sur les médias sociaux ou tout simplement la recommandation d’un proche ou d’un ami vous a dirigé vers notre blogue. Eh bien, sachez que nous en sommes très fiers. Nous sommes un des rares hôtels au Québec à tenir un blogue où nous publions régulièrement des articles documentés qui vous permettent de connaître et de vous familiariser avec plusieurs aspects, plus ou moins connus, de notre région. J’ai le bonheur de contribuer à ce blogue, au même titre que d’autres gestionnaires et employés de l’hôtel. Nous nous efforçons de toujours publier des articles de qualité, et ce, dans le respect de nos clients et partenaires.

Réserver directement auprès de votre hôtel

Notre Premier ministre le répète régulièrement lors de ses points de presse sur la pandémie, « les beaux jours s’en viennent ». Malgré le fait que plusieurs Québécois devront réduire une partie de leur pouvoir d’achat au cours de cette pandémie, un grand nombre de nos concitoyens voudront tout de même profiter des beaux jours pour prendre des vacances. Et lorsque ces beaux jours seront revenus, prendre ses vacances chez nous deviendra un choix logique, que ce soit pour des motifs économiques ou sanitaires. Ça sera encore une fois de plus l’occasion de privilégier l’achat local en réservant directement auprès des hôtels et des résidences de tourisme. Ce faisant, on évitera de transférer des sommes importantes outre-frontière, représentant les généreuses commissions perçues par les principales agences de voyages en ligne. À cet égard, nous avons d’ailleurs diffusé, il y a quelques mois, une vidéo présentant les avantages pour les clients de réserver directement avec hôtelier. Regarder la vidéo en cliquant ici.

Écouter de la musique d’ici

Les mesures de confinement et de distanciation sociale, si nécessaires soient-elles, constituent une véritable catastrophe pour nos artistes et musiciens. Du coup, toutes nos salles de spectacles et les nombreux festivals qui se tiennent chaque année en été ont dû annuler leur programmation, laissant bien involontairement sur le carreau des milliers de comédiens, d’humoristes, de musiciens et de chanteurs. Qui plus est, les tournages de films, de même que la production d’émissions de fiction et de variété ont été interrompus. Les rares qui ont survécu au confinement sont produits en respectant des règles sévères de distanciation et font appel à un minimum d’artistes et de musiciens.

Qu’à cela ne tienne, un grand nombre de chanteurs et de chanteuses d’ici ont enregistré des vidéos de leurs performances à partir de leurs maisons et les ont partagées, pour notre plus grand plaisir, sur les différentes plateformes de médias sociaux. Vous, qui avez l’habitude de me lire, vous savez sans doute que je termine toujours mes billets par un coup de cœur musical. Permettez-moi aujourd’hui de vous suggérer de faire votre contribution afin de rendre hommage à nos musiciens et chanteurs en écoutant leur musique. Pourquoi ne pas fouiller dans vos collections de CD ou de vinyles, vous pourriez y retrouver des trésors oubliés. Et si vous voulez vous procurer de nouveaux albums, vous pouvez le faire en ligne en privilégiant les sites d’achat québécois. Enfin, si vous êtes un adepte des applications de diffusion en continu (Spotify, Apple Music, etc.), pourquoi ne pas privilégier les artistes québécois. D’ailleurs, Québecor a tout récemment annoncé le lancement de QUB musique, une nouvelle plateforme d’écoute en continu conçue pour les gens de chez nous et réalisée au Québec regroupant 50 millions de chansons entièrement francophones. Je vous invite à encourager notre culture et à vous procurer la nouvelle plateforme QUB musique offerte gratuitement à tous jusqu’au 31 juillet 2020. Un conseil, écoutez à satiété. Vous pourrez ainsi leur permettre d’en tirer des revenus, même si ceux-ci sont maigres.

                             

En terminant, acheter et consommer québécois, non seulement  nous permettra de sauver de nombreuses entreprises et les emplois qu’elles génèrent, mais surtout de devenir une société plus empathique et solidaire. Et c’est de plus en plus facile de le faire, via les sites transactionnels des entreprises, touristiques ou autres, ou tout simplement via des plateformes d’achat local comme les sites Mazonequebec.com et Le panier bleu. Nous avons d’ailleurs enregistré nos deux hôtels sur ce dernier site.

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Si vous avez l’habitude de lire mes billets sur ce blogue, vous savez que je vous livre un coup de cœur musical à la fin de ceux-ci. Vous l’avez sans doute compris, j’aime la musique. J’aime acheter des albums, faire des découvertes et les partager. Que ce soit à la maison ou en auto, la musique me procure bonheur, plaisir et vient injecter sa dose de magie et d’énergie dans mon quotidien. Mais si l’écouter est une véritable passion pour moi, que dire de voir des musiciens talentueux et inspirés s’exprimer sur scène. Et à Québec, il y a plusieurs salles et lieux pour assister à un spectacle musical, mais j’aimerais vous parler aujourd’hui d’une salle qui porte avec justesse et fierté son titre de Maison de la musique, le Palais Montcalm.

Une programmation de calibre

Avec en résidence un orchestre de chambre aussi prestigieux que Les Violons du Roy et de son chœur associé, La Chapelle de Québec, le Palais Montcalm assume pleinement son statut de Maison de la musique. Cet orchestre de réputation internationale, fondé par Bernard Labadie, s’y produit à plusieurs reprises à chaque année. Outre Les Violons du Roy, le Club musical de Québec propose également quelques concerts avec des musiciens et interprètes de renommée internationale. Ainsi, au cours de la dernière année, le Club a présenté de nombreux concerts exceptionnels dont, entre autres, un concert dirigé par le célèbre gambiste Jordi Savall de même qu’une performance en duo du violoncelliste Gautier Capuçon et de la spectaculaire pianiste chinoise Yuja Wang.

Mais si le Palais Montcalm peut s’enorgueillir de présenter une programmation de musique classique de calibre mondial, les autres genres musicaux offerts dans sa programmation viennent donner tout son sens à sa désignation de Maison de la musique. En effet, le Palais et ses salles accueillent des musiciens qui y font résonner les musiques du monde, le jazz, le blues, le folk, la musique Indie et même le rock progressif. J’ai eu, au cours des dernières saisons, l’occasion d’y voir des prestations qui m’ont fait réellement vibrer. Je pense, entre autres, au concert de Sarah McKenzie, chanteuse et pianiste de jazz originaire de l’Australie. Et si vous aimez le jazz vocal, la programmation du Palais Montcalm est vraiment taillée sur mesure pour vous. Au cours des dernières années, des chanteuses de renom y ont en effet foulé les planches de sa scène dont Dee Dee Bridgewater, Mélody Gardot et Holly Cole pour n’en nommer que quelques-unes. Et pour donner une richesse et un environnement musical d’une grande présence à ces belles voix, on y présente aussi à l’occasion des vocalistes de jazz accompagnés par l’Orchestre symphonique de Québec. Ainsi, en 2018, le charismatique Gregory Porter y a interprété un concert dédié aux chansons de Nat King Cole. Le Palais et l’Orchestre nous remettront ça en 2020 avec le spectacle Stacey Kent symphonique. Cette chanteuse américaine qui intègre à son répertoire de nettes influences du jazz brésilien et d’auteurs-interprètes français tels Henri Salvador, Léo Ferré et Serge Gainsbourg, saura sans aucun doute séduire les amateurs de jazz avec sa voie feutrée et d’une belle élégance. Ce sera définitivement un rendez-vous que je ne voudrai pas manquer.

La chanteuse Stacey Kent présentera un spectacle accompagnée de l’Orchestre symphonique de Québec le 28 novembre 2020.

Et le jazz instrumental n’y est pas en reste puisque de nombreux concerts y sont programmés. L’ensemble du saxophoniste Yannick Rieu, le jazz cubain de Rafael Zaldivar, l’ensemble japonais de jazz moderne Mouse on the Keys et même une soirée où on pourra danser le swing sur la musique d’un big band, autant d’occasions qui nous permettront de voyager sur les notes bleues et envoutantes du jazz. En cette matière, le Palais Montcalm est définitivement la destination incontournable pour les amateurs à Québec.

Comme je l’ai mentionné précédemment, ce qui fait la richesse de la programmation du Palais Montcalm, c’est l’ensemble des courants et styles musicaux contemporains que l’on peut y entendre. On y programme non seulement des artistes et musiciens de grande renommée mais surtout des spectacles qui sont rarement présentés sur d’autres scènes à Québec. Où ailleurs à Québec peut-on voir des légendes du blues comme l’harmoniciste Charlie Musselwhite qui se produira sur la scène de la salle Raoul Jobin le 12 mai prochain. Et que dire de cette rencontre unique avec Stick Men, un trio dont les membres ont fait partie ou accompagné King Crimson, une des légendes du rock progressif. Ce groupe s’articule autour du célèbre bassiste Toni Levin qui, outre King Crimson, a participé aux albums de grosses pointures comme John Lennon, David Bowie, Peter Gabriel et Dire Straits. Tous les billets pour les deux spectacles du trio (10 et 11 avril) ont toutefois été vendus. Et si le Palais est devenu un lieu de diffusion ayant accueilli son lot de légendes et de célébrités, on peut également y entendre des chanteurs et musiciens qui émergent de plus en plus sur la scène musicale. La venue d’Anna Calvi le 30 mars prochain en est un bon exemple. Bien qu’elle n’ait que quelques albums à son actif, on compare déjà cette chanteuse et musicienne britannique à des légendes du rock comme PJ.Harvey et Nick Cave.

Anna Calvi sera en spectacle le 30 mars prochain.

On a qu’à parcourir le site web du Palais Montcalm pour bien saisir toute la richesse, la diversité et l’unicité de sa programmation. L’équipe compte depuis près de deux ans sur une ressource précieuse à la programmation. Ayant été directeur de la section Art et spectacles et journaliste au quotidien Le Soleil, Nicolas Houle a couvert la scène musicale de Québec pendant une quinzaine d’année avant d’assumer les fonctions de coordonnateur à la programmation et depuis mai 2019, de directeur de la programmation du Palais. Ceux et celles qui ont pu le lire dans les pages du Soleil peuvent témoigner de ses grandes connaissances musicales. Avec un tel professionnel aux commandes de sa programmation, le Palais Montcalm n’a pas fini de me ravir et me surprendre avec ses rendez-vous musicaux uniques à Québec.

Et j’en suis fort heureux!

Pas une, pas deux, mais trois salles

Quand on pense au Palais Montcalm, on pense spontanément à la Salle Raoul-Jobin, sa plus grande salle. Ayant accueilli depuis plusieurs décennies des artistes de renom, elle a été complètement reconfigurée pour devenir une des meilleures salles de concert au monde. Les artistes qui s’y produisent, tout comme les spectateurs, peuvent y jouir d’une acoustique et d’un confort exceptionnels. On y retrouve d’ailleurs depuis 2013 un magnifique et imposant orgue de concert Casavant.

Pour des concerts et prestations plus intimes, le Palais nous offre également la Salle d’Youville. Située en façade du côté est, on peut y apprécier l’ambiance feutrée et la proximité avec les artistes.

Enfin, un nouvel espace de diffusion verra le jour en 2020. Située au rendez-chaussée et accessible directement depuis la Place d’Youville, cette nouvelle salle qui pourra accueillir près de 200 spectateurs, viendra offrir une tribune et une nouvelle vitrine à la relève artistique. En l’inaugurant et en permettant un accès direct, sans passer par le hall, la direction du Palais Montcalm veut rejoindre un public plus jeune, dans une atmosphère plus décontractée.

Fiers d’être partenaire

Nous aimons le Palais Montcalm et nous sommes convaincus que nos clients l’aimeront tout autant. C’est pourquoi nous sommes heureux du partenariat que nous avons établi afin d’enrichir notre offre du Coffre aux trésors. En séjournant à l’Hôtel Château Laurier Québec obtenez votre carte Coffre aux trésors et bénéficier d’un rabais de 15 % dans de nombreux restaurants, musées, commerces et bien sûr sur le prix des billets au Palais Montcalm. Il faut prendre note toutefois que ce rabais ne s’applique pas à tous les spectacles et concerts. Si tout comme moi, vous aimez la musique et vous avez le goût d’apprécier les performances d’artistes dans un environnement formidable, je vous invite à consulter le site du Palais Montcalm, pour découvrir sa programmation. Et surtout, que vous séjourniez à l’Hôtel Château Laurier Québec ou à l’Hôtel Château Bellevue, profitez de votre carte Coffre aux trésors.

 

Mon coup de cœur musical : L’album Pour déjouer l’ennui de Pierre Lapointe. Il utilise le vieux style musical des chansons françaises à merveille.

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J’aimerais revenir sur les congés des fêtes. Nous avons eu des températures plutôt confortables pour cette période de l’année qui ont permis à nos nombreux visiteurs de vivre une belle expérience et de ressentir pleinement toute la magie de Québec sous la neige.

Tout comme moi, plusieurs commerçants, restaurateurs et travailleurs de l’industrie touristique avec qui j’ai échangé ont remarqué que de plus en plus de touristes au cours de cette période provenaient de l’étranger. Et oui, quiconque s’est promené au cœur du Vieux-Québec au cours de cette période, a pu croiser bon nombre d’Asiatiques et de Mexicains qui sont venus joindre les clientèles plus traditionnelles en provenance du Nord-est des États-Unis, de l’Ontario et du Québec. Cela est d’autant plus intéressant car, comme le révèlent les données colligées par l’Office du tourisme de Québec, les visiteurs en provenance de l’étranger dépensent trois fois plus que les visiteurs québécois.

Visiter Québec pendant la période des fêtes est devenu de plus en plus populaire au cours des dernières années. Les taux d’occupation enregistrés dans nos deux hôtels entre le 23 et le 31 décembre le démontrent de façon éloquente. À l’échelle de la ville, le nombre de chambres vendues est un indicateur plus fiable pour évaluer cette tendance. Donc, pour vérifier mes observations, je suis allé jeter un coup d’œil aux bilans statistiques annuels de l’Office du tourisme pour les dix dernières années. Résultat : la progression du tourisme et la performance de la région sont plutôt remarquables. Ainsi, de 2010 à 2018, dernière année où les données de décembre sont disponibles, le nombre de chambres vendues a augmenté de 31 %.

Mettre en place des solutions gagnantes

Québec est devenue de plus en plus une destination rêvée pour s’imprégner de la magie du temps des fêtes. Parmi les raisons qui l’expliquent, on ne peut passer à côté du produit et de la qualité de l’expérience que nous proposons aux visiteurs. Le Vieux-Québec offre un cadre architectural et des points de vue d’une grande beauté. Et bon nombre d’intervenants, de la Ville aux entreprises touristiques en passant par les sites religieux et patrimoniaux, consacrent efforts et ressources pour l’embellir encore davantage, en rivalisant de créativité pour illuminer et décorer la ville. Et l’organisation de festivités et d’événements vient ajouter encore plus à la magie et à l’attractivité de celle-ci en permettant aux visiteurs de vivre un séjour inoubliable.

Autre raison qui explique ce regain de popularité des touristes étrangers? Les gouvernements et administrations publiques peuvent et doivent créer des conditions gagnantes pour le développement et l’attractivité des destinations touristiques. Nous avons malheureusement vécu une situation inverse au début de la dernière décennie. Le gouvernement au pouvoir au parlement canadien jusqu’en 2015 avait coupé de façon drastique les budgets dédiés à la promotion touristique à l’étranger. Il avait aussi imposé l’obtention d’un visa pour les voyageurs mexicains, visa dont les procédures d’obtention étaient complexes et plutôt dissuasives. Heureusement, le gouvernement Trudeau a mis fin à cette pratique et le nombre de visiteurs mexicains n’a cessé d’augmenter depuis. Fait cocasse, l’annonce de ce changement fut faite ici-même à l’Hôtel Château Laurier Québec durant une récente tripartite entre le Mexique, les États-Unis et le Canada. Du côté du gouvernement du Québec, le ministère du Tourisme a délégué son mandat de promotion touristique sur les marchés étrangers à l’Alliance de l’industrie touristique, une organisation relevant directement de l’industrie, mieux financée, plus imputable et surtout plus agile pour profiter pleinement des opportunités. Enfin, à l’échelle locale, la Ville de Québec a continué au cours des dernières années à supporter le tourisme en accordant, entre autres, un soutien financier à plusieurs événements. Sans la contribution de la Ville et des gouvernements, le Marché de Noël allemand, le nouveau festival Toboggan, le Carnaval, le Pentathlon des neiges et la Coupe du monde de ski de fond, pour ne citer que ceux-là, pourraient plus avoir lieu.

Enfin, la dernière explication et non la moindre pour expliquer ce regain de popularité, réside sans aucun doute dans la promotion faite par l’Office du tourisme et ses partenaires. Le développement de la notoriété d’une destination comme Québec est un travail de long cours. Que ce soit par les relations avec la presse touristique et tous les influenceurs, la publicité ou le marketing en ligne, il est important d’avoir un bon plan de match et une vision à long terme et surtout, d’y consacrer les efforts et les ressources. Il faut aussi mobiliser l’ensemble des intervenants touristiques derrière cette vision et croyez-moi, ce n’est pas toujours aussi simple qu’il n’apparaît. À en juger par les campagnes de l’Office et surtout par les résultats obtenus, nous sommes définitivement sur la bonne voie.

Cliquez sur la vidéo pour la visionner.

Poursuivre sur cette lancée

 Tout comme la plupart de mes collègues hôteliers, je me réjouis des démarches et de l’engagement de l’Office du tourisme pour augmenter de façon sensible le nombre de touristes au cours de la saison hivernale. L’hiver fait partie de notre ADN et l’Office a identifié plusieurs pistes d’action pour en profiter pleinement. Parmi celles-ci, je retiens tout spécialement la priorité accordée à la mise en valeur de notre plus grand trésor, le Vieux-Québec. Et pour faire suite à mes observations du début, je me réjouis également de la volonté de revoir nos clientèles prioritaires et de viser des marchés pour lesquels l’offre hivernale est plus exotique. Comme l’exprime si bien la vision proposée par l’Office, « en hiver, une touche de féérie s’ajoute à la beauté singulière de la ville et Québec devient un conte à ciel ouvert ».

En faisant des recherches sur Internet, j’ai constaté à quel point l’idée de créer une marque forte autour de l’hiver avait déjà porté fruit dans d’autres destinations. Ainsi, en naviguant sur le web, je suis tombé sur le site de Rovaniemi, capitale de la Laponie Finlandaise. Située aux confins du cercle arctique polaire, Rovaniemi s’affiche depuis 2010 comme la ville natale officielle du Père Noël. En plus d’y retrouver plusieurs attraits et événements cohérents avec ce positionnement, on peut y rencontrer le célèbre personnage tout au long de l’année dans le Village du Père Noël, un attrait touristique qui accueille plus de 500 000 visiteurs à chaque année. Et si le froid et l’accessibilité constituent des freins dans la décision de visiter Québec en hiver, on peut certainement en dire tout autant pour Rovaniemi, située à plus de 900 kilomètres au nord d’Helsinki, la capitale de la Finlande.

Les marchés de Noël constituent une autre attraction fort populaire et ce, dans plusieurs villes. En Europe, certains de ces marchés sont devenus de véritables institutions. C’est le cas, entre autres, en Alsace et en Allemagne. Le Marché de Noël allemand de Québec n’est certes pas unique mais il a l’avantage de se tenir dans un environnement exceptionnel, rappelant par cela les plus beaux marchés de Noël européens. Dans un article que j’ai publié sur ce blogue en mars 2019, je déplorais que le Marché de Noël de Québec cesse ses activités le 23 décembre, soit avant l’achalandage touristique que l’on connait entre Noël et le Jour de l’an. Les organisateurs ont sûrement de bonnes raisons de procéder ainsi mais je souhaiterais vivement trouver des solutions pour maintenir ses activités jusqu’à la fin de l’année.

Des marchés de Noël célèbres comme ceux de Strasbourg, Colmar, Prague et Bruxelles ont réussi à étendre leur plage d’ouverture jusqu’à la fin de décembre et même au-delà dans certains cas. Notre marché de Noël est magnifique et constitue maintenant une belle signature pour la Ville. On ne peut qu’espérer l’offrir aux nombreux touristes pendant toute la période des fêtes.

Il reste certes beaucoup de travail pour connaître tout au long de l’hiver un achalandage comparable à celui de la période de fêtes. Mais avec une vision claire et de l’audace, Québec a tout pour devenir la destination hivernale par excellence.

Mon coup de cœur musical : L’album  Retour à Walden – Sur les pas de Thoreau de Richard Séguin. Son hommage au poète Henry David Thoreau est un réel succès. La trame musicale est exceptionnelle.

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Petits et grands l’attendent avec impatience : en mars, c’est la semaine de relâche! Saviez-vous qu’au Québec, la toute première semaine de relâche a eu lieu en 1979? Les étudiants d’hier sont aujourd’hui parents et recherchent, à leur tour, des expériences intéressantes à vivre avec leurs enfants. Pour l’occasion, l’équipe des concierges de l’Hôtel Château Laurier Québec vous propose de belles suggestions d’activités extérieurs et intérieures pour refaire le plein d’énergie.

Attachez votre foulard, tout le monde dehors!

Les dernières semaines de l’hiver québécois sont pleines de surprises, mais réservent souvent de très belles journées, où les températures sont douces et les rayons du soleil bien chauds.

Pendant la relâche scolaire, l’Aquarium de Québec accueille les familles avec une programmation toute spéciale! Mascottes, karaoké, atelier de fabrication de produits écolo, musique, fresque collective, jeux gonflables, tire sur neige, aquariophilie, magie et jeux d’évasion scientifique sont au rendez-vous du 29 février au 8 mars. Naturellement, de nombreux bassins intérieurs sont ouverts pour admirer les dizaines de milliers de créatures aquatiques. Pour l’occasion, le site est ouvert jusqu’à 20 h tous les soirs, à l’exception de la dernière journée. Consultez la programmation pour connaître l’horaire de chacune des journées.

La relâche à l’Aquarium de Québec. Photo : Courtoisie.

Le Jardin d’hiver, c’est un circuit extérieur où on vous invite à déambuler pour découvrir des œuvres d’art, illustrations, sculptures, installations poétiques réalisées par six artistes d’ici et d’ailleurs. Spécialement conçu pour émerveiller les enfants, ce parcours artistique vous mènera du Vieux-Port au Vieux-Québec. Un excellent prétexte pour prendre l’air et « prenant l’art » par la même occasion!

Œuvre de l’artiste Estée Preda exposée à la Place d’Youville à Québec. Courtoisie Manif d’art

Par ailleurs, de nombreux parcs, sentiers de marche ou de ski de fond, lieux de glissade et patinoires extérieures se trouvent à Québec, dans certains cas à distance de marche de l’Hôtel Château Laurier Québec : n’hésitez pas à nous demander conseil.

Un air de bord de mer

Même si nous sommes à Québec, pourquoi ne pas convier le Sud, l’espace de quelques heures?

À une vingtaine de minutes au nord de la ville, le Bora Parc du Village Vacances Valcartier est un vaste parc aquatique intérieur. On y trouve toute une panoplie de glissades, jeux d’eau, piscine à vagues, bassins, surf, bains chauds à remous, rivière d’aventure, aires de repos et coin resto : assurément beaucoup de plaisir pour tous les membres de la famille!

Bora Parc, au Village Vacances Valcartier, à 20 minutes de Québec. Courtoisie.

Vous pouvez aussi tout simplement profiter des installations de l’Hôtel Château Laurier Québec, à quelques minutes – voire quelques secondes – de votre chambre! Enfilez votre maillot et venez vous prélasser dans notre piscine intérieure à l’eau salée (ouverte tous les jours de 6h à 22h), profiter du sauna finlandais, de nos deux spas extérieurs et de notre beau jardin intérieur quatre saisons.

Rester au chaud

Vous préférez rester bien au chaud et au sec? Qu’à cela ne tienne : voici quelques suggestions d’expériences intéressantes à vivre en famille sans devoir vous mouiller, ni affronter les sursauts météo de la fin d’hiver!

Du 29 février au 8 mars 2020, le Festival de cinéma en famille de Québec présente des longs et courts métrages, des films d’animation et des documentaires qui plairont à un large public. Pour cette 9e édition, la programmation propose plusieurs dizaines de films, ateliers et activités, dont un ciné-philo, un ciné-pyjama, un atelier d’initiation aux effets spéciaux, un ciné-concert, un ciné-atelier avec fabrication d’une baguette magique, un ciné-brunch, des rencontres d’auteurs de bédé jeunesse… et même un intriguant ciné-vélo, au cours duquel il faudra pédaler afin de recharger la batterie et de visionner un film!

Photo : Courtoisie.

Les jeux d’évasion (escape games) ont la cote. Si vous ne connaissez pas déjà ce concept, très populaire notamment auprès des ados, la relâche est une belle occasion de vous y initier! On vous « enferme » dans une salle dont vous devrez vous échapper, au moyen d’une série d’indices, dans un délai donné. Jouer en équipe est d’ailleurs l’une des stratégies les plus amusantes. Certains endroits offrent une valeur ajoutée : par exemple, la Distillerie Stadaconé a créé un jeu immersif nous ramenant à l’époque de la Nouvelle-France, alors que l’on doit trouver un médicament pour guérir le capitaine atteint du scorbut! Les visiteurs sont ensuite invités à découvrir les installations et, tandis que les adultes dégustent les produits de la distillerie, les enfants apprennent à reconnaître les arômes de fleurs, de grains et de fruits entrant dans la composition des gins.

La cale du navire où l’on doit résoudre l’énigme pour sauver la vie du capitaine. Photo : Distillerie Stadaconé, courtoisie.

Il y a des passionnés d’histoire militaire dans la famille? On profite de la relâche à Québec pour découvrir le Musée du Royal 22e Régiment, à la Citadelle de Québec. L’exposition permanente « Je me souviens » révèle une foule d’informations fascinantes sur la vie militaire à Québec. La salle des médailles, les bornes interactives, les objets présentés témoignent aussi d’un riche pan d’histoire, tandis qu’une exposition spécialement conçue pour les familles permet de découvrir les nombreux animaux (chevaux, pigeons, chiens et même bouc) qui ont accompagné les militaires en mission à l’étranger ou en exercice!

* * * * *

Comme vous le constatez, notre belle ville de Québec a beaucoup de choses à vous offrir! Il nous fera plaisir de vous offrir davantage d’informations, par exemple sur les bons restos à visiter en famille ou encore sur les autres musées à visiter. Nous espérons que cette relâche à Québec donnera à tous, petits et grands, l’énergie requise pour terminer l’année scolaire en beauté!

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En février, à Québec, immanquablement, vous entendez parler de canot à glace, car hé oui, cela n’est pas une histoire à vous faire à croire. À Québec, les canots ne glissent pas que sur les eaux, ils prennent aussi leur élan sur les glaces du fleuve Saint-Laurent!

Laissez-nous vous raconter le trait d’union entre la francoresponsabilité et le canot à glace.

La francoresponsabilité comporte un engagement clair envers la francophonie, mais aussi à l’égard de ce qui lui donne corps : ses valeurs, sa culture et son patrimoine. Activité pluri centenaire, le canot à glace est reconnu au patrimoine immatériel du Québec depuis 2014. L’engagement francoresponsable de l’Hôtel Château Laurier Québec et son soutien constant d’équipes de canotier/ères sur glace s’inscrivent donc dans le volet patrimoine de la francoresponsabilité.

En tant qu’hôtelier, fier d’avoir pignon dans la ville de Québec, je suis toujours à la recherche d’activités qui nous distinguent comme destination touristique. Des activités qui nous permettent de faire connaître et aimer nos hivers.

Le canot à glace est unique!

Cette activité ne se pratique nulle part ailleurs au monde. Mais plus encore, elle fait partie de l’histoire de notre communauté, du patrimoine de la ville de Québec. Ça allait donc de soi de la faire rayonner en soutenant des équipes, ce que l’on fait depuis une douzaine d’années déjà.

– Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec

Équipe George V services de banquets et traiteur

Le canot à glace, patrimoine immatériel

Le canot, les glaces, les canotiers, tout cela semble pourtant bien tangible, bien « matériel » pour du patrimoine immatériel. Comment le gouvernement du Québec en est-il arrivé à classer d’immatérielle cette activité ?

La notion de patrimoine immatériel reconnaît les savoir-faire, les connaissances et les pratiques transmises de génération en génération. Des patrimoines immatériels tels que l’art du pizzaïolo napolitain, l’alpinisme français ou encore le chant byzantin ont d’ailleurs été inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

Si aujourd’hui la pratique du canot à glace s’inscrit davantage du côté des compétitions et des défis sportifs, l’obtention du titre de patrimoine immatériel s’enracine dans sa pratique ancienne. Les premières traces écrites relatant la navigation sur les glaces par les populations autochtones remontent au XVIIe siècle, signe que l’activité était pratiquée bien avant que les Européens en fassent le récit. Par la suite, dans la première partie du XIXe siècle, la pratique du canot à glace s’est transformée en un métier, celui de passeur, c’est-à-dire celui qui permettait aux personnes et aux marchandises de traverser le fleuve à une époque où il n’existait aucun pont entre Québec et Lévis. Malgré les avancées technologiques navales, notamment l’arrivée des bateaux à vapeur, les passeurs réussirent mieux que les grands navires à se frayer un chemin parmi les glaces du fleuve, jusqu’à ce que les brise-glaces en viennent, en 1904, à rendre leur métier caduc.

De passeur à canotière

Défier les glaces a amené les habitants de la région à parfaire un savoir-faire et des connaissances pratiques afin de ne pas périr dans les eaux froides du fleuve. Renforcement des embarcations, acquisition et surtout transmission des savoirs sur les vents, les marées, le mouvement des glaces et les courants propres au Saint-Laurent. Des savoir-faire et des connaissances transmis d’une génération de canotiers à l’autre qui forment encore aujourd’hui ce patrimoine immatériel reconnu par le gouvernement du Québec.

La rivalité informelle entre les canotiers concourra à l’organisation de la première course formelle de canot en 1894. Ce n’est toutefois qu’avec le retour du Carnaval d’hiver en 1955 que les courses de canots à glace comme nous les connaissons aujourd’hui prirent leur rythme de croisière.

Mais qu’est-ce qui pousse les canotiers actuels à s’élancer sur les glaces ?

Frédérique Saucier, canotière depuis plus de 15 ans et équipière du canot à glace George V services de banquets et traiteur, a rêvé de faire du canot à glace dès son enfance :

Quand j’étais petite, on allait voir les courses en famille. À partir de ce moment, j’ai su que je voulais moi aussi faire partie d’une équipe, être dans les meilleures pour gagner lors de la course du Carnaval de Québec, dans ma ville.

Petite, j’ai eu la chance de rencontrer Mylène Martel qui est devenue mon idole. Mylène est un des piliers de la course en canot féminine. À partir de ce moment, j’ai tout fait ce qu’il fallait pour être capable de me joindre à une équipe. J’ai gravi les échelons un à un, puis un jour, j’ai pu faire une première course.

– Frédérique Saucier, membre de l’équipe George V services de banquets et traiteur

Le sport se conjugua longtemps au masculin. Depuis le début des années 1980 les équipes féminines font désormais partie de l’aventure.

La confrérie des glaces

Si la prouesse physique est indissociable du canot à glace, ce qui impressionne le plus Alain Girard se sont les liens qui, au fil des saisons, se développent entre les canotiers.

Je trouve splendide la nécessaire ingéniosité et la débrouillardise des équipes afin de vaincre les glaces, d’utiliser la force des courants. Mais plus encore, au-delà de la rivalité sportive sur l’eau, les canotiers ont développé une réelle confrérie.

 

Faire du canot à glace exige une totale confiance entre les canotiers, car parmi les équipiers, quatre rament à reculons, sans voir vers où ils vont. Cette confiance est magnifique.

– Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec

Frédérique Saucier souligne à quel point la poursuite du canot à glace repose sur le dévouement et la passion des gens, pour beaucoup, bénévoles. Elle admire également leur persévérance, autant sur les glaces que hors de l’eau, car sans cette persévérance ni l’appui de personnalités importantes de la ville de Québec comme Alain Girard, le sport n’aurait pas pu atteindre le calibre actuel.

Historiquement, les canots ont toujours porté le nom d’entreprises de Québec. Mais avec Alain Girard il y a plus : il est un amoureux du canot à glace! Son implication sociale dans ce sport tient davantage de la philanthropie que de la commandite.

– Frédérique Saucier, membre de l’équipe George V services de banquets et traiteur

Un patrimoine immatériel bien vivant

En 2020, plus d’une soixantaine d’équipes ont pris part à la course du Carnaval de Québec. Si plusieurs canotiers commencent à être de la vielle garde, comme le dit Frédérique Saucier, la relève est bien présente. Ce qui augure bien pour l’avenir de la tradition. Osons la question : Est-ce que l’engouement pour le sport s’accompagne d’un intérêt aussi vif pour son volet patrimonial?

La fierté de pratiquer un sport unique au monde est pleinement partagée par les canotiers. Dans nos outils de communication le volet patrimonial est mis de l’avant, nous soulignons le fait que le sport de canot à glace poursuit une grande tradition.

Par contre, sur le plan individuel, je crois que c’est après quelques années de courses que tu réalises vraiment que tu fais partie d’une grande histoire et là, la dimension patrimoniale prend tout son sens.

– Frédérique Saucier, membre de l’équipe George V services de banquets et traiteur

Pour suivre les performances de notre équipe George V services de banquets et traiteur rendez-vous en 2021!

Pour en savoir plus sur le canot à glace

 Livre

Naviguer en canot à glace, un patrimoine immatériel. 2012. Éditions GID.

