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Note : Cet article de blogue a été écrit en 2018 et les informations peuvent ne plus être à jour. Pour des informations complètes sur la Glissade Dufferin, cliquez ici.

 

L’hiver québécois est long et souvent rigoureux. Pour passer à travers la saison froide avec plaisir et bonne humeur, quoi de mieux qu’alterner entre les activités intérieures et extérieures! La glissade est une manière très amusante de profiter de la neige à Québec : voici quelques suggestions préparées spécialement pour vous par l’équipe des concierges de l’Hôtel Château Laurier Québec.

Histoires de glisse

L’idée de dévaler les pentes enneigées au moyen d’un traîneau ou d’une luge n’est pas récente : on trouve des témoignages de cette pratique dès le Moyen Âge dans les régions du nord de l’Europe et en zones montagneuses, par exemple dans les Alpes. Les «véhicules» utilisés sont surtout des luges, compactes et montées sur des patins.

Chez nous, bien avant l’arrivée des Européens, les Premières Nations avaient aussi développé plusieurs types de toboggans, de longs traîneaux parfaitement adaptés aux déplacements hivernaux et notamment aux expéditions de chasse. Toboggan viendrait d’ailleurs du terme algonquin «otaban» qui signifie «traîne».

Habitants autochtones de Kahnawake (Montérégie) peints par Cornelius Krieghoff, avant 1872. Domaine public.

Traditionnellement, le toboggan est fait d’une structure de bois dont l’avant est recourbé en J afin de faciliter le déplacement. On le tire au moyen d’une corde. Dans certains cas, notamment pour les expéditions de chasse, la structure de bois est recouverte de peaux d’orignal, face vers la neige et orientées dans le même sens pour glisser aisément sur les surfaces gelées. Le toboggan est assez solide et maniable pour transporter de lourdes charges, qu’il soit rempli d’équipement, de marchandises… ou d’enfants!

Les contacts culturels entre les Premières Nations et les colons d’origine européenne ont permis de développer progressivement de nouveaux types de traîneaux. À partir du 19e siècle, avec l’essor des sports extérieurs et des activités de plein air, la glissade sur neige devient de plus en plus pratiquée au Québec.

La Partie de toboggan, photographie composite provenant de l’album personnel de Lady Dufferin, vers 1872-1875. Bibliothèque et Archives Canada.

En plus des collines naturelles où petits et grands vont spontanément glisser, par exemple aux plaines d’Abraham, des sites spécialement dédiés à cette activité sont créés de toutes pièces à partir de la fin du 19e siècle. Ainsi, la glissade de la terrasse Dufferin aurait été construite en 1884… elle serait donc de près de dix ans l’aînée du célèbre Château Frontenac. Les sources anciennes avancent une longueur totale d’environ 430 mètres.

Glissade de la terrasse Dufferin : vue panoramique en plongée du haut, vers 1905. BAnQ, P600,S6,D1,P410.

Où glisser à Québec?

Il existe plusieurs centres dédiés aux sports d’hiver et à la glissade à Québec et dans les environs.

Toujours en activité sur la terrasse Dufferin, la Glissade 1884 et ses trois pistes accueillent chaque année plus de deux millions de glisseurs. Dévaler les 250 mètres à toute allure est une manière ahurissante de profiter de la vue exceptionnelle du fleuve, de l’île d’Orléans et de Lévis! Il en coûte 3 $ par descente par personne ou quatre billets pour 10 $, ce prix comprenant la location du toboggan, de la chambre à air ou de la luge ainsi que les taxes. Des forfaits glissade-chocolat chaud sont également disponibles. Pour toute la saison hivernale 2019, la glissade sera accessible tous les jours de 10h à 16h,  avec ouverture prolongée jusqu’à 21h pour la période des Fêtes, soit du 26 au 30 décembre 2018, puis du 2 au 6 janvier 2019.

Le site des sports d’hiver de la Pointe-aux-Lièvres est aussi un endroit superbe pour profiter de la saison froide à Québec. Avec une vue sur la ville d’un côté et une vue sur les montagnes de l’autre côté, sa localisation est particulièrement pittoresque. Il y a également un beau sentier de patinage éclairé d’environ 1,5 km et plusieurs commodités. L’accès est gratuit et il est possible d’y louer du matériel de plein air pour un tarif modique. Pour la saison allant du 15 décembre 2018 au 10 mars 2019, le site de la Pointe-aux-Lièvres est ouvert de 12h à 22h du lundi au jeudi et du 10h à 22h du vendredi au dimanche. Mais attention : ce site ne comporte qu’une seule glissade… et la remontée se fait à l’ancienne, à la force des jambes!