 Tourisme

Espace patrimoine canot à glace Les Traverseux

 Patrimoine

Répertoire du patrimoine culture du Québec – Pratique du canot à glace sur le fleuve Saint-Laurent

Loi sur le patrimoine culturel du Québec

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C’était une journée pluvieuse, comme cela arrive souvent en été, après des semaines de chaleur étouffante. Maryse, qui travaillait comme réceptionniste à l’Hôtel Château Laurier Québec, observait les allées et venues des serveurs, du maître de cérémonie et du disque-jockey qui se dirigeaient vers la salle Du Jardin, là où était attendue une bonne centaine de convives. Dans moins d’une heure, on célébrerait le mariage de Simon Frappier et Lorraine Soulières, comme l’indiquait l’affiche posée sur un chevalet doré à l’entrée de la salle. D’une certaine façon, elle était triste pour la future mariée. Si elle avait été à sa place, elle aurait certainement interprété comme un mauvais présage le torrent qui s’abattait sur la ville, alors qu’hier encore, le soleil éclaboussait les rues de ses rayons UV.

Puis elle se dit que son jugement était sans doute faussé par ses propres échecs en matière de relations amoureuses, et que la principale intéressée devait sûrement se moquer de la météo, pourvu que sa robe s’en sorte indemne. Cela la replongea aussitôt dans ses souvenirs d’adolescence. Elle se revit en train d’enfiler sa tenue d’inspiration orientale dénichée dans une boutique spécialisée en vêtements japonais, où se côtoyaient, pêle-mêle, lampes en papier de riz, kimonos de soie, éventails et autres trésors exotiques. En se procurant quelque chose d’aussi unique, elle s’assurait, faute de faire partie des « populaires », de briller par l’originalité de son look. Personne, avait-elle cru, personne n’aurait l’audace de s’habiller de la sorte. Les autres filles se ressembleraient toutes : des poupées interchangeables, des princesses maquillées à outrance, empêtrées dans des crinolines extravagantes. Pour une fois, elle se démarquerait du lot. Puis ses amies et elles étaient entrées dans la salle de bal, avaient foulé le sol de leurs talons trop hauts, et, en l’espace d’une seconde, sa belle assurance s’était envolée. Édith, l’une des filles du club sportif, était vêtue de la même robe qu’elle, à cette exception près que la sienne était rouge écarlate. Maryse avait eu tout le mal du monde à retenir ses larmes. Elle avait passé la soirée à garder une distance mesurée avec sa rivale, dans l’espoir que personne ne remarque qu’il existait une version bien plus belle et lumineuse qu’elle.

Elle avait cru, au moins une fois dans sa vie, se sentir comme une vraie reine. Pas de celles qui piétinent ses sujets pour mieux gouverner, mais plutôt de celles qui, parce qu’elles assument leur différence, marquent les esprits. Plus tard, Édith était venue la rejoindre alors qu’elle dansait sur du No Doubt, prenant Maryse de court. Sa rivale l’avait obligée à tournoyer avec elle, à prendre la pause devant l’œil amusé de leurs camarades. Maryse avait joué le jeu, mais chaque geste, chaque rire lui demandait un effort surhumain, la ramenait à ce qu’elle avait toujours détesté : les faux semblants.

Tandis qu’elle repensait à cette soirée, un jeune couple et leur fillette, armés d’énormes parapluies, se présentèrent devant le comptoir d’accueil. L’enfant, sans doute l’une des bouquetières du mariage, lui adressa un grand sourire, puis se dirigea d’un pas sautillant vers la salle Du Jardin, ses ballerines couinant sur le parquet lustré. Il y avait dans son attitude quelque chose de touchant, une naïveté et une franchise qui contrastaient avec l’aspect guindé de ses parents. Elle les regarda s’éloigner, puis disparaître derrière le couloir.

Peu de temps après, une longue procession de convives pénétra dans l’hôtel à intervalles réguliers. Les femmes arboraient tantôt des coiffures sophistiquées, des chignons savamment tressés, tantôt des boucles qui retombaient en cascade sur leurs épaules. Seules quelques-unes, plus intrépides, avaient opté pour une coupe à la garçonne ou au carré. Aucune n’avait l’air négligée. Aucune. Combien avaient-elles dû dépenser pour l’événement? Sans doute une petite fortune, se surprit-elle à dire à haute voix. Sa collègue, qui était au téléphone, se retourna vers elle en fronçant les sourcils, l’air de se demander à qui Maryse pouvait bien parler. Laisse tomber, murmura-t-elle pour elle-même.

Alors que le fiancé traversait à son tour le vestibule, vêtu d’un habit bleu marin à fines rayures, la pluie se changea tranquillement en bruine. Peut-être que Lorraine Soulières, elle, serait sauve. Peut-être qu’elle s’en tirerait avec une bonne frousse, sans plus. Un peu d’éclaboussures sur ses bas de nylon, une tache sombre au bas de sa robe, que personne ne penserait à regarder. Sa dignité conservée. Maryse attendait fébrilement son entrée. Quelle coiffure avait-elle adoptée? À quelles mains expertes s’était-elle abandonnée? Combien d’heures avait-elle passées à se transformer en une version irréprochable d’elle-même? Maryse se revit chez Solange, l’amie de sa mère, qui tentait désespérément de donner à ses cheveux hirsutes, noirs comme du goudron d’asphalte, une allure soignée, mais c’était peine perdue. Maryse avait presque dû se battre avec Solange pour qu’elle cesse d’enduire sa tête de laque. Je les aime comme ça, moi. Rebelles. Sa mère s’était excusée auprès de son amie, puis elles étaient parties en direction de la maison, chacune emmurée dans un silence buté. Puis, dès que Maryse eut enfilé sa robe de bal, sa mère s’était excusée avant d’ajouter : « tu es parfaite ». Des paroles qui n’avaient pas empêché la honte de venir s’immiscer dans cette soirée rituelle.

La voilà. La future mariée. Elle venait de descendre de la limousine, de se jeter dans l’air moite de juillet. Maryse la vit lever les pans de tissu susceptibles de frôler le trottoir encore mouillé, dévoilant des chevilles rondes et charnues, montées sur des… des bottillons? Maryse esquissa un sourire satisfait. Décidément, Lorraine Soulières était de ces femmes qui ne s’en laissaient pas imposer, qui n’en avaient que faire des conventions. Quand elle passa les portes vitrées de l’hôtel et qu’elle se débarrassa de son trench-coat, Maryse sut qu’elle ne s’était pas trompée sur son compte. Sous son long manteau se cachait une veste queue de pie, laquelle s’ouvrait sur une modeste robe bustier. Sa tignasse frisée et remontée sur sa nuque était agrémentée d’un minuscule chapeau melon à la Charlie Chaplin. Arrivée devant le comptoir derrière lequel patientait Maryse, Lorraine Soulières lui lança, comme si elles se connaissaient depuis toujours :

Are you coming to the wedding? Assisterez-vous au mariage?

Amusée, Maryse répondit sans trop réfléchir :

No, but it looks like you are… you have a beautiful dress. Non mais on dirait que toi tu y seras… ta robe est magnifique.

Thanks, you’re not so bad, too. Merci! Vous n’êtes pas si mal aussi!

La future mariée se pencha au-dessus du comptoir, pointa les escarpins de Maryse, ajouta « Nice shoes », puis, comme si de rien n’était, emprunta le couloir qui menait à la salle Du Jardin, là où patientaient ses invités. Maryse sut, à ce moment précis, qu’elle avait trouvé son modèle. Désormais, elle marcherait la tête haute, avec grâce et panache, comme une reine. Comme Lorraine Soulières, qui s’apprêtait à se marier sans se soucier des qu’en-dira-t-on. Sans égard pour ceux et celles qui ne manqueraient pas de la juger.

Tant pis pour eux.

Sa mère avait dit vrai. Parfaites. Elles étaient parfaites.

Texte: Maude Déry

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Lorsque je voyage, je suis, comme plusieurs d’entre vous, de plus en plus à la recherche d’expériences qui me permettent de vivre des moments uniques que j’aime partager avec mes proches et amis. Et de nos jours, ce partage est d’autant plus facilité par les médias sociaux. Les voyageurs que nous accueillons dans nos hôtels sont eux aussi à la recherche d’expériences authentiques dont ils se souviendront longtemps et qu’ils voudront partager. Et comme expérience authentique à faire à Québec en hiver, difficile de trouver mieux qu’une sortie en canot à glace sur le fleuve Saint-Laurent. Canot à glace expérience, une jeune entreprise de Québec s’est justement donnée comme mission de faire découvrir le fleuve Saint-Laurent en hiver et de rendre accessible la pratique du canot à glace, une expérience unique, ancrée dans la tradition québécoise.

Avant même l’arrivée des premiers colons français, les Amérindiens se servaient déjà de canots pour traverser le fleuve à travers les glaces. Du début de la colonie jusqu’à la construction du Pont de Québec, le canot à glace était souvent le seul moyen de traverser le fleuve entre Québec et Lévis. Après avoir été longtemps strictement utilitaire, cette pratique est devenue, grâce au Carnaval de Québec, un sport emblématique qui exige, non seulement force et endurance, mais également une très bonne connaissance des marées et courants. On retrouve au Québec près de 350 canotiers qui pratiquent ce sport, dont un grand nombre qui font partie de l’une ou l’autre des équipes qui participent au Circuit québécois de canot à glace.

Il y a un peu plus de vingt ans, des canotiers ont eu l’idée de partager leur passion avec des non-initiés. C’est ainsi que vit le jour Le Mythe des glaces. Cette entreprise offrait des sorties hivernales sur le fleuve à partir des battures de Beauport. La difficulté de concilier leur volonté d’offrir ce genre d’expérience avec les emplois qu’ils occupaient de façon régulière explique probablement la fin des opérations de l’entreprise quelques années plus tard. Qui plus est, Internet, faut-il le rappeler, en était à ses débuts et les médias sociaux n’avaient pas encore pris leur envol. Il était donc plus difficile à l’époque de faire connaître et de promouvoir le produit. Mais pendant tout ce temps, la course en canot du Carnaval demeurait une des activités les plus populaires de l’événement, attirant année après année des milliers de spectateurs sur les berges du Saint-Laurent.

La naissance de Canot à glace expérience

L’idée de relancer sur de nouvelles bases une entreprise offrant l’expérience du canot à glace à des non-initiés trottait dans la tête de Julien Harvey depuis des années. Canotier de compétition depuis 13 ans et capitaine d’équipe, Julien a décidé de se lancer dans l’aventure au printemps 2019. Il quitte alors un emploi de gestionnaire dans une MRC du Bas-Saint-Laurent et il élabore un plan d’affaires solide afin de partager sa passion avec les Québécois et les touristes qui veulent profiter d’un séjour à Québec pour vivre une expérience unique. Il passe l’été 2019 à peaufiner son projet et à cogner à de nombreuses portes pour développer des partenariats qui lui permettront d’offrir des sorties sur le Saint-Laurent dès le mois de décembre. Trois partenaires majeurs, l’Office du tourisme de Québec, le Port de Québec et le Strøm spa nordique Vieux-Québec s’associent à la jeune entreprise. L’Office offre un soutien financier en plus de ses ressources et canaux de communication pour faire connaître l’entreprise et son offre aux touristes. Le Port de Québec offre l’emplacement pour établir la base de ses opérations, sur les berges du fleuve à l’Anse au Foulon, au pied de la Côte Gilmour.

Julien Harvey en compagnie de représentants de l’Office du tourisme, du Port de Québec et du Strøm spa nordique Vieux-Québec.

Quant au Strøm spa nordique Vieux-Québec, il permet d’offrir une expérience hivernale unique aux clients en leur donnant accès à un moment de réconfort et de détente bien mérité dans ses bains d’eau chaude et ses salles de relaxation après leur baptême des glaces. Cette station thermale offre son expérience de bains thérapeutiques dans un environnement de choix sur les berges du Saint-Laurent, à proximité de la base des opérations de Canot à glace expérience. La combinaison des deux expériences est apparue très tôt comme une réelle valeur ajoutée aux yeux de Julien.

Voulant continuer de bonifier son offre en maillant le canot à glace avec d’autres produits et connaissant mon intérêt pour le canot à glace, Julien m’a par la suite approché. Un autre partenariat venait de prendre forme, permettant ainsi d’améliorer l’expérience offerte aux clients. Ceux-ci peuvent ainsi déguster les viennoiseries et les barres chocolatées de notre pâtisserie Le Croquembouche lors d’une pause sur les glaces qui dérivent au gré des marées.

Dès le début, Julien s’était donné comme objectif d’offrir une expérience de grande qualité. Il s’est attardé à planifier tous les détails afin d’offrir une prestation qui témoigne d’un grand professionnalisme. Au-delà de l’activité physique que représente la pratique du canot à glace, l’entreprise offre une initiation et une activité de découverte du Saint-Laurent qui s’adresse à un large public. Donc, pas besoin d’être un athlète pour vivre l’expérience. Les guides de l’entreprise s’adaptent à la condition physique et aux attentes des clients afin de leur faire vivre une expérience inoubliable. Et pour s’assurer que ceux-ci puissent la partager, les guides, équipés de caméras GoPro, captent tout au long des sorties sur l’eau et les glaces du fleuve, des photos et vidéos qui leur seront remises au terme de l’activité. La qualité d’une expérience touristique repose souvent sur des détails, qui mis ensemble, contribuent à générer un effet « wow » et à laisser des souvenirs impérissables dans la tête et le cœur des participants. Ainsi, chez Canot à glace Expérience, de l’aménagement de la roulotte d’accueil à l’état impeccable des équipements, tout est pensé et prévu pour satisfaire les clients et laisser une impression des plus positives.

Une expérience sécuritaire

Le triste dénouement d’une aventure en motoneige vécue récemment par un groupe de touristes français nous a rappelé à quel point le tourisme d’aventure se devait d’offrir un cadre sécuritaire pour la pratique d’activités de plein air. C’est pourquoi, Julien avait prévu dès le départ dans son modèle d’affaires d’obtenir l’accréditation de l’organisme Aventure écotourisme Québec (AEQ). Pour obtenir celle-ci, il faut répondre à un cahier de charges exigeant garantissant aux clients que l’entreprise place leur sécurité au premier plan de ses préoccupations. Dès l’accueil dans l’espace client implanté à l’Anse au Foulon, les guides aident les clients à enfiler les équipements spécialisés, leur enseignent les techniques de base de la rame et de la trottinette et leur communiquent les consignes de sécurité. Et rien n’est laissé au hasard pour garantir des sorties sécuritaires. Les guides appliquent en effet des protocoles de sécurité stricts comprenant, entre autres, une analyse et une anticipation des conditions météorologiques, une validation de l’état des glaces et des marées, de même qu’une vérification du trafic maritime sur le fleuve.

Une histoire de passionnés

L’histoire de Canot à glace expérience est encore jeune, mais l’entreprise a été bâtie sur des bases solides avec des perspectives de développement à la fois réalistes et ambitieuses. Mais selon moi, le succès de l’entreprise repose avant tout sur son capital humain. Julien Harvey a hérité d’une passion du canot à glace qui s’est transmis de père en fils. Originaire de l’Île-aux-Coudres, il a vu son grand-père traversé le fleuve en canot à glace à l’époque où ceux-ci étaient faits de bois. Et plus tard, son père qui a connu une carrière dans le secteur maritime, s’est adonné à la pratique du canot à glace sportif. Comme le dit le proverbe, la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Cette passion pour le canot à glace, il la partage avec les guides qui font vivre cette expérience inoubliable à des touristes. Qu’ils viennent du Québec, de France, des États-Unis, de la Suède ou même du Mexique, ceux-ci ont la chance d’essayer un sport autrement inaccessible au grand public et de vivre une expérience authentique en pratiquant une activité de plein air emblématique et unique au Québec.

Mon coup de cœur musical : L’album S’il n’y avait que nous par Lindsay De Larochellière. La musique est douce et les deux voix se marient à merveille.

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Au Québec, tout semble constituer une occasion de fêter : plus de 600 festivals ont lieu annuellement dans la province! Pourtant, la grande fête hivernale qu’est le Carnaval de Québec n’est semblable à nul autre festival. Après tout, l’hiver s’étend ici sur une période de quatre à six mois, ce qui fait de la ville une véritable capitale de la neige! Le Carnaval de Québec est d’ailleurs le plus ancien festival d’hiver au Canada. Cette année encore, du 7 au 16 février 2020, de multiples activités permettront aux festivaliers, aussi bien locaux que visiteurs de passage, de profiter pleinement des joies hivernales de la ville de Québec. Nous avons donc pensé vous préparer un bref historique de cette célébration hors du commun, suivi de nos suggestions pour y prendre part! 

Une carnavalesque histoire

Le Carnaval est une vieille institution européenne, liée au calendrier religieux et au Mardi Gras. Cette fête a pourtant pris à Québec une signification supplémentaire, comme une sorte de trêve dans notre «lutte» à la froidure! Si l’idée d’organiser une fête en plein cœur de l’hiver à Québec remonte pratiquement au 17e siècle, à l’époque de la Nouvelle-France, le premier vrai Carnaval s’est tenu en 1894.

Les gens se rassemblent alors dans les rues de la ville pour s’amuser, rire, chanter et se divertir, comme une sorte de pied-de-nez au froid! Des trompettes se font entendre. On y propose des éléments qui, dans certains cas, deviendront emblématiques : palais de glace, sculptures sur neige, parade nocturne de chars allégoriques, patinage, raquette, promenades en carrioles, bals et compétitions sportives, dont les courses de traîneaux à chiens et les courses en canot à glace sur le fleuve Saint-Laurent.

Canots à glace sur le fleuve gelé.
Crédit : Francis Gagnon. Courtoisie Office de Tourisme de Québec

Lors du second carnaval, en 1896, des tarifs spéciaux du Canadien Pacifique permettent aux visiteurs de la Nouvelle-Angleterre, de l’Ontario et même de l’Ouest canadien de prendre le train jusqu’à Québec pour participer à la fête.

Naissance du carnaval moderne

En raison des guerres et de la crise économique, le Carnaval n’a pas lieu tous les ans : il est organisé de manière sporadique jusqu’aux années 1950. C’est à compter de 1955 que ce festival d’hiver devient véritablement annuel, étant considéré comme un événement pouvant favoriser le tourisme hivernal dans la ville. Des festivités, des activités sportives et des jeux divers marquent l’événement, ainsi qu’un défilé nocturne. Le bal de la Reine du Carnaval, très prisé, se tient dans la salle de bal du Château Frontenac. Un immense spectacle de feux d’artifices vient clore la fête.

Carnaval de Québec en 1896 : l’attaque du palais de glace en face du Parlement. Gravure parue dans Le Monde illustré, vol. 12, no. 613 (février 1896), p. 607. BAnQ, illustrations de revues anciennes. Domaine public.

C’est aussi au milieu des années 1950 qu’on voit apparaître le personnage du Bonhomme Carnaval : tout blanc, coiffé d’un bonnet rouge et la taille enserrée d’une belle ceinture fléchée, il symbolise la joie de vivre, pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Avant le début du Carnaval, Bonhomme rend visite aux enfants dans les garderies, aux personnes âgées et aux prisonniers. Lors de son entrée officielle dans la ville, le maire de Québec lui remet les clés de la ville. Bonhomme participe ensuite à presque toutes les festivités du Carnaval. Pendant toute l’année, il agit comme ambassadeur du Carnaval de Québec, voyageant à travers le monde pour promouvoir l’événement! Une représentation grandeur nature de Bonhomme est installée dans le hall de l’Hôtel Château Laurier Québec, tout près du bureau de la conciergerie. Profitez de votre passage pour prendre une photo!

Dans les années qui suivent, le Carnaval prend de l’ampleur et accueille un nombre croissant de visiteurs. Les années 1960 et 1970 amènent des compétitions de sauts de barils en patins à glace, un tournoi de hockey pee wee, des courses de tacots et de motoneiges, et même… un concours de moustaches! En 1964, 260 000 personnes visitent Québec pour le Carnaval; en 1994, on frôle le million de visiteurs, dont plus de 20 % proviennent de l’extérieur du Québec, principalement de l’Europe et des États-Unis!

Jouissant d’une excellente réputation et d’une remarquable longévité, l’événement est devenu un classique incontournable de la ville de Québec, véritable marque de commerce reconnue comme telle sur la scène internationale.

Au menu du Carnaval cette année

Le Carnaval de Québec propose, cette année encore, une panoplie d’activités pour apprivoiser notre nordicité !

On se déplace avec plaisir pour découvrir les différentes interfaces mettant l’hiver en vedette : le labyrinthe, les démonstrations et l’impressionnant parcours de sculptures sur glace, ainsi que l’incontournable Palais de Bonhomme! Des activités exploitant les technologies sont aussi proposées, dont l’expérience immersive Pixel, sur fond de jeux d’arcade des décennies 80 et 90.

Un char allégorique passant par la porte Saint-Louis lors du défilé nocturne de 1956. Courtoisie Carnaval de Québec

Pour bouger avec un peu plus d’intensité, la programmation prévoit des tournois de «Lance et put» (un hybride entre le minigolf et le hockey bottine), une compétition amicale de lancer de la hache, des parties de hockey à 4 contre 4 avec la Ligue des Durs à cuire,  des descentes sur la Débarque Christie, une piste de glissade longue de 300 pieds et incluant un virage!

Enfin, les gourmands, gourmets et autres gastronomes peuvent se prévaloir de belles activités où les papilles sont comblées. La cabane à sucre permet de déguster des produits de l’érable dont, bien évidemment, l’emblématique tire sur neige. Les pâtisseries «Queues de castor» sont disponibles pour calmer les petites fringales. Bref, l’offre alimentaire, incluant la mixologie et une recette de «caribou» (cocktail) du Carnaval, est très intéressante.

Les incontournables

Si la plupart des éléments de la programmation du Carnaval de Québec sont présents du début à la fin des festivités, d’autres sont plus exclusifs.

Ainsi, le samedi 7 février, une Soirée Hip Hop accueillera plusieurs artistes de la scène rap québécoise actuelle, dont le groupe Alaclair Ensemble. Quant aux amateurs de musique électronique, ils seront transportés par la soirée L’Électro Frette, le vendredi 14 février, qui mettra en vedette cinq jeunes femmes DJ venant notamment de Los Angeles, Paris et Kiev. D’autres prestations musicales sont prévues tout au long du Carnaval, depuis le blues jusqu’au rigodon : prenez le temps de bien étudier la programmation des diverses scènes.

Le dimanche 9 février, il ne faut surtout pas manquer la course de canot à glace, mettant en compétition plusieurs équipes… dont l’une constituée de concurrents de l’Hôtel Château Laurier Québec!

N’oublions pas le très attendu Défilé, les 8 et 15 février, qui est toujours un moment fort du Carnaval avec ses numéros déambulatoires de cirque, de danse, de musique, de personnages fabuleux et de performances survoltées. Les deux défilés se déroulent sur la Grande Allée, juste à nos portes.

Défilé de nuit du Carnaval.
Crédit : Audet Photo. Courtoisie Office de Tourisme de Québec

Après toutes ces heures, le nez au vent, quel plaisir d’entrer dans un café ou un bistro pour se réchauffer avec une bonne soupe, un chocolat chaud ou encore, pour être vraiment Québécois, une poutine!

* * * * *

L’équipe des concierges de l’Hôtel Château Laurier Québec se fait un devoir et un plaisir de vous aider dans toutes vos envies : quels que soient vos besoins, n’hésitez pas à vous adresser à nous. Que ce soit pour affaires, en famille, en «sortie de filles» ou en couple, nous nous assurerons que votre séjour à Québec soit des plus réussis!

 

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Manon Gaudreault
Le parcours d’une battante

Au milieu des années 90, une conseillère en publicité est venue me rencontrer pour me proposer des opportunités de visibilité dans les outils d’information et de promotion de l’Office du tourisme de Québec. C’est ainsi que j’ai croisé pour la première fois Manon Gaudreault. Dans la jeune vingtaine et à l’aube de sa carrière, elle n’en dégageait pas moins une belle et solide énergie. Ce fut le début d’une relation avec une professionnelle convaincue et convaincante. À partir de ce moment, j’ai vraiment appris à apprécier cette relation de service basée sur le respect et la compréhension de nos besoins. Depuis cette époque, Manon a connu un cheminement qui lui a permis de relever de nombreux défis. Laissez-moi donc vous présenter cette battante, une passionnée de Québec comme je les aime.

Sur la ligne de départ

Dès son jeune âge, Manon a démontré des qualités athlétiques indéniables. Elle développe alors une passion pour le vélo de montagne, passion qui la mènera vers les sommets de la discipline. Elle gravira en effet rapidement les échelons de ce sport et enregistrera de solides performances dont de nombreux podiums et distinctions aux niveaux provincial, national et international. Élue athlète de l’année par la Fédération québécoise des sports cyclistes en 1991, elle continuera de faire sa marque comme membre de l’équipe canadienne de vélo de montagne, dont une 3e place en descente sur la Coupe du monde.

Manon en 1992, dans une publicité misant sur ses qualités d’athlète.

Mais comme la vie de « rider » n’était pas la meilleure façon de bien gagner sa vie à cette époque, un ami lui propose de postuler sur un poste de conseillère publicitaire à l’Office du tourisme. Comme elle n’était pas du genre à reculer devant un défi, elle soumet sa candidature et obtient le poste. Elle aime bien rappeler qu’à l’époque elle se disait qu’elle ferait ce travail quelques mois, le temps de se refaire une santé financière. Mais comme Manon ne fait jamais les choses à moitié, elle y est restée 18 ans. Elle y a développé un attachement profond pour l’industrie du tourisme et de solides compétences en publicité, coordonnant des campagnes publicitaires majeures. Comme son patron de l’époque aimait le dire, elle faisait partie de son « dream team », manifestant sans relâche un esprit d’équipe et une détermination à obtenir les meilleurs résultats pour son employeur et les partenaires de l’industrie.

Ceux qui me connaissent, savent très bien que je suis quelqu’un de transparent et que je n’hésite pas à afficher mes convictions. J’ai donc très rapidement apprécié son franc parler. Manon n’a jamais hésité à exprimer le fond de sa pensée, mais cela, rarement de façon brusque et irrespectueuse. C’est sûrement là un trait de caractère qui l’a bien servi et qui fait que tant de gens l’apprécient.

Une deuxième carrière

Sentant qu’elle avait fait le tour du jardin, elle décide en 2011 de quitter son emploi. Elle n’allait pas se lancer dans le vide pour autant. Pourquoi ne pas combiner sa passion pour le sport, la communication et l’événementiel? Et hop, peu de temps après, elle participe à une mission de la Ville de Québec en Ardèche pour évaluer l’opportunité de tenir à Québec une grande randonnée cyclo-sportive comme l’Ardèchoise, un des plus importants événements du genre en Europe. Lors de cette visite en Ardèche, elle en profite pour se lancer, lors d’une des étapes, sur un parcours montagneux par une température exécrable et réaliser une des meilleures performances dans sa catégorie. De retour au Québec, on lui confie la coordination d’une tournée de presse dans le cadre du Grand prix cycliste de Québec. Au sein de l’organisation, elle travaille activement au développement de deux événements cyclo-sportifs en marge de l’édition 2013 des Grands prix cyclistes de Québec et Montréal.

Avec Peter Sagan, triple champion du monde et deux fois gagnant au Grand prix cycliste de Québec

Cette expérience lui donne le goût de voler de ses propres ailes et de développer un projet d’événement sportif susceptible de faire rayonner la région de Québec. Le RelaisXtrême, une course à relais de 287 kilomètres couvrant l’ensemble du territoire de la région touristique de Québec, avait pris forme. Cet événement comporte des défis majeurs. D’une part, couvrir un si grand territoire, de jour et de nuit, et permettre aux participants de vivre une expérience de qualité, impose de mettre en place une logistique complexe. Et sur le plan de la communication, réussir à faire sa place dans un calendrier d’événements sportifs déjà bien rempli et convaincre des amateurs de course à pieds d’y participer, voilà encore là, un défi de taille.

Mais difficile d’arrêter Manon et de brider sa passion. Dès 2017, elle s’associe à la marathonienne Mériane Labrie, mieux connue sous sa marque de commerce Madame Labriski. Devenu le MégaRelais Madame Labriski, l’événement connaît un second souffle et attire à chaque année un nombre de plus en plus grand de participants. Ceux-ci ont l’opportunité de relever un réel défi sportif tout en parcourant des coins connus et souvent méconnus de notre belle région, de la Côte-de-Beaupré au Domaine Cataraqui, en passant par l’arrière-pays de la Jacques-Cartier, Portneuf et la Ville de Québec.

Parallèlement à ce projet personnel, Manon s’engage à fond comme Directrice des communications dans l’organisation de l’édition 2019 des Jeux du Québec qui se sont tenus à Québec en mars de la même année. Cet événement a rassemblé 3 300 jeunes athlètes provenant des différentes régions du Québec, auxquels se sont ajoutés 1 000 entraîneurs et accompagnateurs, 400 officiels et 3 000 bénévoles. L’événement a créé des retombées économiques de plusieurs millions de dollars. Ce mandat lui permet encore une fois de conjuguer ses talents de communicatrice et d’organisatrice, tout en œuvrant dans l’univers des sports de performance et de compétition, un milieu qui la nourrit et la stimule. Encore là, elle a relevé le défi avec sa fougue et sa passion habituelle, contribuant ainsi au succès qu’a connu l’événement.

J’ai appris tout récemment que Manon s’était vu confier le mandat de coordonnatrice logistique pour le Circuit québécois du canot à glace. Le Circuit compte sept courses entre les mois de janvier et mars, dont deux se tiennent à Québec. Je suis particulièrement fier et heureux qu’une professionnelle de son envergure y soit associée. La traversée du fleuve en canot au gré des glaces date du début de la colonie au XVIIe siècle. C’était, avant la construction du Pont de Québec, le seul moyen de traverser le fleuve entre Québec et Lévis, si le pont de glace ne prenait pas. C’est donc, à la fois, une compétition sportive signature qui exprime pleinement notre identité mais également un sport extrême qui exige, en plus d’une excellente forme physique, une bonne connaissance des glaces et des courants. L’Hôtel Château Laurier Québec est d’ailleurs associé au canot à glace à titre de commanditaire d’une équipe masculine, sans oublier, le George V services banquets et traiteur qui commandite également sa propre équipe féminine.

Mais les nombreux talents de Manon et sa grande détermination ne sont pas uniquement canalisés dans l’univers des événements sportifs. Elle a réalisé plusieurs autres mandats pour des entreprises et organisations touristiques de la région de Québec. Elle travaille d’ailleurs, entre autres, depuis plusieurs années comme responsable des communications pour le Marché de Noël allemand, un événement signature qui colle particulièrement bien avec l’ambiance et le caractère féerique du Vieux-Québec à l’approche du temps des fêtes.

Une rencontre avec Manon n’est jamais une expérience ennuyante. Le feu qui allume son regard, sa verve, sa facilité à nouer et à entretenir des relations chaleureuses sont autant de traits de personnalité qui en font une personne si unique et attachante. C’est ce qui lui a permis de développer, au fil des ans, un réseau impressionnant de contacts dans les milieux sportifs et touristiques, et ainsi de s’impliquer avec passion dans des projets qui font rayonner la région de Québec. Et la connaissant, je suis convaincu qu’elle continuera encore de relever d’autres défis et de se lancer à fond de train dans de nouvelles aventures. D’ici là, en véritable athlète qu’elle est, elle continue de conjuguer au quotidien sa passion pour les sports par un entrainement soutenu.

Mon coup de cœur musical : L’album Petite plage par Ingrid St-Pierre. Ses chansons sont remplies de douceur et les mélodies me font rêver.

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Les maisons, commerces et végétaux ont été ornés de lumières, la météo s’est chargée de blanchir et givrer la ville entière, les piétons déambulent le cœur léger… aucun doute possible, les célébrations de fin d’année approchent à grands pas! Puisque vous avez fait l’excellent choix de venir à Québec en cette période trépidante et animée, voici les activités à ne pas manquer et les bons plans pour s’amuser, que vous soyez en famille ou entre adultes, adeptes de feux d’artifices ou du confort d’un bon fauteuil!

Danser et festoyer

Nouveauté cette année, le festival hivernal Toboggan propose quatre journées festives pour célébrer l’arrivée de la nouvelle année… à deux pas de l’Hôtel Château Laurier! Vous serez donc aux premières loges pour prendre part à la fête et profiter du carrousel, de la Grande roue, des comptoirs à cocktails et des espaces gourmands.

Le bal démarre avec les Soirées du 28, 29 et 30 décembre à la Place George-V : des spectacles de musique électronique. Les artistes choisis sont des stars de la scène techno : ainsi, c’est le DJ Zedd, gagnant d’un Grammy en 2013 pour le meilleur album dansant, qui montera sur scène pour la première de ces soirées. Le passeport ($) est obligatoire pour accéder au site pour ces trois soirées. Utilisez le code promo CHATEAULAURIER.

L’apothéose est bien sûr prévue le 31 décembre avec la soirée du Nouvel An. Cette année, deux scènes très différentes ont été aménagées, l’une traditionnelle, l’autre électro. À la place de l’Assemblée-Nationale sera proposée une prestation endiablée mettant en vedette la Famille Painchaud, qui fera danser les amoureux de musique traditionnelle, tandis que le public massé à la place George-V aura droit à une enlevante expérience électro signée Loud Luxury. Dans les deux cas, les sites ouvriront leurs portes à 19h et les prestations auront lieu de 20h30 à 1h00. Il s’agit d’activités gratuites.

Des projections lumineuses ajouteront lumière et gaieté, tout en mettant en valeur le décor magique de Québec. Évidemment, le traditionnel décompte avant que sonne minuit sera accompagné de feux d’artifices, visibles de partout sur le site!

Courtoisie Office de Tourisme de Québec

Pour petits et grands

Si vous voyagez avec des jeunes, l’une des plus belles sorties à faire en famille pour célébrer l’arrivée de la nouvelle année est assurément le Festilumières  à l’Aquarium de Québec! Ce parcours extérieur illuminé comporte des glissades, des jeux gonflables et diverses animations ludiques. Plus de 500 000 lumières DEL sont synchronisées pour suivre le rythme de la musique diffusée sur le site. Ouvert à tous les soirs du 26 décembre 2019 au 5 janvier 2020, de 18 h à 21 h.

Coutoisie SÉPAQ

Le Quartier Petit Champlain est aussi une destination féérique à ne pas manquer, afin de faire briller les yeux des tout-petits mais aussi des plus grands! Le Père Noël s’attarde au parc Félix-Leclerc pour encore quelques jours, soit du 26 décembre au 1er janvier, accueillant joyeusement les enfants auxquels il remettra un cadeau. L’horaire peut varier en fonction de la température.

Le Quartier Petit Champlain et la Place-Royale recevront aussi la visite de chorales et ensembles vocaux qui régaleront vos oreilles de chants de Noël traditionnels! Les 6DS, le Chœur Ad Vitam et Les Classy, en alternance, offriront de trois à quatre prestations gratuites, d’une trentaine de minutes chacune. Tous les jours, du 28 décembre au 1er janvier en après-midi.

Autre must familial, une descente vertigineuse sur la glissade de la Terrasse Dufferin promet des sensations fortes, des joues bien roses et, bien sûr, une vue imprenable sur le fleuve givré et la ville illuminée! Les 28, 29 et 30 décembre, il sera possible de glisser de 10h à 21h, tandis que les 31 décembre et 1er janvier, les glissades seront accessibles de 10h à 16h.

Bien au chaud

Vous assumez pleinement votre envie de rester bien au chaud et de profiter d’activités intérieures? Cela tombe bien : plusieurs spectacles seront offerts à Québec au tournant de la nouvelle année.

Au Grand-Théâtre de Québec, le concert Hommage à Vienne, présenté le 31 décembre 2019 à 14h30, rend hommage à l’âge d’or de la musique viennoise. Ce spectacle, qui allie l’élégance à la gaieté, repose sur le talent éblouissant de deux sopranos, d’un baryton et de l’Orchestre Strauss du Québec, sous la direction musicale du chef viennois Christoph Campestrini. Des danseurs issus notamment du prestigieux Europaballett St.Pölten d’Autriche s’animeront sur la musique d’opérettes, de valses et d’ouvertures célèbres.

Le Capitole de Québec accueille à nouveau l’auteur-compositeur-interprète québécois Marc Dupré et ses artistes invités pour le Party musical 3. Chansons, danse et humour sont au menu de ce spectacle du temps des Fêtes, dont l’ambiance se veut chaleureuse et familiale. Offert les 29 et 30 décembre 2019 à 20h30, ainsi que le 31 décembre 2019 à 22 h. Aussi disponible en formule repas-spectacle, incluant des billets au balcon et un repas au restaurant Le Confessionnal.

Courtoisie Capitole de Québec

Si vous avez envie de rigoler, le Beu-Bye 2019 est un très bon choix! Présentée à l’Impérial Bell du 26 au 29 décembre (plusieurs représentations en après-midi et en soirée), cette revue combine des sketchs humoristiques et des numéros musicaux, revisitant de manière éclatée les événements marquants de l’année.

Enfin, de nombreux restaurants et bars de la Vieille Capitale ont leur propre programme de festivités, incluant artistes invités, DJ à la mode, repas et verres de bulles. Ambiance assurée!

* * * * *

Comme toujours, l’équipe des concierges de l’Hôtel Château Laurier Québec est à votre disposition : n’hésitez pas à nous solliciter, qu’il s’agisse de louer une voiture, trouver un cadeau de dernière minute ou réserver dans l’un des meilleurs restaurants de Québec : nous serons ravis de vous offrir soutien et conseils, de manière à ce que votre séjour chez nous soit absolument fantastique!

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Qui, petit, n’a pas aimé se faire raconter des histoires? Qui, grand, aime à raconter des histoires? Voici réunis les ingrédients qui ont permis de donner le coup d’envoi à la très belle initiative Lire et faire lire.

Laissez-nous vous raconter son histoire et l’histoire de l’Hôtel Château Laurier Québec avec eux.

Lire et faire lire est né en France, plus précisément à Brest au milieu des années 1980. L’idée était toute simple : d’une part transmettre le plaisir de la lecture aux enfants en leur racontant des histoires ; d’autre part offrir aux plus de 50 ans l’opportunité d’allier le plaisir de lire à l’implication citoyenne.

Ce n’est toutefois qu’en 1999 que Lire et faire lire a pris son réel envol alors que l’écrivain Alexandre Jardin a embrassé la cause et su rapidement y associer le Ministère de l’éducation français … et même la présenter au président Chirac! L’auteur prolifique racontera d’ailleurs que, dès qu’il a rencontré ces aînés faisant la lecture dans les écoles de Brest, il a su que le programme devait être largement déployé.

Dès 2002, l’initiative a gagné le Québec puis ce fut au tour de l’Acadie en 2009. Ailleurs au Canada, Lire et faire lire est désormais présent en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique. Depuis ses débuts de ce côté-ci de l’Atlantique, Lire et faire lire a permis à des dizaines de milliers d’enfants de plonger dans le plaisir de la lecture grâce à des milliers de lecteurs bénévoles. Seulement en 2018-2019, plus de 11 500 enfants se sont fait raconter des histoires par plus 2 000 lecteurs-bénévoles dans 88 villes au Canada.

 

Alexandre Jardin

Pour Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec, soutenir la cause de Lire et faire lire allait de soi :

Pour que la francoresponsabilité soit plus qu’une belle idée, elle doit être une idée vivante. Raconter des histoires aux enfants est une belle occasion de réunir les générations tout en assurant la pérennité de la langue française. Voilà pourquoi, sans hésiter, en 2019 nous avons renouvelé notre partenariat avec Lire et faire lire!

La directrice générale de Lire et faire lire au Québec, madame Chantal Vaillancourt souligne qu’insuffler le bonheur de la lecture aux enfants se répercute bien au-delà de la rencontre hebdomadaire entre le bénévole et son groupe de 4-5 enfants :

Rappelons-nous comment c’est difficile apprendre à lire! Mais comme pour le vélo, même si on tombe, le plaisir de prendre son envol rend l’effort acceptable.

En leur transmettant le plaisir de la lecture, les petits muent de « liseurs », c’est-à-dire du survol des livres sans rentrer dans l’histoire, à lecteurs. En passant par le plaisir, ils découvrent le bonheur de la lecture et sont portés à chercher à revivre ce bonheur. Comme pour le vélo!

Chantal Vaillancourt insiste : Lire et faire lire est un moment de plaisir. Pas question de notes, d’évaluation ni de pression : avec Lire et faire lire on s’amuse et on découvre de nouvelles choses!

Livres ou tablettes?

En ces temps de jeux et de tablettes électroniques, difficile de ne pas oser la question : pour raconter une histoire, le livre papier a-t-il encore la cote?

Hé bien oui! Contrairement aux livres pour les adultes dont les formats sont, somme toute, plutôt standardisés la littérature jeunesse regorge de surprises : livres géants ou miniatures, texturés, avec des images qui se déploient en trois dimensions, illustrés par des images de synthèse ou à l’aquarelle. La diversité des livres fait que le livre en lui-même devient partie intégrante de l’activité de lecture, suscitant intérêt et curiosité chez les petits.

À l’Hôtel, nous croyons énormément au plaisir des livres et à celui de la découverte. Ainsi, à tous les enfants qui séjournent chez-nous, nous remettons le « Livre de découvertes » qui leur permet d’apprendre certains faits au sujet du Québec, de sa faune et de son histoire en plus de leur faire connaître le programme Lire et faire lire.

Alexandre Jardin dans nos murs

En octobre dernier, l’Hôtel Château Laurier Québec a eu le plaisir d’accueillir une rencontre de Lire et faire lire. À cette occasion, Alexandre Jardin est venu s’entretenir avec les bénévoles de l’antenne locale de la ville de Québec. Auteur engagé, confiant dans la capacité des individus à contribuer à faire une société meilleure et bonne, Alexandre Jardin demeure, après 20 ans, encore épaté des retombées de Lire et faire lire :

C’est rare que dans un seul programme, on puisse lutter contre l’échec scolaire, vacciner les enfants contre l’illettrisme, en plus de faciliter l’intégration des enfants immigrants!

Aux lecteurs-bénévoles, il leur a parlé de cette relation toute spéciale qui s’installe entre eux et les enfants :

Ce lien qui se tisse, c’est un des grands carburants de l’espèce humaine, celui de la transmission entre les générations! À Lire et faire lire, on a réinvité l’eau chaude. On a juste rappelé que pour élever un être humain, il faut qu’il y ait des plus vieux.

Ce pourquoi il fût chaleureusement applaudi!

Notre directrice générale, madame Aude Lafrance-Girard apprécie tout particulièrement cette transmission entre les générations :

À titre d’hôtelière de troisième génération, la transmission des connaissances et du savoir-faire nous a permis, à mon grand-père puis à mon père et aujourd’hui à moi, de devenir de fiers artisans de notre profession. Le soutien à Lire et faire lire me permet de poursuivre l’engagement francoresponsable de mon père.

La rencontre avec Alexandre Jardin s’est terminée par une question non résolue, car le constat est le même en France qu’au Québec : les bénévoles sont surtout des lectrices. Pourtant, beaucoup d’hommes lisent! Comment faire pour les convaincre d’oser devenir lecteur?

Pour devenir lecteur/lectrice-bénévole ou soutenir Lire et faire lire : https://www.lireetfairelire.qc.ca

Qui sont ces lecteurs-bénévoles? Portrait de trois passionnés de lecture 

Madame Claudette Deschênes – lectrice-bénévole depuis 14 ans

Claudette Deschênes

Enseignante pendant 36 ans, au moment de la retraite, madame Deschêne ne se sentait pas prête à couper les ponts avec les enfants. Avec Lire et faire lire, elle a découvert la littérature jeunesse. Quel est son secret d’une lecture bien réussie? « C’est important de créer une ambiance. C’est pourquoi il y a toujours un rituel du début afin de rentrer dans le monde de l’imaginaire ». Quel est son moment préféré? « Avec le temps, je prends plus le temps pour que les enfants puissent s’exprimer, pour qu’il y ait de beaux échanges. Cela donne l’occasion de répondre à certaines de leurs inquiétudes, de leurs questions. Prendre plus le temps, c’est un bonheur à petites doses à chaque semaine. ».

Madame Ann Cleary – de lectrice-bénévole à responsable d’une antenne locale, depuis 4-5 ans

Cette ancienne gestionnaire, désormais à sa retraite, désirait rester utile à la société. Passionnée de lecture, aimant les enfants, elle n’a pas hésité à dire « Oui!» quand une amie l’a informée qu’il manquait une bénévole pour un après-midi de lecture à Lire et faire lire. Dès le lendemain elle commençait! Quel est son souvenir le plus marquant ? « Toutes les histoires que l’on lit ne sont pas des histoires joyeuses. Alors que je lisais une histoire triste, un enfant a partagé sa tristesse en nous disant regarder tous les matins la photo de sa maman décédée. Spontanément, les autres enfants se sont mis à discuter de ce que leur ami pourrait faire pour être moins triste. ».

Ann Cleary et José Lamarre

Monsieur José Lamarre – lecteur-bénévole depuis 10 ans

Monsieur Lamarre est un lecteur théâtral! À la retraite depuis 2 ans, il a rapidement senti qu’il avait besoin d’un nouveau défi. Amateur de bandes-dessinées, ce nouveau défi fut de plonger dans la littérature jeunesse et d’aller présenter des histoires dans les écoles primaires. « Les petits, ils sont petits, il faut réussir à capter leur attention ». D’où ses lectures théâtralisées. Qu’est-ce qui le touche particulièrement lorsqu’il fait la lecture aux petits ? « Réaliser que les enfants apprennent, qu’ils comprennent soudainement une nouvelle chose. Comme par exemple que les nuages voyagent, qu’ils ne sont pas fixes. ». Malgré ses 10 années d’expérience, et le succès de ses mises en scène, monsieur Lamarre nous a confié, tout bas, avoir encore le tract.

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André Cauchon
Vivre le moment présent avec une intensité unique

Il y a quelques mois, je vous ai invités à me suivre dans la rencontre de Québécois passionnés, par leur ville, leur pratique professionnelle et les activités auxquelles ils se consacrent. Sans aucun doute, André Cauchon est vraiment de cette trempe. Il peut se vanter d’avoir un parcours professionnel riche d’expériences et de réalisations. Quiconque a déjà eu à utiliser, ici à Québec, des services professionnels d’une firme de services audiovisuels pour un congrès ou un événement, a de bonnes chances d’avoir croisé André. Peu de temps après avoir terminé ses études universitaires en administration des affaires, il est entré au service, comme gestionnaire, d’une importante firme spécialisée en services audiovisuels. Au fil des acquisitions et des fusions, son parcours l’a emmené à exercer ses talents et mettre son expertise au service de firmes de niveau national et international. Il dirige maintenant le bureau de Québec d’Expert’Ease, une entreprise de services audiovisuels, 100% québécoise qui est le fournisseur officiel, entre autres, de l’Hôtel Château Laurier et du Manège militaire Voltigeurs de Québec.

Toujours viser le sommet

Si performer et atteindre un niveau d’excellence fait partie de son ADN professionnel, on peut en dire tout autant pour sa passion des grands espaces et des montagnes.

En cette matière, comme vous pourrez le constater, il ne se contente pas de demi-mesures et fait rarement les choses à moitié. Bien qu’il ait toujours été un amoureux de la nature, il s’est, au cours des deux dernières décennies, attaqué à quelques-unes des plus hautes montagnes des Amériques et d’Asie. Dès 2003, il se rend en Argentine pour escalader l’Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques avec ses 6962 mètres d’altitude. Il récidive deux ans plus tard sur le même sommet en empruntant une autre voie, plus difficile. Ces expéditions l’ont confirmé dans son désir de relever encore plus de défis et de gravir d’autres sommets, parfois dans des conditions extrêmes. Ses qualités de gestionnaire et son sens de la planification l’ont définitivement bien servi dans cette quête. En effet, les sommets enneigés comportent leur lot de menaces et de dangers. Températures extrêmes, parois glacées, crevasses, avalanches, autant de menaces qui peuvent être fatales. Et sans une longue et minutieuse préparation, on ne peut se lancer dans de telles expériences.

Après avoir conquis le plus haut sommet d’Amérique du sud, il s’est lancé à l’assaut du mont Khan Tengri, au Kirghizistan, dont le sommet culmine à 7010 mètres d’altitude. L’escalade de ce sommet, situé à proximité des frontières de Kazakhstan et de la Chine, constituait sa première ascension asiatique. Toujours, dans le même massif, il s’attaquera, quatre ans plus tard, au Pic Pobeda, le plus haut sommet du massif du Tian Shan et de l’Asie de l’ouest. L’ascension de ces deux sommets est difficile et dangereuse et la fenêtre pour la tenter est courte, allant de la mi-juillet à la fin août. Seulement quelques alpinistes en réussissent l’ascension à chaque année.

                                      

Entre ces deux incursions en Asie, André a inscrit dans son répertoire d’expéditions, l’ascension du Mont McKinley an Alaska, le plus haut sommet de l’Amérique du Nord. D’une altitude de 6192 mètres, ce sommet impose des conditions météorologiques souvent extrêmes. Au cours de cette expédition, il a été, avec son partenaire, coincé pendant quatre jours par le mauvais temps, au dernier camp, à 5100 mètres d’altitude et ce, à des températures atteignant les -35o Celsius. Et, quelques années plus tard, en 2014, il est retourné dans la même région, pour escalader cette fois, le mont Logan au Yukon, le plus haut sommet du Canada avec ses 5959 mètres. Et encore une fois, ils y ont rencontré des conditions extrêmes : sur 30 jours d’expédition, visibilité nulle sur l’arête Est de la montagne pour un total de 13 jours, des vents qui ont largement dépassé les 150 km/h, ainsi que des tempêtes de neige qui ont laissé pas moins de deux mètres de nouvelles neiges. Non seulement les conditions météorologiques étaient extrêmes, mais ils ont dû progresser sur une épaule avec des falaises de 1000 mètres de chaque côté. Même s’ils ont laissé beaucoup d’énergie sur ce projet et malgré les défis extrêmes qui ont caractérisé ces expéditions sur les monts McKinley et Logan, il en a rapporté des souvenirs impérissables comme en font foi les photos prises lors de ces ascensions.

 

 

 

 

 

Une passion partagée en famille

La passion d’André pour la conquête des sommets est assurément contagieuse. Il a en effet entrainé dans ses aventures des membres de sa famille et des proches. Ainsi en 2012, il part pour le Pérou, dans la Cordillère blanche, une région prisée par les alpinistes et les trekkeurs, avec son fils Alexandre et son neveu Jean-François, respectivement âgés à l’époque de 21 et 19 ans. Ils gravirent avec succès les monts Ishinca (5530 mètres) et Urus (5420 mètres). Après ces deux ascensions, ils se lancent à l’assaut du Tocllaraju (6032 mètres). Ses deux accompagnateurs, éprouvant de la difficulté avec les vents et le froid après avoir marché toute la nuit, il décide d’arrêter cette dernière ascension autour de
5 500 mètres.

En juillet 2017, il part en Bolivie avec sa conjointe et un couple d’amis. Au cours de ce voyage, ils feront l’ascension de montagnes et de volcans dont les sommets culminent à plus de 6000 mètres. Au programme, les monts Pomerape (6282 mètres), Parinacota (6348 mètres), Acotango (6052 mètres) et Uturuncu (6008 mètres). À peine revenus de ce voyage, André et sa conjointe Julie rêvent encore d’aventures dans les plus belles régions montagneuses du monde. Cette quête les emmènera, à l’été 2019, au Pakistan où ils accompagneront un ami qui projette d’escalader le K2, le deuxième plus haut sommet du monde après l’Everest. Ils feront donc un trek de 210 kilomètres sur le glacier Baltoro, pour se rendre au camp de base du K2, probablement un des sommets les plus meurtrier du monde. Heureusement, cette longue marche avec l’expédition de leur ami s’est faite dans de très bonnes conditions météorologiques. Ils en ont rapporté des souvenirs et des moments d’extase qu’ils n’oublieront jamais.

                                    

Parcourir les plus beaux sentiers de la région

Entre ces grands voyages qui nécessitent une préparation méthodique, André et sa conjointe profitent au maximum de tous leurs moments de loisirs pour parcourir les plus beaux sentiers de la région de Québec, de Charlevoix et de Chaudière-Appalaches. Et lorsque le temps leur permet, ils n’hésitent pas à avaler des kilomètres supplémentaires pour se rendre dans les Chic-Chocs ou sur les plus beaux sommets du Nord-est des États-Unis. Mont-Sainte-Anne, Vallée Bra-du-Nord, Vallée de la Jacques-Cartier, Parcs des Haute-Gorges et des Grands-Jardins dans Charlevoix, tous ces sites naturels constituent son terrain de jeu, et ce, en toutes saisons. Et le bonheur que lui procurent ces sorties est souvent là tout près de la maison. Ainsi, se retrouver au sommet du Mont-Sainte-Anne dans l’obscurité pour y admirer la pleine lune lui procure un agrément absolu et un moment d’extase et de sérénité. Pour André, rien de mieux pour recharger les batteries afin d’être prêt à relever ses nombreux défis professionnels.

Bien plus qu’un fournisseur, un partenaire sur qui compter

Pouvoir compter sur un fournisseur qui connaît très bien nos salles de réunion et qui est en mesure de contribuer à la qualité de l’expérience offerte à nos clients représente un atout inestimable. Et, en prenant la responsabilité de la gestion événementielle au Manège militaire, nous voulions travailler avec des spécialistes capables d’exploiter au maximum les possibilités techniques incroyables de ce bâtiment unique et exceptionnel.

Nous pouvions déjà compter sur l’expertise hors norme de notre traiteur Georges V. Compléter celle-ci avec celle d’un partenaire comme André et son équipe, c’est un atout inestimable qui nous permet de gravir et d’atteindre, tout comme lui, les plus hauts sommets en offrant un service de niveau international à nos clients.

Oui, définitivement, André est de la race des passionnés, ces personnes qui m’ont toujours impressionné, non seulement par leurs performances, mais surtout par l’intensité avec laquelle ils choisissent de vivre leurs rêves. Quand je lui ai demandé de me relater ses expériences et de me fournir quelques photos pour illustrer ce billet, c’est avec sa générosité habituelle qu’il l’a fait. En regardant ces photos exceptionnelles, j’ai compris sans difficulté tout ce qui nourrissait sa passion des sommets et des grands espaces.

Mon coup de cœur musical : L’album Objets perdus de Evelyne Brochu. Un premier album très réussi pour la comédienne qui fait son entrée dans le monde de la musique pop.

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Nous sommes heureux de vous présenter de courts récits inspirés de faits vécus dans notre hôtel. Ces histoires nous ont été racontées par nos employés.

Cette démarche fait partie de notre engagement à mettre en lumière les talents des francophones et c’est ainsi que nous avons demandé à des auteurs locaux de vous raconter ces histoires. La première histoire publiée fut celle tirée du livre « Histoires d’hôtels et autres lieux« , projet de Anderson Publication publié en 2018. Pour lire l’histoire de l’Hôtel Château Laurier Québec cliquez ici.

Voici la deuxième:

La scène est irréelle. Bruno ne s’attendait pas à tant de militaires, de dispositifs de sécurité, de convois de véhicules blindés. Les tireurs d’élite, embusqués sur le toit de l’Hôtel Château Laurier Québec, lui rappellent tout le sérieux de l’événement, en même temps qu’ils lui semblent appartenir à un autre monde que le sien, un monde où la violence et l’anarchie règnent en maître. Il aimerait leur dire que tout cela est inutile, que sa ville n’est et ne sera jamais le théâtre de telles atrocités, puis il pense : il suffit d’un seul esprit malade, tordu, souffrant. Un seul homme, une seule femme cherchant à venger sa peine par la haine.

Quatre jours. Une quarantaine de généraux membres de l’OTAN tiendront pendant quatre jours d’affilée des discussions de la plus haute importance. Bruno a le délicat mandat de superviser les allées et venues des employés, mais aussi de livrer les bagages et le courrier aux militaires, de les escorter discrètement à leur chambre. Tout cela, avec le plus grand sang-froid. Il tente de se composer un visage de marbre, de paraître digne malgré le nombre impressionnant d’armes de guerre qui défilent devant ses yeux, comme autant de bêtes endormies, attendant le signal pour bondir hors de leur tanière. L’espace d’un instant, il se revoit enfant, jouant au cow-boy avec son frère Jonathan, leurs pistolets de plastique brandis bien haut au-dessus de leur tête, prêts à abattre l’ennemi invisible qu’ils pistent depuis des mois. Ils l’avaient prénommé Chester, pareil à cette grosse brute de sixième qui s’amusait à coller des chewing-gums dans les cheveux des filles. Bruno croit même entendre leurs cris victorieux devant la dépouille imaginaire du mécréant, qu’ils avaient débusqué au détour d’une ruelle sombre. Le souvenir lui arrache un sourire, qu’il s’efforce aussitôt de réprimer devant l’œil suspicieux de l’officier à qui il vient de remettre un colis qui lui est adressé.

Lorsqu’il passe devant la salle du Jardin, transformée pour l’occasion en véritable laboratoire informatique censé retransmettre, en direct, les mouvements de la ville, Bruno se demande si son frère se serait senti aussi intimidé que lui devant la délégation d’experts en explosifs de la Sûreté du Québec qui, hier encore, effectuait des vérifications à l’intérieur des murs de l’hôtel, accompagnés de leur maître-chien. Sûrement pas, songe-t-il pour lui-même. Jo avait toujours eu, aux yeux de Bruno, un flegme inébranlable. Il se souvient du service de leur mère alors qu’ils n’étaient âgés que de huit et dix ans. Son aîné, déjà, semblait emmuré dans un silence impénétrable, indifférent aux pleurs de leur père, aux poignées de mains suintant la pitié, aux condoléances formulées sur le bout des lèvres telles des prières avortées. À partir de ce jour, ils avaient cessé de se prendre pour des justiciers du Far West, de se composer des vies parallèles dans les replis de leur quartier. Bruno avait bien essayé de convaincre Jo de ne pas abandonner, mais ce dernier lui répondait invariablement la même chose : j’y crois plus.

* * * * *

Jour quatre. Bruno a l’impression de se mouvoir dans un immense espace capitonné, où chaque pas semble répondre à une chorégraphie savamment orchestrée. Rien à voir avec le climat habituel d’effervescence dans lequel baigne l’hôtel, rythmé par les arrivées et les départs des clients, les rires des réceptionnistes, les sonneries répétées des téléphones. Il est le seul à pouvoir circuler sur les étages, le seul à pouvoir pénétrer les zones à sécurité maximale, là où des gardiens affublés de lunettes teintées et vêtus d’habits noirs, qui semblent tout droit sortis d’un film d’espionnage, font le guet devant les chambres des dignitaires les plus puissants du monde. Ces hommes n’ont pas besoin de parler pour que Bruno devine tout le stress qui les tenaille, qui gonfle et atteindra des sommets vertigineux dans quelques heures à peine, alors que prendra fin la réunion de l’OTAN. La tension, même muette, circule d’un corps à l’autre, se nourrit des peurs, des scénarios catastrophes qui commencent à poindre dans l’esprit de Bruno. Il aimerait ne pas y succomber, se prouver qu’il est bel et bien l’homme de la situation, que ses patrons ont bien fait de lui faire confiance sur ce coup.

Puis, sans qu’il s’y attende, une image persistante se fraie un chemin dans son cerveau : celle de son frère vomissant dans une des toilettes de la coopérative funéraire où reposent les cendres de leur mère. Bruno, qui avait une envie pressante d’uriner, avait poussé la porte de la cabine, puis découvert Jo accroupi au-dessus de la cuvette, son corps secoué de spasmes involontaires. Son frère avait juste eu le temps de lui murmurer de le laisser tranquille. Sors, sors d’ici! Bruno n’avait pas obéi tout de suite, hésitant à le laisser seul. Son frère avait réitéré sa demande, cette fois en ajoutant ces mots : J’l’hais. Il avait oublié. Bruno avait oublié cette phrase, cette minute précise où son grand frère avait baissé la garde. Jo et sa colère, sa brûlure. Jamais il ne prononcerait le nom de leur mère, par la suite.

La délégation s’apprête à quitter l’hôtel. Dans le hall, tout le monde est sur le qui-vive. Bruno, lui, vient de remarquer un cellulaire branché dans une des prises de courant près des portes vitrées menant à l’extérieur. Et si? Et si ce dernier était relié à un dispositif de bombe? Et si, après des jours à craindre le pire, les attentats kamikazes, les explosions meurtrières, le pire survenait? Il pense à Jo. Encore. Et il se promet que, s’il s’en sort vivant, il achètera le premier billet d’avion pour Vancouver et ira le retrouver dans sa grande maison vide pour lui demander pardon. Pardon de ne pas avoir vu ta détresse, pardon de ne pas avoir insisté, ce jour-là, pour rester avec toi. Pardon de ne pas avoir été le frère que j’aurais dû être. Cela lui donne du courage, une combativité qu’il ne se connaissait pas. Il se penche, effleure le fil électrique connecté à ce qui signera peut-être sa fin. Pour toi, Jo.

Texte: Maude Déry

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Alors que les premiers flocons sont déjà tombés sur la belle ville de Québec et que vous entrevoyez avec plaisir votre prochain séjour à l’Hôtel Château Laurier Québec, notre équipe a pensé vous offrir quelques suggestions d’activités à connotation festive. Vous y trouverez, nous l’espérons, d’inspirantes et lumineuses idées d’activités à faire à Québec pendant le temps des Fêtes!

Cocooning et plaisirs de table

La réputation gastronomique de Québec n’est plus à faire. Comme le démontrent les nombreux honneurs que se méritent nos chefs et nos restaurants, les plaisirs de la table figurent assurément parmi les ingrédients-clés d’un séjour plein de charme à Québec.

L’un des lieux ayant récemment fait parler de lui est le restaurant ARVI. Cet espace industriel de Limoilou, où l’on sert une cuisine de saison contemporaine et ayant beaucoup de caractère, a été nommé meilleur restaurant au Canada en 2019 par le magazine enRoute d’Air Canada.

Pour une expérience gastronomique qui sort de l’ordinaire, La Tanière3 est toute désignée. Installé dans des voûtes historiques datant de l’époque de la Nouvelle-France, à la Place Royale, ce resto propose un menu dégustation à l’aveugle inspiré de l’histoire et du terroir, qui se décline en deux expériences distinctives : d’une part, le comptoir-chef pour voir les artistes de la cuisine à l’œuvre et, d’autre part, la voûte de la salle à manger. Un moment inoubliable. Étant un lieu très couru, il faut cependant réserver suffisamment à l’avance.

En cas d’envie soudaine d’aller prendre un verre dans un environnement luxueux, pourquoi ne pas aller vivre la vie de château… au 1608 bar à vins et fromages du Château Frontenac? Avec sa carte de cocktails maintes fois primée dans des concours nationaux et internationaux, ainsi que ses planches de fromages fins du Québec (conservés dans un splendide cellier), le 1608 permet de passer un très agréable moment dans une atmosphère cossue et branchée.

Bar 1608

Détente au spa

Envie de décrocher et de se détendre? Québec et sa région immédiate comptent plusieurs spas ayant une excellente réputation. Si l’âge pour y accéder est de 16 ans, la plupart des spas offrent aussi des plages horaires (souvent le dimanche matin) ouvertes aux enfants, permettant ainsi d’accommoder les familles.

Situé sur le boulevard Champlain, le Strøm spa Vieux-Québec est une installation thermale de type scandinave. À défaut d’admirer la mer Baltique, on y a une vue époustouflante sur le fleuve Saint-Laurent! On y trouve des bains à remous en plein air, tempérés ou glacés, des saunas finlandais, un bain de vapeur à l’eucalyptus et plusieurs aires de détente avec foyers, mais aussi des bains flottants (dont l’expérience Zerobody), des massages et des soins esthétiques, ainsi qu’un service de restauration légère inspiré de la cuisine suédoise. De quoi relaxer le plus stressé des Vikings.

Dans une atmosphère totalement différente, le Sky Spa Québec offre un panorama en hauteur de la ville, du fleuve et même des montagnes qui bordent le nord de la région. Perché au sommet de l’édifice Jules-Dallaire, dans le secteur Sainte-Foy, ce spa urbain offre plusieurs bassins à remous, un sauna, des services de massothérapie et plusieurs soins. Ses terrasses «Voix haute» et «Voix basse» permettent de choisir l’espace en fonction de votre envie de relaxer ou de discuter! Les vendredis et samedis soirs, les heures d’ouverture prolongées jusqu’à minuit, avec vue sur la ville illuminée, procurent une expérience thermique panoramique assurément différente des spas classiques.

Sky Spa

Si vous préférez vivre l’expérience d’un spa en pleine nature (avec trempette dans une rivière naturelle!), plusieurs autres options s’offrent à vous. Consultez l’équipe du bureau des concierges ou de la réception pour obtenir plus d’informations.

Magie, emplettes et féérie

Quoi de mieux qu’une visite dans un marché de Noël pour agrémenter votre séjour parmi nous et vivre la magie des Fêtes à Québec, tout en complétant vos emplettes!

À 15 minutes de marche de l’Hôtel Château Laurier Québec, le Marché de Noël allemand de Québec illumine les Jardins de l’Hôtel de Ville du 22 novembre au 23 décembre. À l’instar des marchés européens, on y déambule parmi les kiosques de bois où les marchands proposent d’alléchantes spécialités allemandes, comme le glühwein (vin chaud épicé), les bretzels et le pain d’épice de Nuremberg, mais aussi des produits du terroir québécois tels que fromages et charcuteries, le tout dans une ambiance animée de chants et de musique. C’est assurément une fantastique occasion de trouver des cadeaux originaux et de haute qualité.

Marché de Noël Allemand

Pour la toute première fois cette année, du 21 novembre 2019 au 2 janvier 2020, Le Grand Marché de Noël se tient dans l’espace flambant neuf du Grand Marché de Québec. Il est possible d’y découvrir plus de 60 marchands et près de 1000 produits du terroir ou pièces d’artisanat. On y offre aussi des ateliers de toutes sortes pendant toute l’année, mais aussi dans le temps des Fêtes. Par exemple la confection de canapés, de produits de soin maison, de collations et de cadeaux gourmands… De belles idées à faire en famille! Inscription obligatoire.

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Choisir l’Hôtel Château Laurier Québec pour le temps des Fêtes, c’est s’offrir de multiples opportunités de découvrir la ville de Québec et ses nombreux attraits pendant une période particulièrement effervescente et lumineuse. N’hésitez pas à solliciter notre équipe de concierges pour toute question ou besoin d’accompagnement dans vos réservations d’activités : il nous fera plaisir de mettre notre expertise à votre service.

 

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L’enthousiasme avec lequel les pêcheurs aiment faire le récit de leur expédition et parler de leurs prises est proverbial. Étant moi-même un pêcheur, je pourrais vous en raconter des vertes et des pas mûres entendues au fil des ans. Il se pourrait même que, emballé au retour d’un de mes voyages de pêche, je me suis laissé aller à l’occasion à pimenter quelque peu le récit de mes expéditions. Et oui, lorsque l’on revient d’un séjour en pleine nature pour taquiner le poisson, il peut nous arriver de grossir un tant soit peu l’importance et la grosseur de nos prises. Je dirais même que ça fait un peu partie du plaisir de pêcher. Mais je peux vous assurer que l’histoire de pêche que je vais vous raconter aujourd’hui est bien réelle et qu’elle restera bien gravée dans la mémoire de ceux qui y ont participé.