Glissade de la Pointe-aux-Lièvres, Québec. Photo : Ville de Québec.

Les plus hautes glissades de la région de Québec se trouvent à Stoneham-Tewkesbury. Le coup d’œil panoramique sur la vallée de la rivière Jacques-Cartier vaut à lui seul le détour! Les Glissades Tewkesbury comportent plus d’une douzaine de pistes qu’on descend sur chambre à air. Quatre remontées mécaniques permettent de s’adonner à la glissade sans trop se fatiguer. Des tarifs sont offerts pour une demi-journée ou une journée complète, et il existe des bons plans pour les familles.

Également situé au nord de Québec, à environ 20 minutes du centre-ville, le centre de jeux d’hiver du Village Vacances Valcartier est le plus grand complexe hivernal en Amérique, rien de moins! De la mi-décembre à la mi-mars, petits et grands s’y adonnent à la glissade dans la trentaine de pistes enneigées plus ou moins abruptes. Haut de près de 34 mètres, l’Everest offre une étourdissante accélération, tandis que le rafting sur neige propose une expérience hors du commun. De magnifiques sentiers de patinage sillonnent aussi le site. Il en coûte 35 $ pour une entrée d’une journée, mais les tout-petits (moins de 1m) y viennent gratuitement. Essayez notre forfait « Village Vacances Valcartier ».

* * * *

Après une belle journée à profiter des attraits de la capitale et de ses glissades, vous aurez peut-être envie d’un peu de chaleur. N’hésitez pas à nous exprimer vos besoins et vos envies : qu’il s’agisse d’un endroit pour savourer un bon chocolat chaud, d’un restaurant à la cuisine réconfortante ou même d’une salle proposant une formule souper-concert, l’équipe de concierges de l’Hôtel Château Laurier Québec se fera un plaisir de vous offrir des suggestions sur mesure. Nous espérons que votre séjour à Québec vous donnera envie de revenir nous visiter très bientôt!

Joyeuses Fêtes!

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Est-ce qu’il y a trop de touristes à Québec? Je ne le crois pas. Pourtant, en octobre dernier, la remarque d’un hôtelier a soulevé la question de la qualité de l’accueil offert aux visiteurs lorsque plusieurs navires de croisières accostent en même temps au Port de Québec.

Bien sûr, le débarquement de 10 000 croisiéristes, le samedi de la fin de semaine de l’Action de grâce au moment où un grand nombre d’autres visiteurs viennent profiter du spectacle des couleurs d’automne, explique qu’il y ait momentanément une certaine congestion dans les rues du Vieux-Québec. Mais peut-on appeler cela du surtourisme?

Le surtourisme est un phénomène qui fait couler beaucoup d’encre depuis quelques années. Le cas des villes de Barcelone, de Venise et de Dubrovnik est souvent mentionné. On entend parler des réactions des résidents qui se disent constamment envahis par un nombre de visiteurs qu’ils jugent disproportionné; ils dénoncent la hausse artificielle du coût des logements, la congestion routière et les impacts négatifs sur l’environnement que cet achalandage provoque. Peut-on dire que Québec vit la même situation? Je ne crois pas.

Il faut tout d’abord faire attention lorsque l’on attribue aux touristes la seule responsabilité de la congestion du Vieux-Québec. Ainsi, en octobre le taux d’occupation au cours des dernières années a tourné autour de 79 % dans les hôtels de 200 chambres et plus, qui sont majoritairement situés dans le Vieux-Québec. Cette donnée implique qu’en moyenne une chambre sur cinq demeure vide chaque jour d’octobre dans ces grands hôtels et encore plus dans l’ensemble du Vieux-Québec puisque les plus petits hôtels et auberges ont généralement des taux d’occupation plus faibles.

Bien sûr, ce taux augmente les fins de semaine, mais il y a aussi d’autres personnes qui visitent le Vieux-Québec. Les excursionnistes, c’est-à-dire les visiteurs qui viennent des régions environnantes, y font souvent une visite de quelques heures, de même que la population locale qui vient s’y promener, aller au restaurant ou profiter du spectacle offert par ces beaux navires de croisières. Les croisiéristes se mêlent donc à d’autres visiteurs, ce qui peut créer de façon ponctuelle un fort achalandage.