L’histoire débute au début de l’été 2018. Francis Lévesque, le directeur des banquets du George V services de banquets et traiteur de l’Hôtel Château Laurier Québec, préparait un souper au homard avec Benoit Raymond, un ami. Celui-ci, en regardant sur une des pinces du crustacé, l’élastique bleu et le médaillon qui certifie que celui-ci a bel et bien été pêché en Gaspésie, lui dit qu’il aimerait bien avoir la chance de participer un jour à une pêche au homard. Francis, qui a dans ses connaissances Joël Berthelot, un pêcheur gaspésien, saisit la balle au bond et communique avec ce dernier pour voir si un tel projet est réalisable. Mai 2019, les deux acolytes partent en Gaspésie pour vivre l’expérience de la pêche aux homards avec Joël sur le bateau du capitaine Jimmy Lepage. Ils ont aussi la chance de visiter la plus grosse usine de transformation de crustacés en Amérique du Nord, E Gagnon et Fils Ltée, avec Bill Sheehan qui a repris l’entreprise familiale avec son frère.

Peu après, Joël est à Québec pendant le Festival d’été de Québec. Il est accompagné de Bill. Francis, Benoit et leurs amis gaspésiens se rencontre pour un souper au restaurant. Au cours du repas, Joël et Bill proposent à Francis et Benoit de participer à une pêche au thon rouge d’ici à la fin de l’été. L’invitation ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Francis n’est pas homme à laisser passer une telle opportunité. Il met en place dès lors tous les aspects d’un projet ambitieux. Il propose dans un premier temps à Henrich Meesen, le chef exécutif du George V de les accompagner lors de cette expédition et c’est avec enthousiasme que ce dernier accepte de se joindre à l’aventure. Il pose toutefois une condition, soit d’emmener avec eux Guillaume Dumas, cuisinier et collaborateur depuis les dix dernières années et surtout, un passionné de la pêche. Et puis, se disant que mettre en images cette pêche au thon pourrait très bien rapporter aussi gros qu’un beau thon, Francis en parle à son frère Christian qui possède Senseï Media, une boite de production vidéo.

Départ pour la Gaspésie

Au cours des semaines qui suivent, tout se met en place pour leur permettre de vivre une expérience qu’ils n’oublieront pas de sitôt. Arrive le grand jour, le 12 septembre dernier. Le groupe de Québec, auquel se joint Louis Latulippe, un autre ami de Francis et Benoit, prend l’avion à l’Aéroport Jean Lesage en direction de Gaspé. Arrivés sur place en soirée, ils échangent autour d’une bière et finalisent le plan de match pour une journée qui sera mémorable. Levés au petit matin, Francis et son frère Christian se rendent à Percé et sur la côte gaspésienne pour prendre des images qui seront intégrées à la vidéo. Après, un après-midi à pêcher sur un quai et un bon souper, ils s’embarquent tous vers 18h30 sur le Sun Catcher, le bateau de Jimmy Lepage, le même capitaine du périple de homard qui, par ailleurs, s’y connaît très bien en matière de pêche au thon. Jimmy est accompagné de Kevin Caron, son co-pilote. À eux deux, ils constituent un duo de choc pour guider le groupe dans cette aventure.

Sun Catcher

Ils quittent donc le quai et se dirigent au large de Chandler. Le temps est clair et la lune est pleine. Guillaume, qui est superstitieux, a entendu dire que la pleine lune, ce n’est pas l’idéal pour la pêche au thon. Advienne que pourra, c’est le grand soir et l’équipage n’a d’autre choix que de faire confiance au capitaine. Alors qu’ils naviguent le long des côtes gaspésiennes, le capitaine lance un appel au groupe en constatant qu’un gros poisson a mordu à la ligne. Dans les premières heures, deux thons ont mordu à l’appât mais ils ont réussi à se décrocher de la ligne. Pendant 1 heure 45 minutes, ils en ont tenu un autre au bout de la ligne. Grâce au savoir-faire du capitaine et à la détermination de tous, ils l’ont ramené patiemment tout près du bateau, à peine dix pieds comme s’ils pouvaient presque y toucher. Puis, dans un grand « clac », la ligne a cédé. Beaucoup d’émotions et certes, une belle déception d’être passé si près. Qu’à cela ne tienne, le capitaine et tout l’équipage ont remis ça. Comme le raconte Henrich, notre chef exécutif, « On était fatigués, on était brûlés, mais j’ai dit, écoute, on va en poigner un autre, un plus gros ». Quinze minutes plus tard, encore une fois, un thon a mordu à la ligne. Malgré la fatigue et les montagnes russes d’émotions des dernières heures, le niveau d’adrénaline était au maximum et au prix d’efforts intenses, un thon de 714 livres a été ramené près de la coque du bateau. Cette fois, pas question de le laisser filer. Une corde a été attaché à la queue et, à 2 heures du matin, c’était le retour au quai de Grande-Rivière avec une belle capture.

Thon 714 livres

Le repos était on ne peut plus mérité pour les amis qui avaient participé à cette aventure inoubliable. Une journée longue, épuisante, mais combien satisfaisante. Et surtout, elle était immortalisée puisque Christian en avait saisi tous les moments dans sa caméra. Pendant ce temps, le capitaine Jimmy s’est attelé à la tâche de préparer le thon afin de pouvoir l’expédier, bien frais, dans les cuisines du George V. Au total, un peu plus de 350 livres de bon thon rouge, frais et de qualité, ont été obtenues.

Toute une histoire de pêche!

Et dire qu’au même moment, j’étais aux Îles-de-la-Madeleine, à moins d’une heure de vol de Gaspé. Définitivement, une belle histoire et celle-là, elle ne sort pas des fabulations d’un pêcheur désirant se rendre intéressant. Une histoire de pêche que Francis planifie déjà de répéter l’année prochaine. Et cette fois, n’en doutez pas, je ferai partie de l’aventure et je l’espère, nous serons encore une fois heureux et satisfaits d’offrir le fruit de notre pêche aux clients du George V. Du thon de grande qualité apprêté par le chef Henrich Meesen et sa brigade et servi de la mer jusque sur les tables de votre événement.

De gauche à droite: Guillaume Dumas, Heinrich Meesen, Alain Girard

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Un hôtel peut-il être une île isolée? Qu’un lieu de passage, en parallèle de sa communauté?

À l’Hôtel Château Laurier Québec, faire partie de sa communauté, tisser des liens, nous passionne, nous distingue. La Francoresponsabilité nous a amené à faire des rencontres remarquables. En voici deux : Les libraires et Francophonie sans frontières.

Les libraires : comme un air de parenté

À l’Hôtel Château Laurier Québec, nous sommes toujours à l’affût des événements culturels qui se déroulent dans la ville de Québec. À l’occasion de la remise de Prix d’excellence des arts et de la culture 2018, notre directrice ventes et marketing, Johanne Caron, a rencontré Les libraires alors que la coopérative s’est vu remettre le prix de l’Institut canadien de Québec soulignant la qualité exceptionnelle de sa revue éponyme Les libraires.

« J’ai compris que nous avions beaucoup en commun avec eux! » Johanne Caron

Johanne Caron, directrice ventes et marketing

En effet, à l’instar de l’Hôtel Château Laurier Québec qui est un hôtel indépendant, Les libraires représentent plus d’une centaine de librairies indépendantes. De plus, la politique de développement durable de l’hôtel favorise l’achat local et les relations de proximité avec sa communauté ; les librairies indépendantes sont souvent des commerces de proximité qui, de ce fait, favorisent l’achat local. Enfin, de par leur métier de libraire, Leslibrairies.ca sont amoureux du français.

L’idée était née : une collaboration avec Les libraires serait un bon véhicule pour faire vivre la francoresponsabilité aux clients de l’hôtel.

Pour Sévryna Lupien, coordonnatrice aux opérations chez Les libraires, la collaboration avec l’Hôtel Château Laurier Québec représente une occasion de mieux faire connaître le métier de libraire, mais surtout de provoquer des rencontres inattendues entre les visiteurs et les livres :

« Pour plusieurs, choisir un livre demeure un geste intimidant : comment bien choisir? Est-ce que j’aimerai vraiment ça? Parfois, il faut aussi casser la mauvaise impression laissée par les livres de salle de bain qui, avouons-le, ne sont pas toujours de grands crus. »

Pour Madame Lupien, le rôle du libraire consiste alors à faire le pont entre les intérêts des gens et des livres qui donnent envie de la lecture. Le libraire peut dire « Mission accomplie! » lorsqu’il a su mettre le bon livre entre les mains de la bonne personne.

Sévryna Lupien, coordonnatrice aux opérations
Crédit photo: Michel Paquet

Afin de susciter ces rencontres entre les clients de l’hôtel et les livres, la collaboration avec Les libraires prendra différentes formes.

Premièrement, Les libraires vous proposeront différentes listes thématiques dont les suggestions de lecture porteront à « vivre autrement » la ville de Québec, le Québec et la francophonie. En plus de diffuser ces propositions sur nos différentes plateformes Web, notre nouveau hall comporte désormais deux espaces, une de bibliothèque collaborative et une qui contient des livres sur la ville à consulter sur place.

L’Hôtel Château Laurier Québec demeure attentif à offrir une expérience culturelle complète à ses clients. Le nouveau hall accueille également cinq toiles du peintre Louis Boudreault représentant Gilles Vigneault, Félix Leclerc, Claude Léveillée, Pauline Julien et Sylvain Lelièvre dans leur jeunesse. Afin de rendre ces toiles vivantes, chacune aura, à terme, sa bibliographie et sa musicographie. Le second volet de notre collaboration avec Les libraires sera dans la recension des œuvres écrites ou portant sur les cinq artistes.

Félix Leclerc par Louis Boudreault

Troisièmement, Les libraires c’est aussi la plateforme quialu.ca

« Quialu.ca est un bouillonnement de références, de commentaires, d’avis au sujet d’une vaste gamme de livres. C’est une plateforme où les livres francophones sont réellement mis de l’avant, tout comme la littérature québécoise » explique Sévryna Lupien des Libraires.ca

L’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec comptant des lecteurs enthousiastes ajoutera sa voix à quialu.ca ; vous pourrez nous suivre avec le nom d’utilisateur « Hôtel Château Laurier Québec ».

Enfin, une nouvelle carte de la ville de Québec sera conçue spécialement par notre bureau de conciergerie qui affichera la localisation des librairies indépendantes à Québec ainsi que les deux centres littéraires de la ville : La Maison de la littérature et le Morrin Center.

Avant de laisser Sévryna et Johanne retourner à leurs occupations, puisque nous parlons tourisme et livres, osons la question : En voyage, quel type de lectrices sont-elles?

Sévryna Lupien explique les yeux pétillants :

« En voyage, je lis énormément, j’apporte beaucoup de livres, même si je voyage qu’avec un petit sac. Une fois lu, je les laisse derrière moi. Je m’installe dans un lieu public, dans un restaurant et si j’entends quelqu’un parler en français, j’offre un livre, car à l’étranger, les livres francophones sont plutôt rares.

À chacun de mes voyages, je me donne aussi le défi de découvrir les perles locales en bouquinant! »

Moins livrovore, Johanne adore les bibliothèques d’échanges et de rue.

« J’aime l’idée de faire voyager les livres, de faire connaître des auteurs, des œuvres. Alors en voyage, j’apporte des livres de mes connaissances et je les distribue avec plaisir dans les bibliothèques d’échanges. »

Francophonie sans frontières : la francophonie comme on l’aime

Un des piliers de la francoresponsabilité est de faire connaître et de valoriser la culture francophone sous toutes ses coutures. À l’Hôtel Château Laurier Québec, nous aimons l’idée que la francophonie soit plurielle. Nous savons aussi que la vitalité de la francophonie passe par la jeunesse.

C’est donc avec un grand plaisir que notre directrice générale, Aude Lafrance-Girard a rencontré le président de Francophonie sans frontières, monsieur Benjamin Boutin, lors de son plus récent passage à Québec. Sans être une association pour les jeunes, Francophonie sans frontières porte une très grande attention à la jeunesse en favorisant des projets d’échanges et de mobilité.

« En tant qu’hôtelière de troisième génération, en plus d’être une jeune trentenaire engagée dans sa communauté, rencontrer Monsieur Boutin m’a permis de mieux comprendre la vitalité de la francophonie chez les jeunes à travers le monde. »

Aude Lafrance-Girard, directrice générale de l’Hôtel Château Laurier Québec

Aude Lafrance-Girard, directrice générale

Pour Benjamin Boutin cette rencontre revêtait un caractère particulier, car habituellement il discute davantage avec le monde associatif et les organisations dont la mission est l’intérêt général. Cette première rencontre avec une entreprise privée a renforcé sa conviction :  les entreprises ont un rôle essentiel à jouer dans le projet de la francophonie.

Benjamin Boutin, président Francophonie sans frontières

Notre directrice générale et monsieur Boutin ont discuté de la portée de la francoresponsabilité dans le monde francophone. Ce dernier y voit une manière fort intéressante de fédérer l’intérêt du secteur privé envers la francophonie, particulièrement là où les citoyens ont une forte conscience linguistique, comme chez les francophones hors Québec ou encore en Louisiane. D’ailleurs, il note que le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) utilise déjà le concept francoresponsable.

Qu’apprécie-t-il le plus dans la francoresponsabilité?

« J’apprécie le concept de francoresponsabilité de l’Hôtel Château Laurier Québec, car il s’appuie sur un réel engagement citoyen de la part des entreprises et des organisations.

De plus, à travers la visite de l’exposition de Louis Boudreault, des différents espaces de l’hôtel et du Manège militaire Voltigeurs de Québec, j’ai pu apprécier la dimension culturelle de la francoresponsabilité ».

Benjamin Boutin, Président de Francophonie sans frontières

Francophonie sans frontière ayant une équipe à Québec, soyez à l’affût : Qui sait si un prochain apéro-franco n’aura pas lieu à l’Hôtel Château Laurier Québec?

La francophonie étant présente sur les cinq continents, Monsieur Boutin voyage énormément. Osons à nouveau la question : Quel genre de voyageur-lecteur est-il?

« En général je suis un lecteur éclectique, intuitif et lent, car j’aime m’imprégner des mots. Surtout, je suis un lecteur-prêteur : j’aime que les livres circulent. Par contre, en voyage, je lis soit des nouvelles, des romans, des récits sur l’Antiquité, ou bien des essais politiques ou sociologiques. Et souvent, je vais acheter des livres là où je me trouve. »

Benjamin Boutin, président de francophonie sans frontières

Tisser des liens par les livres. Rencontrer des personnes qui rendent vivante la francophonie par-delà les frontières; c’est aussi ça la francoresponsabilité à l’Hôtel Château Laurier Québec.

DÉCOUVERTE LECTURE DU MOIS

Dix ans après La Renarde et le mal peigné, soixante-dix nouvelles lettres de la correspondance du couple mythique permettent au lecteur d’être immergé dans tout un pan historique et politique qui a activement participé à la construction du Québec. Ici, l’intime est au cœur du social et montre bien que les sphères sont interdépendantes: les idéaux se réalisent parce qu’ils ont été rêvés, nourris par l’amour, la famille, les voyages.

 

 

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Les balades dans Québec sont agréables en toutes saisons : c’est ce qui fait le charme légendaire de Québec! L’automne revêt toutefois une magie particulière, alors que les végétaux se parent d’éclatantes couleurs, décorant les vieux pavés de fresques temporaires. Et à l’approche de l’Halloween, la ville se fait particulièrement espiègle… Nous avons préparé les suggestions qui suivent, pour vous donner envie de découvrir ou redécouvrir l’une des plus belles cités d’Amérique.

Un village ensorcelé

Pour la première fois cette année, le début de l’automne accueille une fête dédiée à la sorcellerie! Lors de cette Fête des Sorciers , petits et grands découvriront le clan auquel ils appartiennent, apprendront à fabriquer des objets magiques destinés à repousser «Celui-qu’on-nomme-le-Diable», feront des rencontres intrigantes et écouteront des histoires à dormir debout. Une belle occasion d’en apprendre un peu plus sur le monde fantastique de la sorcellerie québécoise! La Fête des Sorciers – qui accueille aussi les «pas sorciers» – prendra le contrôle du parc de l’Esplanade, à quelques pas de l’Hôtel Château Laurier Québec, les 4, 5 et 6 octobre entre 11 h et 16 h.

Redécouvrir les traditions québécoises

Les Rendez-vous ès TRAD reviennent pour une 29e année consécutive! Du 10 au 14 octobre, ce festival permet au public de vivre et découvrir la diversité du patrimoine vivant grâce à des spectacles de musique, des ateliers d’apprentissage, de nombreuses activités spéciales et même une veillée de danse québécoise traditionnelle. La plupart des activités se déroulent dans les voûtes ancestrales de la Maison Chevalier, dans le magnifique quartier Petit-Champlain.

Parlant de traditions, saviez-vous que c’est à Québec qu’on a brassé de la bière pour la toute première fois de ce côté-ci de l’Atlantique? Eh oui : les Français qui se sont installés à Québec au début du 17e siècle ont amené avec eux les connaissances nécessaires au brassage et se sont donnés les moyens pour fabriquer de la bière. On a planté de l’orge et du houblon, on a importé d’Europe des cuves de cuivre et des outils de brassage… quant à l’eau, il n’en manquait évidemment pas! On peut découvrir cette riche histoire à l’Îlot des Palais : il est même possible d’y réaliser des fouilles archéologiques virtuelles pour retracer le parcours d’objets liés au processus brassicole et à la consommation alimentaire!

Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur, courtoisie

C’est dans la tradition de l’Oktoberfest que se tiendra, les 5 et 6 octobre, la 2e édition de la Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur. Pour cette célébration de la saison des récoltes, le Parc Durocher se transformera en véritable village brassicole avec de l’animation, de la musique, des gourmandises salées et sucrées et, bien sûr, des bières 100% locales! En outre, tous les samedis d’octobre, les Broue-Tours permettent d’explorer la scène brassicole de Québec. Le circuit pédestre comprend la visite de trois microbrasseries, où vous attendent neuf verres de dégustation accompagnés de bouchées et d’une foule de faits intéressants sur la bière et son histoire à Québec.

Pour vous faciliter l’organisation de votre visite, nous offrons le Forfait Brassicole.

Chasse à la citrouille

Le mois d’octobre est particulièrement propice à la cueillette du végétal emblématique de la saison : la citrouille! Cultivée depuis des siècles par les nations amérindiennes, cette courge géante d’un beau orange vif est aussi très appréciée pour ses qualités décoratives et pour sa chair, délicieuse en potage ou cuisinée en dessert.

Ferme Bédard et Blouin, courtoisie.

Plusieurs producteurs de la région de Québec offrent la possibilité de pratiquer l’autocueillette de la citrouille. Le principe est simple : dans un beau décor automnal, on se promène dans les champs en humant la riche odeur de terre et de feuilles, on remplit son regard de splendides panoramas… et on choisit l’heureuse élue!

Par exemple, la Ferme Bédard et Blouin, dans le secteur Beauport, propose une vingtaine de citrouilles, courges et autres potirons. Ouverte tous les jours du 20  septembre jusqu’à l’Halloween, de 9h à 17h. La Ferme Guillaume Létourneau, à Sainte-Famille sur l’Île d’Orléans, ainsi que la Ferme  Arthur Cauchon, à Château-Richer sur la Côte de Beaupré, sont elles aussi ouvertes à tous les jours de 9h à 17h. On y propose également de beaux paniers fermiers.

Si vous avez besoin de louer une voiture pour vous y rendre, n’hésitez pas à demander conseil à votre concierge de l’Hôtel Château Laurier Québec.

Pour la facilité, le Grand Marché fera votre bonheur.

À l’approche de l’Halloween

Tour Martello – Plaines d’Abraham. CCNB, courtoisie

La grande région de Québec est fertile en activités de toutes sortes pour se mettre dans l’ambiance de l’Halloween. Sur les plaines d’Abraham, à quelques minutes de l’Hôtel Château Laurier Québec, des décorations terrifiantes et de mystérieuses créatures vous attendent! Depuis plusieurs années déjà, le célèbre parc urbain se pare d’attraits mystérieux et d’animations de toutes sortes du début octobre jusqu’à la mi-novembre. Avec comme arrière-plan les feuillages colorés du parc, visitez le jardin d’automne, la tour hantée… ou laissez-vous surprendre par l’une des nombreuses activités offertes sur place.

Les jardins de l’hôtel de ville de Québec se transforment eux aussi en lieu hanté magnifiquement décoré, avec ses citrouilles aux motifs étonnants, ses épouvantails horrifiants, ses momies cool et ses araignées colorées.

Plusieurs firmes touristiques se spécialisent dans les visites mettant en relief les mystères, les revenants, les crimes et les exécutions ayant pour théâtre le Vieux-Québec. À la nuit tombée, les Visites fantômes de Québec nous racontent des histoires d’apparitions paranormales, des récits énigmatiques où histoire et légende s’entremêlent. Les Promenades fantômes font revivre les légendes et les superstitions issues de la tradition populaire du Québec. La plupart de ces parcours conviennent aux familles, tout particulièrement aux adolescents.

Visites fantômes de Québec, courtoisie.

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N’hésitez pas à passer à la conciergerie de l’Hôtel Château Laurier Québec. Nous serons heureux de vous offrir conseils et aide pour trouver les compléments d’information dont vous avez besoin. Quelles que soient vos envies, n’hésitez pas à nous solliciter. Nous sommes à votre disposition afin de rendre inoubliable ce séjour parmi nous.

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Dans un billet récent, je vous ai invité à découvrir de belles églises qui dressent leurs clochers au cœur du centre-ville de Québec. Il y a à peine quelques décennies, toute la vie, non seulement spirituelle mais également sociale, gravitait autour de ces temples. Mais avec la révolution tranquille qui a marqué l’histoire québécoise au cours des années soixante, s’est amorcé un déclin de la pratique religieuse. Ces grandes églises où l’on célébrait les messes le samedi soir et le dimanche sont devenues de moins en moins occupées, des paroisses se sont fusionnées et plusieurs de ces temples sont devenus superflus. Certaines ont été démolies, d’autres ont été transformées à des fins résidentielles ou commerciales. Mais, pour notre plus grand bonheur, d’autres ont connu une deuxième vie des plus intéressantes en devenant de réels temples rendant hommage à la culture et à la littérature. Hier, ces églises ont été conçues pour convertir et entretenir l’ardeur de la foi. Aujourd’hui, elles ont été converties et elles attirent encore des milliers de fervents…de la lecture. Je vous propose de partir à leur découverte.

Bibliothèque Claire-Martin

Crédit: Ville de Québec

Située sur la rue Saint-Jean au cœur du Faubourg Saint-Jean-Baptiste, à quelques minutes de marche de l’Hôtel Château Laurier Québec, l’église anglicane St. Matthew est entourée d’un cimetière qui est devenu un véritable petit parc urbain où il fait bon se promener. Vous y remarquerez de majestueux arbres centenaires qui se dressent vers le ciel à l’image des clochers d’antan. Plusieurs personnalités qui ont marqué l’histoire de la communauté anglophone de Québec y sont inhumées. Construit en 1822, ce temple a été détruit lors d’un grand incendie en 1845 et reconstruit en 1848. Il a été classé monument historique par le gouvernement du Québec en 1976 et cédé, quelques années plus tard, à la Ville de Québec qui a décidé de le transformer en bibliothèque. Depuis son ouverture en 1980, l’église a fait l’objet d’importants travaux en 1999, puis en 2016, un autre chantier majeur a permis de réaménager complètement l’intérieur afin de le rendre plus fonctionnel. Le blanc des murs et du mobilier a permis, non seulement de rendre l’espace plus lumineux, mais également de faire ressortir pleinement toute la richesse des vitraux et du plafond de bois.

En y entrant, on y ressent, comme autrefois, un sentiment de calme et de sérénité, si propice à la découverte des livres et des documents qu’on y retrouve. Les architectes ont su sauvegarder l’esprit des lieux tout en faisant un espace contemporain inspirant. Lors de la réouverture en 2107, on l’a renommé en l’honneur de Claire Martin, une écrivaine qui a vécu dans le Faubourg Saint-Jean-Baptiste.

Bibliothèque Monique-Corriveau

Fière de ses 400 ans, la Ville de Québec possède un riche patrimoine religieux. Même si celui-ci possède un fort potentiel d’attraction, des églises plus contemporaines possèdent également une réelle valeur architecturale. C’est le cas de l’église Saint-Denys du Plateau, située sur la route de l’Église, tout près du boulevard Laurier et de ses centres commerciaux. La Ville de Québec voulait relocaliser la bibliothèque Monique-Corriveau, à l’étroit dans un bâtiment de béton sans âme construit en 1967.

En décidant d’utiliser l’église Saint-Denys, située tout près sur la même artère, on a fait d’une pierre deux coups. D’une part, on pouvait conserver ce joyau du patrimoine architectural moderne de Québec, tout en créant un véritable lieu de rassemblement pour les citoyens conformément à l’utilisation originale de l’église. Fort heureusement d’ailleurs car le bâtiment aurait, comme beaucoup d’autres églises, été abandonné et éventuellement, démoli.  Tout dans cet édifice permettait d’y loger la bibliothèque Monique-Corriveau et d’en faire un lieu invitant et inspirant. D’une part, l’espace disponible dans l’église et à l’emplacement de l’ancien presbytère permettait de tripler la superficie de l’ancienne bibliothèque, ce qui offrait des possibilités incroyables pour en faire un bâtiment culturel qui saurait attirer les citoyens et leur donner le goût d’y revenir.

Crédit: Ville de Québec
Crédit: Ville de Québec

En entrant dans le nouvel écrin de la bibliothèque, on est frappé par l’espace. En peignant entièrement en blanc le bois du plafond et des poutres, on a épuré et rendu le lieu lumineux. Tout dans ce bâtiment est beau et fonctionnel : le mobilier, les aires de repos, les revêtements de sol, les touches de couleur, l’escalier central et la signalisation avec des mots tels « Découvrir », « Rêver » et « Se divertir ». Les architectes ont privilégié la fluidité et la transparence en aménageant l’espace de façon à le rendre à la fois beau, stimulant et en mesure de répondre aux besoins des citoyens de tous âges. Tous les détails sont soigneusement pensés. Pas étonnant que de plus en plus de citoyens aiment y venir et, comme autrefois, s’y recueillir dans une atmosphère de calme. On y retrouve des lieux et des ambiances diverses, certaines ouvertes et éclairées, d’autres, plus calmes et intimes. En dirigeant notre regard vers le haut, on découvre la mezzanine, et le mot « Rêver » en grosses lettres blanches. Le choix du mot est vraiment à propos car la mezzanine, comme le reste du bâtiment et de son aménagement, est une réelle invitation au rêve et à l’abandon dans le plaisir de la lecture.

Et comme dans l’ensemble des bâtiments publics, une portion du budget a été réservé à l’intégration d’œuvres d’art. Surplombant ce qui était autrefois le cœur et le crucifix qui le dominait, on a donc intégré une œuvre monumentale de l’artiste Claudie Gagnon. Intitulée Réseaux ou la forêt des connaissances, cette œuvre représente des branches d’arbres entrelacées qui évoquent les réseaux d’échange que permettent les nouvelles technologies.

Crédit: Ville de Québec

Même si le bâtiment n’a plus de vocation religieuse, cette œuvre d’art et son intégration au lieu accroche le regard en le faisant pointer vers le haut, évoquant ainsi avec justesse le caractère sacré, propre à l’utilisation initiale de l’édifice. Même si celui-ci est un peu excentré par rapport aux quartiers touristiques de Québec, le déplacement en vaut la peine, d’autant plus qu’il est accessible et bien desservi en moins de 25 minutes par le transport en commun. Et pour compléter l’expérience, vous pourrez trouver, à quelques minutes de là, Laurier Québec et Place Sainte-Foy, d’autres temples, réservés ceux-là au magasinage.

La Maison de la littérature

Retournons vers la rue Saint-Stanislas, au cœur du Vieux-Québec pour découvrir la Maison de la littérature. En entrant dans celle-ci, au rez-de-chaussée, on retrouve l’accueil, un petit café et une scène littéraire. On accède à la salle principale au premier étage en empruntant un escalier en colimaçon. Une fois dans la salle principale, l’effet « Wow » est immédiat. On pénètre dans un espace immaculé, abondamment lumineux, qui contraste avec le style néogothique de cet édifice. Le concept aéré, imaginé par les architectes, mise sur la lumière et les percées visuelles sur les trois niveaux du bâtiment. Ici, contrairement aux bibliothèques traditionnelles et malgré la grande quantité d’ouvrages et de documents proposés, on ne se sent pas écrasé et on ressent un effet de bien-être. On a le goût de s’attarder en prenant le temps d’admirer le lieu. Sa transformation est d’autant plus spectaculaire que l’on se trouve dans un bâtiment qui a du vécu.

En effet, la Maison de la littérature a été aménagée dans le temple Wesley, un édifice d’une grande valeur patrimoniale. Première église de style néogothique à Québec, ce temple a été construit en 1848 d’après les plans de l’architecte Edward Stavely pour servir de lieu de culte à la communauté méthodiste. Grâce à la générosité du sénateur Lorne C. Webster, la Ville de Québec a pu acquérir l’édifice qui était désaffectée depuis 1931. La Ville décide alors de le transformer au profit de l’Institut Canadien qui y aménage une salle de spectacles et une bibliothèque à l’étage inférieur. La salle de l’Institut a marqué l’histoire culturelle à Québec. En effet, de nombreux spectacles et conférences y ont été présentés pendant plusieurs décennies. À la fermeture de la Salle de spectacle en 1999, l’Institut a imaginé un concept novateur qui puisse répondre aux besoins du milieu littéraire et offrir une vitrine à la littérature québécoise, tout en demeurant la bibliothèque des citoyens du Vieux-Québec. Le projet de Maison de la littérature voyait le jour.

L’offre de la bibliothèque, dont une partie est numérique, est spécialisée dans les œuvres québécoises : surtout des livres, mais également des enregistrements sonores, des films et des disques. Outre la bibliothèque publique, on y retrouve une exposition permanente sur la littérature québécoise, des cabinets d’écriture, un atelier de BD, un studio de création, une résidence d’écrivains, un salon de quiétude, ainsi que, toute l’année, une programmation variée présentée sur la scène littéraire. L’Hôtel Château Laurier Québec est non seulement fier d’être aux portes du Vieux-Québec et de son riche patrimoine, mais nous sommes également engagés dans la mise en valeur de la culture francophone. Notre attachement à la Maison de la littérature est donc tout à fait naturel.

Qu’on vienne à Québec pour la première fois ou qu’on aime à y revenir régulièrement, il est toujours intéressant d’y dénicher de petites perles qui, non seulement illustrent si bien notre attachement aux livres et à la culture, mais qui sont des témoins éloquents d’une intégration architecturale réussie. La Maison de la littérature, tout comme les bibliothèques Claire-Martin et Monique-Corriveau nous démontrent à quel point on peut donner une nouvelle vie à des temples et églises au lieu de les laisser se détériorer ou encore, tomber sous le pic des démolisseurs.

Mon coup de cœur musical : L’album Émilie Clepper et la Grande Migration. Un disque entièrement francophone où elle se consacre au chant et laisse toute la place à ses musiciens québécois. J’ai adoré!

 

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Chambres

Le 15 avril dernier, vous avez probablement regardé avec une certaine tristesse, tout comme moi, les images de la Cathédrale Notre-Dame de Paris en train de brûler et d’embraser le ciel. Dans les heures et les jours qui ont suivi, les médias sociaux étaient remplis de témoignages et de souvenirs partagés d’une visite de cet immense témoin du patrimoine religieux français. Cela illustre, de façon tellement éloquente, que les églises et autres bâtiments reliés aux cultes religieux figurent bien souvent parmi les sites favoris des touristes au cours de leurs séjours. Que l’on fréquente régulièrement ou non ceux-ci dans notre vie de tous les jours n’a pas vraiment d’importance. Ce qui attire tant les voyageurs dans ces temples, cathédrales et églises, c’est beaucoup leur qualité architecturale et l’évocation d’un patrimoine, à la fois historique, religieux et artistique.

La Ville de Québec, on le sait, est particulièrement reconnue pour son riche patrimoine, s’appuyant sur une occupation du territoire depuis plus de 411 ans par les Français, et plus tard, par les Britanniques. Et c’est sans compter sur la présence des premières nations qui y habitaient bien avant l’arrivée des colons européens. Au fil de son histoire, ces derniers ont construit des lieux réservés au culte religieux.  On retrouve donc dans la ville, particulièrement dans les quartiers centraux, des églises qui ont une grande richesse patrimoniale. Leurs clochers, qui se dressent dans l’horizon de la ville, sont autant de repères qui nous invitent à la découverte de ces bâtiments d’une grande richesse.

Un patrimoine fragilisé

La pratique religieuse des Québécois a connu des jours plus fastes, laissant ces lieux de culte de moins en moins fréquentés. En conséquence, au cours des dernières années, des paroisses ont été fusionnées et certaines églises ont, soit changé de vocation, soit sont disparues sous le pic des démolisseurs. D’ailleurs, des événements récents en témoignent. Deux grandes églises de la ville, soit Saint-Cœur de Marie, et plus récemment Saint-Sacrement, connaîtront un sort semblable. La première, située sur la Grande-Allée, à quelques minutes de l’Hôtel Château Laurier Québec, sans avoir une valeur patrimoniale reconnue, a tout de même été un repère important de la colline parlementaire. Son clocher a même été, jusqu’au début des années 60, l’élément bâti le plus haut de la ville. Il reste tout de même quelques églises d’une grande valeur à découvrir au cœur de Québec et je vous propose de me suivre à la découverte de ces bâtiments riches et inspirants.

Dans les faubourgs

Église Saint-Jean-Baptiste

En quittant le Vieux-Québec et la colline parlementaire, notre premier arrêt se situe tout juste au bas de la rue Claire-Fontaine, sur la rue Saint-Jean. L’église Saint-Jean-Baptiste s’y dresse, fière et élégante, surmontée par la longue flèche de son clocher. C’est l’architecte réputé Joseph-Ferdinand Peachy, lui-même résident du faubourg, qui fut chargé de concevoir les plans sur le même terrain que l’église du quartier qui fut la proie des flammes en juin 1881. Inspiré par son récent séjour en France, Peachy emprunte à l’église de la Sainte-Trinité de Paris le modèle de la façade, avec ses trois arcades ouvertes, sa rosace centrale et ses niches qui accueilleront des statues de saints. Le clocher surmonté d’une haute flèche s’inspire du style château, alors très en vogue à Québec. Mais si l’extérieur de l’église est d’une grande élégance architecturale, il en va tout autant de son intérieur somptueux. On y retrouve une nef imposante, abritant un maitre-hôtel et un majestueux baldaquin qui surplombe un cœur richement décoré. Et au jubé, trône un orgue Casavant qui a été classé bien culturel. Pour en apprécier la sonorité exceptionnelle, je vous invite à regarder cette belle vidéo sur l’organiste de l’église. Vous pourrez, non seulement écouter la sonorité exceptionnelle de l’instrument, mais également apprécier toute la beauté et la richesse de l’intérieur de cette église. Malheureusement, la dernière messe y a été célébrée en mai 2015 et depuis, il n’est plus possible d’en visiter l’intérieur. Mais il y a espoir qu’un financement essentiel à la sauvegarde de ce trésor soit trouvé et qu’on puisse à nouveau l’apprécier pleinement. D’ici là, on peut toujours admirer l’architecture extérieure de cet imposant édifice.

Église Saint-Sauveur

En se dirigeant vers l’ouest de la rue Saint-Jean et en descendant la Côte Salaberry, on arrive à la basse-ville de Québec dans un autre faubourg populaire du centre-ville, le quartier Saint-Sauveur qui se déploie autour de l’église du même nom. Ici encore, l’église Saint-Sauveur vit des jours plus sombres. Son clocher, dont la structure était menacée, fait l’objet de travaux urgents. L’église demeure toutefois ouverte aux paroissiens et visiteurs et des messes y sont toujours célébrées les samedis et dimanches. Lourdement endommagée lors d’un incendie en 1886, l’église fut aussitôt reconstruite. L’intérieur imposant est décoré de fresques et de toiles inspirées de gravures de grands maîtres européens. Le peintre québécois Charles Huot a  consacré près d’une dizaine d’années à leur réalisation, terminée en 1894. Le trajet jusqu’à cette église, vous permettra également de découvrir un autre quartier central et populaire de Québec, quartier qui connaît depuis quelques années une intéressante revitalisation.

Sur le chemin du retour vers le Vieux-Québec, notre itinéraire croise le Quartier Saint-Roch qui s’articule autour de l’axe de la rue Saint-Joseph. C’est sur cette rue commerçante que l’on retrouve l’imposante église Saint-Roch. La destruction du Mail Saint-Roch en 2000, structure et toit qui recouvraient la rue Saint-Joseph, a permis de redécouvrir toute la grandeur et la splendeur de cette église. Celle-ci, toujours ouverte au culte et aux visites, est la plus grande église de Québec, avec ses 265 pieds de longueur, ses 111 pieds de largeur et ses 150 pieds de hauteur. Ses deux tours sont des repères visuels incontournables de la basse-ville de Québec.  Inspirée des architectures du moyen âge, l’église Saint-Roch allie le style néo-gothique sur la façade et le style néo-roman à l’intérieur de ses murs. En y pénétrant, on peut admirer la richesse de l’intérieur, avec son retable, ses fonts baptismaux, son mobilier et les œuvres d’art, dont certaines ornaient des églises de Paris au XVIIe siècle.

Église Saint-Roch

Au cœur du Vieux-Québec

Le Vieux-Québec abrite également des églises d’une grande valeur patrimoniale. Mieux connues et plus fréquentées que les églises des faubourgs, elles témoignent de l’héritage français et britannique de Québec. À quelques minutes l’une de l’autre, on retrouve la Cathédrale Holy Trinity et la Basilique Notre-Dame-de-Québec. Cette dernière est classée monument historique du Québec et du Canada, et accueille de nombreux visiteurs tout au long de l’année. Des guides peuvent vous y accueillir et vous la faire visiter au cours de la saison estivale. On y présente aussi quelques concerts, récitals et expositions au cours de l’année. Enfin, on y trouve le tombeau de Saint-François de Laval et une porte sainte qui fut construite en 2013, à l’occasion du 350e anniversaire de la paroisse.

Basilique Notre-Dame de Québec

 

 

 

 

 

 

Holy Trinity

 

 

 

 

 

 

 

Adossée à la Place d’Armes et de biais avec l’hôtel de ville de Québec, la cathédrale Holy Trinity, édifiée entre 1800 et 1804, fut la première cathédrale anglicane construite en dehors des îles britanniques. Son architecture extérieure est inspirée du néoclassicisme anglais et son décor intérieur, son mobilier et ses vitraux témoignent du riche héritage propre aux temples anglicans patrimoniaux. Elle est entourée d’un enclos ceinturé par un muret de pierre et une clôture en fer forgé, comprenant, en plus de la cathédrale, la résidence de l’évêque, le Carter Hall et des arbres centenaires.

En quittant la cathédrale et en remontant la rue Saint-Louis vers l’Hôtel Château Laurier Québec, on croise la rue Saint-Ursule, où l’on retrouve sur la gauche, la très belle Église Chalmers-Wesley. Adossé au promontoire de la Citadelle de Québec, ce temple, inauguré en 1853, possède des vitraux magnifiques, des boiseries superbes et un orgue centenaire restauré en 1985 et en 2013. Il est un bel exemple d’architecture néo-gothique avec son clocher élancé de 177 pieds. Des offices y sont encore célébrés et l’église accueille, chaque année, des milliers de touristes qui visitent Québec.

Chalmers-Weley

La préservation de ce riche patrimoine

 Dans les semaines qui ont suivi l’incendie de Notre-Dame de Paris, des grandes corporations et des fortunes de France et du monde ont décidé de consacrer des sommes importantes à sa reconstruction. Ici, un groupe de travail constitué par la Ville de Québec et dirigé par John Porter, autrefois directeur général du Musée national des beaux-arts du Québec, s’est penché sur les défis et les investissements requis pour la conservation de huit églises patrimoniales de Québec. La Ville de Québec a déjà décidé de consacrer 30 millions de dollars à ce vaste chantier, mais il clair que ce ne sera pas suffisant. Nous ne pouvons qu’espérer, à l’instar des engagements pris à l’égard du célèbre temple français, que certaines grandes fortunes du Québec décident de compléter le financement requis pour préserver notre riche patrimoine religieux. D’ici là, leur visite s’inscrit très bien dans un circuit de découverte de Québec.

Mon coup de cœur musical : L’album L’étrange pays de Jean Leloup. J’ai adoré ce disque entièrement acoustique ou presque. L’auteur-compositeur-interprète propose quelque chose de plus épuré avec moins de crémage qu’à l’habitude.

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Chambres

Alors que le soleil se fait moins torride et que les soirées fraîches se multiplient, il devient fort agréable de se promener dans la ville en prenant le temps d’en explorer les attraits de plus près. Saviez-vous que Québec compte plusieurs fresques murales qui évoquent sa riche histoire et celle de ses habitants de manière originale et attrayante? Nous avons pensé vous en présenter quelques-unes, ainsi que quelques idées de découvertes à proximité pour compléter la balade.

Histoire de fresques

En Amérique du Nord comme en Europe, la réalisation des fresques s’est répandue au cours du 20e siècle. Naturellement, en raison des rigueurs du climat québécois, notamment l’alternance des saisons, de nombreuses précautions sont de mise pour en préserver la beauté et en assurer la durabilité. À Québec, c’est la fresque historique que l’on rencontre le plus souvent. Il s’agit d’œuvres récentes, réalisées pour la plupart dans le cadre d’une commande institutionnelle liée aux célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec (1608-2008). Elles sont le fruit du travail de Murale Création, une société canadienne formée d’artistes muralistes lyonnais et québécois. Quoique jeunes, les fresques de Québec font déjà partie intégrante du patrimoine culturel de la ville, attisant l’intérêt des promeneurs, aussi bien des résidents que des touristes.

La Fresque des Québécois

Réalisée en 1999, la toute première œuvre murale est la Fresque des Québécois. Elle occupe les 420 mètres carrés du mur de la Maison Soumande, rue Notre-Dame, aux abords immédiats de la Place Royale.

Le décor intègre des spécificités architecturales telles que les maisons anciennes de Place-Royale, les escaliers reliant haute-ville et basse-ville, ou encore les fortifications ceinturant le Vieux-Québec. On a pris soin de rappeler le rythme des saisons, avec la végétation aux couleurs changeantes.

Partie inférieure de la Fresque des Québécois. Crédit photo: CCNQ

Les personnages en trompe-l’œil permettent d’évoquer l’histoire de la ville : on y rencontre le fondateur Samuel de Champlain, la religieuse ursuline Marie de l’Incarnation, l’intendant de la Nouvelle-France Jean Talon, mais aussi des personnages plus contemporains tels que l’auteur-compositeur-interprète Félix Leclerc… ou même fictifs, comme le Bonhomme Carnaval!

Cette fresque fait aussi écho aux différentes communautés culturelles de la capitale : les amérindiens, les colons français et britanniques, les immigrants irlandais et, bien sûr, les québécois d’aujourd’hui, issus de la diversité.

À faire dans le coin Tant qu’à être dans ce beau quartier, ne manquez pas de visiter les nombreuses galeries d’art. Une petite ou grosse faim? On prend une bouchée dans les magnifiques caves voûtées du Pub de l’Oncle Antoine (29, rue Saint-Pierre) ou un repas plus substantiel dans l’un des nombreux restaurants des rues Sous-le-Fort et Saint-Pierre.

Détail de la fresque des Québécois. Crédit photo: CCNQ.

La Fresque du Petit-Champlain 

Située au 102, rue du Petit-Champlain, non loin de Place-Royale, cette fresque ajoute au charme de la rue du Petit-Champlain, l’une des plus anciennes d’Amérique.

Cette fresque murale, aussi en trompe-l’œil, évoque la vie quotidienne de ce quartier populaire et portuaire situé entre le Cap Diamant et le fleuve Saint-Laurent. On y voit des habitants et visiteurs historiques, grandeur nature, se livrant à des activités touchant la pêche et le commerce maritime. Par exemple, on reconnaît lord Nelson, un officier britannique tombé amoureux d’une québécoise, et le Capitaine Bernier, un navigateur québécois qui a exploré le Pôle Nord. Des événements tragiques de l’histoire du quartier sont aussi rappelés en images, notamment les bombardements de la ville en 1759, dans le cadre de la Guerre de Sept ans, ainsi que les éboulements meurtriers de 1889.

L’œuvre a été réalisée en 2001, puis a été restaurée en 2016.

Fresque du Petit Champlain. Crédit photo : Sautozieux Création.

À faire dans le coin Ce secteur de la ville comporte en outre de nombreux attraits, dont ateliers d’artisans (vêtements, verre soufflé à la manière traditionnelle, artisanat québécois, autochtone et inuit), des boutiques de produits du terroir, des endroits où découvrir la cuisine québécoise, des pubs proposant des bières de microbrasseries, etc.

La Fresque BMO de la capitale nationale du Québec

Occupant le mur ouest de l’édifice Marie Guyart, au 1037, rue De La Chevrotière, la Fresque BMO de la capitale nationale du Québec emploie ses 450 mètres carrés à dépeindre l’histoire politique québécoise, tout en rendant hommage à la ville de Québec et à son statut de capitale politique.

On y voit notamment la façade de l’hôtel du Parlement, siège de l’Assemblée nationale du Québec, agrémentée de divers personnages ayant marqué l’histoire politique du Québec : parmi ceux-ci, signalons Louis-Joseph Papineau, Louis-Alexandre Taschereau, Eugène-Étienne Taché, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, première femme élue à l’Assemblée nationale du Québec, René Lévesque et Robert Bourassa. Plusieurs événements marquants et groupes politiques du Québec sont également illustrés sur cette fresque.

Cette fresque a été inaugurée en 2008, juste à temps pour célébrer le 400e anniversaire de la fondation de Québec.

La Fresque BMO de la capitale nationale du Québec. Crédit photo: Marie-Chantal Lachance, Murale Création.

À faire dans le coin  Tant qu’à être sur place, n’hésitez pas à vous rendre au dernier étage de l’édifice Marie-Guyart, où l’Observatoire de la Capitale vous offrira un panorama à couper le souffle sur toute la ville et ses environs.

Une fresque disparue

 Même s’il n’est plus possible de la voir, signalons tout de même la fresque de l’Hôtel-Dieu de Québec. Créée en 2003, cette œuvre de 420 mètres carrés ornait les murs extérieurs du pavillon de l’enseignement de l’Hôtel-Dieu de Québec, au coin de la rue Charlevoix et de la côte du Palais.

Cette fresque évoquait les événements marquants de l’histoire de ce qui est le plus ancien hôpital d’Amérique du Nord, rien de moins! Divisée en cinq tableaux historiques retraçant la pratique de la médecine à Québec de 1637 à nos jours, elle a été démantelée juste avant que le pavillon ne disparaisse sous le pic des démolisseurs, en 2011. Les panneaux ont été entreposés. Qui sait, la fresque reparaîtra peut-être éventuellement sur les futurs bâtiments du complexe hospitalier?

Détail de la Fresque de l’Hôtel-Dieu de Québec avant son démantèlement en 2011. Crédit photo: CCNQ.

À faire dans le coin Ce secteur, contigu à la très populaire rue Saint-Jean, offre de nombreux attraits. On peut aisément y flâner pendant des heures, s’arrêter à la Librairie Pantoute, découvrir le Morrin Centre et son exposition interactive sur la peine capitale, s’offrir un repas inspiré de la forêt boréale au restaurant Chez Boulay… les possibilités ne manquent pas.

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En tout temps, n’hésitez pas à nous poser des questions ou à nous faire part de vos envies de sorties. Notre équipe aguerrie se fera un plaisir de vous conseiller et, pourquoi pas, de vous aider à élaborer l’itinéraire de votre excursion dans la ville et dans les environs… arrêts gourmands compris!

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Ai-je besoin de le souligner que la beauté unique et le caractère historique de la Ville de Québec constituent les motifs principaux qui incitent tant de visiteurs à nous visiter et à revenir? Ces attributs rejoignent tout autant les citoyens de Québec qui aiment tant se balader dans ses quartiers touristiques. Mais il y a aussi des secteurs moins connus des touristes. Et si la ville de Québec peut s’enorgueillir de son riche patrimoine historique, elle n’en demeure pas moins un terreau fertile pour les créateurs, particulièrement ceux qui se spécialisent dans les arts publics. Je vous propose aujourd’hui de me suivre dans une promenade sur deux sites particulièrement appréciés des résidents de la région, soit les rives du Saint-Laurent et de son affluent, la Rivière Saint-Charles. En plus de profiter de ces sites naturels d’une grande beauté, nous pourrons y admirer le travail de certains de ces créateurs.

Amorcés au début des années 2000, des travaux majeurs ont permis de naturaliser les berges du Saint-Laurent et de la Saint-Charles et d’en faciliter l’accès. Non seulement on a embelli les rives, en y développant et en y aménageant des sentiers et des pistes cyclables, des espaces de jeux et de pique-nique, mais la Ville de Québec et la Commission de la Capitale nationale en ont profité pour y installer de nombreuses œuvres d’art public. Alors, pourquoi ne pas aller arpenter ces rives pour les découvrir à pied ou en vélo? Le terrain y est peu accidenté, l’exploration en vélo est facile et sécuritaire. Si on ne dispose pas de son propre vélo, on peut en louer un. À cet égard, je vous recommande l’entreprise Cyclo Services située au 289 rue Saint-Paul, à proximité des pistes cyclables qui longe le fleuve et la Rivière Saint-Charles. Vous pourrez y trouver une large gamme de vélos de qualité, allant du vélo urbain au vélo de route en passant par le vélo électrique. En quittant la boutique de Cyclo Services, vous pouvez, en quelques coups de pédales, rejoindre la piste cyclable au carrefour de la Côte Dinan et de la rue Saint-Paul, en traversant cette dernière face à la station-service. De là, si vous prenez à droite, vous rejoindrez la piste cyclable qui longe la rive du Saint-Laurent jusqu’à la Promenade Samuel-de-Champlain, et à gauche, après avoir contourné le Basin Louise, vous rejoindrez la rive sud de la rivière Saint-Charles.

Le Parc linéaire de la Rivière Saint-Charles

Le Parc linéaire de la Rivière Saint-Charles longe celle-ci sur 32 kilomètres, débute dans le Vieux-Port et remonte jusqu’à sa source, le Lac Saint-Charles. Le circuit que je vous propose se situe dans la section la plus urbanisée de ce parc et vous permet de faire une randonnée de 8 kilomètres en partant sur la rive sud et en revenant par la rive nord. Les premiers kilomètres vous permettront de circuler en bordure de la rivière, à quelques pas de secteurs résidentiels. Le parcours est sinueux et souvent ombragé. Après être passé sous le Pont Drouin et longé un ensemble immobilier sur votre gauche, la piste cyclable passe entre la rivière et le Parc de la Pointe-aux-Lièvres. À partir de cet endroit, vous pourrez découvrir quelques œuvres d’art public. Certaines d’entre elles ont une double fonction. En effet, en plus d’avoir une portée créative et de porter un sens, souvent en accord avec le milieu, elles permettent de s’asseoir, devenant ainsi un mobilier urbain à la fois esthétique et pratique. Parmi celles-ci, je vous invite à vous arrêter devant certaines pour les admirer, et, si vous le désirez, vous y asseoir.

Pour la première que vous rencontrerez sur votre parcours, intitulée L’être rivière, l’artiste Luce Pelletier s’est inspirée de la Rivière Saint-Charles et de son écosystème. Prenant la forme d’un poisson, cette sculpture-banc en aluminium fait écho à la vie aquatique et au milieu naturel où elle est insérée.

Crédit: Ville de Québec

Après avoir croisé la rue de la Pointe-aux-Lièvres et passé sous le viaduc de l’autoroute Laurentienne, à proximité de l’élégante Passerelle des Trois Sœurs, on retrouve aux deux extrémités de celle-ci, des sculptures-bancs créées par l’artiste Melvyn Flóres. Celles-ci s’inspirent à la fois de la forme des mats de la passerelle et d’un engrenage de bicyclette. Les dossiers et les pieds des sièges forment une vague rappelant le mouvement de l’eau de la rivière.

Crédit: Ville de Québec

Un peu plus loin, toujours sur la même rive, une troisième œuvre, celle-ci de l’artiste Marc-Antoine Côté, intitulée Le tout reste un peu flou. Composée de sculptures-banc, faites de strates d’aluminium, telles des couches de glace superposées, elles font penser à des icebergs que des courants marins auraient dispersés sur la rive de la rivière.

Crédit: Ville de Québec

Enfin, l’exploration de l’art public que je vous propose tout au long de cette promenade de la Rivière Saint-Charles se termine par une œuvre colorée et ludique du duo de créateurs Cooke-Sasseville. Les formes courbées de cette sculpture-banc où deux personnes peuvent s’asseoir en vis-à-vis, s’inspirent des méandres de la rivière. Pierre Sasseville et Jean-François Cooke ont réalisé plusieurs œuvres d’art publiques dans la région de Québec dont la monumentale La rencontre située face au Centre Vidéotron.

Crédit: Ville de Québec

En revenant par la rive opposée de la rivière, vous traverserez le Parc Cartier-Bréboeuf et longerez le vieux Limoilou d’où vous aurez de très beaux points de vue sur la haute ville de Québec, avant de vous diriger vers le secteur du Vieux-Port.

Sur la rive du Saint-Laurent

En retournant à votre point de départ, vous pourrez continuer sur la piste cyclable qui longe la rue du Quai Saint-André et par la suite la rue Dalhousie jusqu’à la gare fluviale de la traverse Québec-Lévis, en passant devant le Musée de la civilisation et la Place des Canotiers. L’animation et l’achalandage seront certes plus manifestes puisque vous aurez à longer les quais à proximité des quartiers du Vieux-Port, de la Place Royale et du Petit-Champlain, épicentre du Vieux-Québec du pied de la falaise. Peu après avoir dépassé les quais de la Garde côtière, surplombés par le Cap Diamant, vous passerez devant une sculpture donnée par la ville de Calgary à la Ville de Québec, à l’occasion de son 400e anniversaire. Intitulée Do Ré Mi Fa Sol La Si Do, cette œuvre du sculpteur Joe Fafard est constituée de huit chevaux en acier qui semblent galoper le long du Saint-Laurent et du boulevard Champlain. Cette œuvre s’inspire directement de l’importance du cheval dans le développement de la Nouvelle-France et de l’Ouest canadien. L’ensemble dégage à la fois le mouvement et le dynamisme qui caractérise Québec et sa ville jumelle, Calgary.

Crédit: Ville de Québec

En continuant votre ballade au-delà du Parc Notre-Dame de la Garde et du tout nouveau Ström Spa, situé au Bassin Brown, vous longerez, toujours au pied de la falaise, des installations du Port de Québec. Mais arrivés au pied de la Côte Gilmour et une fois dépassé le Yacht Club de Québec, tous les vestiges de ce décor industriel auront disparu, ce qui vous permettra de redécouvrir pleinement le Saint-Laurent et sa rive. À cet endroit, débute vraiment la Promenade Samuel-de-Champlain. Vous longerez, jusqu’à la côte de l’Église de Sillery, une portion qui sera complètement réaménagée au cours des prochaines années. Le projet comprendra, outre une plage urbaine, un vaste bassin de baignade, un miroir d’eau avec jets, des pavillons de services, des aires de pique-nique et continuera d’être traversé par la piste cyclable. Évidemment, le parcours des cyclistes risque d’être un peu perturbé pendant les travaux, mais au terme de ceux-ci, les visiteurs comme les résidents de la région auront accès à un magnifique parc riverain.

Arrivés à la Côte de l’église où débute la première phase de ce vaste projet qu’est la Promenade Samuel-de-Champlain, vous serez à même de constater tout le savoir-faire de la Commission de la capitale nationale en matière de développement et d’aménagement.

De ce point jusqu’au Quai des Cageux, vous pourrez vous déplacer sur la rive du fleuve, dans un environnement où l’art public est omniprésent. Le Parcours est parsemé, de part et d’autre du boulevard Champlain, de sculptures qui font de cette promenade, un magnifique musée en plein air pour les amoureux de l’art moderne. Et pour vous permettre de prendre le temps de faire une pause inspirante, des bancs ont été installés sur le bord du fleuve et les surfaces gazonnées sont suffisamment vastes pour permettre à tous de s’arrêter pour une pause ou un goûter bien mérité. Voici un avant-goût de ce que vous pourrez découvrir et admirer tout au long de votre promenade.

Convergence de Jean-Pierre Morin
Plonger de Hélène Rochette
Alas de México, de Jorge Marin, offert par la Ville de Mexico
Latitude 51° 27′ 50 » – Longitude 57° 16′ 12 » de Pierre Bourgeault

Au Quai des Cageux, vous pourrez encore une fois apprécier la qualité de l’aménagement et de l’architecture du lieu. Un café et des tables vous permettront de vous restaurer dans ce lieu inspirant, et si la forme-vous le permet avant le retour au point de départ, pourquoi ne pas grimper au sommet de la tour pour apprécier l’immensité et la beauté des lieux, en aval des ponts de Québec et Laporte?

Crédit: Ville de Québec

J’ai déjà lu quelque part que la Ville de Québec était un véritable poème visuel. Une chose est sûre, des artistes contemporains, talentueux et visionnaires, ont décidé d’ajouter quelques strophes plus contemporaines à ce poème, pour le plus grand plaisir de nos yeux. Et on ne peut que se réjouir de voir que la Ville de Québec et la Commission de la capitale nationale aient décidé de laisser libre cours à leur créativité.

Mon coup de cœur musical : L’album Le fruit du hasard de Stefie Shock. Fidèle à ses habitudes, l’auteur-compositeur-interprète livre une performance exceptionnelle en lançant son premier album de matériel original depuis 2014. Il a pu célébrer sa parution en grand en mars dernier alors qu’il soulignait aussi ses 20 ans de carrière et soufflait ses 50 bougies.

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Le métier d’hôtelier nous offre à chaque jour la chance de faire des rencontres mémorables. À notre tour, à l’Hôtel Château Laurier Québec, nous souhaitons vous offrir des rencontres inspirantes porté par notre engagement en francoresponsabilité. Suivez-nous!

Les liens Québec-France

Tout amateur de livre le sait. Il arrive un moment où l’on est happé par l’histoire. Ce moment où l’on est transporté ailleurs. En refermant le livre, on se sent un peu plus près de l’auteur. Comme un ami avec qui l’on a partagé un instant d’intimité.

Convaincu que la littérature est un véhicule extraordinaire pour partager la langue française, l’Hôtel Château Laurier Québec est un fier partenaire de longue date du Prix littéraire Québec-France Marie-Claire Blais. Le prix récompense un auteur pour son premier roman. En plus de souligner les liens littéraires forts qui existent entre le Québec et la France, le prix s’ancre dans ce lien intime entre le lecteur et le livre. En effet, ce sont les membres des comités de lecture des 15 associations régionales Québec-France qui choisissent le lauréat. Le gagnant est dévoilé lors du Salon du livre de Québec.

« J’adore plonger dans l’atmosphère effervescente du Salon et des nouveautés littéraires. Mais surtout, le Salon du livre de Québec est un des événements phares de notre francophonie. Cela allait donc de soi pour nous d’offrir l’hébergement aux trois finalistes du prix littéraire.» explique Alain Girard.

En 2019, le Prix littéraire Québec-France Marie-Claire Blais célèbre sa 15e édition. À l’occasion du 10e anniversaire, Madame Blais soulignait déjà sa joie de voir le prix traverser les années ; nous partageons avec elle le bonheur de la continuité.

Romancière, dramaturge, poète, Marie-Claire Blais occupe une place d’honneur dans les murs de l’Hôtel Château Laurier Québec. En effet, si vous parcourez nos corridors vous aurez le plaisir de la découvrir parmi nos citations murales. Soyez curieux et venez nous visiter. Comme elle le dit si bien :

« N’est-ce pas la curiosité qui nous retient à la vie? » – Marie-Claire Blais

Jeunes et francophiles? Bien sûr!

Curieux, Alain Girard l’était de savoir ce qui attire les jeunes d’autres cultures à devenir francophiles, car en écoutant la télé, la radio, des balados souvent anglicisées, il est parfois difficile de s’imaginer la vitalité et l’attrait que peut susciter la langue française.

Curieux, il a donc voulu en apprendre davantage de la part de deux jeunes francophiles : Aisha Jalil, 21 ans, Argentine, étudiante en lettres modernes et professeure de français à Córdoba, et Ernesto Pardo, 35 ans, Cubain, guide touristique francophone et professeur de français à Cuba. Aisha et Ernesto ont participé à l’édition 2018 du Parlement francophone des jeunes des Amériques (PFJA) organisé par le Centre de la francophonie des Amériques.

Si pour Ernesto, il s’agissait d’une seconde participation au PFJA, c’était une première pour Aisha qui a vu dans cette opportunité la chance de connaître une autre culture, un autre français, mais surtout de débattre, en français, avec d’autres jeunes :

« […] pouvoir débattre des solutions aux enjeux sociaux et environnementaux, en français, avec des gens dont leur idéologie était souvent différente de la mienne était très séduisant » – Aisha Jalil

Tous les deux ont été frappés par la diversité culturelle du Québec, et du Canada. Réelle découverte pour Aisha qui, de son propre aveu « n’avait aucune idée de la variété et de l’hétérogénéité de la francophonie en Amérique du Nord », Ernesto avait pour sa part déjà voyagé dans des villes canadiennes anglophones, cette fois il a tout particulièrement apprécié vivre une expérience d’immersion complète dans un milieu francophone comme l’offre la ville de Québec.

« Je suis vraiment admiratif de la richesse linguistique et culturelle du Canada ».

Qu’est-ce qui pousse deux jeunes des Caraïbes et d’Amérique du Sud à apprendre le français et à le maîtriser suffisamment pour incarner la vie parlementaire dans la langue de Molière?

Aisha a choisi à 11 ans d’apprendre le français, sans nécessairement être consciente de tout ce que la France peut symboliser en Argentine ; elle avait néanmoins l’intuition d’accéder à un monde de possibilités. Depuis, elle fréquente la langue française de différentes façons :

« J’ai pu « l’habiter », comme dit Barbara Cassin*, de manières très différentes et enrichissantes. Je suis en même temps élève, prof, traductrice des fois, touriste, étrangère, consommatrice de sa culture, représentante de la francophonie argentine dans d’autres pays » – Aisha Jalil

*Philologue, philosophe et membre de l’Académie française

Ernesto aussi a constaté très jeune qu’apprendre une autre langue ouvre des portes. Si son apprentissage du français a débuté grâce à des cours à la télé cubaine, il a pu perfectionner sa maîtrise de la langue à l’Alliance Française de La Havane. Au début de la vingtaine, un bon ami lui a proposé de devenir guide touristique : le seul défi était de connaître le français! Défi réussi, car depuis 14 ans il pratique ce métier, étant même devenu entrepreneur en tourisme, et on le devine, avec une offre de séjour en français!

Alain Girard aime la beauté de la langue française, qu’il décrit comme la langue du cœur, la langue des émotions. Nos deux jeunes francophiles, eux, qu’est-ce qui leur plaît le plus dans le français ?

Ernesto apprécie particulièrement la diversité et la richesse du français. Plus encore, il a du plaisir à l’enseigner à titre d’enseignant de français langue étrangère à l’Alliance Française à La Havane. De son côté, Aisha aime la culture qui entoure la langue française – cinéma, musique, humour, littérature, philosophie, théâtre et cuisine – mais elle trouve tout aussi passionnant la dimension politique du français « langue aussi émancipatrice qu’impérialiste » résume-t-elle.

Avant de laisser nos deux jeunes retourner à leurs occupations, soyons curieux à nouveau. Quel est leur souhait pour la francophonie?

Cuba ayant d’étroites relations historiques et contemporaines avec la francophonie, Ernesto aimerait bien que le pays fasse son entrée à l’Organisation internationale de la francophonie. De son côté, Aisha formule le vœu que la francophonie demeure un espace d’inclusion et d’intégration ; pour que cela advienne, il faudra « que nous, francophiles et francophones du monde, on s’approprie la langue, qu’on l’habite, et qu’on l’aime ».

Aisha et Ernesto avaient tant à dire sur leur relation avec la langue française que nous vous invitons à prolonger votre plaisir de lecture en cliquant ici. Vous y découvrirez la suite de leurs étonnants parcours de francophiles, leurs coups de cœur et leurs trucs pour apprendre une langue étrangère.

Sur la route des Pow-wow : rencontre avec les Premières nations du Québec

Crédit photo: Stéphane Audet

C’est avec un immense plaisir que l’Hôtel Château Laurier Québec, en collaboration avec Tourisme autochtone Québec, accueille en ses murs l’exposition « Sur la route des pow-wow : à la découverte des Nations autochtones du Québec » du photographe d’origine acadienne Stéphane Audet.

Cette exposition représente pour nous une magnifique occasion de double rencontre culturelle. Comme le souligne notre directrice générale, Aude Lafrance-Girard :

« Dans le cadre de notre positionnement francoresponsable et culturel, tant en art visuel qu’en littérature, nous encourageons les artistes francophones à exposer dans notre hôtel. À travers ce positionnement, nous célébrons également la culture autochtone. »

Rencontre culturelle et rencontre intimiste avec les Nations autochtones du Québec; l’œil de Stéphane Audet a su saisir l’esprit sacré de ces grandes fêtes que sont les Pow-wow. Plus encore, ses portraits des danseuses et danseurs nous placent en tête-à-tête avec la fierté d’être autochtone chez ces femmes et chez ces hommes.

Les photos de Stéphane Audet s’offrent ainsi à nous tel un pont culturel; une façon d’être, déjà, invités à ces célébrations estivales.

L’exposition vous attend jusqu’au 3 septembre 2019 dans le Foyer des Plaines.

Pour voir la liste des Pow-wow 2019, cliquez ici.

 

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Peut-être le saviez-vous déjà, peut-être l’ignoriez-vous, mais août est assurément l’un des mois les plus propices pour découvrir Québec… et pour tomber follement amoureux de notre belle région. Afin de vous aider à planifier votre séjour parmi nous, l’équipe des concierges de l’Hôtel Château Laurier Québec vous a préparé des suggestions où nature et culture font bon ménage. Mais attention : vous pourriez bien être tenté de prolonger vos vacances dans la Capitale!

Côté nature

La saison estivale québécoise est courte mais intense. Dès la fin juillet, le soleil et le temps chaud ont permis à de nombreux champs et arbres fruitiers d’atteindre leur maturité : ce moment de l’année est parfait pour une virée agrotouristique! Qui n’aime pas prendre la clef des champs?

En couple ou en famille, l’autocueillette a toujours la cote. Le principe est simple : une fois chez le producteur, on se procure le récipient nécessaire (sac ou panier) au prix convenu, puis on redécouvre le plaisir de cueillir soi-même les fruits et légumes gorgés de la chaleur du soleil. Mais où aller?

Courtoisie: fraisesetframboisesduquebec.com

Autocueillette propose des outils pour repérer les endroits où cueillir des abricots, des bleuets, du cassis, des cerises, des poires, des prunes et des légumes variés. Les Fraîches du Québec offre une carte interactive pour dénicher plus spécifiquement les producteurs de fraises et de framboises qui peuvent vous recevoir. Plusieurs de ces producteurs possèdent aussi une fermette où les petits adoreront nourrir et caresser les lapins, les chèvres, les agneaux et même les poneys.

Si vous souhaitez vous offrir une promenade au gré de vos envies, l’idéal est sans doute de louer une voiture, d’attraper une carte touristique et de partir à l’aventure. N’hésitez pas à solliciter notre équipe de concierges pour obtenir des conseils sur les entreprises de location de la région et pour obtenir des dépliants ou guides utiles.