L’Hôtel Château Laurier Québec étant situé directement sur la rue Grande Allée, je constate des pointes d’achalandage lors de grands événements qui se tiennent sur les Plaines d’Abraham, comme on peut aussi en voir dans les commerces et restaurants lors des belles journées d’été ou lors d’événements spéciaux. Et personne ne parle alors de surtourisme ou de surpopulation. Bien sûr, il peut être moins agréable pour certains de marcher sur la rue lors de ces jours de fort achalandage, mais si on y est, on peut difficilement se plaindre que d’autres y soient aussi. Non?

Je crois aussi qu’il est faux de parler de tourisme de masse à Québec, comme je l’ai vu dans un titre de journal. On associe généralement le tourisme de masse aux destinations qui profitent d’un bassin de population énorme à relative proximité, d’un accès aérien facile et d’un hébergement peu coûteux. Québec est une destination encore économiquement accessible, mais elle ne se compare en rien aux destinations soleil ou à certaines villes américaines ou européennes. À titre de comparaison, au cours des 10 dernières années, le Canada a connu une augmentation d’environ 9 % de son achalandage touristique comparativement à 28 % en Europe, 48 % aux États-Unis, 64 % au Mexique, 125 % en Thaïlande et 325 % en Islande! Le Canada, le Québec et la ville de Québec sont loin d’être des destinations visées par des hordes de touristes.

Enfin, pour ce qui est des croisiéristes, un travail immense a été fait afin que plus de navires de croisières viennent en embarquement et débarquement à Québec plutôt qu’en simple escale. L’objectif était d’augmenter les bénéfices pour les entreprises, les commerces et les travailleurs, tout en réduisant les impacts négatifs. Un croisiériste qui débute ou termine sa croisière à Québec a un comportement qui s’assimile plus à un touriste en séjour qu’à un excursionniste. Le fait de résider à l’hôtel quelques jours avant ou après la croisière implique moins de déplacements aller-retour au navire, plus de déplacements à pied ou en transports collectifs, car ce croisiériste a alors plus de temps pour réaliser ses visites. Les croisiéristes sont majoritairement des touristes qui proviennent de l’extérieur du Canada, qui génèrent donc de l’argent frais pour le Canada, pour le Québec et pour la région de Québec.

Est-ce que tout cela veut dire que rien ne peut être fait pour améliorer la situation? Non.

La culture, l’histoire et la géographie uniques de la ville font que le Vieux-Québec sera toujours un endroit attrayant pour les Québécois et pour ceux qui nous visitent. Mais, ses fortifications et son emplacement sur un promontoire en feront toujours un territoire qui pose des problèmes logistiques de circulation. Pour développer le tourisme de façon durable, les solutions d’avenir résident probablement à la fois:

  • Dans l’étirement de la saison touristique pour mieux répartir les clientèles sur les 12 mois de l’année.
  • Dans l’étalement des activités et événements sur l’ensemble du territoire (rive nord, rive sud) afin de mieux répartir les visiteurs dans l’espace.
  • Dans le développement de stratégies encourageant une plus longue durée de séjour des touristes, car plus nos visiteurs demeurent longtemps, plus leurs comportements s’assimilent à ceux d’un résidant.
  • Enfin, nous aurons sûrement à nous pencher sérieusement sur des modes de transport mieux adaptés aux déplacements entre la basse-ville et la haute ville (petits véhicules électriques à haute fréquence, rampe mobile en souterrain ou autre).

Ces quelques idées ne sont là que pour susciter une la discussion et une réelle réflexion sur l’avenir de Québec comme destination touristique et ville du patrimoine mondial, afin de continuer à offrir une belle expérience touristique et une belle qualité de vie à tous.

Crédit: Luc Villeneuve

En cette période des fêtes, je profite de cette occasion pour vous offrir mes sincères vœux de santé, de paix et de bonheur à vous ainsi qu’à vos proches. Au plaisir de vous voir en 2019!

Mon coup de cœur musical : L’album Après de Fred Pellerin. Il aura fallu quatre années de patience avant de voir apparaître le quatrième album solo de ce conteur et chanteur. Encore une fois, il livre la marchandise avec une création musicale remplie d’émotions, de créativité et d’originalité.

Clavardage