Si vous préférez une formule éprouvée et sans tracas, c’est sans hésiter que nous vous recommandons Québec Bus Tour, une belle équipe de gens passionnés offrant des excursions gourmandes très appréciées des épicuriens! D’une durée d’environ trois heures, la Route des saveurs sur l’Île d’Orléans offre des dégustations de produits locaux, dont du vin, du cidre de glace, de la crème de cassis, du chocolat, du nougat et plus encore. Mais on s’engage à régaler également votre esprit en vous livrant une foule d’informations passionnantes sur l’histoire de l’Île d’Orléans, les débuts de la colonisation au Québec et même les contes et légendes du terroir. La viticulture québécoise est florissante, particulièrement depuis une vingtaine d’années. La Route des vins est l’occasion de découvrir quatre vignobles de l’Île d’Orléans : dégustez les vins en écoutant les explications fournies sur les différents produits, et profitez d’un apéro servi au dernier arrêt.

Courtoisie: Québec Bus Tour

Les départs de Québec Bus Tour se font à tous les jours à la Place d’Armes, près du Château Frontenac. Fait digne de mention, les circuits sont écologiques, les autobus au propane émettant 25 % moins de GES que les autobus réguliers. Dame Nature vous en remercie!

Côté culture

Si vous souhaitez plutôt profiter de l’effervescence urbaine, sachez que notre ville accueille plusieurs festivals et événements au cours des prochaines semaines!

Désireux de découvrir la production des artistes et artisans québécois? Cap sur Plein Art! Du 30 juillet au 11 août 2019, plus d’une centaine de joailliers, ébénistes, verriers, céramistes, créateurs de mode et bien d’autres présentent leurs créations sous de vastes chapiteaux, à l’Espace 400e du Vieux-Port de Québec. De belles trouvailles en perspective. Entrée gratuite.

Du 1er au 4 août, les Fêtes de la Nouvelle-France permettront de plonger dans un tourbillon d’activités festives : découvrez en famille la vie au temps des Filles du Roy et des soldats du régiment Carignan-Salières, participez aux ateliers de bienséances avec Angélique de Péan, dite la Pompadour de la Nouvelle-France, assistez aux conférences historiques, aux démonstrations ainsi qu’au spectaculaire défilé… de bien beaux moments en perspective au Parc de l’Esplanade! Accès libre sur présentation du médaillon officiel.

Courtoisie: Fêtes de la Nouvelle-France

Si vous recherchez des occasions de rire, le ComédiHa! Fest-Québec est une excellente option. Le laissez-passer (des lunettes rigolotes) donnent accès à plus de 350 spectacles et activités répartis sur douze jours, du 7 au 18 août! Nouveauté cette année, le volet MiHa!M, à la Place George V, juste devant notre établissement, et au Parc de la Francophonie, permet d’attraper un blé d’Inde grillé, une brochette, des plateaux de dégustation et une foule de petites choses à manger, avant de profiter du prochain spectacle.

Le Festibière de Québec, qui célèbre ses dix ans cette année, aura lieu du 15 au 18 août 2019 au Quai de l’Espace 400e. Challenge brassicole, accords mets et bières, parcours spécial « Je bois local », jukebox, jeux géants, dégustations, conférences du réputé bièrologue Philippe Wouters et spectacles variés promettent d’excellents moments aux amateurs de bière aux abords du bassin Louise. Verre officiel et jetons de dégustation offerts sur place.

Vous adorez l’histoire et le patrimoine? Du 15 au 18 août 2019, les Rendez-vous d’histoire de Québec vous offrent plus d’une soixantaine d’activités, de visites, d’expositions et de présentations spéciales : des conférences sur les Premières Nations, des exposés sur de grands personnages comme Champlain, Montcalm, Garneau, De Gaulle et Duplessis, des ateliers d’improvisation historique pour toute la famille, une conférence historique « immersive », un Salon du livre d’histoire, et plus encore. Les activités ont lieu dans plusieurs emplacements du Vieux-Québec. La plupart des activités sont gratuites.

Bordeaux Fête le vin à Québec, grande fête épicurienne, est de retour du 22 au 25 août 2019! En plus d’avoir l’occasion de goûter les vins des sept régions présentes dans une atmosphère détendue, on se cultive et on s’amuse en assistant aux conférences, aux ateliers de l’École du vin et aux classes de maîtres. Le volet gastronomique n’est pas en reste, avec des stations gourmandes proposant des accords mets‑vin, sans oublier le Pavillon des épicuriens. L’événement a lieu à l’Agora de Québec, en bordure du fleuve. Accès au site gratuit. Passeport disponible en prévente dans les succursales de la SAQ ou sur place.

Courtoisie: 3E évènement-expérience-émotion

Comme vous le constatez, les occasions de s’amuser, de découvrir et de se divertir ne manquent pas à Québec, en cette belle fin d’été! Quelles que soient vos envies, notre équipe de concierges fera le maximum pour vous aider à concocter un plan qui vous permettra de passer un excellent moment parmi nous. Nous vous souhaitons un superbe séjour!

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Il n’y a pas que les amoureux de Georges Brassens qui profitent des bancs publics pour vivre un moment d’extase. Ces bancs constituent également une précieuse opportunité pour les voyageurs qui arpentent les rues et places publiques de leurs destinations favorites. En voyage, on veut se détendre et se changer les idées bien sûr, mais on veut également voir et visiter le maximum de sites afin de graver dans sa mémoire des souvenirs inoubliables. Et de nos jours, si les téléphones intelligents nous permettent d’immortaliser nos expériences de voyage, ils sont généralement dotés d’applications qui nous permettent également de compter les pas et les kilomètres marchés. Et on s’étonne bien souvent des distances parcourues alors sur nos deux jambes. Donc, il ne faut pas se surprendre d’éprouver autant de satisfaction à se poser et reposer quelques instants sur les bancs publics.

Je vous propose donc de faire avec moi un parcours à pied, au cœur de Québec, où certains de ces bancs pourraient vous procurer, à la fois, le repos souhaité et surtout, l’opportunité de profiter d’un site inspirant. Alors, si vous le voulez bien, mettez des chaussures de marches confortables et suivez-moi dans ce parcours.

On commence, à quelques pas de l’Hôtel Château Laurier Québec par le Parc Jeanne d’Arc. Ce petit bijou d’aménagement est bordé par la rue Laurier et situé tout juste en retrait de l’effervescence de la Grande Allée. Faisant partie du Parc des champs de bataille, communément appelé plaines d’Abraham, ce parc est entouré de magnifiques plates-bandes florales, qu’un personnel de jardiniers bichonne avec soin et amour. Et avec les changements de saisons, viennent des aménagements thématiques. À cet égard, il ne faut pas manquer les incroyables décors aménagés en octobre pour souligner l’Halloween. Et bien sûr, pour profiter pleinement de la beauté des lieux, on retrouve, tout autour du parc, de nombreux bancs publics.

En quittant le Parc Jeanne d’Arc, je vous propose de mettre le cap vers l’est et de nous diriger vers le Vieux-Québec. Une fois la porte Saint-Louis franchie, nous tournons à droite sur la rue D’Auteuil et continuons un peu plus loin sur la rue Saint-Denis qui longe la Citadelle. Un peu avant d’atteindre le bout de la rue, on prend à gauche sur la rue de La Porte et on redescend vers le Parc des Gouverneurs. On passe alors devant l’Hôtel Château Bellevue, une autre de nos propriétés et nous tournons à gauche sur la rue du Mont-Carmel. On n’aura qu’à faire quelques pas pour nous retrouver au Parc Cavalier-du-Moulin, un des secrets les mieux gardés du Vieux-Québec.

Ce petit parc est une véritable oasis de calme qui nous offre une vue panoramique sur les toits du quartier. Asseyez-vous quelques instants sur l’un ou l’autre des bancs que l’on y retrouve et laissez votre regard se promener et admirer toute la beauté de ce coin du Vieux-Québec. Au passage, vous ne manquerez pas le clocher de l’Église Unie Chalmers-Wesley et l’élégance Art déco de l’Édifice Price, le premier gratte-ciel de Québec.

Après cette délicieuse halte, on redescend vers la rue Saint-Louis et on dépasse la Place d’Armes, bordée d’édifices de valeur : celui du Ministère des Finances du Québec, l’édifice du Bureau de poste, sans oublier, bien sûr, l’illustre Château Frontenac, l’hôtel le plus photographié au monde, et pour cause. Donc, au-delà de la Place d’Armes et du carrefour de la rue Buade et de la Côte-de-la-montagne, engageons-nous sur la rue des Remparts qui ceinture les versants est et nord du Vieux-Québec. Tout au long des fortifications, vous pourrez vous arrêter sur l’un ou l’autre des bancs que l’on y retrouve et admirer le paysage. Un peu plus bas sur la rue, on pourra profiter d’un point de vue unique sur les Laurentides et la Côte-de-Beaupré et, tout juste en contrebas, le quartier du Vieux port, le Bassin-Louise et sa marina.

J’aime particulièrement cet endroit pour le dégagement visuel qui permet au regard d’embrasser loin et de nous rappeler que la Ville de Québec est entourée de grands espaces. Et en continuant un petit peu plus loin sur la rue des Remparts, on longe sur la gauche un mur d’enceinte qui ceinture le Monastère des Augustines. Véritable coup de cœur depuis sa transformation récente, celui-ci occupe les ailes anciennes du monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639), qui est à l’origine du premier hôpital en Amérique du nord. Complètement restauré, le Monastère propose aux visiteurs une expérience de ressourcement unique, dans une approche laïque. Le site et son petit parc constituent une autre belle occasion de s’arrêter et de profiter du calme des lieux. Et tout près d’un banc où se reposer, on y retrouve une charmante maisonnette.

De ce point, je vous propose de continuer sur la rue des Remparts jusqu’à la Côte-du-Palais. À l’endroit où celle-ci croise la rue Saint-Vallier, quelques pas plus loin, prenons la rue des Vaisseaux du Roy sur la droite. À son extrémité, on traverse la rue Saint-Paul pour se retrouver au Parc Jean-Pelletier. Celui-ci se divise en deux zones bien distinctes. La première est bordée, à son extrémité nord, par un édifice du Gouvernement fédéral. Tout au long de l’allée qui y mène, on retrouve des sièges, pour le moins inusités. Il s’agit en fait d’une sculpture contemporaine offerte par la Ville de Montréal pour souligner le 400e anniversaire de Québec. Cette œuvre, créée par l’artiste Michel Goulet, est un parcours de chaises métalliques dont les sièges sont percés de citations de poètes québécois. Et ce n’est pas parce que c’est une œuvre d’art qu’il faut s’empêcher de s’y asseoir. L’occasion est idéale pour se reposer dans une allée ombragée, tout en découvrant le travail d’un créateur.

Du Parc Jean-Pelletier, on est à quelques minutes du Quartier Saint-Roch, nouveau carrefour des arts numériques et de la restauration à Québec. On continue donc sur la rue Saint-Paul vers l’ouest et, tout juste dépassé les piliers de l’autoroute Dufferin-Montmorency, on prend à droite sur la rue Saint-Dominique pour rejoindre la rue Saint-Joseph. En continuant sur cette rue, toujours vers l’ouest, vous pourrez en profiter pour faire du lèche-vitrine en croisant une faune propre à ce quartier qui a connu une belle renaissance, alors que Jean-Paul L’Allier était maire de Québec. Pour souligner la contribution exceptionnelle de celui-ci à l’embellissement de la ville, on a rebaptisé un très bel espace vert de ce quartier. Pour s’y rendre, arrivé au carrefour des rues Saint-Joseph et du Parvis, tout juste au pied de l’imposante église Saint-Roch, on tourne à gauche sur la rue du Parvis pour croiser le boulevard Charest. Et, tout juste après la Place de l’Université du Québec, on débouche sur le Jardin Jean-Paul L’Allier.

Mais avant de s’y rendre, je vous propose de continuer un peu plus loin sur la rue Saint-Joseph, jusqu’au 225, où l’on retrouve la boulangerie-pâtisserie Le Croquembouche. Ils offrent une très belle variété de sandwichs et de délices sucrés qu’on pourra manger sur l’un ou l’autre des bancs publics de cette oasis de verdure qu’est le Jardin Jean-Paul L’Allier. Cet espace, aménagé avec beauté et style, avec ses massifs floraux, les arbres qui le ceinturent, son plan d’eau et la cascade qui le délimite au sud, est le rendez-vous des résidents et des travailleurs du quartier qui profitent des jours ensoleillés de l’été pour venir s’y détendre et casser la croute. Tout autour de l’espace gazonné et fleuri, on retrouve des bancs où il fait bon s’arrêter et regarder la vie qui bat dans cet espace. En l’aménageant, la Ville a clairement voulu embellir le quartier, en misant sur la qualité de vie et en faisant appel à la créativité qui s’exprime pleinement dans les entreprises de l’économie numérique qui ceinturent.

En quittant le Jardin Jean-Paul-L’Allier du côté de la cascade, on se retrouve face à l’ascenseur du Faubourg qui nous permettra d’accéder au Faubourg Saint-Jean-Baptiste. En remontant la rue Sainte-Claire, vous aurez l’occasion de faire travailler les muscles de vos mollets et de faire augmenter le rythme de vos pulsations cardiaques. Mais vous aurez surtout l’occasion de traverser l’un des quartiers les plus sympathiques de Québec. Le Faubourg, comme on l’appelle affectueusement à Québec, est traversé d’ouest en est par la rue Saint-Jean. On y retrouve de nombreux commerces de quartiers, boutiques et restos sympathiques. Et c’est là, tout juste devant l’épicerie J.A. Moisan, que je vous propose de faire une dernière pause méritée sur un banc public.

Avant ou après cette pause, selon ce que vous désirez, vous ne pouvez ne pas entrer dans ce célèbre commerce. Les différents proprios qui l’ont exploité au fil des décennies ont su conserver tout le charme suranné de cette épicerie, remarquablement conservée.

Et du Faubourg Saint-Jean-Baptiste, il nous faudra moins de dix minutes pour rejoindre l’Hôtel Château Laurier Québec, en traversant le boulevard René-Lévesque et les édifices de la Colline parlementaire.

Les bancs publics que je vous ai proposés tout au long de ce parcours vous auront sans doute permis, tout en vous reposant, de saisir un peu mieux la douce et vivante beauté de Québec, sans avoir à supporter les regards obliques des passants comme les amoureux de la célèbre chanson de Brassens.

Mon coup de cœur musical : L’album La nuit des longs couteaux de Koriass. Le rappeur livre des textes touchants qui témoignent bien de son parcours difficile dans la dernière année. Je trouve qu’il est un de nos meilleurs paroliers québécois à l’heure actuelle, tous styles confondus.

 

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En remontant le cours du Saint-Laurent, il y a 411 ans, Samuel-de-Champlain a mis les pieds à Kébek, « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquine. Il y a fondé une ville qui est devenue une référence historique en Amérique du Nord. Et on ne peut parler de l’histoire de Québec sans évoquer la présence des premières nations sur le territoire et la richesse de leur patrimoine. C’est pour souligner cette richesse que l’Hôtel Château Laurier Québec accueille l’exposition « Sur la route des Pow-Wow : à la découverte des nations autochtones du Québec ». Présentée jusqu’au 3 septembre dans le Foyer de la salle de bal de l’hôtel, l’exposition nous présente de magnifiques œuvres du photographe Stéphane Audet. Selon ce dernier, cette tournée sur les grands pow-wow et festivals autochtones du Québec à l’été 2018 a été un point marquant dans sa carrière de photographe et une révélation sur le plan personnel et humain. Aucun tarif d’admission, la visite de l’exposition est gratuite. Alors pas d’excuse pour ne pas y faire un tour lors de votre prochain passage dans le Vieux-Québec.

Nous avons voulu, en présentant cette exposition, témoigner de notre attachement à la culture des nations autochtones du Québec. Et pour vous permettre de la découvrir un peu plus, je vous propose un parcours thématique, du cœur du Vieux-Québec jusqu’à Wendake, le cœur de la nation Huron Wendat.

L’Hôtel du Parlement du Québec, situé à quelques pas de l’Hôtel Château Laurier Québec, a fait l’objet de travaux majeurs au cours des dernières années. Accessible depuis peu, on retrouve en façade et au centre de la porte d’entrée principale du bâtiment, deux monuments de bronze qui témoignent de la présence autochtone au Québec. À cause du monument en bronze qui la décore, l’entrée principale de l’hôtel du Parlement a été pendant longtemps désignée comme étant la « Porte du Sauvage ». Voulant sans doute se distinguer d’un passé colonial peu glorieux et respectueux de l’héritage des nations autochtones, le Conseil exécutif du gouvernement a changé cette appellation en 1979 et lui a donné le nom officiel de « Porte de l’Amérindien ». Toutefois, l’Assemblée nationale décida plus tard d’utiliser plutôt le nom de « Porte de la Famille-Amérindienne », en référence à l’une des deux sculptures. Même si ces deux œuvres d’art témoignent d’une autre époque, elles n’en faisaient pas moins une place significative aux premières nations et comme le soulignait l’historien Gaston Deschênes, « c’est le seul parlement au Canada qui donne autant de place aux Amérindiens ».

Pour plonger au cœur de l’histoire des premières nations, je vous propose un incontournable à Québec, l’exposition « C’est notre histoire » au Musée de la civilisation. Celle-ci propose une rencontre et une réflexion profonde sur l’histoire et la culture des autochtones qui vivent aujourd’hui au Québec. En la visitant, on comprend mieux la vision du monde des autochtones et les relations qu’ils entretiennent avec celui-ci. Plus de 400 objets, de même que des projections sur grand écran, des documents audiovisuels et des œuvres artistiques nous permettent de mieux saisir et comprendre cette vision. Tous ces documents, combinés à l’aménagement de la salle d’exposition, contribuent à exprimer les contrastes de la vie des autochtones, attachés à leur passé et traditions, mais parfaitement intégrés à un mode de vie plus contemporain.

Et en ressortant de cette exposition et du Musée de la civilisation, pourquoi pas découvrir un peu plus la production artistique et artisanale des premières nations dans des boutiques du Vieux-Québec. Au fil des rues qui serpentent le quartier historique, vous retrouverez plusieurs boutiques qui offrent des produits de l’artisanat autochtone. De celles-ci, je vous en propose deux.

La première, la Galerie d’art Inuit Brousseau, située sur la rue Saint-Louis, à quelques pas du Château Frontenac. Fondée en 1974 par Raymond Brousseau, un grand collectionneur d’art Inuit, cette galerie est une entreprise familiale reconnue depuis plus de 40 ans pour son expertise dans la vente, la promotion et la diffusion de la sculpture inuit canadienne contemporaine. Elle permet de découvrir l’une des plus grandes collections de sculptures inuit en Amérique du Nord. D’ailleurs, une partie de cette collection est exposée actuellement à l’intérieur du nouveau pavillon Pierre Lassonde du Musée national des beaux-arts du Québec.

La seconde, toujours située sur la rue Saint-Louis, la boutique Atikus. On y retrouve une collection de vêtements, dont de magnifiques bottes. Les vêtements offerts à cette boutique, confectionnés à la main par des artisans et artisanes, utilisent des méthodes ancestrales de perlage et de tissage. Tous les produits qui y sont vendus sont créés de façon traditionnelle en mettant l’accent sur la réutilisation, le non-gaspillage et le retour de bénéfices aux communautés.

Comme le souligne le site Web de la boutique, l’artisanat autochtone est en voie de disparition, parce que le salaire que l’on accorde aux artisanes est trop souvent dérisoire. Atikuss a mis sur pied un commerce équitable de la chaussure autochtone pour que les femmes puissent vivre décemment et transmettre leurs connaissances. Les Bottes de l’espoir, projet phare de la marque Atikuss, vise cet objectif. Les peaux et les fourrures employées dans leur fabrication sont issues de la chasse écoresponsable et les artisanes d’Atikuss les confectionnent à la main, et ce, dans le plus grand respect de leur tradition. La juste rémunération et la valorisation de ces artisanes permettent aujourd’hui d’intéresser les nouvelles générations à actualiser cette technique unique et mythique. 

Wendake

Évidemment, je ne peux proposer un parcours sur les traces de la culture autochtone à Québec sans une visite de Wendake. Situé à 25 kilomètres du Vieux-Québec et accessible en moins d’une demi-heure, ce site de la nation Huron-Wendat offre des points d’intérêts qui justifient largement de s’y rendre. L’accès par la route est facile, et si vous ne désirez ou ne pouvez pas utiliser votre propre véhicule pour vous y rendre, une navette dédiée est disponible du 1er juin au 13 octobre. Celle-ci part de la Maison du tourisme du 12 rue Sainte-Anne quatre fois par jour et les billets sont disponibles sur place.

Pour débuter votre exploration de Wendake, je vous propose le site traditionnel Onhoüa Chetek8e (https://www.huron-wendat.qc.ca/), une reconstitution d’un village huron. Vous pourrez vous y plonger dans les traditions et le mode de vie de la nation huronne. Et un peu plus au cœur du village, on ne peut passer à côté de l’Hôtel-Musée des premières nations. Situé dans un décor enchanteur sur la rive de la rivière Akiawenrahk (rivière Saint-Charles), cet hôtel propose une architecture et un cadre visuel d’une grande richesse. À l’hôtel, vous retrouverez le Musée Huron-Wendat où vous pourrez explorer le riche univers de cette nation. En soirée, une conteuse vous transportera au cœur des mythes et légendes. Et pour poursuivre cette aventure authentique, pourquoi ne pas passer la nuit dans la maison longue!

Wendake, c’est aussi l’occasion de découvrir la culture culinaire des premières nations. Je vous propose donc deux adresses qui valent le détour. La première, le restaurant La Traite situé dans l’Hôtel-musée. Vous y retrouverez une cuisine inspirée de la gastronomie des Premières Nations, où sont apprêtés avec finesse les fruits de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Et pour rendre hommage à cette table raffinée, un décor tout aussi inspirant, évoquant la nature avec des matières comme le bois, la pierre et les cornes de cervidés.

La deuxième, le restaurant Sagamité, situé sur l’artère principale de Wendake, propose également une cuisine inspirée des traditions Wendat. Malheureusement, cet établissement a été la proie des flammes en décembre 2018. Mais, si on se fie au dynamisme de son propriétaire, la Sagamité devrait être en mesure d’offrir de nouveau ses plats traditionnels dans un avenir rapproché.

Et pour terminer votre découverte de Wendake, vous ne pouvez passer à côté des Chutes Kabir-Kouba, situées tous près de la Sagamité. En parcourant le sentier bordant la rivière Saint-Charles, vous pourrez admirer la chute et son canyon ainsi qu’une fresque exécutée par des artistes locaux.

L’exposition que nous présentons dans le Foyer de la salle de bal de l’hôtel vous permettra de découvrir des témoignages visuels impressionnants de la culture autochtone. Nous vous la proposons au cours de cet été, comme un point de départ d’une découverte des richesses et de l’art de vivre des nations autochtones du Québec. Alors, laissez-vous transporter dans cet univers fabuleux.

Mon coup de cœur musical : L’album Les sources de Vanessa Paradis. Son septième album est rempli de douceur et de réconfort. L’artiste livre une prestation simple et juste, sans prétention. Sa douce voix m’a charmé!

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Ça y est. Voilà l’été!

La Fête nationale du 24 juin marque officiellement l’arrivée de la belle saison au Québec! Ah, ce temps estival qui invite à flâner dans la ville. Ce temps plus lent qui convie à la rencontre.

La Fête nationale convie elle aussi à la rencontre et en tant qu’hôtelier, nous aimons les rencontres! Pourquoi ne pas aller à la rencontre de la francophonie ?

À l’Hôtel Château Laurier Québec, la Fête nationale rime avec notre fierté de la langue française et de la culture québécoise :

« Avec la Fête nationale, la fierté et l’amour de la langue française, ça s’attrape! C’est contagieux! » assure Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec.

À titre de premier établissement hôtelier francoresponsable des Amériques, l’Hôtel Château Laurier Québec offre à la langue française une vitrine unique dans la ville de Québec : service multilingue avec la touche francophone, ambiance musicale francophone et la présence d’œuvres d’art par des artistes francophones et francophiles. Si la francoresponsabilité anime notre équipe tout au long de l’année, la Fête nationale y ajoute une touche festive :

« Nous sommes au cœur des festivités, entre les plaines d’Abraham et la Grande-Allée. De plus, notre nouveau hall présente des portraits d’artistes québécois que l’on célèbre à chaque Fête nationale, comme Gilles Vigneault. Nous sommes très heureux de pouvoir montrer la vitalité de la culture québécoise aux gens qui nous visitent! » précise Alain Girard.

Fier partenaire de cette 185e édition de la Fête nationale, l’Hôtel Château Laurier Québec accueillera les 15 familles gagnantes du Grand Concours national organisé par le Mouvement national des Québécois et des Québécoises.

« À l’Hôtel Château Laurier Québec, la Fête nationale est pour nous l’occasion de faire connaître la ville de Québec aux visiteurs internationaux mais aussi à des Québécois qui vivent à l’extérieur de la Capitale nationale » explique avec enthousiasme Alain Girard.

D’ailleurs, il apprécie le fait que certaines des familles gagnantes du concours soient originaires de différentes régions du Québec : « C’est important pour nous que des gens de partout au Québec puissent, eux aussi, connaître et découvrir la ville de Québec. » précise-t-il.

À titre de partenaire de longue date de la Fête nationale, l’Hôtel Château Laurier Québec accueille également les artistes qui se produiront lors du Grand spectacle de la Fête nationale dans la Capitale sur les plaines d’Abraham.

Alors ça y est. Voilà la Fête nationale! Voilà l’été! Un moment bien choisi pour aller à la rencontre de la francophonie et de la culture québécoise.

Pendant la belle saison, parcourant les rues du Vieux-Québec, la rue Saint-Joseph ou encore les berges de la rivière Saint-Charles, tendez l’oreille aux mots, aux rimes, aux mélodies de la francophonie. Levez les yeux vers l’architecture québécoise riche d’histoire entrelacée de modernité. Humez et laissez vos papilles avoir envie des mets du terroir – classiques ou réinventés!

Sur ce bain de culture québécoise, l’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec vous souhaite une Bonne Fête nationale!

 

Grand amateur de musique, Alain Girard aime à partager ses découvertes. Pour agrémenter vos soirées d’été, il vous invite à écouter Salebarbes, groupe de musique festive cajun punk.

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Luc Villeneuve, le capteur d’images

Mon parcours professionnel dans l’industrie du tourisme m’a permis de croiser de véritables passionnés. Ce billet est donc le premier d’une série où j’aurai le plaisir de vous présenter certaines de ces personnes qui ont fait de leur amour pour leur métier et notre ville, une véritable passion. Je vous propose donc aujourd’hui de rencontrer Luc Villeneuve.

Si, au cours des dernières années, vous avez été présents sur les sites des grands événements de foule à Québec ou sur un ou l’autre des sites touristiques de notre région, vous avez peut-être déjà croisé ce sympathique photographe qui trimballe avec lui un appareillage un peu inusité. En effet, Luc s’est spécialisé dans la photo panoramique en 360o. Il utilise pour capter ses images panoramiques spectaculaires, un trépied sur lequel il fixe une perche qui peut atteindre 30 pieds, au sommet de laquelle on retrouve une tête panoramique robotisée et une caméra à haute définition. Ainsi, il peut immortaliser toute l’ambiance d’un événement ou la beauté d’un site touristique. Et les résultats sont vraiment exceptionnels: Manège militaire Voltigeurs de Québec.

Un parcours atypique

Mais avant de vous parler plus en détail de son travail de photographe, permettez-moi de vous présenter brièvement son parcours professionnel, aussi impressionnant qu’atypique. Son père lui a dit un jour « Tu ne laisseras pas ta trace en marchant dans le sentier des autres ». On peut dire qu’il a bien compris le message, car, après avoir entrepris une formation en design graphique, il a décidé qu’il fallait explorer d’autres avenues, dont la première était pour le moins assez inusitée. En effet, pendant l’été, il s’est retrouvé, au cœur du Quartier Petit-Champlain, dans un atelier artisanal de confection d’article de cuir. À l’automne, il quitte pour la Grèce afin d’aller apprendre à fabriquer des bottes auprès d’un bottier Crétois. Cent fois sur le métier comme le dit la maxime. Eh bien, Luc a su mettre en pratique ce souci du détail si cher aux artisans dans son cheminement professionnel. Sa compréhension et sa maîtrise de la technologie et de la micro-informatique ont par la suite tracé la voie à une belle carrière. Pendant plus de vingt ans, il a occupé des fonctions de haut niveau dans une entreprise qui offrait alors un service de composition typographique, de production graphique et de développement web, avant de devenir vice-président technologies chez l’un des plus importants imprimeurs du Québec. En 2010, il quitte le monde de l’imprimerie pour se consacrer uniquement à la photographie. Sa vision des médias le pousse à se spécialiser en photographies panoramiques en 360o.

Luc a un coffre à outils garni de caméras de toutes sortes, à partir de son téléphone, qu’il utilise très souvent et qui, selon lui, donne une qualité de plus en plus respectable, à de l’équipement haut de gamme pour ses projets professionnels.

Mis à part l’équipement, la connaissance de l’art photographique et la créativité sont essentiels pour livrer un message efficace. Les moindres détails : l’emplacement choisi, la météo, la lumière et l’ensoleillement, les objets ou véhicules indésirables, etc. C’est ce qui explique que pour une bonne photo, il y a souvent des heures de travail et la nécessité de savoir choisir le bon moment pour capter une scène qui sait donner un caractère magique au sujet et à l’objet de la photographie.

Ainsi, Luc, comme plusieurs de ses confrères, doit souvent se lever très tôt le matin pour obtenir les conditions optimales. Par contre, il n’est pas toujours possible de contrôler toutes les variables. C’est le cas particulièrement pour les photos prises lors d’événements. Il doit donc s’adapter à l’horaire, aux lieux physiques et aux conditions météorologiques qui prévalent lors de ces événements, ce qui ajoute beaucoup à la complexité. En choisissant de travailler en mode panoramique, il s’assure de capter l’ambiance et la performance des athlètes ou des artistes de la scène. En faisant cela, le fruit de son travail devient particulièrement intéressant pour promouvoir une destination, ses sites d’intérêt et les activités qui s’y tiennent.

Le sens du détail et la capacité d’analyse dont il a fait preuve au cours de sa carrière, de ses débuts comme artisan jusqu’au moment où il a su résoudre des problèmes technologiques complexes pour le bénéfice des entreprises où il a œuvré, le servent énormément dans la production d’images panoramiques d’une qualité irréprochable. Il aime souvent nous donner en exemple ce panorama, de Québec qui a été photographié à partir de Lévis. Ce panorama, de près de 5 milliards de pixels, composé de 320 photos, donne la précision qu’il recherchait. Ainsi, que vous regardiez l’ensemble du panorama ou que vous décidiez de choisir un détail de maçonnerie du Château Frontenac en zoomant au maximum, vous serez à même de constater que le plus infime détail de cette photo est d’une très grande netteté.

Chacun des panoramas de Luc est constitué de plusieurs photos qui, une fois assemblées, constitue une image globale. Dans le cas du panorama Québec de Lévis, certains éléments, comme les nuages, bougent, ce qui requiert beaucoup d’attention pour conserver un parfait réalisme.

Un ambassadeur pour Québec

Le talent et la qualité du travail de photographe de Luc Villeneuve ont donc permis de présenter Québec sous ses meilleurs traits, devenant par le fait même une illustration des plus éloquentes de ce que notre ville et sa région ont à offrir aux visiteurs. Mais sa contribution au développement de notre industrie touristique ne s’est pas arrêtée là. En 2013, il est en effet devenu membre du conseil d’administration de l’IVRPA, une association internationale de photographes et de professionnels de la réalité virtuelle. Cette association tient son congrès annuel dans des villes qui ont une très grande attractivité touristique comme en font foi celles qui ont été retenues au fil des ans dont Las Vegas, Prague, Vienne et Tokyo, pour n’en citer que quelques-unes. Dès qu’il fut membre de cette association, Luc s’est dit que Québec serait une destination parfaite pour y tenir sa conférence annuelle. Elle est belle et photogénique. En passionné qu’il est, il a donc entrepris une véritable entreprise de séduction pour convaincre le conseil d’administration de l’IVRPA de tenir son congrès annuel de 2016 à Québec. Les retombées économiques et touristiques d’un événement d’affaires rassemblant plusieurs centaines de participants sont énormes. Mais pour un congrès regroupant d’aussi bons photographes, l’impact est encore plus considérable. Pendant plusieurs jours, ceux-ci ont immortalisé Québec et sa région et ont diffusé leur travail par la suite sur de nombreux sites Internet et dans les médias sociaux. Pour moi, en attirant ce congrès à Québec et en contribuant à en faire un véritable succès, il a, pour reprendre une image sportive, « frappé tout un coup de circuit ».

Je vous partage, depuis le début de ce billet, toute mon admiration pour ce personnage. Vous prenez le talent et le travail, vous l’assaisonnez de passion et d’un goût prononcé pour les belles et bonnes choses, et ça donne une personne comme Luc Villeneuve. Mais les mots, même s’ils sont bien choisis, arrivent difficilement à traduire toute la passion, la simplicité et la sympathie qu’il dégage dès qu’on a la chance de le rencontrer et d’échanger avec lui. Bravo Luc! La Ville de Québec peut être fière de te compter parmi ses citoyens.

Mon coup de cœur musical : L’album Solo piano III de Chilly Gonzales. Le pianiste offre un nouveau genre sans complètement changer l’âme de sa série. Ce disque est vraiment très beau et bien exécuté.

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Tout comme moi, vous avez vu et lu dans les médias, ou encore, appris par le biais de proches et d’amis, que des voyages scolaires ayant comme motifs l’entraide humanitaire ont lieu à chaque année. Généralement sur une période de deux à quatre semaines, ces voyages permettent à des jeunes de découvrir de nouveaux pays et cultures, tout en donnant un coup de main aux populations locales. Que ce soit pour repeindre les locaux d’une école ou pour effectuer des travaux relatifs à la protection de l’environnement, les programmes proposés par les agences spécialisées permettent de conjuguer engagement humanitaire et découverte. C’est pourquoi, ils deviennent de plus en plus populaires dans le milieu scolaire.

Ces programmes et projets de voyages humanitaires, désignés par l’expression volontourisme, se situent à mi-chemin entre le tourisme et le bénévolat. Ils sont de plus en plus populaires, non seulement chez les jeunes mais également auprès d’adultes, et plus particulièrement chez les jeunes retraités. Les destinations de ces voyages sont généralement situés dans des continents et pays dont le niveau de vie est plus bas que celui des pays occidentaux. On pense ici à des pays de l’Amérique centrale, de l’Amérique du sud, de l’Afrique et de l’Asie. Et ces voyages, même s’ils impliquent de se relever les manches pour aider et de séjourner dans un confort relatif, ne sont pas pour autant à prix modiques. Dans les faits, il en coûte souvent aussi cher qu’un voyage de pur tourisme pour vivre une telle expérience. D’ailleurs, un véritable réseau d’agences et d’intermédiaires s’est développé pour répondre à cette demande et pour plusieurs c’est devenu un marché intéressant et il faut le dire, assez lucratif.

Une tendance qui a rejoint l’Amérique du nord

Mais si ce marché s’est développé principalement autour de projet de tourisme volontaire dans les pays de l’hémisphère sud, on commence de plus en plus à voir des destinations de l’Amérique du nord prendre la balle au bond et proposer des séjours qui combinent tourisme et bénévolat. Ceux-ci s’articulent principalement autour de l’aide aux démunis, de la protection de l’environnement et du tourisme événementiel. À titre d’exemple, on  retrouve sur le site web de Tourism Colorado, une page spécialement dédiée au tourisme volontaire. La contribution attendue ici, de la part des touristes qui veulent combiner tourisme et engagement, s’articule autour de l’entretien et du développement d’un vaste réseau de pistes de randonnées en montagne. Un peu plus au sud, on retrouve également sur le site touristique de l’Arizona, une section dédiée au tourisme solidaire. Ici, les projets proposés aux touristes vont du bénévolat lors d’événements sportifs à l’entretien de sentiers de randonnées, en passant par le support à des organismes communautaires. Certaines destinations urbaines ont également décidé de rejoindre ces destinations exemplaires. Ainsi, chaque année, à Philadelphie, on fait appel aux bénévoles, qu’ils soient résidents ou visiteurs, afin de contribuer à la préparation et à l’accueil lors des célébrations du Martin Luther Day. Ainsi, c’est plus de 130 000 bénévoles qui s’impliquent pour faire un succès de cet événement, un des plus importants aux États-Unis en l’honneur de ce pasteur et défenseur des droits civiques.

Et pourquoi pas Québec?

Dans mon travail de déléguée commerciale responsable du marché des groupes, j’ai beaucoup de succès à promouvoir les attributs de Québec comme destination au riche patrimoine historique et culturel. Québec a de plus en plus la cote et en m’inspirant de cette tendance du tourisme volontaire, je désire répondre à une demande réelle tout en supportant des initiatives locales qui visent à aider nos citoyens dans le besoin ou tout simplement à contribuer à la qualité de vie de la région. Voici donc quelques exemples de projets que j’aimerais soumettre aux décideurs et aux groupes qui veulent voyager et s’impliquer plus activement.

L’Armée du Salut, dont les locaux sont situés au cœur du Vieux-Québec, a une longue tradition d’entraide pour les démunis, à Québec comme dans toutes les localités où l’organisation est implantée. Le chapitre de Québec peut accueillir des groupes de voyageurs qui désirent faire du bénévolat et cela, pour des groupes de 30 à 40 personnes. On peut y confier des tâches variées aux bénévoles, dont la préparation de paniers de Noël, le tri de vêtements ou de jouets reçus en dons, le service de repas, l’aide à l’envoi de documentation sur des activités saisonnières et même, des services d’urgence et d’aide aux sinistrés. Je sais que je peux compter sur l’intérêt et l’ouverture de l’équipe de l’Armée du Salut et lorsqu’un groupe nous manifeste son désir d’aider tout en découvrant les charmes de Québec. Situés à quelques minutes des locaux de l’Armée du Salut, l’Auberivière, un refuge multiservice pour personnes sans-abri et en difficulté de 18 ans et plus, et le Café-rencontre centre-ville, deux autres organismes dont la mission est d’offrir des services, de la chaleur et du réconfort à des clientèles dans le besoin, sont également des organismes qui peuvent accueillir des groupes de bénévoles pour le service des repas ou le tri de vêtements provenant de dons.

À Québec, comme au Colorado et en Arizona, les citoyens et les visiteurs peuvent apprécier des sites de plein air, dont certains sont situés directement en milieu urbain. C’est le cas du Parc linéaire de la rivière Saint-Charles, qui s’étend du Vieux-Port de Québec jusqu’au Lac Saint-Charles, où la rivière prend sa source. À chaque année, la Société gestionnaire, organise une dizaine d’opérations de nettoyage des berges, et ce, en partenariat avec des groupes communautaires, scolaires ou d’entreprises. J’y vois une excellente occasion pour permettre à un groupe de visiteurs de découvrir, à deux pas du centre-ville, une rivière et les milieux naturels qui la bordent.

Dans un tout autre registre, Québec accueille à chaque année de nombreux événements sportifs. Le bon déroulement de ces événements s’appuie, entre autres, sur l’implication de nombreux bénévoles. Ceux-ci peuvent travailler à l’accueil des participants ou à la sécurité des sites, des athlètes et des spectateurs. Je pense ici en premier lieu aux différents événements organisés par Gestev, dont le Jamboree (planche à neige), le Marathon de Québec, la Coupe du monde de vélo de montagne, le Challenge de tennis féminin et la Coupe du monde de ski de fond. Ainsi, lors de ce dernier événement, dont le centre des opérations était situé au Manège militaire Voltigeurs de Québec, de nombreux bénévoles associés ou non au milieu du ski de fond et provenant de la région et de l’extérieur, se sont engagés pour faire de cet événement un succès. Lors des pauses repas qui se tenaient dans la spectaculaire Salle d’armes du Manège, on pouvait rencontrer des passionnés provenant de Montréal, de la Montérégie, de l’Estrie, de l’Outaouais et de plusieurs autres régions du Québec qui en ont profité pour combiner une expérience de bénévolat et un séjour à Québec. Et puis, d’autres organisateurs d’événements sportifs qui se tiennent à Québec et dans sa région comptent aussi sur l’implication de bénévoles pour assurer le bon déroulement des épreuves. Parmi eux, on retrouve le Tournoi International de Hockey Pee-Wee de Québec en février, le Pentathlon des neiges qui regroupe à chaque mois de mars des milliers de participants sur les plaines d’Abraham et deux petits nouveaux, le Québec Singletrack Experience (vélo de montagne) en août et le Méga Relais Labriski (course à pieds) en septembre.

L’Hôtel Château Laurier Québec et le tourisme volontaire

À l’Hôtel Château Laurier Québec, ses gestionnaires et son personnel, se sont véritablement engagés pour faire une différence dans leur communauté. D’une part, nous nous affichons comme un établissement francoresponsable afin de mettre en valeur la langue française et les créateurs qui la font vivre. Et puis, nous avons instauré un programme de développement durable visant à offrir des services respectueux de l’environnement. Nous avons mis sur pied un Comité vert, j’y suis personnellement impliquée, pour coordonner le tout et apporter de nouvelles idées. Et pour porter notre engagement hors des murs de nos établissements (Hôtel Château Laurier Québec et Hôtel Château Bellevue), je suis convaincue que nous pouvons contribuer à la qualité de vie de notre communauté en proposant des séjours de tourisme volontaire à nos clientèles de groupes et individuelle.

J’aimerais discuter avec vous de la création de programmes spécifiques pour vos clients. N’hésitez pas à communiquer avec moi!

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En 2019, l’Hôtel Château Laurier Québec fête ses 10 ans de francoresponsabilité! Pour souligner l’événement, le blogue « francoresponsabilité » présentera tout au long de l’année différentes facettes de cette grande idée !

Depuis 1975, la famille Girard, propriétaire de l’Hôtel Château Laurier Québec, cultive l’Art de recevoir. Se définissant comme un artisan de l’hospitalité d’ici, il est apparu tout naturel au président actuel, Alain Girard, de marier ce remarquable savoir-faire avec la culture québécoise et la langue française.

« Venir nous visiter, par affaires ou par loisir, c’est venir voir qui nous sommes, comment on vit. C’est venir nous découvrir. La francoresponsabilité nous permet de présenter à nos clients à la fois la culture québécoise mais surtout, la richesse et la diversité de la culture francophone. »

Pour ce deuxième blogue, nous vous invitons à découvrir la francoresponsabilité à l’Hôtel Château Laurier Québec.

La francoresponsabilité: recevoir en français

Par définition, l’industrie du tourisme amène ses artisans à communiquer dans différentes langues, que ce soit l’anglais, l’espagnol, le portugais et toutes les autres langues parlées par les visiteurs. Comment est-il possible de conjuguer cette diversité avec la francoresponsabilité ?

« Être francoresponsable, c’est mettre le français de l’avant. C’est pourquoi les salutations d’accueil et de départ, par exemples Bonjour et Au revoir, sont en français. Évidemment, entre les deux, nous nous assurons de répondre aux besoins des clients, notamment en anglais s’ils sont anglophones ou anglophiles » explique Alain Girard.

La francoresponsabilité s’exprime également par de menus détails. Client, vous pourrez remarquer que votre facture est entièrement en français. Ce qui, de l’avis de notre président, souligne le caractère distinctif de l’Hôtel Château Laurier Québec dans le marché hôtelier de Québec.

En plus de vous accueillir en français, nous vous offrons à l’hôtel une ambiance francophone, prolongeant ainsi l’ambiance de la ville.

La francoresponsabilité: recevoir par les sens

Quoi de mieux que de passer par les sens de l’ouïe et de la vision pour faire connaître une langue et une culture?

Il est fort à parier que votre rencontre avec la francoresponsabilité se poursuivra avec votre ouïe. Dès votre entrée à l’hôtel, vous serez plongé dans l’univers de la musique francophone. Pas de succès du Billboard des années 1980 à la A-Ha ou Culture Club; dans les espaces communs de l’établissement, la réception, les corridors et les ascenseurs, vous voyagerez entre les mots et les sons de la francophonie. Reconnu pour son amour de la musique, Alain Girard est d’ailleurs toujours à la recherche de coups de cœur à partager.

Ensuite, ce seront vos yeux qui vous feront découvrir des citations phares de la littérature francophone. Dans les corridors, Marie-Claire Blais côtoie Frédéric Beigbeder et André Gide. Les citations piquent souvent la curiosité des clients de l’hôtel qui demandent à Michel Biron, notre concierge, d’expliquer leur signification.

« Afin de m’assurer de ne pas trahir l’esprit des auteurs, car souvent les extraits choisis sont porteurs d’un sens philosophique, nous avons fait traduire les citations. Je garde les traductions à portée de main, ce qui me permet d’en discuter avec nos clients ». – Michel Biron, concierge depuis 5 ans à l’Hôtel Château Laurier Québec.

Parce que les mots permettent les passerelles entre les cultures, Alain Girard s’est beaucoup intéressé aux sens des mots utilisés en hôtellerie.

La francoresponsabilité: recevoir avec humour et réflexion

Comme à une autre époque alors que le vocabulaire du hockey contenait énormément de termes anglais, Alain Girard constate que les anglicismes et les emprunts demeurent nombreux dans le lexique du domaine hôtelier. Qui n’a pas entendu les expressions suivantes à l’hôtel?

Quelle est l’heure du check-out? Plutôt que Quelle est l’heure de départ?

J’aimerais un lit queen plutôt que simplement J’aimerais un grand lit.

Plus encore, il remarque la présence prégnante des anglicismes dans la vie quotidienne.

Bon matin en lieu et place de Bonjour ou Bon avant-midi

Mauvais timing de préférence à Le moment est mal choisi

Il n’en fallait pas plus à l’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec pour que germe l’idée d’offrir aux employés et aux clients un espace humoristique et réflexif quant à l’utilisation d’anglicismes propres au tourisme et à la vie de tous les jours. Ainsi, au cours des dernières années, le Mur de la Francophonie a accueilli les visiteurs en affichant de façon ludique des anglicismes et leur version française :

Dit-on un courrier enregistré ou un courrier recommandé?

Êtes-vous le valet ou le préposé au stationnement?

Toujours à l’avant-garde et attentive aux nouvelles façons de promouvoir la langue française, l’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec innove à nouveau : en 2019 le Mur de la Francophonie cède sa place à l’art francophone.

La francoresponsabilité: recevoir avec l’art

Mécènes de longue date, la famille Girard soutient l’art francophone tant sur le plan musical qu’en arts visuels.

En musique, elle a offert une aide financière à la chanteuse Annie Poulain pour la production de son album jazz en français. Les pièces de l’album ont été diffusées dans l’hôtel et le disque offert à la clientèle. À l’occasion du Carnaval de Québec 2019, des soirées en chansons ayant pour thème l’hiver ont été organisées.

« Une soirée de chansons qui racontent l’hiver crée une ambiance propice pour que nos clients découvrent notre saison blanche … en musique et en français! » – explique Alain Girard

En plus de la musique, l’art visuel occupe une grande place l’Hôtel Château Laurier Québec. De nombreux tableaux ornent ses murs. En grande majorité, ces toiles proviennent d’artistes francophones et la plupart des expositions temporaires qui agrémentent le séjour des visiteurs mettent en vedette des artistes de la francophonie.

L’exposition de photos de Stéphane Audet, jeune photographe de la Ville de Québec à qui nous offrons notre espace pour sa première exposition « Sur les Routes des Pow-wow : à la découverte des Nations autochtones du Québec ».

Au printemps 2019, la réception de l’hôtel fraîchement rénovée présentera un tout nouveau concept :

« Nous avons fait l’acquisition d’une série de portrait peint par l’artiste originaire des Îles de la Madeleine, Louis Boudreault. Ces portraits d’artistes francophones, comme par exemple Gilles Vigneault, nous offrent l’occasion d’associer l’art visuel à la musique et à la littérature.

Ainsi, en plus d’admirer les tableaux, nous proposerons à nos clients de découvrir les artistes représentés par le biais de leur discographie, bibliographie ou encore vidéographie. » explique avec enthousiasme Alain Girard.

Il rappelle toutefois que si la réception, la musique ainsi que les citations sur les murs sont parmi les éléments les plus visibles de l’engagement francoresponsable de l’Hôtel Château Laurier Québec, certains gestes tous aussi importants ont été posés avec discrétion.

La francoresponsabilité en coulisses

Pour Alain Girard, il allait de soi qu’être francoresponsable venait avec l’engagement d’offrir à ses employés un environnement de travail en français. C’est pourquoi il n’a pas hésité à faire traduire les logiciels et autres outils de travail nécessaires au bon déroulement des opérations de l’hôtel.

La traduction des outils, tout comme le Mur de la Francophonie, ont permis à l’équipe d’avoir les mots pour dire – en français – le tourisme et l’hospitalité.

« Nous avons les mots pour dire et écrire avec un bon français. D’ailleurs, nous portons une attention particulière à la qualité de la langue dans nos échanges avec les clients en évitant les anglicismes. » – Andrée Gilbert, déléguée commerciale.

Danielle Talbot, également déléguée commerciale, souligne à quel point l’engagement envers la francoresponsabilité suscite l’admiration chez les clients avec qui elle en discute :

« Ils trouvent ceci admirable que quelqu’un de la trempe de Monsieur Girard ait pensé à créer ce concept et, surtout, prenne des décisions qui permette de mettre la francoresponsabilité en pratique ».

Prochainement en francoresponsabilité

Reconnu pour être un homme engagé auprès de sa communauté, Alain Girard a accepté avec plaisir de s’impliquer auprès de la Fondation de la langue française, fondation entièrement consacrée à la promotion du français au Québec et au Canada.

Surveillez ses prochaines activités pour en apprendre davantage.

D’ici là, au plaisir de vous accueillir à l’Hôtel Château Laurier Québec où la francoresponsabilité fait partie de notre Art de vous recevoir.

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Si vous êtes un lecteur régulier de mes billets sur le blogue de l’hôtel, vous savez que je termine chacun de ceux-ci par un coup de cœur musical. Dans l’un de mes derniers billets, je vous recommandais l’album « La vie de rêve » de Bigflo et Oli, deux frères originaires de Toulouse qui font partie de la relève française de la chanson. Leur succès Dommage se termine sur cette phrase : « Vaut mieux vivre avec des remords qu’avec des regrets ». Les quatre personnages de cette chanson n’ont pas su faire le choix qui aurait donné un tout autre sens à leurs vies. Si au lieu des regrets et des « j’aurais dû », ils s’étaient dits « pourquoi pas », la chanson aurait connu une fin tout-à-fait différente. Et bien, ça donne parfaitement le ton à ce qui suit.

Il y a quelques mois, ma fille Aude et moi, avons prononcé une allocution devant la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. Notre présentation avait pour thème « Pourquoi pas ». Comme vous le savez peut-être, nous avons amorcé il y a quelque temps une démarche de repreneuriat, démarche qui visait à transférer la direction de l’entreprise à ma fille Aude. Au cœur de cette démarche, c’est ce « pourquoi pas » qui nous a guidés et animés. Ces deux mots ont d’ailleurs pris tout leur sens dans le développement et l’évolution de l’Hôtel Château Laurier Québec et de ses entreprises affiliées. Cette expression ouvre une perspective sur l’avenir avec toutefois une part d’incertitude qui demande beaucoup de confiance dans l’avenir et les gens.

Quelle belle conférence ce midi au dîner mensuel de la chambre de commerce de Québec au Château Frontenac 😀Nos conférenciers vedettes étaient Alain Girard et Aude Lafrance-Girard. Voici un résumé de leur conférence sur l’importance de bien préparer la relève en entreprise😀

Posted by Hôtel Château Laurier Québec on Tuesday, February 12, 2019

Avant d’aller plus loin, j’aimerais vous expliquer quel est le sens de ce fameux « pourquoi pas » pour nous. Quand on est dans le « pourquoi », on est dans la réflexion. On cherche un sens aux défis qui se dressent devant nous et on se questionne sur les opportunités qui se présentent. Et si on attache le « pas » à ce « pourquoi », on fait un pas vers l’avant, on choisit d’avancer dans l’action. On peut dès lors passer au comment, et chercher à trouver et à mettre de l’avant les solutions. Dans notre démarche du « pourquoi pas », nous avons dû parfois accepter d’avancer sans avoir toutes les réponses. Nous avons une vision sur le développement de l’entreprise et l’expérience que nous sommes en mesure de faire vivre à nos clients. Et pour réaliser notre vision, on a besoin d’une accumulation de « pourquoi pas », qui doivent déboucher sur des actions qui ont toujours du sens avec cette vision.

Une histoire parsemée de « pourquoi pas »

Quand on s’y attarde, on se rend compte que le « pourquoi pas » fait partie intégrante de notre histoire. En 1975, mon père Robert et son frère font l’acquisition de l’Hôtel Château Laurier Québec. À l’époque celui-ci était un hôtel, certes modeste et à taille humaine, mais il n’en jouissait pas moins d’un emplacement de choix sur la Grande-Allée, à quelques pas de l’Assemblée nationale, du Manège militaire, de la Citadelle de Québec, des plaines d’Abraham et aux portes du Vieux-Québec. D’un hôtel de 48 chambres, il est passé, au fil des acquisitions et des agrandissements, à près de 300 chambres. En cours de route, un premier transfert de direction s’est fait entre la génération de mon père et la mienne. Comme je l’ai déjà écrit dans un précédent billet, celui-ci ne s’est pas fait dans une démarche basée sur une communication ouverte, la réflexion et les discussions. Autre temps, autre approche. Mais nous avons tout de même plongé dans l’aventure en nous disant « pourquoi pas ».

Et c’est en se répétant sans cesse ces deux mots que nous avons cheminé dans le développement de l’entreprise. À toutes les étapes de croissance, nous nous sommes questionnés, nous avons analysé les perspectives et opportunités. Ça nous a guidés et permis de faire toujours des pas en avant.

Pourquoi pas faire des acquisitions et des agrandissements? Pourquoi pas voir la syndicalisation de nos employés comme une opportunité de collaborer encore davantage avec eux? Pourquoi pas développer un véritable service traiteur capable de répondre aux plus hauts standards de qualité? Pourquoi pas s’associer directement à la renaissance du Manège militaire Voltigeurs de Québec en devenant le gestionnaire et le promoteur de ce lieu unique de réunions et d’événements? Et pourquoi pas incarner directement le caractère francophone de Québec dans la marque et le produit de l’Hôtel Château Laurier Québec en s’affichant fièrement comme un hôtel francoresponsable? Ce dernier choix, je le sais, en a déjà fait sourciller plus d’un dans notre communauté. Mais aujourd’hui, quand je circule sur les principales artères de Québec et que j’y vois que la ville s’y pavoise fièrement comme l’accent d’Amérique, je me dis que devenir francoresponsable avait pas mal de sens.

Et cette philosophie ne se limite pas à nos seules entreprises. Pourquoi pas s’impliquer davantage dans notre industrie? Ça m’a d’ailleurs amené à siéger sur le conseil d’administration de l’Office du tourisme et à en devenir le président à une étape charnière de son évolution. Tout comme, quelques années plus tard, à devenir Président de l’Association Hôtellerie Québec.

Et pour l’avenir

Si cette capacité et cette volonté d’aller de l’avant a été bénéfique jusqu’à maintenant pour l’Hôtel Château Laurier Québec, pourquoi pas envisager le futur de la même façon? Bien que je sois toujours Président de l’entreprise, les choix futurs de développement appartiendront surtout à la troisième génération. Pour y parvenir, nous nous sommes assurés de respecter les étapes du transfert. La priorité a été accordée au transfert du pouvoir et du savoir. Et jusqu’ici, les choses se passent très bien. Ma fille Aude, en devenant Directrice générale, a su démontrer son style de gestion, davantage axé sur la collaboration et la délégation, sans pour autant se passer de mon expérience.

Parmi les projets qu’elle mène de front et où elle a su exprimer sa vision, je pense entre autres à la réfection de la réception de l’hôtel. C’est un projet majeur qui débouchera sur un hall d’entrée plus contemporain, incarnant davantage la vision et la marque de l’hôtel. Le caractère francoresponsable y sera davantage intégré. Et le lieu sera beaucoup plus qu’un simple comptoir d’accueil et d’enregistrement. Il permettra de mettre en valeur toutes les dimensions de l’entreprise et l’expérience qu’elle propose à ses clients. La fin des travaux est prévue pour bientôt et nous aurons l’occasion d’y revenir sous peu dans le blogue.

                   

Une véritable philosophie de gestion

Dans tous les projets qu’on a réalisés jusqu’à maintenant et qu’on continuera de réaliser, il ne faut pas se limiter seulement aux opportunités d’affaires. Il faut également y voir des opportunités d’apprentissage. Ainsi, on apprend à voir d’un angle différent, à oser le champ gauche. On apprend également à cheminer ensemble et à apprécier l’importance des réseaux, qu’ils soient internes ou externes à l’entreprise. Et dans cette démarche, il faut savoir faire preuve d’humilité et apprendre à demander de l’aide lorsque c’est nécessaire. Enfin, on apprend à faire confiance à son instinct.

L’apport d’une nouvelle génération, et ce faisant, d’une nouvelle vision, est tellement bénéfique. Ma fille Aude apporte de la nouveauté dans les opérations en y apposant sa touche personnelle dans la façon de travailler en équipe, de faire la planification stratégique, de mener les projets de rénovation, d’influencer la culture de l’organisation et la gestion des ressources humaines. Pour nos clients, cette vision peut certes sembler intangible, mais j’ai la ferme conviction qu’elle vient teinter l’expérience que nous sommes en mesure de leur proposer.

« Pourquoi pas », c’est définitivement choisir de ne pas avoir de regrets et d’oser sans cesser de prendre des risques pour avancer. Et pour moi, le « pas » signifie également penser au suivant, à la relève qui assurera la pérennité de l’entreprise.

Et pour terminer ce billet d’une belle façon, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous et à visionner le clip « Dommage » de Bigflo et Oli:
Regarder la vidéo

 

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Lors d’un article précédent, j’ai déjà abordé l’effet Québec, toutes ces caractéristiques qui font de Québec une destination de choix. Je pense à l’accueil chaleureux de la population et au fait que Québec est une ville sécuritaire où l’on peut circuler sans se faire de soucis. Et l’un des ingrédients les plus importants du succès de Québec est sans aucun doute son attractivité, non seulement auprès des voyageurs d’agrément, mais également auprès des visiteurs qui viennent y participer à un événement d’affaires. Tant de clients nous l’ont témoigné, décider de tenir un congrès ou une réunion à Québec, c’est s’assurer d’attirer un plus grand nombre de participants. Et cela est particulièrement important pour les associations, marché dont je suis responsable à l’Hôtel Château Laurier Québec.

J’ai déjà écrit également dans un article précédent qu’il y avait trois ingrédients essentiels au succès d’un événement d’affaires, soit le prestige et l’unicité de la destination, l’accessibilité à la région et enfin, la disponibilité de services efficaces et de grande qualité.

J’aimerais m’attarder un peu plus sur ce dernier aspect. Dans mon travail de tous les jours, je dois identifier des clients susceptibles d’apprécier notre offre en matière de réunions et congrès et effectuer les démarches pour mettre celle-ci en valeur. Que ce soit lors de missions commerciales, d’activités de réseautage ou tout simplement en faisant des suivis constants au téléphone ou par courriel, je sais et je dois profiter des avantages que m’offrent notre destination et les infrastructures de notre hôtel, sans oublier notre partenaire depuis un an maintenant; le Manège militaire Voltigeurs de Québec.

On dit souvent qu’une chaine est aussi solide que son maillon le plus faible. Le succès d’un événement d’affaires est en effet un véritable travail d’équipe ou chaque joueur a un rôle précis et essentiel à effectuer. Et c’est en étant confiante d’être appuyée par une équipe de collaborateurs compétents, efficaces et à l’écoute des clients, que je suis en mesure de faire un bon travail pour convaincre des clients de choisir Québec et l’Hôtel Château Laurier Québec pour tenir leur réunion ou congrès.

Ce travail de collaboration commence à l’intérieur même de l’équipe de l’Hôtel Château Laurier Québec. Je peux compter sur Johanne Caron, ma directrice ventes et marketing. Johanne a, bien sûr, une vision d’ensemble de notre produit et des stratégies pour le mettre en marché. Mais je dirais surtout qu’elle est un guide qui sait me supporter dans mon travail.

Johanne Caron

Et comme dans les arguments à mettre de l’avant pour convaincre un client, l’aspect financier joue toujours un rôle important, c’est ici que je peux compter sur Brigitte Gauvin, notre directrice des revenus. Elle sait nous fournir le juste prix qui nous permet de répondre à la fois aux objectifs de l’hôtel et à ceux des clients.

Brigitte Gauvin

L’expérience de Julie

Pour mettre en valeur le travail des autres membres de l’équipe, laissez-moi vous parler de l’expérience vécue par deux de nos clients. Il y a de cela quelques années, j’ai rencontré Julie lors d’une activité de représentation. Elle occupe un poste à la permanence d’une association professionnelle du domaine de la santé et parmi ses responsabilités, elle doit organiser le congrès annuel et des réunions de formation de son association. Lors de notre premier contact, elle m’a fait part qu’elle recherchait un hôtel pour tenir une réunion de formation à laquelle devaient participer près de 150 personnes. Comme le programme de cet événement comprenait de nombreux ateliers, elle avait besoin, outre une grande salle pour les plénières, d’une dizaine de salles de dimensions et capacités variées. Toutefois, un nombre significatif de participants à cet événement provenaient de la région de Québec. Elle avait donc besoin d’un bloc de plus ou moins 70 chambres. Des démarches initiées auprès d’autres établissements hôteliers de Québec en mesure de répondre à ses besoins n’avaient pas donné les résultats escomptés. Étant donné le nombre limité de chambres requises, il semblait difficile d’obtenir les salles dont elle avait besoin. Je lui ai dit que je pourrais sans doute lui revenir avec une proposition qui saurait lui convenir.D’une part, nous avons été en mesure de lui offrir tout l’espace et les chambres dont elle avait besoin. Mais surtout, après avoir pris note de ses besoins, je me suis assise avec Mylène Bérubé, coordonnatrice aux banquets, maintenant directrice adjointe aux banquets, afin de trouver les meilleurs fournisseurs pour les besoins en audiovisuel et en montage pour exposition.

Mylène Bérubé

Et Julie voulait créer une ambiance propice aux rencontres et échanges lors de son cocktail d’ouverture, tout en créant en effet « wow » qui apporterait un petit plus à l’événement. D’entrée de jeu, nous pouvions compter sur le savoir-faire et les services du George V service banquets et traiteur de l’hôtel, qui excelle dans l’art d’offrir un cocktail dinatoire qui sait éblouir et ravir les papilles les plus exigeantes, sans compter sur la qualité de ses services pour les pauses café et les repas. Mylène a élaboré un cahier de charges complet pour répondre à tous les autres besoins de Julie. Elle a transmis ces besoins à André Cauchon d’Expert’Ease, notre fournisseur officiel pour l’audiovisuel et au Groupe ABP, pour la location de meubles et de kiosques pour les exposants. Pour répondre aux besoins en matière d’animation, elle a communiqué avec Sabrina Ferland de Bellita, spectacles sur mesure, qui a su lui proposer une animation musicale parfaitement adaptée aux besoins de Julie. Tous ces ingrédients essentiels au succès de l’activité ont été livrés de façon impeccable, pour son plus grand plaisir. Depuis, l’association de Julie est un client régulier de l’hôtel et elle sait qu’elle peut compter sur notre équipe et nos collaborateurs pour répondre à ses besoins.

Et celle de Christian

Christian est directeur général d’une association active dans le domaine des technologies au service de l’environnement. Dès ma première rencontre avec lui, j’ai été impressionnée par son leadership et l’énergie avec laquelle il était engagé dans le rayonnement de son association. Je me suis dit immédiatement « voici le genre de client qui nous intéresse et dont la mission colle parfaitement avec celle notre hôtel », sans compter que la protection de l’environnement fera partie de l’agenda public pour de nombreuses années.

Sophie Côté

Je voyais parfaitement les avantages d’une association à plus long terme avec ce client. Christian était à la recherche d’un lieu pour l’organisation d’un gala devant accueillir 400 personnes. Sachant que nous pouvions offrir, avec le Manège militaire Voltigeurs de Québec, un cadre spectaculaire pour son événement, je lui ai proposé une visite des installations. Pour m’assurer de répondre adéquatement à toutes ses questions, Sophie Côté, une autre collègue coordonnatrice aux banquets a convié Véronique Hébert du George V et André Cauchon d’Expert’ease.

La commande de Christian était claire, il voulait un déploiement audiovisuel spectaculaire et une animation musicale d’impact. Sur ce dernier point, un nom nous est venu immédiatement en tête, les Painchaud. Dirigés par Patrice Painchaud, ils sont reconnus pour leurs performances qui ont ébloui et réjoui des congressistes par milliers. Les quatre membres de ce groupe sont tous multi instrumentistes. Nous avons présenté à Christian des vidéos de ce spectacle. L’effet a été immédiat : il a aimé et il a acheté l’idée. Quant à moi, je me suis assurée qu’il puisse avoir accès à un bloc de chambres répondant à ses besoins et je demeure en contact avec lui pour ce gala qui se tiendra dans quelques mois et pour d’autres besoins futurs auxquels l’hôtel et ses salles de réunion sauront répondre. Ce qui l’a convaincu de poursuivre notre relation d’affaires, c’est la capacité de notre équipe et de nos collaborateurs à comprendre ses besoins et objectifs et d’y répondre.

Pour Julie et Christian, Québec était déjà un choix naturel et stratégique pour tenir leurs événements. Ma mission et celle de mes collègues, au-delà de les convaincre de faire affaire avec l’Hôtel Château Laurier Québec, était de les écouter, de comprendre leurs besoins et de leur proposer de faire affaire avec des fournisseurs à la fois complices et compétents. Et c’est ce qui m’apporte le plus de satisfaction dans mon travail, pouvoir satisfaire pleinement un client en comptant sur les services d’une équipe solide.

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S’il avait vécu le présent hiver, Émile Nelligan n’aurait sûrement eu aucune difficulté à écrire sa célèbre ligne tirée du poème Soir d’hiver. Notre hiver est définitivement moins sombre et triste que les états d’âmes de notre grand poète. Bien sûr, avec autant de neige, émergent quelques problèmes logistiques que notre savoir-faire québécois a toutefois su maîtriser. L’abondance de neige reçue dans la région de Québec, hiver après hiver, a inspiré plusieurs créateurs et entrepreneurs qui ont su transformer cette neige en une offre touristique exceptionnelle.

Je parcourais récemment un article portant sur un rapport du consortium Ouranos, un regroupement d’experts sur les changements climatiques, dans lequel on pouvait lire qu’en conséquence d’une augmentation de la fréquence des redoux, le domaine skiable des Cantons-de-l’Est pourrait subir une baisse de 20 à 30 % d’ici 2050. Bien que cette région soit située plus au sud que la région de Québec, on ne peut rester indifférent à de telles prévisions. Cette nouvelle nous paraît tout de même assez surprenante lorsqu’on la situe dans notre réalité actuelle. En effet, au moment d’écrire ces lignes, il était tombé près de 400 cm de neige sur la Ville de Québec depuis le début de l’hiver. Et encore, c’est beaucoup moins que les quantités de neige enregistrées au stations de ski du Mont-Sainte-Anne (590 cm) et de Stoneham (500 cm) à la fin du mois de février.

Exploiter la richesse de notre « or blanc »

Au-delà des tourments occasionnels qu’elle peut causer, la neige, tel un véritable artiste, a su créer des tableaux d’une grande beauté qui contribuent à la féérie du Vieux-Québec. La blancheur et la pureté du couvert neigeux constituent un matériau fertile pour l’illumination. Le soir venu, les quartiers touristiques de Québec brillent de mille feux et semblent tout droit sortis d’un livre de contes.

Ville de Québec

Et même si plusieurs Québécois en profitent à chaque hiver pour aller passer une semaine dans les destinations soleil, ils n’en passent pas moins près de vingt semaines dans la neige. Et ils sont légion à en profiter pour dévaler les pentes, chausser leurs patins, explorer nos forêts en raquette ou dévaler les glissades en poussant des cris de joie. Pas étonnant donc que nos entrepreneurs ont su en profiter pour développer une véritable industrie de l’hiver. Et cela est particulièrement vrai pour l’industrie du tourisme.

Il est de notoriété que la haute saison touristique se situe, au Québec, de la fin juin à la mi-octobre. Au-delà de l’été indien, on assistait traditionnellement à un ralentissement important de l’activité touristique. C’est ce qui a poussé un groupe d’hommes d’affaires de Québec à créer, il y a de cela 65 ans, le Carnaval d’hiver de Québec. Jusqu’au milieu des années 90, le Carnaval et le Tournoi international de hockey Pee Wee constituaient l’essentiel de notre offre événementielle hivernale. Selon moi, il y a eu un fait marquant, un point tournant qui nous a fait prendre conscience qu’il fallait bouger et se remettre en question. En effet, le 15 juin 1995, le Comité international olympique accordait les Jeux olympiques d’hiver de 2002 à Salt Lake City qui, avec 54 votes, avait largement devancé la candidature de Québec qui n’en avait récolté que sept.

Malgré les chauds rayons de soleil qui nous réchauffaient en ce début d’été 1995, ce fut une véritable douche d’eau froide pour les promoteurs de la candidature de Québec et de son industrie touristique. Dans les jours qui ont suivi, les leaders de l’industrie se sont réunis pour réfléchir et se pencher sur les pistes de solutions susceptibles de permettre à Québec d’être la Capitale de l’hiver qu’elle prétendait être. Cette réflexion a débouché, non seulement sur des projets de développement et de consolidation de notre offre touristique hivernale, mais également sur des investissements plus importants pour mettre en marché les mois de décembre à mars.

Un boom événementiel

Depuis le début des années 2000, pendant que le Carnaval continuait d’évoluer et, avouons-le, de se chercher un peu, de nombreux événements hivernaux ont vu le jour. Red Bull Crashed Ice, Snow Board Jamboree, Penthatlon des neiges, Festivités du Jour de l’an à Québec, Marché de Noël allemand, Coupes du monde de ski de fond, Mois Multi, pour n’en nommer que quelques-uns. Alors que certains de ces événements n’ont plus lieu, comme le Red BullCrashed Ice, d’autres ont connu et continuent de connaître une belle progression. Je pense ici, entre autres, aux festivités du Jour de l’an sur la Grande-Allée.

Cette programmation, en plus de constituer un pouvoir d’attraction pour de de plus en plus de visiteurs, a permis surtout aux citoyens de la région de se réapproprier leur ville et de traverser l’hiver dans la joie. Je l’ai toujours cru, la base du succès d’un événement, c’est le support et la participation de sa communauté. Quand on réussit à attirer des dizaines de milliers de personnes sur la Grande-Allée pour défoncer la nouvelle année, ont créé un amalgame idéal de visiteurs et de résidents. Et il en est de même pour la Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines d’Abraham, couronnant la fabuleuse carrière du grand Alex Harvey. Cet événement sportif de haut calibre regroupe les meilleurs athlètes de la discipline au monde.

S’il est important de développer de nouveaux événements, il est fondamental de protéger et de consolider ceux qui ont donné le ton et qui perdurent depuis des années. Je pense ici bien sûr au Carnaval et au Tournoi international de hockey Pee-wee. Le Carnaval a amorcé un virage à 90 degrés qui, on vient de le vivre, n’est pas toujours évident. Mais la dernière chose que l’on peut reprocher au Carnaval, c’est de ne pas avoir fait preuve d’audace et de courage. Provoquer le changement est un exercice risqué mais parions qu’à moyen et long terme, ça risque d’être payant. Quant au Tournoi Pee-wee, cet événement longtemps sous-estimé, vieillit très bien et il a su s’imposer indéniablement comme le plus grand tournoi de hockey mineur au monde.

Respirer la ville à pleins poumons

Si les citoyens et les visiteurs ont de plus en plus l’occasion de profiter du caractère festif de Québec, on peut également affirmer que l’abondance d’activités de plein air, au centre-ville comme dans la périphérie, constituent un puissant appel à aller jouer dehors et à se remplir les poumons d’air frais. Qu’on pense aux plaines d’Abraham avec ses sentiers de ski de fond et son anneau de patinage, à la patinoire de Place d’Youville, à la glissade de la Terrasse Dufferin, à l’adrénaline que nous offrent les glissades du Village Vacances Valcartier, au Village Nordic et à sa pêche blanche au Bassin Louise, les opportunités d’activités en plein air sont nombreuses. Et pour plusieurs, une promenade dans le Vieux-Québec ou dans les quartiers centraux constitue tout simplement une merveilleuse occasion de prendre un bol d’air frais tout en appréciant toute la beauté de Québec. Et pour leur offrir un peu plus de chaleur au cours de ces promenades, 12 stations chaleureuses ont été aménagées à différents endroits dans la ville. On y retrouve des chaises ainsi que des couvertures, un foyer au gaz, des bottes de foin pour se protéger du vent et une cabane ou un chauffe-terrasse qui attendent les passants à chacune des stations. Même s’il n’est pas localisé au cœur même de la ville, je ne saurais oublier l’Hôtel de glace. Pensé et développé par Jacques Desbois, un entrepreneur passionné et visionnaire, l’Hôtel de glace est une démonstration éloquente de l’art de célébrer l’hiver, la glace et la neige. Aujourd’hui situé au Village Vacances Valcartier, c’est non seulement un hôtel mais surtout un attrait unique qui accueille, année après année, des milliers de visiteurs.

Patinoire Place d’Youville

Et pourquoi pas en profiter davantage

Dans l’évolution qu’a connu la saison d’hiver au cours des dernières années, je trouve qu’on n’a pas exploité pleinement tout le potentiel touristique que nous offre notre hiver, sa neige et certains événements. J’en prends comme exemple la décision du Carnaval de Québec d’abandonner le concours international de sculptures sur neige. Peut-on trouver un meilleur événement signature pour mettre en vitrine notre maitrise de la neige? Ces sculptures monumentales attiraient et émerveillaient à chaque année des milliers de visiteurs. Je me permets donc d’espérer qu’on prendra conscience du potentiel énorme de ce concours et qu’on l’inscrira de nouveau dans la programmation hivernale.

Une autre opportunité qu’on n’exploite pas pleinement selon moi est le Marché de Noël allemand. Celui-ci se termine le 23 décembre alors que l’achalandage touristique du temps des fêtes ne s’est même pas encore manifesté. Il me semble que ce beau produit saurait enrichir l’expérience offerte aux visiteurs pendant le temps des fêtes, tout en permettant aux marchands et exposants du marché de faire de bonnes affaires.

Crédit photo: Geneviève Roussel

Enfin, le Carnaval propose depuis des décennies, la Course en canot sur les glaces du Saint-Laurent, un événement sportif qui constitue lui aussi une signature unique pour Québec. On a beaucoup amélioré les installations sur les quais pour permettre d’apprécier davantage le spectacle. Mais, il serait intéressant d’en profiter encore plus en médiatisant la course par une captation télé qui utiliserait pleinement la technologie. Je pense ici aux caméras montées sur des drones et aux équipements (caméras et micros) embarqués dans les canots afin de transmettre toute l’adrénaline des canotiers. De telles techniques ont fait leurs preuves dans d’autres disciplines sportives comme les grandes compétions de cyclistes et de planche à neige.

Équipe Femmes – George V

La neige et l’hiver sont, si bien exploitées et appréciées, de grandes richesses et font définitivement partie de notre ADN. Alors, pourquoi ne pas en être fiers et les exploiter pleinement?

Mon coup de cœur musical : L’album En amont d’Alain Bashung. La productrice et musicienne, Edith Fambuena, a réellement créé un chef-d’œuvre en retravaillant les onze titres composés par l’interprète avant son décès. Son hésitation aura valu la peine, car il s’agit d’un album posthume à part entière.

 

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En 2019, l’Hôtel Château Laurier Québec fête ses 10 ans de francoresponsabilité! Pour souligner l’événement, nous lançons notre blogue « Francoresponsabilité »!

Grâce à sa localisation au cœur de la ville de Québec, un des berceaux de la langue française en Amérique, l’Hôtel Château Laurier Québec est magnifiquement situé pour faire vivre une expérience francoresponsable à ses clients.

« Le français, c’est une langue du cœur » et c’est par amour de la culture francophone qu’Alain Girard, alors PDG de l’établissement, a décidé d’en faire le premier établissement hôtelier francoresponsable au monde.

Francoresponsabilité, vous avez dit?

La francoresponsabilité se définit comme une détermination ou un engagement de tout individu ou de toute institution à promouvoir la francophonie sous toutes ses formes, et ce, autant dans ses valeurs que dans ses traditions.

Alain Girard y tient : la francoresponsabilité prend corps par un engagement ou pour le dire autrement, dans la volonté des personnes et des institutions d’offrir la culture francophone en partage. Il ne s’agit surtout pas d’une police de la langue, ni la recherche d’une maîtrise parfaite du français; elle puise dans la fierté de chacun, sans barrières techniques, ni frontières politiques.

« Comme hôtelier, nos clients proviennent de partout à travers le monde. Nous nous devons de travailler dans plusieurs langues. Parce que nous sommes fiers d’être francophones, nous avons choisi de mettre le français au premier plan. » souligne-t-il.

Pour les clients de l’Hôtel Château Laurier Québec, la francoresponsabilité s’affiche véritablement sur plusieurs murs des espaces publics, place à la littérature alors que les mots de Marie-Claire Blais croisent ceux de Proust et d’André Gide.

Plus encore, persuadé que l’art fait voyager la culture, Alain Girard voit dans la francoresponsabilité un véhicule sans pareil pour faire connaître les talents d’artistes francophones et francophiles issus de différentes disciplines. Dans l’hôtel, peinture et musique sont ainsi à l’honneur pour le plaisir des yeux et des oreilles des clients.

La francoresponsabilité vise le rayonnement de la culture d’expression française.

L’étincelle de la francoresponsabilité

D’où est venue cette idée de francoresponsabilité?

« Au milieu des années 2000, à la faveur d’une conjoncture triple, l’idée s’est imposée d’elle-même, » constate celui qui en a fait une marque distinctive de son hôtel.

Premièrement, dans les années 2000, l’industrie touristique de Québec était en réflexion : Qu’est-ce qui fait de Québec une destination d’exception tant au Québec qu’au Canada? Tant en Amérique qu’à l’international? Comment y attirer et y retenir les voyageurs? Tant les touristes d’agrément que les gens d’affaires. Que recherchent-ils et, à titre d’hôtelier, que pouvons-nous leur offrir?

Des nombreuses rencontres et discussions avec les gens de l’industrie, Alain Girard a retenu une chose : pour se distinguer, Québec n’avait ni à se réinventer, ni même à s’inventer; il fallait plutôt miser sur ses atouts existants, sur les caractéristiques qui la rendaient déjà unique.

Quel pouvait bien être cet atout naturel? C’était l’évidence même : la langue française et la culture francophone en Amérique.

Durant cette même période, l’Hôtel Château Laurier Québec mettait en œuvre deux changements importants qui allaient profondément marquer les années à venir : l’adoption de sa politique de développement durable et l’exécution de rénovations majeures au complexe hôtelier.

Au milieu des années 2000, alors que peu d’établissements hôteliers s’investissaient dans une réelle politique de développement durable, l’hôtel innovait en entreprenant une réflexion d’envergure sur le sujet. À cette époque, le développement durable ne se résumait trop souvent qu’au recyclage (papier, plastique et verre), ou encore qu’à l’impression recto-verso. Alain Girard a posé tout autrement les assises du développement durable pour l’entreprise. Novatrice, sa vision du développement durable prenait ancrage dans la culture :

« Le développement durable, pour qu’il ait une portée universelle, ça commence par la culture, la langue, ça doit parler aux gens de qui ils sont; après, tu leur parleras environnement et économie. »

Dans cette perspective, il ne faisait aucun doute dans son esprit que la francoresponsabilité devait devenir un engagement phare. Aujourd’hui, la notion d’engagement est devenue une des quatre valeurs de l’établissement.

Enfin, la conjoncture se boucle avec les importants travaux de rénovation au complexe hôtelier entre 2005 et 2007. En tant qu’entreprise familiale, l’établissement possédait déjà une personnalité unique dans l’hôtellerie de Québec. Mais comment continuer à se démarquer de la concurrence?

La mise en valeur de la culture et du savoir-faire québécois caractérisait déjà l’hôtel depuis de nombreuses années. L’attention portée à la langue française l’était tout autant : en effet, contrairement aux grandes chaînes hôtelières, la facturation ainsi que la correspondance avec la clientèle francophone s’effectuaient déjà entièrement en français.

Encore une fois, aux yeux de Alain Girard la valorisation de la langue française s’avérait un atout.

En 2009, est donc née la francoresponsabilité ainsi que la marque francoresponsable.

Désormais, la francoresponsabilité fait partie intégrante de l’empreinte sociale de l’Hôtel Château Laurier Québec.

La francoresponsabilité séduit

Depuis 2009, la francoresponsabilité est une marque déposée par l’Hôtel Château Laurier Québec. Pour son initiative, l’hôtel a d’ailleurs reçu les félicitations du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) de l’époque, Monsieur Abdou Diouf :

« Il s’agit là d’une idée lumineuse qui ne manque pas d’originalité et qui reflète bien l’esprit avant-gardiste que les québécois ont si souvent démontré en matière de défense et de promotion du français. » – Abdou Diouf, le 27 janvier 2010

Depuis 10 ans, plusieurs organisations ont communiqué avec Alain Girard afin de savoir comment elles pouvaient devenir à leur tour francoresponsables. Parmi elles, se démarquent notamment le Festival de la chanson de Granby qui a décidé d’offrir une programmation quasiment 100 % francophone.

Pour le moment, il n’existe pas de critères permettant de se prévaloir de la francoresponsabilité. Le président de l’Hôtel Château Laurier Québec souhaite toutefois baliser la marque et, surtout, éviter sa banalisation.

Pour autant, est-ce que l’idée d’être « responsable » pourrait en rebuter certains ? Alain Girard ne le croit pas :

« Être francoresponsable, c’est démontrer un élan du cœur envers la culture francophone et la langue française. C’est s’engager à poser des gestes concrets afin d’en faire la promotion, de les faire rayonner. »

Le président de l’Hôtel Château Laurier Québec verrait d’ailleurs d’un bon œil que la francoresponsabilité souligne les efforts des immigrants entrepreneurs qui affichent leur intérêt envers le fait français.

Prochainement en francoresponsabilité

L’année 2019 sera à la fois sous le signe de la continuité et de la nouveauté avec la présentation de nouvelles œuvres d’art francophones et l’implication d’Alain Girard auprès d’organisations faisant la promotion de la langue française.

De plus, le président de l’hôtel n’hésite pas à penser la francoresponsabilité à l’échelle internationale, car la francoresponsabilité voyage déjà par-delà les murs de son hôtel. Pour l’illustrer, il aime bien raconter cette anecdote de voyage. Lors d’un séjour au Monténégro, discutant avec une guide touristique, elle lui raconte enseigner le français afin de préserver la francophonie dans les Balkans. Alors qu’il lui expose le concept de la francoresponsabilité, très fière, la dame répond : « Mais je connais déjà! Nous sommes francoresponsables! ».

Pour les 10 ans de la francoresponsabilité, Alain Girard a-t-il un vœu d’anniversaire à formuler? « Que le terme francoresponsable fasse son entrée dans le dictionnaire ». Il y travaille déjà.

D’ici là, il nous fait et fera plaisir de vous accueillir à l’Hôtel Château Laurier Québec afin de vous faire vivre l’expérience de la francophonie.

Prochain blogue : La francoresponsabilité : l’art de recevoir

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L’arrivée du printemps au Québec s’assortit des arômes sucrés de l’érable. Même s’il peut aisément être consommé toute l’année, le sirop d’érable demeure un produit fortement lié au retour des jours plus doux, avec la visite à la cabane… et la tire d’érable sucrée sur la neige puis dégustée par petits et grands! Le beurre, le sucre, les sucettes à base d’érable ont aussi leurs adeptes. Nous vous résumons ici la belle histoire de l’érable et vous offrirons quelques recommandations pour en profiter, tant en pleine ville qu’en périphérie de Québec.

Un peu d’histoire

Saviez-vous qu’il existe plus d’une centaine d’espèces d’érables dans le monde, dont une dizaine au Canada? La variété la plus intéressante pour la production est l’érable à sucre : il peut produire une cinquantaine de litres de sève par année et, dans des conditions idéales, peut vivre jusqu’à 250 ans!

Les Premières Nations connaissaient et récoltaient «l’eau» d’érable bien avant l’arrivée des Européens. Traditionnellement, ils pratiquaient une entaille dans l’érable, puis y inséraient une éclisse de bois pour diriger l’écoulement. L’eau s’écoulait au goutte à goutte et était recueillie dans une auge d’écorce. On appelait «lune de sucre» le mois pendant lequel on récoltait le précieux liquide.

Les Hurons-Wendates buvaient cette eau comme fortifiant, les Innus faisaient de même pour son goût, tandis que les Abénakis combinaient sève et farine de maïs pour façonner des sortes de «pain». D’autres nations préféraient faire chauffer la sève pour en faire un sirop foncé et épais.

C’est donc au contact des Autochtones que les Français découvrent les propriétés de l’eau d’érable. En utilisant des chaudrons de métal, il devient possible de faire bouillir et évaporer l’eau d’érable pendant plus longtemps, jusqu’à en faire un sirop très épais et même du sucre. En 1749, un observateur écrit que «d’une barrique de sève on peut tirer, après la cuisson, 10 livres de bon sucre; deux personnes peuvent, au cours d’une saison de printemps, fabriquer sans difficulté 200 livres de sucre.» Les Français l’utiliseront pour son bon goût, mais aussi pour soigner les maladies des poumons.

Les sucres, gravure J.E. Massicotte Album universel, 18 avril 1903. Domaine public.

Évolution des techniques

Jusqu’en 1850 environ, l’eau d’érable est bouillie dans un grand chaudron de fer suspendu à une étemperche, sorte de crémaillère réalisée avec des branches solides. Cette installation rustique, souvent exposée à tous vents, entraîne bien sûr une grande perte de chaleur.

Les habitants transportent la sève recueillie dans des seaux ou baquets, à dos d’homme. Les raquettes sont parfois indispensables pour ne pas s’enfoncer dans la neige! Lorsque c’est possible, on peut aussi vider ces baquets dans un gros tonneau, lui-même placé sur un traîneau tiré par un cheval. Au fil du temps, les installations se modernisent. Des techniques et des instruments plus efficaces font leur apparition au Québec, dont le chalumeau de métal.

Femme conduisant un traîneau pour la récolte d’eau d’érable, vers 1910. Joseph-Louis Cartier. BAnQ, P68P173. Domaine public.

«Allons à la cabane»

Dès la fin des années 1860, les érablières commencent à accueillir les citadins nostalgiques de la vie à la campagne! «Aller à la cabane» devient une activité annuelle très attendue dans de nombreuses familles. Dès que vient le printemps, on prend d’assaut les érablières pour des «parties de sucre».

Femme dégustant de la tire d’érable, 1948. Photo: Omer Beaudoin. BAnQ, E6S7SS1P62248. Domaine public.

Alors, envie de vous «sucrer le bec»? Voici quelques suggestions de lieux pour apprécier les produits de l’érable et toute l’énergie d’une cabane à sucre. La musique folklorique et les tours de calèche sont parfois de la partie!

D’abord, les options en pleine ville :

  • Toutes les fins de semaines du 23 mars au 7 avril, la Cabane à sucre du parc du Bois-de-Coulonge propose des gourmandises sucrées produites à même la sève de sa cinquantaine d’érables. Vous pouvez même vous y rendre facilement à pied, en une quarantaine de minutes à partir de l’Hôtel Château Laurier Québec, en longeant les plaines d’Abraham.
  • En basse-ville, dans le Quartier Petit-Champlain, la Petite Cabane à Sucre de Québec est ouverte à tous les jours dès 10h. Cette boutique-expérience permet de goûter à la tire sur la neige ou de savourer une crème glacée à l’érable.
  • Si vous préférez vous initier en douceur à la gastronomie au sirop d’érable, une sortie à La Bûche est toute indiquée. Ouvert tous les jours de 8h à 23h, ce resto accueille un duo de musiciens traditionnels pour le brunch du dimanche.

Plusieurs options à proximité de Québec sont aussi à votre disposition :

  • Un peu au nord, L’Érablière du Lac-Beauport sert d’authentiques «repas de cabane à sucre» dans une ambiance aux accents folk et traditionnels. Fait intéressant, cette installation est à la fois un restaurant, un musée de l’érable et un centre d’interprétation sur les animaux du Québec. C’est une destination idéale pour les visites avec de jeunes enfants.
  • À 10 minutes du centre-ville de Québec, à Saint-Augustin-de-Desmaures, L’Érablière le Chemin du Roy accueille les visiteurs dans un décor typique des cabanes à sucre des années 1920. Une ambiance très animée vous attend.
  • Plusieurs installations d’excellente réputation sont établies à l’Île d’Orléans, dont la Cabane à sucre L’En-Tailleur, ouverte de mars à octobre, et la Sucrerie Blouin, où les érables sont encore entaillés à la main et où l’eau est recueillie dans des chaudières, à l’ancienne. Le menu compte même des recettes de l’arrière-grand-mère de la propriétaire!
  • En Beauce, au cœur du « Pays de l’érable », à 50 minutes de l’Hôtel Château Laurier Québec La Cabane à Pierre est ouverte à l’année. Une cabane impressionnante avec son immense foyer central. Repas traditionnel et musique entraînante sont au rendez-vous!

Si vous abusez un peu du sirop d’érable, consolez-vous bien vite : une étude récente a démontré que cette petite douceur contient une proportion importante d’antioxydants, des polyphénols et surtout une molécule très prometteuse dans le domaine de la santé : le quebecol. C’est à suivre.

* * * * *

Quels que soient vos désirs ou vos envies, il nous fera plaisir de vous assister pour faire de votre séjour un événement marquant. En mettant à profit notre excellente connaissance de la ville de Québec et de sa région, nous espérons vous faciliter les choses au maximum… et vous donner envie de revenir nous voir, bien sûr!

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À Québec, le mois de février ramène, année après année, les activités liées au Carnaval de Québec. Parmi celles-ci figure la très populaire course de canot à glace. Saviez-vous que ce sport extrême a été reconnu comme un élément du patrimoine culturel du Québec? L’équipe des concierges de l’Hôtel Château Laurier Québec fait toute la lumière sur cette activité hivernale riche d’histoire et encore très courue aujourd’hui… puis vous offrira quelques suggestions pour vous aider à vous réchauffer après y avoir assisté!

Un moyen de transport utilitaire

Inspirés par le canot autochtone fabriqué en écorce, les colons de l’époque de la Nouvelle-France développent progressivement un modèle d’embarcation suffisamment résistant pour s’aventurer au milieu des glaces qui dérivent sur les cours d’eau. Les premiers canots sont faits d’une armature de bois recouverte d’écorce et renforcée de cuir. On essaie ensuite de creuser un tronc d’arbre de manière à façonner une sorte de pirogue de bois. Au fil du temps, on finit par créer de longs canots de bois, à la fois résistants et maniables. Le canot à glace est né.

Le canot à glace a tout d’abord une fonction utilitaire. Chez les insulaires du fleuve Saint-Laurent, il s’agit souvent du seul moyen de sortir des îles pour atteindre les rives pendant l’hiver. On y a recourt pour se déplacer d’une rive à l’autre, notamment pour transporter des écoliers, mais aussi pour livrer de la nourriture et du courrier.

Transport du courrier entre Québec et Lévis, avant 1860. Aquarelle de Eugène Hamel conservée au Musée national des beaux-arts du Québec, 1941.118

Une pratique dangereuse

Le métier de « passeur » est de plus en plus pratiqué au début du 19e siècle. Des gens qui exercent une autre occupation pendant le reste de l’année (par exemple des employés du port ou des agriculteurs) se font passeurs pendant l’hiver, pour gagner un peu d’argent.

C’est cependant un métier très risqué : il faut une grande habileté pour manœuvrer entre les plaques de glace et de neige qui émaillent le fleuve! La traversée en canot à glace nécessite aussi une connaissance approfondie des courants et des marées, ainsi qu’un bon jugement quant aux conditions météorologiques. Les accidents sont fréquents. Les canoteurs les plus habiles à traverser entre Québec et Lévis acquièrent un certain prestige dans la région.

Hommes hissant une embarcation sur la glace devant Québec en 1863. Œuvre de Cornelius Krieghoff conservée par Bibliothèque et Archives Canada, R9266-920.

Course et Carnaval

Vers la fin du 19e siècle, le métier de canotier d’hiver devient moins indispensable qu’autrefois, dans la mesure où les bateaux à coque de fer assurent désormais la traversée entre les rives du fleuve. L’habileté des canoteurs est « récupérée » et canalisée sous forme de compétition : c’est ainsi qu’en 1894, une course de canot à glace est organisée entre Québec et Lévis, à l’occasion du premier grand Carnaval d’hiver de Québec. L’événement suscite un grand enthousiasme. Une foule nombreuse assiste à la course, de part et d’autre du fleuve, afin d’encourager les quatre équipes de sept canotiers qui partent de Lévis en direction du bassin Louise. C’est l’équipe du Lord Dufferin qui gagne la compétition… et la bourse de 50 $ qui y est assortie!

La toute première course en canot du Carnaval de Québec en 1894. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P1000,S4,D66,P14

Il faut attendre l’hiver 1955, avec le retour du Carnaval de Québec, pour que la course de canot à glace devienne une épreuve officielle de la programmation.

Aspects techniques de la course

La course consiste à traverser le fleuve Saint-Laurent partiellement gelé à bord d’un canot à glace, le plus rapidement possible, tout en atteignant des cibles. La vitesse du canot varie entre 6 et 10 km/h sur la glace et de 14 km/h sur l’eau.

Pesant au moins 250 livres, le canot à glace est fait de fibre de verre. Sa coque rigide protège les canotiers contre l’impact des glaces. À l’intérieur se trouvent des bancs, des appuie-genoux, des fixations pour les rames et bien d’autres accessoires permettant de maximiser la performance. Les rames sont confectionnées de fibre de carbone. À leur extrémité sont ajoutés des pics de métal permettant une meilleure prise sur la glace. Le barreur dirige le canot à l’aide d’un aviron de bois auquel sont aussi ajoutés des pics de métal.

Les équipes sont composées de quatre canotiers rameurs et d’un capitaine. Les canotiers sont vêtus de combinaisons de lycra avec doublure thermique à l’épreuve de l’eau. Par dessus leurs bottes de néoprène, ils portent des crampons de métal, très utiles lorsqu’ils doivent tirer le canot sur les glaces ou le faire avancer en trottinant.

La course de canot à glace aujourd’hui

Pour participer à la course de canot à glace sur le fleuve Saint-Laurent, les canotiers d’aujourd’hui, tout comme les « passeurs » d’autrefois, doivent très bien connaître les eaux fluviales. Dans la mesure où cette pratique repose sur un ensemble de connaissances et de savoir-faire qui se sont transmis d’une génération à l’autre, elle a d’ailleurs été désignée « élément du patrimoine culturel du Québec » par le gouvernement québécois en 2014. Assister à la course depuis l’une ou l’autre des rives, voire de la terrasse Dufferin, est donc une manière très vivante de se connecter à l’histoire.

Depuis les années 2000, un circuit de cinq courses annuelles a été développé. Lors de celle présentée dans le cadre du Carnaval de Québec, ce sont près de 60 équipes qui s’affrontent dans quatre catégories : Élite Homme, Élite Femme, Compétitif et Sport!

Comment profiter au maximum de ce spectacle enlevant? On s’habille très chaudement, on prend part à l’exaltation de la course… puis on se réfugie dans l’un des nombreux cafés ou bistrots du Petit-Champlain, de la rue Saint-Louis ou de la Grande-Allée pour savourer une boisson chaude, une bonne soupe à l’oignon ou même, pourquoi pas, cet incontournable du patrimoine gourmand du Québec moderne… une poutine!

Un canot à glace entre Québec et Lévis. Aquarelle de Spencer Westmacott conservée par Bibliothèque et Archives Canada, R9266-412

* * * * *

Quels que soient vos besoins, vos disponibilités ou vos envies, l’équipe des concierges est là pour vous aider. Notre excellente connaissance de la ville de Québec et de sa région immédiate sera à votre service, afin que votre séjour à Québec soit une expérience mémorable.

Allez encourager notre équipe masculine lors de leur participation aux différentes courses:

Équipe Hommes – Hôtel Château Laurier Québec

Et aussi l’équipe féminine du George V service de banquets et traiteur de l’hôtel.

Équipe Femmes – George V

 

 

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La sortie, il y a quelques mois, de Peter Simons contre les entreprises étrangères qui vendent des produits et services au Québec sans percevoir les taxes à la consommation avait fait beaucoup de bruit, non seulement à cause de l’excellente réputation de ce bâtisseur d’ici, mais aussi parce qu’il réclamait haut et fort, sur plusieurs tribunes, un traitement équitable pour les entreprises canadiennes et québécoises. Et voilà qu’il y a quelques semaines, Christiane Germain, une autre personnalité d’affaires, hôtelière de renom, en remettait en dénonçant la concurrence déloyale d’Airbnb.

L’entreprise Simons et les hôtels du Groupe Germain, en assumant pleinement leurs responsabilités de citoyens corporatifs et en contribuant, par leurs impôts et les taxes perçues, au financement des services offerts à tous les citoyens québécois par nos gouvernements fédéral, provincial et municipaux, sont des interlocuteurs on ne peut plus crédibles.  

Fiscalement responsable

Comme le signalait récemment et si justement Francis Vaille, journaliste économique à La Presse, « le Québec n’est ni plus ni moins qu’un cinquième pays nordique à la scandinave, où le bien commun demeure toujours au centre de nos actions. On y paie certes plus d’impôts, mais en contrepartie, nous avons une société plus équitable, moins violente ».

Nous sommes effectivement privilégiés de vivre dans une province plus égalitaire et une ville sécuritaire qui offre une très belle qualité de vie. Nous pouvons en être fiers. Et parlant de fierté, après avoir affiché fièrement que l’Hôtel Château Laurier Québec est un établissement « francoresponsable », je suis tout aussi fier d’affirmer qu’il est en plus un hôtel « fiscalement responsable ». Comme hôtelier, en plus de percevoir la TPS, la TVQ, et la taxe d’hébergement, nous assumons notre lot d’impôts, de même que de nombreuses taxes et tarifs imposés par la municipalité. Et tout ce que les citoyens et entreprises québécoises paient en impôts et taxes contribue justement à garantir à la collectivité une gamme élaborée de programmes et de services publics.

Le beurre et l’argent du beurre

Comme le dit si bien la maxime, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Et pourtant, c’est bel et bien ce que les entreprises de l’économie numérique comme Facebook, Google, Airbnb et Uber, réussissent à faire jour après jour, au vu et au su des gouvernements. Airbnb, à titre d’exemple, perçoit des sommes importantes en frais de service, sans avoir à investir en immobilisations et entretien d’un parc hôtelier. Et ils profitent en plus de tous les efforts consentis par notre Office du tourisme et ses entreprises partenaires dans le développement et la promotion de notre destination. Ces efforts ont permis à Québec et à sa région de devenir une destination de grande qualité dont la notoriété dépasse largement nos frontières. Au moment d’écrire ce texte, il y avait plus de 300 offres sur le site d’Airbnb pour la deuxième et dernière fin de semaine du Carnaval de Québec. Il serait normal que ceux et celles qui publient ces offres aient les mêmes obligations fiscales que les hôteliers qui ont, en plus, contribué financièrement à la promotion de la destination et de cet événement.

La position et les justifications du gouvernement fédéral dans le dossier Netflix ont été plutôt nébuleuses et largement dénoncées. Sous prétexte d’encourager l’économie numérique, on laisse sur la table des millions, pour ne pas dire des milliards, s’échapper totalement pour le bénéfice d’entreprises étrangères. Ce faisant, on laisse opérer une concurrence déloyale aux entreprises d’ici.

Mais j’aimerais revenir sur le cas d’Airbnb et des entreprises offrant sur le web l’hébergement qu’on a coiffé du joli qualificatif « collaboratif », comme si on voulait s’offrir une certaine aura d’authenticité. Je l’ai déjà dit et écrit, je ne suis aucunement contre le droit d’opérer de ces entreprises. Elles répondent à un besoin et s’inscrivent dans une tendance réelle. Face à celle-ci, il revient à nous hôteliers de mieux comprendre les « nouveaux voyageurs » et de répondre à leur recherche d’authenticité et de contacts avec les communautés qu’ils visitent.

Mais, à tout le moins, il faudrait qu’Airbnb, via les citoyens qui offrent une propriété, un appartement ou une chambre sur cette plateforme, perçoive les taxes à la consommation. Ceux qui s’y opposent se justifient en disant que les hôtes ont un revenu inférieur à 30 000 $ et qu’en cela, ils ne sont pas obligés de perce